Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 05 mai 2009 23:25

Bangtown

Big John Bates est un trio canadien réputé pour ses spectacles délirants. Des spectacles au cours desquels il est rejoint par la troupe néo-burlesque The Voodoo Dolls. Faut dire que la formation s’inspire beaucoup des films de série B et des mythiques dessins animés Looney Tunes. Tiens, quelque part on retrouve la philosophie des Cramps, même si la bande à feu Lux Interior s’intéressait davantage aux films d’horreur, alors que BJB est clairement contaminé par l’hédonisme grivois de Reverend Horton Band. Le décor planté, il ne nous reste plus qu’à savourer les treize plages de ce « Bangtown », dont la solution sonore oscille allègrement du punkabilly au blues, en passant par le rockabilly, le blues, le roots punk, le rock noir, le garage et le surf. Un peu dans l’esprit des débuts du John Spencer Blues Explosion. Et c’est déjà leur quatrième opus ! A mon humble avis, c’est un groupe à ne pas manquer sur les planches…

 

mardi, 05 mai 2009 23:16

Inside your guitar

Manifestement la musique d’It Hugs Back est atmosphérique. La plupart du temps, elle est même paisible, alanguie, douce et visionnaire. Les cordes de guitare flottent. Les drums caressent. Enrobée régulièrement d’harmonies vocales diaphanes, la voix de Matthew Simms chuchote. Et les sonorités d’orgue fluidifient l’espace sonore. Parfois quelques boucles viennent accentuer cette sensation hypnotique. A la limite on pourrait imaginer assister à une rencontre entre Belle & Sebastian et Stereolab. Si on oublie les changements de rythme. Bref, à cet instant, on a l’impression de vivre au ralenti. Pourtant, le quatuor de Kent (NDR : c’est en Angleterre !) est capable d’emprunter des chemins plus torturés, plus vivifiants et surtout plus excitants. Et il le démontre à trois reprises. Tout d’abord sur « Back down ». Une plage majestueuse, shoegaze, mais dans l’esprit de Ride. Toujours shoegaze, mais plus déchiqueté, « Now + again » lorgne davantage vers My Bloody Valentine, mais sans le feedback. Et en finale, le superbe « Rehearsal ». Le morceau s’ouvre en douceur, avant de s’élever en crescendo pour entrer, en fin de parcours dans un univers envoûtant, psychédélique, dévastateur, digne des envolées de Yo La Tengo. Dans le jeu de quilles, on épinglera encore « Work day », dont la pop effervescente navigue quelque part entre Teenage Fanclub et les Lemonheads. Mais pour le reste, malgré la qualité des compos, le risque d’assoupissement est élevé…

dimanche, 30 avril 2000 03:00

Un Géant aux pieds d’argile…

Dans l’histoire du rock’n roll, une multitude d’artistes ou de groupes n’ont jamais été reconnus à leur juste valeur. C’est de notoriété publique. Pour le groupe Sad Lovers & Giants, la pilule est d’autant plus amère à avaler, qu’il est considéré aujourd’hui comme une légende, alors que le succès lui a toujours été refusé. Issu de la scène post cold wave, à l’instar de Modern English (NDR : du même patelin), des Chameleons (NDR : Mark Burgess était un pote) et d’And Also the Trees (combo toujours en fonction), SL&G n’a jamais caché ses affinités pour Cure, Joy Division et les Smiths. Mais il n’en a jamais porté les stigmates claustrophobes. Mieux encore, sa musique il l’a toujours voulue esthétique, empreinte d’une poésie visionnaire et chargée de pureté émotionnelle. Ce qui explique sans doute pourquoi elle exerce une véritable fascination chez ceux qui ont une fibre quelque peu romantique. D’une manière plus technique, SL&G était parvenu à créer un son unique, tout en atmosphère, en tirant habilement parti des sonorités cristallines obtenues par les deux guitares, sur fond de claviers ouatés. Un phrasé de guitare(s) qu’on retrouve régulièrement chez les adeptes de la britpop tels que Radiohead, Bluetones, Muse, Marion, Whipping Boys, ainsi que les défunts Strangelove. Et la liste n’est pas exhaustive. Sans oublier House Of Love, qui en a conservé le virus pendant plus d’une décennie, pour mieux le transmettre à la génération suivante. En outre, SL&G a déclenché en France, fin des eighties, un mouvement baptisé ‘touching pop’, au sein duquel on retrouvait Little Nemo, Asylum Party, Mary Goes Round et quelques autres.

