L’école d’art de Library Card

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Redouane Sbaï

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mardi, 21 décembre 2010 01:00

Nothing Else

Marcos Ortega, alias Lorn. Hormis le fait qu’il soit originaire de l’Illinois, difficile de choper des infos sur l’homme derrière ces quatre lettres. Ce qui n’est pas vraiment d’une importance capitale lorsque l’on écoute « Nothing Else », un disque à la fois sombre, direct et énigmatique. Premier artiste émanant d’une ville autre que L.A. à être publié sur Brainfeeder, le label d’un certain Flying Lotus, Lorn suit les traces de son mentor en proposant un Dubstep agité, plus riche, plus étoffé, plus original que celui de la plupart de ses contemporains. On pourrait même parler de ‘Deepstep’ tant les morceaux de Lorn ne se contentent jamais du minimum syndical,  ce desespérant minimum qui étaye les soirées pseudo-‘dubstep’. « Nothing Else » mise tout sur son atmosphère pesante, ses breaks envoyés tel un poing dans la tronche et ses beats électroniques qui semblent avoir été créés dans l’obscurité la plus totale. « Nothing Else », masterisé par Clark, fera bander les fans de Flying Lotus, The Glitch Mob, DJ/rupture ou Hudson Mohawke. En un peu plus de 30 minutes, Lorn largue une pure bombe. Rien d’autre.

 

mercredi, 22 décembre 2010 18:54

Become Secret

Après un petit tour infructueux au sein de la maison Polyvinyl en 2008 (« Whore Luck »), Picastro revient chez papa et maman. La famille Monotreme (65daysofstatic, Nedry,…) ne s’est donc pas fait prier pour accueillir à nouveau l’un de ses enfants chéris, l’un des plus délicats mais parfois aussi des plus complexes. Pour se faire pardonner son départ précipité, Picastro a rétrocédé, en guise d’amende honorable, neuf nouvelles mélopées aigres-douces, torturées et fragiles. « Become Secret », situé quelque part entre ‘Haunted Folk’ et ‘Sleep Rock’, ne fera sans doute pas plus de remous que ses trois précédents opus. Mais ceux qui auront la bonne idée de jeter une oreille à l’un des secrets les mieux gardés de Toronto, découvriront un univers délicat, parfois inquiétant, qui n’a rien à envier à des Cat Power ou Charalambides. Une toute belle œuvre, mais à éviter en cas de coup de cafard.

 

jeudi, 16 décembre 2010 01:00

Hit or Miss

Il s’agit sans conteste d’un des combos les mieux notés par la presse spécialisée en 2010. Encore relativement inconnu lors de la publication de l’Ep « Summertime ! », fin 2009, The Drums a d’abord conquis la planète blog, avant que ses mega-tubes, « Let’s Go Surfing » et « Best Friends », lancent l’assaut final. Depuis, les New-Yorkais se sont naturellement imposés comme l’une des formations les plus incontournables de la scène indie. Pour preuve, un passage à la Rotonde lors des Nuits Botanique 2010, sold out en un temps éclair, suivi quelques mois plus tard par un petit tour sur les podiums d’enceintes à la capacité largement plus conséquente. C’est donc l’AB, configuration salle, qui accueillait le quatuor pour l’avant-dernière date de sa tournée mondiale.

Succès mitigé mais succès quand même pour le spectacle de The Drums à l’Ancienne Belgique. Vers 20h40, l’espace n’est encore qu’à moitié rempli et n’atteindra, une vingtaine de minutes plus tard, que les trois quarts de sa capacité. Examen oblige ? Une situation qui ne va pas empêcher Jonathan Pierce, Jacob Graham et leurs deux bras droits, Kessler et Hanwick, d’enchaîner les petites perles pop qui étayent « Summertime! » et le disque éponyme. Vêtu d’un T-shirt à la gloire d’Island, label du combo, Pierce s’avance sans se presser tandis que les premières notes de « Best Friend » provoquent les premiers sursauts d’allégresse dans le parterre. S’enchaînent ensuite « Submarine », « Book Of Stories » et « Make You Mine », sans réel remous. La formation arrive au bout de sa longue épopée autour du monde et on le ressent un peu trop.

