La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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dEUS - 19/03/2026
The Wolf Banes - De Casin...
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 06 juillet 2010 02:00

2007-2009

Bien que né en 1967, Rudy Trouvé a déjà trempé au sein d’une multitude d’aventures. Entre 1993 et 1995, il a sévi comme guitariste chez dEUS. Il a donc participé à l’enregistrement des albums « Worst Case Scenario » et « In a bar, under the sea ». Kiss My Jazz et Dead Man Jazz constituent certainement deux de ses principaux projets. Ce qui ne l’empêche pas de s’improviser collaborateur, lorsque l’occasion se présente ou encore de relancer son big band (sextet devenu septet), en compagnie duquel, il avait déjà immortalisé plusieurs sessions. « 2007-2009 », constitue donc son dernier essai. Outre Rudy, ont participé à la confection de ce long playing, la trompettiste/claviériste Sigrid Van Rosendall, le drummer Aarich Jespers, le claviériste/guitariste Elko Blijweert, le bassiste Dimitri Daggelink, le guitariste Geert van Bever et le pianiste Joris Caluwaerts (ex-Zita Swoon).

Découpé en 13 plages, cet elpee tient vraiment bien la route. Un disque criblé de références ; et pas seulement puisées dans les eighties, comme j’ai pu lire à travers les chroniques de plusieurs webzines. Depuis le luxuriant « Beast », une compo imprimée sur un tempo new wave (NDR : la section rythmique évoque celle de The Sound), mais dont l’atmosphère éthérée, réminiscente de Grandaddy, est entretenue par les claviers, les accords de piano et les orchestrations, à l’instrumental « Sunrise on Palavas beach », un titre qui pourrait servir de bande sonore à un film d’aventure, pourvu qu’il soit romantique, en passant par « Footage », morceau hanté par des chœurs masculins, tapissé en toile de fond de bruitages psychédéliques, et parcouru d’une intervention à la trompette, le tout dans le style de Gorky's Zygotic Mynci. Si « Ted Cassidy » aurait pu naître d’une rencontre entre Joy Division (la section rythmique) et Belle & Sebastian (les harmonies vocales limpides), pour « Dub undead » ce serait plutôt entre le trio Holger Czukay / Jah Wobble / Jaki Liebezeit (NDR : pensez à « How much are they ») et Wire (le sens mélodique de « 154 »). Certaines compos embrassent un profil plus mélancolique. A cause des vocaux. Tantôt dans l’esprit de Luna (NDR : cette conjugaison entre voix masculine et féminine sur « Allright », même si le recours aux claviers électro vintage rappelle davantage Ultavox époque John Foxx, voire OMD ; et légèrement reverb sur le spectral « Stolen moments ») ou de Guy Chadwick (NDR : ces arrangements de cordes délicats sur a « Farewell to the giant ». L’album recèle encore quelques instrumentaux. Pour la plupart atmosphériques et filmiques. A l’instar de l’énigmatique « On a highway, barely awake » et puis deux compos ‘enniomorriconesques’. Tout d’abord « The sound of our childhood », nonobstant les accès jazzyfiants et le ton allègre. Et puis « Le thème du souffleur », caractérisé par son piano de saloon. Un très chouette album habillé d’une superbe pochette imaginée et dessinée par Rudy himself…

 

mardi, 06 juillet 2010 02:00

Glücksmaschinen

Souvenez-vous, en 1982, « Ein Jahr (Es geht voran) » cartonnait au sein des charts internationaux. Une compo issue du premier elpee de Fehlfarben, « Monarchie und Alltag », paru deux ans plus tôt. Depuis, la formation allemande (NDR : fondée à Düsseldorf, en 1979) n’est plus jamais parvenue à renouer avec le succès. Changements de line up, séparations, reformations, ont même émaillé le parcours du combo, au cours des trois dernières décennies. Peter Hein, le leader et vocaliste, s’était même barré pour embrasser une carrière individuelle, à l’issue de la sortie de ce long playing. Pour revenir au bercail, en 2003.

