La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

logo_musiczine

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

garbage_olt_rivierenhof_0...
Ora Cogan
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 04 août 2009 19:06

Perversity, desperation and death

Fondée en 2000, cette formation islandaise en est déjà à son troisième album, non compris la compile « The curse, the life, the blood ». Parue l’an dernier, elle réunissait une sélection de ses trois premiers opus. Le Singapore Sling est un cocktail dilué dans l'eau à base de gin, de cherry et de jus de citron, mais c’est également le titre d’un film de série B grec, signé Nikos Nikolaidis, réalisé en 1990, dont le caractère pervers lui a valu d’être censuré en Grande-Bretagne. Leur patronyme serait inspiré de la seconde définition.

Manifestement la noisy ténébreuse de ce sextet est inspirée par Jesus & Mary Chain. Caverneuse, désabusée et monocorde, la voix du chanteur/compositeur Henrik Bjornsson accentue même cette sensation de mélancolie ambiante (NDR : qui a dit gothique ?). Tempo obsessionnel, basse cotonneuse et cordes de guitares (NDR : elles sont trois !) surf, reverb, grésillantes, gémissantes ou ‘larsenées’ complètent le tableau sonore de cet elpee, sur lequel je n’épinglerai que les plus vivifiants « Ahead » et « Girl powder » ainsi que l’énigmatique voire filmique « Martian arts ». Le reste est beaucoup trop revivaliste pour rivaliser avec le Black Rebel Motocycle Club…

 

vendredi, 28 février 1992 02:00

C’est comme crier ‘Ne m’ignorez pas !’

The House of Love, c'est le nom d'une nouvelle  érotique d'Anais Nin. Mais, The House of Love c'est aussi le patronyme du groupe qui s'est formé en 86 autour du chanteur Guy Chadwick et du guitariste Steve Bickers. Depuis, Steve est parti, pas en très bons termes, pour former Levitation (NDR : qui vient d'ailleurs de sortir son premier album). The House of Love est rapidement devenu un des groupes chéris par les médias britanniques. Exemple : au cours de la même semaine, ils ont fait la ‘une’ du New Musical Express et du Melody Maker, les deux grands journaux musicaux insulaires ! A ce jour, la formation a sorti trois albums et une compilation. Les trois disques s’intitulent tout simplement « The House of Love » (NDR : pas facile de s'y retrouver !) Et Guy a prouvé qu'il était un grand compositeur de morceaux pop ! Suffit d'écouter les bijoux que sont « Shine on », « Destroy the hear », « Christine » ou « The Beatles and the Stones ». Néanmoins, depuis le début des années 90, le groupe s'est montré très discret. Le grand retour est-il pour bientôt ? Ou bien le train est-il passé ; et la grande percée sur le continent n'est-elle pas encore pour cette année ? Guy Chadwick nous éclaire à ce sujet…

Au cours des derniers mois, House of Love s’est montré plutôt discret. Peut-on espérer du changement dans un futur immédiat ?

Entre 1990 et en 1991, il s'est passé une bonne chose pour nous : nous sommes devenus très populaires en France. Nous avons accompli une tournée dans ce pays et participé à une trentaine de festivals. C'était chouette et nous avons travaillé sur de nouvelles chansons. Notre nouvel album doit sortir bientôt.

Que pensez-vous de Levitation ?

Pas grand-chose. Je ne les ai jamais vus. J'ai reçu une cassette l'année dernière de leur projet ; mais je n’ai jamais assisté à un de leurs concerts. Et puis nous n’avons aucun contact avec eux!

Vous avez signé chez Phonogram ; ne craignez-vous pas de perdre votre intégrité?

Ce n’est pas un sujet qui me préoccupe. On fait ce qu'on aime. Je veux dire, je m'en fiche d'entendre dire que je peux perdre mon intégrité. Je sais que je ne la perdrai pas.

Que pensez-vous du public belge?

Je ne connais pas vraiment le public belge. Nous ne nous sommes produits que 3 ou 4 fois en Belgique. Nous avons joué à Deinze, je crois, en 1988 et à Bruxelles avec Ride.

Quels sont vos projets ?

Eh bien, l'album doit sortir.

Une tournée peut-être ?

Ah, oui. Probablement. Quelque chose dans le genre.

Pensez-vous être le meilleur groupe au monde ?

Guy (et les musiciens en chœur) : Oui !....

Vous le pensez vraiment?

Si je pense que nous sommes le meilleur groupe? Non! (Rires)

Quel est ton opinion sur les autres artistes relevant de Creation, votre ancien label?