Le set est un peu linéaire et mené avec beaucoup moins d’entrain que lors, par exemple, de leur prestation accordée sur les planches du Pukkelpop. Les singles « Let’s Go Surfing » et « Me And The Moon », interprétés en milieu de parcours, ajoutent un peu de relief à l’ensemble ; mais le thermomètre chute à nouveau lorsqu’ils embrayent sur un « I Need Fun In My Life » sans provoquer la moindre étincelle. Au bout de 50 minutes, le quatuor se retire après un rappel limité à la ballade « Down By The Water », alors que l’on était en droit d’attendre un final un peu plus relevé. Des « I Felt Stupid » ou « Saddest Summer » auraient facilement fait l’affaire… Allez les gars, rentrez à New York vous reposer un peu…

Setlist :

Best Friend
Submarine
Book Of Stories
Make You Mine
Let's Go Surfing
Me And The Moon
I Need Fun In My Life
Don't Be A Jerk, Johnny
We Tried
Forever And Ever Amen
Baby, That's Not The Point
The Future
Down By The Water

(Organisation : Live Nation)

 

mardi, 14 décembre 2010 01:00

Grinderman 2

Un peu à l’image du loup menaçant, illustré sur la pochette du cd, la redoutable paire Cave/Ellis et leurs hommes de mains, Jim Sclavunos et Martyn Casey, montrent les crocs. Pour la seconde fois, le conteur des ténèbres et ses acolytes braquent leurs armes sur la tempe de la populace au nom de Grinderman, leur inquiétant alter-ego. Tout simplement intitulé « Grinderman 2 », le second opus du quatuor reprend les ingrédients de son prédécesseur en les gonflant d’une sacrée dose de testostérones. Grinderman va droit au but.

En tout, neuf morceaux radicaux et aiguisés comme des lames. Un sentiment oppressant de danger immanent traverse chacun des neufs morceaux de la plaque. De sa plume, toujours plus affutée à chaque publication, Nick Cave invoque les dieux et démons, quelle que soient leur forme ou leur acabit (« Evil », «  Palaces Of Montezuma », « Mickey Mouse and The Goodbye Man », « Heathen Child »), tandis que ses compères taillent des mélodies malicieusement infectieuses. Du Punk Blues pur sang !

mardi, 07 décembre 2010 01:00

Memory Lane

Glen Hansard et ses acolytes ne sont pas du style à perdre leur temps. La tournée mondiale de The Swell Season (qui implique au sein du line up la majorité des membres de The Frames) vient à peine de s’achever que les Irlandais retournent, sans transition, sur les routes d’Europe. But de l’opération : fêter les 20 ans d’existence du combo. Et par la même occasion, promouvoir les quatre premiers éléments discographiques de la bande, dont les éditions spéciales remasterisées ont trouvé le chemin des bacs en octobre dernier.

En avant-programme, Duke Special tente de séduire la foule à ses pieds, en dispensant sa pop-cabaret, à la limite de la dramédie musicale. Pas trop ma tasse de thé…