Un peu d’histoire…

Fondé en 1981, par Garce (chant, guitare) et Tristan Garel Funk (guitare), SL&G est rapidement devenu le porte drapeau du label britannique Midnight Music. A l’époque où les labels indépendants faisaient florès, c’était pour le groupe, une aventure chargée des plus belles espérances. Face à la rationalisation opérée par le marché du disque, dès le début des nineties, l’expérience était plutôt risquée…

Auteur de deux superbes albums en 1982 (« Epic garden music ») et en 1983 (« Feeding the flame »), la formation entre dans les charts indépendants et décroche une Peel Sesion pour Radio 1. De plus en plus apprécié chez les teenagers en Grande-Bretagne, SL&G est invité à l’émission TV de la BBC, ‘Rock goes college’. Mais curieusement, la formation se sépare la veille de l’événement. J’avais eu l’occasion de rencontrer Garce en septembre 1989, mais rien n’avait filtré sur les raisons de ce split. Il faut d’ailleurs croire que le groupe adore entretenir le mystère autour de cette affaire, puisque apparemment aucun journaliste n’est parvenu à leur tirer les vers du nez. Toujours est-il qu’en 1984, le label Midnight music est dans l’expectative. Aussi, pour pallier à la disparition du groupe, il sort une compilation (« In the breeze » - 1984), puis un album live réunissant des prises opérées lors de leur tournée aux Pays Bas (« Total sound » - 1986). Dans le même temps, la firme de disques prospecte tous azimuts pour engager de nouveaux talents. Recrutant au passage les Waltones, et puis recueillant Snake Corps, le nouveau groupe de Tristan Garel Funk et du frère de Garce...

Sad Lovers & Giants, le retour…

En 1987, Garce rencontre le guitariste Tony Mc Guiness. Une réunion féconde, puisque les deux compères décident de remonter SL&G. Ils rappellent l’ancien bassiste Cliff Silver, engagent de nouveaux musiciens et partent en tournée, dès l’enregistrement de l’album « The mirror test ». Le succès qui semblait les bouder jusqu’alors semble enfin poindre à l’horizon. Un ancien titre, « Thing we never did » devient un hit en Espagne. Les States s’intéressent de plus en plus au groupe. Mais surtout le Vieux Continent. Et notamment la France où un fanzine leur est totalement consacré. Garce déclarera un jour n’avoir jamais trop bien compris pourquoi leur musique avait toujours eu un tel impact dans l’hexagone. Probablement une question de sensibilité… 1991 coïncide avec la sortie d’une nouvelle compilation, « Les années vertes », et puis surtout du remarquable « Headland », avec sa fameuse pochette illustrée par les fameuses statues de l’Ile de Pâques.

La fin, faute de moyens…

Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, lorsque Midnight Music commence à battre de l’aile. En fait, toutes les petites formations engagées par le label coûtent plus qu’elles ne rapportent. Les finances plongent dans le rouge. Le bureau de Paris ferme ses portes. Le distributeur en Espagne rompt le contrat. Plus personne ne voit arriver sur son compte bancaire le moindre penny. Et arrive ce qui devait arriver, Midnight Music dépose le bilan. Très ennuyeux, puisque SL&G venait d’enregistrer un nouvel opus, « Treehouse Poetry ». Il restera d’ailleurs longtemps à l’état de maquette. Le groupe ne s’en remettra pas, puisqu’il décide de splitter pour la deuxième fois…

L’espoir fait vivre…

C’est à l’initiative d’un fan texan que l’intérêt vis à vis du groupe recommence à naître. Il monte un site consacré au groupe. Contacte la firme Anagram qui vient de racheter les droits de Midnight Music, et leur propose de sortir une compilation des meilleurs morceaux. Choisis par les aficionados. Sur le Web. Avec pour résultat la sortie, en 1996, de « E-mail from eternity ». Depuis, Anagram a également sorti un live, réunissant des enregistrements commis à Lausanne en 1988, « La dolce vita ».

