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La vision de l’art prônée par Superchunk…

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La vérité selon RORI

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 14 avril 2009 22:27

Controlling crowds

A l’origine, le septième elpee studio d’Archive devait comporter quatre volets. Finalement, comme les trois premiers atteignaient déjà près d’1h20, la formation a décidé de consacrer ce quatrième chapitre à un futur opus, prévu pour l’an prochain. Manifestement on est ici dans le domaine du concept album. Sujet : la domination et le contrôle des foules dans l’histoire de l’humanité et la justification de ces actes par les philosophies et les religions.

Mais venons-en au contenu sonore de ce « Controlling crowds ». Première constatation, les sessions d’enregistrement ont bénéficié du concours d’une brouette de collaborateurs, dont Graham Preskett aux arrangements ; un personnage qui avait déjà participé à la confection de la B.O. du film « Michel Vaillant » ainsi qu’au concert accordé en septembre 2007 par le groupe, au Palais des festivals de Cannes, en compagnie de l’Orchestre Régional Cannes Provence Alpes Côte d’Azur. Et cet orchestre est également de la partie. Ce qui explique également la densité instrumentale des compos. Deuxième constatation, quatre chanteurs se relaient tout au long de l’œuvre. Pollard Berrier, David Penney, Maria Q et puis le rappeur Rosko John, déjà présent sur « Londinium ». Troisième constatation, la solution sonore oscille allègrement de la prog au trip hop en passant par le symphonique, le space rock, le hip hop, le soul jazz et l’électro. Surtout l’électronique, beaucoup plus présente que sur les précédents opus. Mais dans un climat plus ténébreux. En outre, les lyrics n’y sont pas étrangers. Et le lay-out de leur nouveau site en est une autre illustration. Quatrième constatation : la durée moyenne des titres oscille autour des 7 minutes. Idéal pour les chœurs éthérés et mystérieux (le titre maître), les envolées électro-atmosphériques ou floydiennes ainsi que les paysages sonores fantasmagoriques (« Collapse/Collide » surtout, un morceau qui a été utilisé pour le film ‘Secret Defense’). Pourtant, le morceau qui m’a fait le plus flasher est celui qui libère le plus de groove et d’intensité : « Kings of speed ». Résultat des courses : il s’agit du projet le plus ambitieux réalisé à ce jour par Archive. Mais la symbiose de cette multitude de styles risque de ne pas plaire à celles ou ceux qui espéraient que le collectif britannique allait embrasser un genre bien spécifique (NDR : à vous de choisir !) Il est exact que ce brassage est souvent opéré au détriment de la mélodie. Mais personnellement, j’estime que l’œuvre est une belle réussite. Très contemporaine dans l’esprit de la fusion. Et probablement un tournant dans le parcours d’Archive. D’autant que pour la première fois, le combo a déjà promis une suite. A suivre donc…

 

vendredi, 10 avril 2009 03:00

Domino 2009 : vendredi 10 avril

Cinq noms se partageaient donc la troisième journée de l’édition 2009 du festival Domino. Si Blk Jks, Disko Drunkards, Hudson Mohawke et Rustie constituaient quelque part des découvertes, la présence du groupe mancunien A Certain Ratio nous replongeait quelque part à la fin des seventies/début des eighties.

Disko Drunkards est un nouveau projet imaginé par le drummer de dEUS, Stephane Misseghers, le chanteur/guitariste de Millionaire, Tim Vanhamel et le duo électro The Glimmers. Sur scène, le line up implique un bassiste et un claviériste. Ils sont surtout connus dans le Nord du pays pour leur hit « Physical », une cover d’Olivia Newton John, reprise qu’ils vont d’ailleurs interpréter au cours de leur set. Tim a opté pour une tenue de footballeur (NDR : il ne lui manque que les chaussures à crampons !) Pendant que Mo & Benoelie bidouillent derrières leurs tables, le quatuor tente de lier la sauce de cet urban jungle funk qui ne manque pas de groove. Le problème, c’est qu’il y a de gros grumeaux : en cause, un manque d’homogénéité manifeste entre les différents musiciens et une balance approximative. Trente minutes, c’était donc largement suffisant !