« Glücksmaschinen », le nouvel album de la formation germanique, recèle une compo qui vaut son pesant d’or : « Neues leben ». Digne de leur hit du début des eighties. Tout y est : la fureur lyrique, le groove de la ligne de basse et les pulsions électro industrielles. Sans oublier les lyrics qui traitent de la situation socioéconomique contemporaine. Des thèmes qui alimentent d’ailleurs la plupart des textes de ce disque. Malheureusement, le reste de la plaque fait un peu pâle figure. Il y a bien encore le titre maître, dansant et mélodique, qui nous replonge dans l’univers post/punk (NDR : ou new wave, si vous préférez). Ou encore « Vielleicht leute 5 », caractérisé par son clavier vintage et ses accès de basse ténébreux, cold, même s’il est quelque peu gâché par des interventions vocales, un peu trop approximatives. Voire le final « Respekt ? », rappelant que les musiciens de Fehlfarben sont toujours des inconditionnels du Clash (NDR : et certainement du classique « The magnificent seven »). Un Ep aurait suffi !

 

mardi, 06 juillet 2010 02:00

The Imagine project

Herbie Hancock vient donc de fêter ses 70 balais. Pour célébrer cet événement, ce compositeur d’exception et remarquable pianiste a donc décidé d’enregistrer un nouvel album, « The Imagine Project ». Il s’est donc entouré une pléiade de collaborateurs notoires issus de l’univers du jazz, mais également du rock, de la pop, du blues, du r&b et de la world, pour concrétiser ce projet. Il a, en outre, enregistré les compos, au sein des pays des musiciens invités, histoire de communiquer le feeling des différents lieux aux compos. Et confié la mise en forme au producteur Larry Klein (partenaire de Joni Mitchell, Madeleine Peyroux, Luciana Souza, Tracy Chapman, Melody Gardot et déjà impliqué sur l’album d’Hancock, « River »).

Véritable icône de la musique contemporaine, Hancock adore expérimenter. Fusionner et transcender les genres. Et c’est ce qu’il a voulu, à nouveau réaliser, sur cet elpee. Une constante, les ivoires d’Herbie. Il n’en fait jamais trop, mais ce sont ses accords parcimonieux et judicieux au piano qui font vibrer les compos. Mais passons un peu au crible les 10 plages de cet opus.

« Imagine » de John Lennon. Un classique. Y participent notamment Seal, Pink, Konono No l, Jeff Beck, Oumou Sangare, India.Arie, Lionel Loueke et Marcus Miller. Malheureusement, les vocalistes veulent en faire un peu trop. Un peu comme dans la Star’Ac. Et gâchent l’excellence de l’instrumentation.

A contrario, sur le « Don't give up » de Peter Gabriel, Pink et John Legend conjuguent leurs timbres à merveille. Sans en remettre trois couches. Un grand moment d’émotion.

Signé Baden Powell/Vinicius De Moraes, l’adaptation de « Tempo de amor » bénéficie la participation de la Brésilienne Céu, et exhale un petit parfum latino très rafraîchissant…

Derek Trucks et Susan Tedeschi se partagent les voix sur le « Space captain » de Matthew Moore. Pour les amateurs de gospel, exclusivement

The Chieftains, Toumani Diabate et Lionel Loueke épaulent Herbie lors de la cover du “The times, they are a’ changin’ » de Bob Dylan. La superbe voix de Lisa Hannigan me rappelle une certaine Mélanie.

Issu de la plume de Juan Esteban Aristizabal, « La tierra » baigne également dans un climat latino. Et c’est la superstar Juanes qui se charge des parties vocales.

Les musiciens de Tinariwen et Los Lobos participent à l’« Exodus » de Bob Marley, une version revue et corrigée par la formation malienne. Superbe !