A 21h00 tapantes, The Frames déboule sur scène sans se presser. Glen Hansard prend place devant son micro et entame le set par le délicat « Headlong », suivi immédiatement de « Giving Me Wings » et « Seven Day Miles ». Pour célébrer ses 20 ans, le quintet délivre donc une sorte de Best Of de ses sept recueils studio. Tandis que le concert revête des atours un peu plus rock’n’roll, via des morceaux comme « God Bless Mom » et « The Stars Are Underground », Hansard, jamais avare en paroles, charrie un peu les fans qui tentent de lui lancer des ‘requests’, en les remerciant de connaître la discographie du combo. « What Happens When The Heart Just Stops » permet ensuite aux Irlandais d’adresser un clin d’œil à dEUS en glissant une petite portion de « Little Arithmetics » au sein de l’une de leurs plus jolies ballades. Un peu plus tard, le chanteur s’improvise même en coach de vie le temps de présenter « Pavement Tune », en amenant tout le parterre à répéter après lui les paroles du refrain: ‘I want my life to make more sense’. ‘Plus vous le répéterez avec conviction, plus votre vie aura du sens. Regardez, ça commence déjà !’, plaisante-t-il, un sourire en coin. Le délicat « Star Star » et leur premier tube « Revelate » referment joliment la danse.

Les cinq hommes reviennent ensuite pour un rappel assez copieux. L’occasion pour John Craney, le bassiste, de s'approprier le micro le temps d’interpréter « You Can’t Hide Your Love », une nouvelle compo. Pas tout à fait convaincant… Le concert de 2 heures se clôture au son de l’électrifiant « Monument » et du génial « Fitzcarraldo »,  que réclamait certains fans à plusieurs reprises depuis le début du spectacle, et caractérisé par une belle démonstration solo au violon par Colm Mac Con Iomaire . En élaborant une setlist qui retrace quasiment toute son histoire (NDR : à l’exception du tout premier opus, « Another Love Song »), The Frames ne s’est pas moqué de ses fans. Un véritable régal pour les oreilles.

Organisation : Botanique.

mardi, 07 décembre 2010 01:00

Grey Oceans

Les sœurs Casady n’ont pas fini de fasciner et de diviser. Après « The Adventure Of Ghosthorse And Stillborne », tièdement accueilli par la presse et les fans, Sierra et Bianca poursuivent leur ensorcellement global à l’aide d’une quatrième œuvre vaporeuse, voire spirituelle. L’affreuse pochette de « Grey Oceans » dissimule onze incantations hypnotiques qui jonglent sans pudeur entre Trip Hop, Electronica et Folk. Les influences hip hop sont, elles, mises en sourdine. Et bien que toujours inévitable, la comparaison entre CocoRosie, Joanna Newsom et Björk s’arrête ici au spectre vocal.

Pour « Grey Oceans », les deux demoiselles se sont débarrassées de pas mal d’artifices qui parcouraient leur discographie antérieure. Cet embargo sur le trop-plein de bidouillages leur aura permis de concocter des mélodies d’une simplicité et d’une pureté singulières. L’influence directe de leur ami Antony et ses Johnsons ? Quoi qu’il en soit, les océans grisâtres de CocoRosie sont des eaux dans lesquelles on ne demande qu’à se perdre, surtout lorsque les séduisantes mélodies « Trinity’s Crying », « R.I.P. BurnFace » ou « Gallows » s’évaporent dans les airs…

vendredi, 03 décembre 2010 10:56

Bright Eyes chante pour le peuple

Conor Oberst reprend du service au sein de Bright Eyes. Après ses aventures en solitaire et en compagnie de Monsters Of Folk, Oberst revient à son premier amour. “The People’s Key”, prévu pour le 15/02 succède à “Cassadaga” qui date déjà de 2007.

Tracklist:

Firewall
Shell Games
Jejune Stars
Approximate Sunlight
Haile Selassie
A Machine Spiritual (In the People's Key)
Triple Spiral
Beginner's Mind
Ladder Song
One for You, One for Me

mardi, 30 novembre 2010 01:00

Subiza

Venus tout droit de Barcelone, Delorean (à ne pas confondre avec les folkeux de Dolorean) s’est donné pour mission de faire bouger les foules à coup d’indie-electro ensoleillée. C’est lors du festival Primavera en Espagne que le label et dénicheur de talent visionnaire True Panther Sounds (Girls, Magic Kids, Glasser, Ty Segall, …) est tombé sous le charme des rythmes saccadés et irrésistibles du quatuor. S’ensuit en 2009 un premier Ep concocté sous la houlette de TPS, intitulé « Ayrton Senna », accueilli les deux bras ouverts par la planète blog. Delorean publie quelques mois tard « Subiza », un troisième ouvrage comparé par la presse spécialisée au « Screamdelica » de Primal Scream ou au « Technique » de New Order. Pas forcément pour le style, mais plutôt au niveau de sa portée. Ce qui n’est pas rien.