Après la seconde séparation de SL&G, Garce avait bien monté un nouveau groupe. Tentative sans grand lendemain, puisque la chanteuse s’est barrée avec le guitariste, au Canada. Ils y filent le parfait amour et jouent au sein des Lovebabies.

Tristan Garel funk, Garce et Tony Mc Guiness sont toujours en contact. Ce dernier prépare un projet en solo. Dans son propre studio à Londres. Il se chuchote qu’il a enregistré un mini album avec Garce. Sous le patronyme Sad Lovers & Giants ? On peut toujours rêver, mais tout les espoirs sont permis !… 

(Article paru dans le n° 83 du magazine Mofo d’Avril 2000)

Epilogue

Et finalement, en 2002, le groupe est retourné en studio pour enregistrer un nouvel elpee, « Melting in the Fullness of Time », avant de recommencer à jouer sporadiquement, sur le Vieux Continent ; notamment en Italie. C’est d’ailleurs en Italie qu’on a retrouvé leur trace, puisqu’ils y tournaient encore récemment, avant d’envisager un périple en Grèce. Pour l’instant, on n’en sait pas davantage. Tout ce qu’on peut espérer, c’est qu’ils décident de se produire près de chez nous ; et croyez-moi, le jeu en vaut la chandelle…

Garçe - chant
Tony McGuinness - guitare
Cliff Silver - basse
Juliet Sainsbury - claviers
Nigel Pollard - drums et percussions

 

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

A ghost is born

Depuis sa fondation en 1994, il ne reste plus chez Wilco du line up initial que le bassiste John Stiratt et bien sûr, le leader/fondateur Jeff Tweedy. Jay Bennett, le claviériste, a donc tiré sa révérence avant d’enregistrer leur 5ème opus. Une œuvre qui s’ouvre résolument sur un ton résolument rock. Trois titres : le crazyhorsien circa « Eveybody knows this is nowhere » « At least that’s what you said », le venimeux « Hell is chrome » et l’excellent « Spiders (Kidsmoke) », une compo de plus de 10’ dont le tempo cyclique a été emprunté au krautrock, mais dont les éclats de guitare tour à tour torturés ou atonaux, peuvent soudainement servir de trame à une envolée de rock hymnique. Hormis les 16’ de « Less than you think », dont huit sont réservées à (biffer la mention inutile) : la reproduction amplifiée du bruit produit par un radiateur/une expérimentation cosmique, le reste de l’opus épouse un format plus traditionnel, plus proche d’Uncle Tupelo que de Wilco. A l’instar de « Theologians », qui réverbère les échos du Band. Ou encore de l’allègre « I’m a wheel ». Des chansons, souvent balisées par le piano, qui regorgent de mélodies au charme beatlenesque, (« Hummingbird », « Handshake drugs » et « Wishful thinking », nonobstant la trame de fond tissée par des claviers cathédralesques). Toujours aussi excentriques, les lyrics de Tweedy sont ici peuplés d’imagerie bizarre (les araignées, les abeilles, les oiseaux), mais continuent de refléter, avec une certaine ironie, mais aussi mélancolie, sa solitude et sa détresse face au monde contemporain. Et pour être complet, sachez que c’est Jim O’Rourke qui s’est chargé de la mise en forme. Excellent !

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Under Blackpool lights (Dvd)