Encore une belle réussite. Le “Tomorrow never knows” des Fab Four. Dave Matthews est au chant et à la guitare. Matt Chamberlain aux drums. Encore plus psychédélique que l’original.  

L’organe vocal de James Morisson domine le « A change is gonna come » de Sam Cooke. Si vous aimez les vocalises r&b. Pas ma tasse de thé.

Le « The song goes on » de Larry Klein nous projette en Inde. La sitariste Anoushka Shankar (NDR : la fille de Ravi est soutenue, pour la circonstance, d’une myriade de musiciens locaux), s’y révèle vraiment brillante. Chaka Khan ne l’est pas moins, mais sa voix se fond parfaitement dans l’ensemble, tout comme le saxophone de Wayne Shorter. Envoûtant !

Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que pour célébrer l’anniversaire d’Herbie Hancock, Sony Music publiera, en septembre, un coffret intégral de 35 Cds regroupant l’ensemble de ses albums enregistrés pour Columbia entre 1972 et 1988.

 

mardi, 06 juillet 2010 02:00

The story of an artist

Dessinateur, chanteur, pianiste et guitariste, Daniel Johnston est né en 1961. Il serait à l’origine de la lo-fi. Faut dire qu’une bonne moitié de son œuvre ne figure (figurait), à ce jour que sur des cassettes, enregistrements qu’il distribuait ou vendait au gré de sa fantaisie. Après y a voir collé un des ses dessins. Surtout à ses débuts. Sur ces supports sonores, la qualité sonore est souvent fort limite, mais les compos, sculptées dans le rock, le folk ou la pop trahissent un sens mélodique particulièrement aiguisé. Des chansons qu’il interprète d’un timbre étonnement juvénile. Munster a décidé de graver ses premiers enregistrements, composés entre 1980 et 1986, sur compact discs. Et de les publier sous un même box. Après remasterisation. Le disque promo, objet de cette chronique, recèle 24 de ces morceaux, puisés parmi les différentes rééditions.

Maniaco-dépressif, Daniel a été interné à plusieurs reprises. Et à chaque sortie, il a refait surface. Souvent en bénéficiant du concours de ses admirateurs. Parmi ses plus grands fans, on retrouve ainsi Beck, Jad Fair, mais aussi les membres de Sonic Youth et de Butthole Surfers. Sans oublier Adem et James Yorkston. Ces deux derniers avaient d’ailleurs permis à Johnston de remonter sur les planches, en juillet 2007, lors d’un concert accordé à Islington, en Angleterre ; un événement immortalisé sur Dvd.

mardi, 06 juillet 2010 02:00

If I had a hi-fi

Le sixième album de Nada Surf est exclusivement constitué de reprises. Un projet qui n’est cependant pas destiné à mettre en exergue de leurs références. En fait, les musicos ont tout simplement décidé de mettre à leur sauce, des chansons qu’ils avaient appréciées, au cours des derniers mois. Des sessions qui n’ont duré que 3 semaines. Elles se sont déroulées en septembre 2009, aux studios texans ‘Resonate’ d’Austin (Texas) ; des sessions au cours desquelles, le trio a notamment reçu le concours du pianiste Louie Lino. Douze covers parfois méconnaissables (et en particulier le « Love and anger » de Kate Bush) mais souvent remarquablement réappropriées (le décalé « Enjoy the Silence » de Depeche Mode, le pétillant « You were so warm » de Dwight Twilley, le ‘byrdsien’ –ces superbes harmonies vocales et cette électricité crépitante !– « Electrocution » de Bill Fox et « Bye Bye Beauté » de Coralie Clément ; chanté dans la langue de Molière par Caws, il est bercé par de subtiles cordes de guitare bringuebalantes). Plus fidèle à l’original, le « Love goes on » des Go-Betweens communique parfaitement son feeling mélodique. Tout comme le vivifiant « The agony of Laffitte » de Spoon. Ballade mid tempo, « Evolution » est signée par un obscur combo espagnol répondant au patronyme de Mercromina. Imprimée sur un mid tempo, elle est enrichie d’orchestrations de cordes. Des orchestrations que l’on retrouve sur la version du « Question » des Moody Blues. Etoffée de cuivres, pour la circonstance. Superbe, elle est presque parfaite. Presque, à cause de la voix de Matthew qui ne parvient pas à moduler son timbre, comme David Justin Hayward, lors du couplet central. Reste le trop bref et intimiste « Janine » d’Arthur Russell, et puis le pêchu et nerveux « Bright side » de The Soft Pack. Une adaptation qui baigne dans la power pop réminiscente des Buzzcocks. Pas l’album de l’année, mais un opus aussi agréable que rafraîchissant…