J'en aime quelques-uns, oui. Comme Slowdive, Ride. J'aime aussi Teenage Fan Club. Tous ces groupes sont les meilleurs qu’ils n’aient jamais eus. C'est un bon label!

Vous sentez-vous influencé par les 60’s?

Oui.

The Beatles and The Stones?

Evidemment.

Etes-vous romantique? Pourquoi votre écriture est-elle si torturée ?

Romantique ? Non, je ne suis pas vraiment romantique. Enfin, si quand même, je le suis. (Rires) Si j'ai une écriture torturée, je pense que c'est à cause de mes lectures. Je suis consommateur d'une littérature du style, comme celle d’Ernest Hemingway ou d’Henry Miller. J'aime ces écrivains. Vous voyez, c'est plus un style que mes propres sentiments. Et même si j'éprouve parfois ces sentiments comme tout le monde, ma composition est plutôt instinctive.

Pensez-vous être chargé d’une mission dans le rock?

Oui. Enfin, je n'en suis pas certain. J'éprouve un sentiment, en mon for intérieur, qui me conduit : je dois faire de la musique. Au début, je croyais que c’était lié au succès ; mais je n'y crois plus maintenant. Mon but est de créer quelque chose dans la musique, quelque chose que les gens vont aimer. C'est comme un cri. Du genre : ne m'ignorez-pas! (Rires)

Es-tu prolifique ?

Je travaille beaucoup, mais peu m’importe de savoir si je vais vite ou pas. Je passe du temps sur des détails qui semblent importants à mes yeux. Utiles ou pas. C’est dans mon caractère. Enfin on apprend toujours. Comme quand je suis en route, je peux écrire des chansons instantanément (‘clic’). J'ai vécu des périodes au cours desquelles j’étais incapable d’écrire ou de faire quoi que ce soit. Je ne sais pas si c'est parce que je n'ai pas assez de capacités en tant que musicien ou bien si c'est juste dans ma nature. Ou si c'est un des symptômes chez un artiste.

Pensez-vous qu'un jour vous enregistrerez un album solo ?

Je n'y ai pas encore pensé ! Disons que pour le moment, c'est non.

Interview parue dans le n°1 du Magazine Mofo de février 1992.

mardi, 28 juillet 2009 22:28

Beacons of Ancestorship

Quoique considéré comme un des fondateurs du mouvement post-rock américain, Tortoise pratique une musique plus proche du prog et du krautrock que des autres formations auxquelles les médias font référence, quand on parle du style. Pensez à Mogwai ou à Godspeed You! Black Emperor, par exemple. En fait, la musique de cet ensemble chicagolais puise également son inspiration dans le jazz, le dub et la musique électronique. Et c’est cet ensemble de références qui la rend post-rock.

Doug McCombs et Johan McEntire sont les fers de lance de la formation. Ce dernier est même devenu un ingénieur du son particulièrement notoire. Les deux personnages multiplient également les projets et les collaborations. Et cycliquement reviennent vers Tortoise. Ainsi, leur dernier opus, « It's All Around You » remontait déjà à 2004. Si à leurs débuts, j’estimais leur démarche fort intéressante (NDR : pensez à l’elpee éponyme paru en 1994 et « Millions Now Living Will Never Die », deux ans plus tard), leurs élucubrations sonores s’égarent de plus en plus vers un math/prog que le mouvement punk aurait pris un malin plaisir à trucider, s’il était né à la fin des 70’s. Help Johnny Rotten !

mardi, 28 juillet 2009 22:19

Folie douce

Ce qui frappe dès le premier morceau de cet album, c’est la virtuosité de Charlène Juarez –alias Chat– au piano. Pas étonnant quand on sait qu’elle a suivi une longue et brillante formation de pianiste classique. Alors pourquoi ne pas s’être lancée dans ce créneau ? Parce qu’en séjournant à Londres, elle y a découvert la pop. De Radiohead à Bowie, en passant par les Doors et le Velvet (NDR : toujours les classiques!) Elle écrit ses propres chansons. Mais il aura fallu attendre d’être repérée par un label portugais sur son MySpace et la rencontre avec Joseph Chédid et Henri Blanc-Francard pour que les événements se précipitent. Et cette « Folie douce » a été enregistrée dans le Labo M, celui de Mathieu Chédid, le frère de Joseph. Si les deux protagonistes ont participé aux sessions d’enregistrement, Albin de La Simone et Pierre Cohen sont également de la partie.