C’est assez rare pour ne pas le souligner, mais Blk Jks est un quatuor qui nous vient d’Afrique du Sud. De Johannesburg, pour être plus précis. Tshepang Ramoba est un drummer exceptionnel. Dès le premier morceau, je ne puis m’empêcher de penser à Billy Cobham ! A cause de son jeu influencé par le jazz et la fusion. En outre, les différents articles consacrés au combo ont beau parler d’avant-noise rock (NDR : parfois les étiquettes…), manifestement, il y a des références prog dans leur musique. Mpumi Mcata, le soliste a une tignasse de… zulu. Linda Buthelezi, le chanteur/guitariste et Molefi Makananise, le bassiste portent un ‘spotty’ sur le crâne ou si vous préférez, un bonnet de laine (NDR : faisait pas assez chaud ?) Arborant de magnifiques Dreadlocks, Thepang est torse nu dès le second titre. Une chose est sûre ce sont de remarquables instrumentistes. Et tant la voix falsetto de Linda que de Ramoba est impeccable. Mais après une bonne vingtaine de minutes, les performances instrumentales finissent par lasser. Pourtant, le leader a beau empoigner une sèche de temps à autre, pour essayer d’accentuer l’aspect mélodique des compositions, on cherche vainement le fil conducteur du set pour pouvoir accrocher. Conclusion : direction le bar !

A Certain Ratio est une formation née en 1977. Elle compte donc aujourd’hui plus de trente années d’existence. Bien sûr, du line up initial, il ne subsiste plus que trois membres ; c’est-à-dire le chanteur/bassiste Jeremy Kerr, le guitariste/trompettiste Martin Moscrop et le drummer Donald Johnson, même si ce dernier est arrivé un peu plus tard (NDR : en 1979 !) pour remplacer la boîte à rythmes. La formation est aujourd’hui complétée par deux claviéristes, dont Tony Quigley, également saxophoniste mais aussi bidouilleur (NDR : encore un vétéran !) et Liam Mullan (NDR : le plus jeune de l’équipe). Sans oublier l’ex-vocaliste de Primal Scream, Denise Johnson (NDR : elle avait aussi milité, à une certaine époque chez Gay Dad). Cette dernière ne participe cependant, sur scène, qu’aux deux tiers du tracklisting, et en particulier sur les morceaux les plus r&b. Apportant alors aux compos une touche sensuelle, chaleureuse, parfois gospel, à vous flanquer des frissons partout.

Parce que ce fameux tracklisting va alterner morceaux atmosphériques et punk/funk. Les premiers presque cold, hypnotiques, envoûtants, laminés par les accès de basse dispensés par Jeremy et hantés par son timbre morose ou/et les interventions jazzyfiantes (NDR : à la Herbie Hancock ou Miles Davies) de Tony au sax. Les seconds, davantage soul, presque dansants. Derrière, lorsqu’il ne troque pas sa gratte contre la trompette, Martin (NDR : il en faudrait deux !), découpe les compos dans le funk blanc. Véritable métronome, Donald fédère toute la solution sonore, y compris les aventures électronica-bidouilleuses des deux derniers arrivés. C’est un avis personnel, mais lorsque le duo de cuivres entre dans la danse, on pénètre alors dans une autre dimension. Elle est même magique. Et alors qu’on aurait pu espérer prendre une véritable claque lorsque le groupe achève sa prestation par « Shack up », on se rend compte qu’il existe un dilemme. En fait, il manque une trompette pour faire claquer le morceau. Et sans la guitare, ce classique aurait eu un goût de trop peu. C’est un des rares regrets rencontrés au cours de ce set. Parce que franchement, non seulement la qualité était au rendez-vous, mais aucun spectateur ne remuait pas au moins un orteil.