mardi, 06 juillet 2010 02:00

Neu!

Neu! est considéré comme un des ensembles les plus radicaux de la scène krautrock. Si Michael Rother et Klaus Dinger ont brièvement transité par Kraftwerk, le duo s’est rapidement orienté vers un style minimaliste, réputé pour son groove hypnotique et mécanique. Urbaine, expérimentale et répétitive, la musique de ce duo allemand se voulait le reflet de l’aliénation moderne, à contrario de l’évasion et du rêve proposé par nombre de ses contemporains, insulaires tout particulièrement. Elle a ainsi influencé le mouvement punk, mais également industriel. Fondé en 1971, Neu ! s’est séparé, puis reformé à plusieurs reprises. Il avait même enregistré un opus au cours des 80’s qui n’est sorti qu’une dizaine d’années plus tard. De nombreux artistes et groupes se sont réclamés et se réclament toujours de ce combo ; et pas des moindres. Jugez plutôt : David Bowie, Brian Eno, PIL, LCD Soundsystem, Radiohead, Julian Cope, Sonic Youth, Stereolab, et la liste est loin d’être exhaustive.

Un coffret réunissant cinq vinyles vient de paraître en édition illimitée. C’est Michael Rother en personne qui a pris l’initiative de sortir ce box. Il contient « Neu ! », « Neu 2 », « Neu 75’ », « Neu ! ‘86 » (remixé par Michael) et « Neu !72 », un enregistrement ‘live’ inédit de 20 minutes. Le tout est enrichi d’un livret de 36 pages signé Illife. T-shirt et codes d’accès pour téléchargement numérique complétant le packaging.

 

mardi, 29 juin 2010 02:00

Satellites

Skarbone 14 compte déjà 9 années d’existence. Et nous propose son troisième album. Un disque qui a bénéficié du concours de Rudy Coclet (Arno, Mud Flow, Sharko), notamment à la masterisation. Au cours des derniers mois, le collectif a énormément tourné à travers l’Europe. Ce qui lui a permis de rencontrer une multitude d’artistes issus d’horizons sonores différents. Et « Satellites » illustre parfaitement ces nouvelles influences. D’autant plus que lors de sessions d’enregistrement, la formation a reçu le concours de toute un volée de collaborateurs. Dont Baba Sissoko, aux vocaux et au tamas sur le superbe « Bibissa », le chanteur de Black Sheep, Vankou, tout au long du punkysant « Talk ablout it » (NDR : la compo est d’ailleurs interprétée dans la langue de Shakespeare), Gaston (toujours au micro) pour un ragga vindicatif ; sans oublier Alex Coventi, le claviériste de 100 Grammes de Têtes, lors des compos les plus reggae et Mathieu Borgne, responsable d’interventions judicieuses à la steel drum. Toutes des nuances qui viennent donner un petit coup de fraîcheur au ska festif de Skarbone 14. Enfin, presque, puisque plusieurs compos sont manifestement contaminées par la world (cumbia, salsa, merengue), alors que les cuivres, dispensés tout au long de « Capital dilemme », le titre qui ouvre l’elpee, empruntent subrepticement aux fanfares slaves.