Découpé en 13 fragments, cet opus communique une excellente impression sur les premiers morceaux de l’album. L’inévitable « Alice », le pétillant « Harmony », le très ‘M’ « Maman », le versatile et plus électrique « Les petites choses » ainsi que le syncopé « R ». Arpèges d’ivoires virevoltants, arrangements judicieux et soignés ainsi que textes qui correspondent bien au monde contemporain vécu par une jeune fille de son âge, même si parfois ils peuvent parfois sembler puérils, alimentent sa muse. Bref, tout baigne. Et elle mérite alors bien les compliments flatteurs réservés par la presse hexagonale qui la compare à Camille ou Emilie Simon. Il y a même un titre dans la langue de Shakespeare : « It’s so cold ». Problème, c’est que passé ces premiers morceaux, une lassitude commence à s’installer. Désolé, mais j’ai toujours appelé un chat, un chat… Chat a du timbre, mais manque de registre. Et en optant pour un minimalisme mélancolique, essentiellement tramé sur son piano et sa voix, ses chansons commencent à lasser. Dommage. Un mini elpee aurait suffi.

 

mardi, 28 juillet 2009 22:14

Hombre Lobo

Tiens, Mark Olivier Everett a rejoint la confrérie des barbus. Même qu’il est occupé de faire concurrence à celles portées par les membres de ZZ Top (NDR : ils ne l’ont pas rasée ?) D’ailleurs lors du premier titre de ce septième opus d’Eels, « Prizefighter », il nous propose un blues bien enlevé, bien électrique, en insistant sur l’aspect rauque de sa voix. Et récidive sur le sauvage « Tremendous dynamite », un peu dans l’esprit des Doors. Car si le nouvel opus recèle plusieurs ballades, dont certaines sont vraiment superbes (NDR : le single « That look you give that guy », le tendre et voluptueux « In my dreams », « The longing » interprété dans l’esprit d’« Electro-Shock Blues » et le bouleversant « All the beautiful things »), il propose des compos bien nerveuses (NDR : le déchaîné « Lilac breeze » ainsi que le plus électro « Fresh blood » –l’autre single– plage ténébreuse, introspective, dont le groove rappelle le meilleur de Beck, sans oublier l’abrasif « What’s a fella gotta do », attaqué dans l’esprit d’un Sebadoh) sans pourtant jamais se départir de son sens mélodique contagieux. Tout n’est pas parfait, mais dans l’ensemble, cet album tient bien la route. Côté lyrics, Mark soulève une réflexion sur le désir, un dessein susceptible d’emprisonner les âmes et de les détruire. Décidemment, il est toujours aussi inspiré par les questions existentielles…

 

mardi, 28 juillet 2009 22:09

Don’t sleep

Au sein de ce trio britannique, milite le guitariste/mandoliniste/bassiste Simon Swarbrick (également préposé aux cordes), le cousin de Dave Swarbrick, ex-violoniste de Fairport Convention. Et puis un certain Richard Hammond, également six-cordiste (NDR : la sèche !), mais surtout remarquable chanteur dont le timbre campe un hybride entre Guy Garvey (Elbow) et Thom Yorke (Radiohead), mais en moins dramatique. Le line up est complété par Andy Trim aux drums. Cet opus est paru début 2007, mais vient seulement d’être distribué officiellement en Europe. Si vous êtes inconditionnel de la britpop, vous ne pouvez passer à côté de cette œuvre. Les spectres d’Elbow et de Radiohead y planent constamment ; mais également des Doves. Ainsi que d’Unbelievable Truth (NDR : le groupe d’Andy Yorke, le frère de Thom), pour les sous-courants acoustiques. Rien que le morceau d’entrée, enrichi d’arrangements symphoniques somptueux et dynamisé par une section rythmique pulsante vous en met plein la vue (NDR : et les oreilles). Des arrangements audacieux, immaculés, parfois électro, qui enveloppent les mélodies sinueuses, mélancoliques, d’une subtile brume atmosphérique. Sans oublier une production d’un raffinement et d’une précision extrêmes. Comment un album de cette trempe a-t-il pu passer complètement inaperçu ?

mardi, 28 juillet 2009 22:05

Heads on fire

Cet album est paru en novembre 2007, mais il vient seulement de bénéficier d’une distribution officielle chez nous. Et si « Heads on fire » ne constitue pas le premier elpee de cette formation établie à New-York, je vous promets bien du plaisir si vous cherchez à savoir combien de disques elle en a concocté depuis ses débuts. Certains ont même été pressés à un maximum de 50 exemplaires ! Julian Cope les apprécie tout particulièrement. Non seulement il les avait invités à assurer le supporting act d’une de ses tournées, mais il avait remixé les morceaux de ce « Heads on fire » sur un vinyle. En évoquant le nom du leader du mythique et défunt Teardrop Explodes, vous pensez inévitablement au psychédélisme. Et vous avez tout à fait raison. Un psychédélisme éclaboussé de space métal, de garage et de krautrock. Puisant plus que probablement ses influences chez les Warlocks, Hawkwind circa « In search of Space », les Stooges époque « Funhouse » ainsi que Can.