Ce Dvd a été immortalisé en janvier 2004 à l’Empress Ballroom de Blackpool, en Angleterre. Sous la direction du célèbre Dick Carruthers (Who, Led Zeppelin). 25 titres dont les inévitables « Seven nation army », « The hardest button to button », « Dead leaves and the dirty ground » et la cover de Dolly Parton, « Jolene ». Un répertoire qui inclut, bien évidemment, une majorité de compos issues de leurs quatre elpees, mais également quelques inédits. Et en particulier la reprise de Bob Dylan, « Outlaw blues » et de le « Death letter » de Son House. Lors de cette soirée, le couple était au sommet de son art. Accordant un set bien équilibré au cours duquel le public s’est montré particulièrement réceptif. Ce qui n’est pas évident lorsqu’on sait que leur musique n’est pas facile à ingurgiter. Faut dire que Jack White triture sa guitare comme un vieux bluesman possédé par le diable, n’hésitant pas à se réincarner en Jimi Hendrix ou Jeff Buckley, lorsqu’il ne s’inspire pas de Jimmy Page. Et croyez moi, ce type est un musicien hors pair !
Je dois avouer que si cet opus n’était pas une compilation, il aurait figuré parmi mes albums de l’année. Et en bonne place ! Parce que en 17 titres, cette plaque réunit ce que Willard Grant Conspiracy a fait de meilleur au cours de ses 8 années d’existence. 17 plages issues des cinq albums studio, dont quatre du premier elpee, « 3A.M. Sunday at Fortune Otto’s to regard the end » (NDR : disque devenu aujourd’hui pratiquement introuvable), des versions alternatives, quelques raretés et une démo intitulée « Rainbirds ». Depuis 1996, la formation bostonienne a vu défiler une bonne trentaine de musiciens issus d’horizons les plus divers : Japon, Slovénie, Angleterre, Pays-Bas, Arizona, etc. Seules constantes : le chanteur compositeur Robert Fisher et le guitariste Paul Austin. Maintenant, on en arrive au plus important : le contenu. Le W.G.C. pratique ce qu’on appelle de la country alternative. Tirant parti aussi bien des six cordes acoustiques, du piano, de la mandoline, de la trompette, des boucles que du violon Dans un style musical qui rappelle tour à tour Lambchop, South San Gabriel, les Triffids, American Music Club et Ed Kuepper. Et dont les lyrics consistants explorent les coins les plus reculés de l’Amérique profonde et désabusée. Un peu à la manière d’un Dylan ou d’un Lou Reed. Et puis il y a la voix de Robert. Un baryton qui campe un hybride entre Léonard Cohen, Nick Cave et Johnny Cash. Mais en plus chaleureux. « There but for the grace of God / A short history of Willard Grant Conspiracy » : 80 minutes d’une rare beauté!
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Smile

Cet album aurait dû paraître en 1967 voire en 1968, et faire suite au chef d’oeuvre des Beach Boys, “Pet sounds”. Un projet que Brian Wilson va cependant abandonner. Pour diverses raisons. Tout d’abord, il a écouté le nouvel elpee des Beatles, « Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band ». Et obnubilé par la concurrence qu’il mène avec les Fab Four, il se sent largué. Ensuite, ni sa formation, ni les responsables de la maison de disques ne voient d’un bon œil une reconduction du semi échec commercial de « Pet sounds » (NDR : il faudra attendre plus de deux décennies pour réaliser qu’il s’agissait d’une des œuvres incontournables de la musique pop et rock). Enfin et surtout, Brian Wilson souffre de plus en plus de troubles mentaux. Ce qui lui vaudra par la suite de multiples thérapies, dont il sortira régulièrement pour y replonger tout aussi régulièrement. Avec pour résultat une discographie des Beach Boys très en dents de scie. Notamment à partir de 1972, c'est-à-dire après la mort du père Wilson. Une famille depuis complètement décimée, car Dennis s’est noyé en 1983 et Carl est décédé en 1998, suite à un cancer du poumon. Curieusement, c’est à partir de la fin des eighties que Brian est parvenu à remonter la pente. Sous l’influence de son psychiatre/gourou/manager Eugene Landy. Pour terminer ce « Smile », Brian a rappelé son parolier de l’époque, Van Dyke Parks. Et pour l’enregistrer, il s’est entouré des musiciens qui l’avaient accompagné lors de sa dernière tournée. Enfin, en choisissant les studios Sunset Sound de L.A., Brian a voulu retrouver l’esprit, l’atmosphère et le son de la fin des sixties. Et il faut reconnaître que le résultat est aussi surprenant que convainquant. Bien sûr on y retrouve des compos qui figuraient déjà sur l’un ou l’autre album. A l’instar de « Heroes and Villains », de « Cabin essence », « Surf’s up », « Wonderful », ou encore de « In Blue Hawaii ». Des fragments considérés alors comme des chutes de bande et récupérés par nécessité… « Smile » a eu le bon goût d’inclure une nouvelle mouture du classique Good Vibrations » (NDR : tellement proche de l’originale). Résultat des courses : l’ensemble tient particulièrement bien la route. Harmonies vocales luxuriantes, époustouflantes (a cappella, « Our prayer » vous flanque des frissons partout !), changements de tempo, mélodies contagieuses, tourbillons orchestraux majestueux, instrumentation parfois insolite et surtout adaptée : tout a été prévu pour reconduire les bonnes vibrations des garçons de la plage…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