Lors du rappel, le combo s’est lancé dans un long exercice de style latino. L’ensemble du groupe s’est mis aux percus. Et même, à un certain moment, exclusivement aux percus ! Ambiance brésilienne, sifflets y compris. Le drummer devenu bassiste, le guitariste passé à la batterie ou à la caisse claire, quand il n’appuyait pas Donald sur son kit. Un Donald qui chante également et partage même les vocaux en compagnie de Denise sur un autre morceau du rappel. Le public est chaud, très chaud et en veut encore et toujours, malgré les lumières qui se rallument et la sono qui couvre les acclamations. Au bout de cinq bonnes minutes, le soufflé retombe et la foule se rend compte que le combo ne reviendra plus. Un pur bonheur, car il ne faut pas oublier que A Certain Ratio ne se produit en concert que six à huit fois par an. Et après ce spectacle on comprend mieux l’influence que le band exerce et a exercé sur des ensembles contemporains comme !!! ou Radio 4.

Il était donc 23h30, et vu la route qui me restait encore à effectuer ainsi que le style proposé par le beatmaker écossais Hudson Mohawke (NDR : du hip hop expérimental et instrumental dans l’esprit de Flying Lotus) et Rustie (NDR : son Myspace le tague de Tropicale / Grime / Trance ), il ne m’est pas possible de vous relater la qualité de leurs prestations. De toutes manières, celle d’A Certain Ratio m’avait suffisamment comblée ce soir…

Tracklisting A Certain Ratio

Skunk
Do the du
Flight
Mind made up
Way to escape
Forced laugh

Rialto
I feel light
Wonder Y
Wild Party
Be what you wanna be
Shack up

Si Firmir O Grido
Down Down Down

Blk Jks + Disko Drunkards + Hudson Mohawke + Rustie + A Certain Ratio

Organisation AB

 

dimanche, 12 avril 2009 11:20

Sara Tavares et son joli mois de mai...

La sortie du nouvel album de Sara Tavares, « Xinti », est prévue pour le mois de mai. Elle sera précédée par celle du premier single et du vidéoclip de « Bue ». La chanteuse/compositrice/guitariste portugaise se produira, en outre, le 8 mai à la salle De Roma à Anvers et le lendemain à l’AB de Bruxelles. ,

Pour plus d’infos : http://www.saratavares.com

 

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Achilles heel

Pedro The Lion, c’est avant tout David Bazan. Un chanteur/multi-instumentiste/compositeur qui accorde une énorme importance à la qualité de ses lyrics. Des lyrics idéalistes, parfois auto parodiques, le plus souvent sujets à controverse et à polémique, qu’il chante d’un timbre falsetto assez curieux, à la croisée des chemins de Dick Annegarn, d’Elvis Costello et de Chris Martin (Coldplay). Des lyrics qui servent de tableau sonore à de véritables concepts albums. « Achille heel » constitue son quatrième opus. Un disque pour lequel il a reçu le concours de TW Walsh, de Casey Foubert (Seldom), amis de longue date ; ainsi que de James McAlister (Ester Drang). Il peint rarement des toiles idylliques, n’hésitant pas à dénoncer les aspects les plus malsains des relations humaines ou de vilipender la politique sociale aux States. Sur ce nouvel opus, il confesse ses doutes et ses convictions sur sa foi catholique, à travers des chansons qui traitent ici de rupture, de frustration, de déception et de mécontentement. Musicalement, Pedro The Lion pratique une forme de pop/rock/folk contagieux, hymnique, torturé, qui doit autant à Sebadoh qu’à Billy Bragg. « Keep swinging » s’enfonce même dans l’intensité crazyhorsienne, brumeuse, du « Rust never sleeps » de Neil Young. Et si l’excellent « Bands with managers » est bercé de guitares tintinnabulantes, « Start without me » épouse une forme plus allègre, réminiscente de Centro-Matic. Malheureusement, le reste éprouve les pires difficultés à s’extraire d’une uniformité certaine, s’embourbant même dans une certaine torpeur sur le trop sombre « The poison »…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Canary wharf gherkins