Reste les lyrics. Toujours aussi engagés. Peut-être un peu baba-cools. Traitant de politique, de problèmes sociétaux, de l’image, de la liberté ou encore de sentiments humains. Dommage que le timbre de Simouns manque de nuances. Sans quoi, sur les planches, ces compos devraient mettre le souk au sein de la foule. Et c’est sans doute ce qui va se produire, lorsque le band se produira lors de l’édition 2010, du festival de Dour…

dimanche, 27 juin 2010 17:11

Jean-Michel Jarre à Anvers

Jean-Michel Jarre se produira ce vendredi 3 décembre au Sportpaleis d’Anvers, à partir de 20h30.

Info et tickets: 070/345 345 – http://www.teleticketservice.com – 0900/00.600  

dimanche, 27 juin 2010 17:11

Francofolies de Spa 2010 : l’affiche !

Mercredi 21 juillet

Village Francofou : Ghinzu - Yodelice - Izia - MontparnassE - Isola - Magnus - Dominique A - Baloji - Acta - Patxi - Samir Barris - Matt Bioul - Nadine Nix

Le Lido: Sound of Stereo - Highbloo - Raph

Casino de Spa: Yves Duteil - Alix Leone - Marie chante Henri Salvador - Kloé K - Du haut des Airs

Franc'Off: Dalton Télégramme - The Waow - Piangerelli

Scène Carrefour des Talents: Lu7 - Loveless Age - Zero Sugar - Las Caras Karelia - Gérôme Gallo - Pierre Simon

Jeudi 22 juillet

Scène Pierre Rapsat : Jacques Dutronc - Christophe - Eté 67

Village Francofou : Coeur de Pirate - Pony Pony Run Run - Emmanuelle Seigner - Miéle - Belyn d'Arc - Daan - Piano Club - Féfé - Pablo Andrés - Art Mengo - Yann Perreau - Dan San - Pierre Simon

Le Lido: Surting Léons - Sexy Sushi - Orange Orange

Casino de Spa: Twin Twin - Coco Royal - Mélanie Pain - Mike Ibrahim - Silva - Du haut des Airs

Franc'Off : + Si Affinité - Stereo Grand - Bistro Palace

Scène Carrefour des Talents: Ensemble... avec Pierre - Animalation - The Nightclubbers - La Jarry - BAP - Marco Calliari - Acta

Vendredi 23 juillet

Scène Pierre Rapsat : Renan Luce - Alain Souchon - Baï Kamara Jr

Village Francofou : Arid - Gaëtan Roussel - Milk - Auryn - Superamazoo - Yuksek - Oxmo Puccino - Vismets - Showstar - JP Nataf - Richard Gotainer - Pierre Souchon - Guillaume Ledent

Le Lido: Feadz - DJ Sonar - Chris Hingher

Casino de Spa: Jean.Louis Murat - Marc Dixon - Alcaz - Amour & Grivoiseries - Du haut des Airs

Franc'Off: On prend l'Air - StéréOnaute - Monsieur Galante

Scène Carrefour des Talents: Todo esta aqui - Besac Arthur - Filiamotsa - Oli.F - La Blonde - Colin Moore - Ian Kelly - Les Plugins

Samedi 24 juillet

Scène Pierre Rapsat : Pascal Obispo - Stanislas - Thierry Dell

Village Francofou : BB Brunes. Sharko - Daran - Yew - Larko - My Little Cheap Dictaphone - Stteilla - Saint André - Daphné D - Marie Warnant Isbells - Léopold Nord & JP Mader - Wakas

Le Lido: JD Davis vs Telex - Patrick Balzat - Lex Newton

Casino de Spa: Ibrahim Maalouf - Quentin Dujardin - Du haut des Airs

Franc'Off : Folks Divine - Sab - Rony Rone & les Balltraps

Scène Carrefour des Talents: Meli Melo - Adequate - Monday Morning - Plug Me - Lemon Straw - Mad'moiZèle GIRAF - Tricia Foster