On the box : 1979

Il existe très peu de témoignages filmés relatifs aux débuts de Wire. Ou alors, ils sont de très mauvaise qualité. En 1979, le quatuor s’était produit dans le cadre de l’émission « Rockpalast ». Une émission enregistrée sur la TV allemande WDR, devant une assistance réduite, constituée essentiellement de hippies. Ce show vient d’être immortalisé sur un DVD. 18 titres essentiellement issus des albums « Chairs missing » et « 154 ». Face à ce public trié sur le volet, le quatuor semble naviguer sur une autre planète. Tel un robot krafwerkien Newman lutte avec sa guitare, se tord comme une marionnette désarticulée en aboyant ses lyrics obliques. Lewis maltraite allègrement sa basse. A l’arrière de la scène, Gilbert tisse soigneusement et précisément les contrepoints sur sa six cordes, pendant que Gotobed canalise le tempo de ses rythmes métronomiques. Et à l’issue de chaque morceau, les spectateurs applaudissent poliment. Un véritable testament au sein duquel figure une interview totalement déjantée. Mais qui reflète le profil intello cultivé par le combo, à l’époque. Donc, à prendre au troisième degré. Le box inclut également une version audio de ce set, enrichie de deux bonus tracks.

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Life sparks

Curieux ! Les onze fragments de cet opus ont été enregistrés entre septembre 2002 et février 2003. Au sein d’une bonne demi-douzaine de studios différents. En compagnie de toute une série d’ingénieurs du son et de producteurs différents ; Stephen Street se chargeant heureusement de plus de la moitié de la mise en forme. Et ce « Life sparks » constitue apparemment le premier elpee de cette formation irlandaise. Dont les influences majeures sont incontestablement puisées chez Mercury Rev et les Flaming Lips. Même la voix de Fin Chambers campe un falsetto gémissant qui rappelle tantôt Wayne Coyne, tantôt Jonathan Donahue. Certains médias ont même ajouté Jason Lytle (Grandaddy). Comme les arrangements sont aussi soignés, pour ne pas dire sophistiqués, et que les mélodies sont empreintes d’une même mélancolie dramatique : il est difficile de ne pas établir de comparaison… En fin de parcours, le climat sonore en devient même pesant. Pourtant, le groupe ne manque pas de talent. Il lui faudra simplement essayer de bien digérer ses références. Et à l’instar des aventureux et très électriques « Suicide way » et « Can’t lt go anything », plages hantées par l’esprit de Coldplay, mais surtout de Bowie ou encore de « The sky », un titre slowcore balayé par un theremin, qui évolue progressivement vers un mid tempo crayhorsien, Woodstar devra élargir son horizon sonore, pour trouver sa propre voie. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Shadows of the Waxwings

La scène musicale de Detroit est en pleine effervescence. Mais le plus intéressant procède de la richesse et de la diversité de cette scène. Entre les White Stripes, Blanche et les Waxwings, il est très difficile de faire un lien. Sauf qu’ils ont joué sur la même affiche. A première écoute, on est surtout impressionné par les harmonies vocales des Waxwings. Aussi soignées que chez les Byrds et les Beach Boys elles servent, en quelque sorte, de fil conducteur aux compositions. Des compositions, en général, aussi contagieuses que chez Teenage Fan Club. Encore que lorsque sinusoïdales ou cotonneuses, elles se lovent dans le psychédélisme, l’ombre des Pretty Things se met à planer. Un spectre qui se fait plus présent au fil des écoutes. Surtout lorsque mélodies baroques et instrumentation luxuriante entrent en osmose. Et le concours d’un violoniste, d’un violoniste et de cuivres n’y est pas étranger. On a même droit à du mellotron sur le lancinant « Almost all day », fragment dont le climat frôle l’univers des Flaming Lips. Et pour encore davantage brouiller les pistes, l’opus s’ouvre par une compo dont le groove nébuleux, nonchalant, rappelle les Dandy Warhols (« Wired that way ») et s’achève, nonobstant l’harmonica bluesy, dans la noisy pop hypnotique réminiscente de Ride (« What’s needed now »). Epatant !