Découpé en 6 morceaux, Heads on fire » recèle une plage de plus de 26 minutes : « Don’t be afraid ». Véritable pièce centrale de l’opus échafaudée sur un crescendo lancinant, elle est entrecoupée d’un interlude stratosphérique, avant d’en revenir au thème initial, comme beaucoup de groupes du style opéraient au tout début des seventies. Sans quoi groove lancinant, implacable, féroce, tempo hypnotique, tentaculaire (NDR : parfois plus enlevé, comme lors de la plage finale « Eternity »), ligne de basse distordue, guitares bourdonnantes, triturées par les pédales wah wah ou cosmiques, synthés tourbillonnants et vocaux éthérés, réverbérés, ténébreux, trament la densité de cette expression sonore qui recherche constamment l’harmonie entre l’ambiance et le chaos ; mais surtout est sensée reproduire un voyage hallucinogène dans l’espace et le temps…

 

mardi, 21 juillet 2009 22:01

Sticky Fingers (2009 Remastered)

La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Et tout d’abord un de leurs chefs-d’œuvre : « Sticky fingers ». Oui, oui, celui dont la pochette avait été imaginée par Andy Warhol, montrant le haut d’un jean avec une véritable fermeture-éclair incorporée. Pour enregistrer cet opus, le groupe avait reçu le concours du pianiste Nicky Hopkins, de Ry Cooder (NDR : sur « Sister Morphine », dont une partie des lyrics avait été écrits par Marianne Faithfull) ainsi que de Bobby Keys et Jim Price aux cuivres. Et puis c’est l’elpee sur lequel figure le fameux single « Brown Sugar ». Parmi les autres titres on épinglera la superbe ballade « Wild horses », le très groovy « Bitch », « Dead Flowers » et la cover du bluesman Mississipi Fred Mc Dowell, « You gotta move ». Mick Taylor, le nouveau guitariste, apporte une touche plus blues à certaines compos. Et ce disque va devenir la référence en matière de stoner. A cause de cette fameuse ligne rythmique imaginée par Richards… D’où le qualificatif, vous vous en doutez…

 

mardi, 21 juillet 2009 22:01

Undercover (2009 Remastered)

La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 8 juin, la seconde série propose ceux concoctés entre 1978 et 1982.

De cet album pour lequel les Stones ont reçu le concours de Chuck Leavell et Sly Dunbar, on ne parlera que de du titre maître (« Undercover (of the night) ») dont le clip sera censuré pour ses scènes de violence. A propos de violence, ils auraient mieux fait d’en injecter dans leurs compos qui, hormis le final « It must be hell » (NDR : plus proche de l’esprit stoner), semblent manifestement destinées à la bande FM. Un comble pour un groupe qui a toujours incarné une attitude de rock’n’roll dominée par le défi, la rébellion et l’insoumission. En fait, la séparation est de plus en plus à l’ordre du jour, une impression qui va perdurer de 1983 à 1989 ; et puis Mick Jagger envisage d’enregistrer son premier elpee solo, qui paraîtra en 1985 (« She’s the boss »). Cet échec va donc précipiter les Stones dans l’expectative. Et aussi leurs fans…

mardi, 21 juillet 2009 22:00

Black and Blue (2009 Remastered)

La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Mick Taylor parti, les Stones lui cherchent un remplaçant pour se charger de la rythmique. Ce sera finalement l’ex-Faces Ron Wood qui va décrocher le job. Faut dire qu’au début, il est un peu considéré comme la cinquième roue du char. D’ailleurs, tout au long de cet opus, plusieurs guitaristes le suppléent. Dont Harvey Mandel de Canned Heat. Notamment sur le morceau d’ouverture, le funky "Hot Stuff". Et puis Wayne Perkins. Inévitablement, après le séjour de la bande à Jagger en Jamaïque, il fallait s’attendre à des incursions dans le reggae. C’est le cas lors de la cover du "Cherry Oh Baby" d’Eric Donaldson et plus imperceptiblement sur le voluptueux et très funkysant "Hey Negrita". Un blues, mais cuivré : « Melody ». Et puis un nouveau slow tubesque : « Fool to cry ». Excellent pour la drague, à l’époque, mais vraiment pas transcendant. Et puis en finale, un excellent stoner : « Crazy mama ». Dont on ne parle que trop rarement.