Imaginez un peu ce qu’il serait advenu de Talking Heads, si au lieu d’être conseillé par Brian Eno, David Byrne avait reçu le concours de Captain Beefheart. Alors, vous aurez une petite idée du style pratiqué par ce trio issu de la région de Bordeaux. D’Eysines, très exactement. Même la voix d’Eric possède le timbre et les inflexions de David. Découpé en 6 fragments, « Canary wharf gherkins » constitue le deuxième Ep de P.O.H. Après un « Stupid flash » dont le funk aride doit autant aux Têtes Parlantes qu’à Orange Juice et un « No vodka upon the tower », plus Velvet que nature, on entre dans un univers sonore complètement déstructuré, parfois passéiste, décalé, dont l’aspect mélodique n’est pourtant jamais négligé. Hormis le bref interlude instrumental qui achève la plaque, ces trois autres plages sont incontestablement hantées par l’esprit torturé de Don Van Vliet, mais surtout rivalisent de créativité. Néo underground !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

L´Avventura

Ex chanteur/guitariste du défunt et légendaire Galaxie 500, Dean Wareham drive Luna depuis 1992. Une formation en compagnie de laquelle il a déjà commis quelques elpees tout bonnement remarquables. Chanteuse et muli-instrumentiste, Britta Phillips a rejoint Luna en 2000, pour y jouer de la basse. Dans les années 80 elle assumait les parties vocales de Jem pour le dessin animé Jem et les Hologrammes. Par la suite, elle a sévi au sein de différents groupes aussi méconnus les uns que les autres, y compris Belltower, la formation de son ex époux Jody Porter, mieux connu aujourd’hui comme guitariste chez Fountains of Wayne. Britta possède une très belle voix, claire, douce, dont le timbre pourrait incarner un hybride entre Hope Sadonval et de Geike Arnaert (Hooverphonic). Et le duo qu’elle échange avec le baryton de Dean me rappelle quelque part Nancy Sinatra et Lee Hazlewood. Aussi bien pour les compositions originales que lors des quelques covers consacrées aux Doors (« Indian Summer »), à Madonna (« I deserve it »), à Opal (« Hear the wind blow »), à Buffy Ste Marie (Moonshot) ou encore à Angel Corpus Christi (« Threw it away »). Pour la circonstance, le duo a reçu le concours d’un quatuor à cordes, The Scorchio Quartet, ainsi que du célébrissime Tony Visconti (Bowie, T Rex), à la production. Toute une ‘Avventura’…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Wave of Mutilation. Best of the Pixies

La reformation des Pixies est donc assortie d’une tournée qui passera par Werchter le 4 juillet prochain. Et puis de la sortie simultanée d’une compile et d’un DVD. Pour un groupe comme les Pixies, difficile de réaliser la compilation parfaite. En 1997, « Death of the Pixies » (NDR : il n’est aujourd’hui plus disponible qu’en import) avait déjà essuyé les mêmes critiques. Et chaque fan possédant l’intégrale du quatuor bostonien s’est sans doute déjà constitué son propre best of. Pas étonnant dès lors d’entendre dire de leur part qu’il y manque l’un ou l’autre titre. Ou que certains n’auraient pas dû y figurer. Sachez simplement que « Wave of mutilation » est découpé en 23 fragments, dont les inévitables « Bone machine », « Caribou », « Monkey gone to heaven », « Where is my mind ? », « Gigantic » , « Here comes your man », « Dig for fire », « Planet of sound », etc. Et puis surtout recèle une cover de Neil Young, « Winterlong » et une autre flip side, « Into the white », deux plages qui figuraient déjà sur « The complete B-sides » (NDR : un elpee consacré aux faces B, vous vous en doutez, paru en 2001). Le plus intéressant procède du DVD. Pas tellement à cause de la présence de huit clips vidéo ni du documentaire retraçant l’histoire des Pixies, à travers des interviews accordées par Bono, Bowie, Thom Yorke, PJ Harvey, Tim Wheeler et quelques autres, mais surtout à cause du film d’un concert accordé par le groupe en 1988, au Town & Country Club de Londres, en première partie des Throwing Muses. Un régal ! Maintenant si vous souhaitez tout connaître d’un des groupes les plus importants de la fin des années 80 (NDR : certains n’ont pas hésité à dire au monde !), il ne vous reste plus qu’une solution : vous procurer l’intégrale. Et vous ne serez pas déçus. (NDR : il vous est également loisible de retrouver une interview accordée par Frank Black, en 2001, sur le présent site)
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Once more with feeling – Singles 1996 – 2004