Il faut dire que les petits Espagnols sont également bien aidés par le revival des nineties. Et des sons circa 90’s, on en prend plein les oreilles avec « Subiza ». Résultat, neuf petites perles aux limites de la Dance, qui rappelleront certainement de bons souvenirs aux clubbers ayant écumé les plages d’Ibiza à l’époque. « Infinite Desert », « Warmer Place », « Real Love », « Come Wander » ou « Endless Sunset » n’auraient d’ailleurs certainement pas dépareillé, à plein volume, sous le ciel bleu de l’île. Et dieu sait qu’on pourrait encore citer le titre des quatre autres morceaux extraits de « Subiza » tant son contenu regorge de luminescence. A l’heure des premières neiges, Delorean est le remède idéal contre la morosité des longues nuits d’hiver.

En live ce 14 décembre à la Rotonde du Botanique.

mardi, 30 novembre 2010 01:00

Learning

« Learning » ou la fragilité à fleur de peau. Mike Hadreas, aka Perfume Genius, a mal au cœur et le fait savoir à qui veut l’entendre. Et de la plus belle des manières qui soit. Derrière son piano, le jeune New-yorkais compose de superbes et sombres litanies, belles à vous arracher des larmes. Tant au niveau des textes que des mélodies, la tristesse du garçon est palpable et, même si celle-ci peut parfois mettre mal à l’aise (« Lookout, Lookout », le dérangeant texte de « Mr. Peterson »), chacun des morceaux étincèle de beauté et de limpidité. Cette même beauté qui fait ou a fait le succès d’artistes tels que Antony & The Johnsons, Sufjan Stevens et Final Fantasy.

« Learning » s’aventure parfois aux limites de l’ambient (« When », « Gay Angels »), exacerbant ce sentiment de solitude que l’on éprouve à l’écoute de ce disque. Perfume Genius, qui a été découvert puis introduit au sein du label Turnstile par les garnements de Los Campesinos!, est plus que probablement promis à un avenir moins sombre que ses ritournelles.

 

mardi, 30 novembre 2010 01:00

We Are Born

L’Australienne déjantée Sia Furler délivre un quatrième ouvrage résolument pop. Exit les grandes envolées symphoniques des splendides « Breathe Me », « Soon We’ll Be Found » ou « Electric Bird », l’ancienne collaboratrice de Zero 7 joue ici la carte de la légèreté. « We Are Born » regorge de ces rythmes catchy et de ces refrains ‘sing-a-long’ qui vous collent aux basques du matin au soir (« Clap Your Hands », « Bring Night », l’obsédant « You’ve Changed »). Depuis la publication en 2008 de « Some People Have Real Problems », la carrière de Sia a embrassé un profil plus pop. Et ce nouvel LP le confirme davantage. La galette est même tellement ‘upbeat’ que les morceaux les plus calmes font presque tâche (« Be Good To Me », « I’m In Here », la reprise –pourtant réussie– du « Oh Father » de Madonna).

Certes, d’aucuns décriront « We Are Born » comme le disque le plus ‘facile’ de la discographie de la jeune femme ; mais la voix de cette dernière libère tant de chaleur qu’on se laisse relativement amadouer. « We Are Born » n’est pas forcément un disque ‘cérébral’ mais il a le mérite de divertir en toutes circonstances. Et autant être honnête, bien davantage que les mélodies, ce sont principalement les vocalises singulières de Sia qui maintiennent l’intérêt de l’ensemble.

 

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