Francos Juniors: The Nino's - Thibault - David Sire

Dimanche 25 juillet

Scène Pierre Rapsat : Christophe Willem . Marc Lavoine . Mr Dupont

Village Francofou : K's Choice - Thomas Fersen - Congo Groove - Jean-Pierre Froidebise - Jali - MVSC - Puggy - Phantom feal Lio - Atomique Deluxe Da Silva - Ian Kelly - Nolwenn Leroy - Tricia Forster

Le Lido: Ivan Smagghe - Sierra Sam - Dan Valentino

Casino de Spa: Du haut des Airs - Lola Baï - Ateliers Chanson de Bruxelles

Scène Carrefour des Talents: Slash Maniacs - We don't care - The High-dolls Common Fates - 14 weeks - Cédric Gervy - Hitch a hike

Francos Juniors: Raphy Rafaêl - Chilly Pom Pom Pee

Du 21 au 25 juillet : les bars en folie

Acta - Cédric Gervy - Colin Moore. Gaelle Mievis Gérôme Gallo -Ian Kelly - Jean-François Maljean Lemon Straw - Les Superluettes - Marco Calliari - Pierre Simon - Tricia Foster - THX2U

Pour plus d’infos : http://www.francofolies.be

mardi, 22 juin 2010 02:00

Hasards de trajectoires

Avant d’écrire ces quelques lignes, je suis allé m’oxygéner quelque peu dans mon jardin. Et pou cause, après avoir écouté cet album, un sentiment de claustrophobie était occupé de m’envahir. Une véritable angoisse.

Replaçons donc cet opus dans son contexte. Il nous plonge dans le métro de Bruxelles, au cours d’un ‘road movie’, mettant en scène une certaine Lisa (?) vivant et travaillant à Bruxelles depuis 3 ans. Elle observe le comportement des usagers pendant des heures. Dresse l’oreille dès qu’une conversation est entamée. Au GSM, par exemple. C’est dans l’air du temps. Des entretiens qui rivalisent de futilité. Mais qui meublent le décor sonore. Fatalement, elle est aussi observée. Et puis elle réfléchit à son mode d’existence. Au sens à donner à sa vie. Réglé comme une horloge. Au regard des autres. Au stress permanent. A l’embarras face à la mendicité. A la fuite face à la réalité de tous les jours. Qui se résume encore en 2010 à une même formule : ‘métro, boulot, dodo’…

Cloé Defossez avait décroché le prix coup de cœur de l’Académie Charles Cros, en 2008, pour son album « Microclimat ». Dans ces conditions, vous vous doutez bien que les textes (NDR : hormis « So you’re back here », ils sont tous écrits dans la langue de Voltaire) ont une grande importance dans ses compos. Et elle pose ses lyrics, d’une voix intimiste, sur une musique qui oscille entre l’ambient et le trip hop. Une exception qui confirme la règle : « Arts-loi », une plage hip hop au cours de laquelle, le rappeur d’origine marocaine Manza est venu dispenser ses rimes. Accords de piano et de sèche, samplings, boîte à rythmes, bidouillages électro et arrangements entretiennent un climat de malaise et d’oppression tout au long du nouvel elpee de Cloé du Trèfle. Deux bouffées d’air frais quand même : l’excellent « La conductrice » (NDR : Lisa est dans son appart’), une plage dont les accès de cordes apportent un joli relief à la mélodie et puis en final, l’instrumental « Exit ». Caractérisé par son piano allègre, on a l’impression de retrouver la lumière du jour.

Si l’œuvre a été mixée et masterisée par Rudy Coclet aux studios ‘Rising Sun’, le booklet a été réalisée par la dessinatrice Laurence Demaret. Et il est superbe ! En outre, le vidéaste français Fred Vaillant a été invité à mettre cette histoire en scène et en image pour les concerts prévus lors de sa tournée. Une chose est sûre, après avoir écouté cet opus et surtout lu ses textes, vous risquez fort de ne plus jamais emprunter le métro, avec le même état d’esprit…