En 19 titres, le premier morceau de plastique de ce double CD nous propose un aperçu rigoureux et chronologique de l’évolution de Placebo. Depuis « 36 degrees » à « Twenty years » en passant par « Nancy boy », « Pure morning », « Taste in men », « English summer rain”, “Every you every me” et le duo échangé avec David Bowie pour “Without you I’m nothing”. On y recèle également une nouvelle compo, le romantique “I do”, « Protège moi » (NDR : chanté dans la langue de Molière ce titre était jusqu’alors uniquement disponible sur le marché français), et puis le single “Twenty years”, paru le 18 octobre dernier. Une mise au point qui s’imposait après la confection de deux elpees quelconques (NDR : « Sleeping with ghosts » purement et simplement gâché par la technologie moderne et le gothique « Sleeping with ghosts »). Et qu’on espère salutaire dans le chef de Brian Molko. Si son talent n’est plus à démonter, il aurait tout intérêt à en revenir à une forme plus basique, plus proche d’un esprit glam/punk qu’il incarnait si bien à ses débuts et que ce disque nous démontre si bien. Suffit pas d’être décrit comme le Marquis de Sade du XXIème siècle ; il faut aussi le mériter. C’est tout le mal qu’on lui souhaite. Ah oui, je ne vais pas m’étendre sur la seconde plaque, puisqu’elle ne recèle que des remixes ; et franchement à moins qu’ils ne soient exceptionnels, j’éprouve une allergie certaine à l’égard de ces bidouillages technologiques…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Monsoon

Au sein de PSOI, on retrouve Spiral Stairs, alias Scott Kannberg, guitariste et membre fondateur de Pavement. Un personnage qui était toujours resté dans l’ombre ; mais qui depuis la séparation du groupe mythique, a mis les bouchées double. Tout d’abord en fondant son label, « Amazin Grease », et puis en fondant Preston School Of Industry. En 2001, la formation avait d’ailleurs déjà sorti un premier elpee, « All this sounds gas », un disque apparemment constitué de sessions d’enregistrements écartées de l’album « Tenor twilight ». Pour enregistrer « Monson », PSOI a reçu le concours de Wilco (« Get your crayons out ! ») ainsi que de Scott Mc Caughey desYoung Fresh Fellows) et de Minus Five (« Caught in the rain » et « Tone it down »). Ce qui explique sans doute pourquoi l’opus trahit de larges affinités pour la musique country alternative. Une chose est sûre, la plupart des chansons de ce disque manifestent des arabesques héritées en ligne droite de chez Pavement, même si elles sont imperceptibles. Une certaine nonchalance aussi. Tout en empruntant la sensibilité hymnique d’un Lloyd Cole, voire d’un Evan Dando. Scott y a ajouté des cuivres, du violoncelle et même de la mandoline. Et puis surtout ses lyrics véhiculent un engagement sournoisement politique. Opus fort agréable à écouter, « Monsoon » manque cependant de personnalité. Exception qui confirme la règle : « Line it up », un morceau élégamment déchiqueté par l’électricité de la guitare ; presque noisy, si vous préférez. Inutile de dire qu’il s’agit du meilleur morceau de la plaque.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Aghast agape

A l’instar d’Interpol, Prosaics avoue un petit faible pour la cold wave, la new wave et le post punk du début des eighties. Un trio qui doit partager un même culte pour Joy Division. Et surtout pour Ian Curtis. Deux formations qui paradoxalement nous viennent de New York. Même les spectres des Smiths, d’Echo & the Bunnymen et du Sound transparaissent à travers leur musique. Alors copie conforme ? Non, puisque les Prosaics ont opté pour une formule tour à tour allègre ou frénétique. Et puis la voix d’Andy Comes (NDR : ex Tel Aviv) n’est pas aussi clinique et monocorde de celle de Paul Banks. Parfois gémissante. Mais pas comme celle de Robert Smith. Plutôt de Robbie Grey. Si, si, souvenez-vous de Modern English, auquel Prosaics emprunte finalement le sens mélodique. Avec pour résultat ce mini album 5 titres qui prélude la sortie d’un premier opus.