La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Chroniques

The Go ! Team

Semicircle

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Le joyeux bordel qui agrège, invite, indie rock, garage, Blaxploitation ainsi que hip-hop classique (NDR : et la liste est loin d’être exhaustive), cher à The Go! Team, sans oublier la présence d’une myriade de samples, opère son retour sur un 5ème excellent opus baptisé « Semicircle ».

Toujours emmenée par Ian Parton, la formation issue de Brighton ne déroge pas à la formule qui a forgé son succès et son identité. On y retrouve les mélodies bubble-gum truffées de guitares distordues, l’énergie digne d’une fanfare, les cuivres solaires et les invités divers. Bref, tout y est ! Amber Arcades pilote l’oriental « Plans Are Like A Dream U Organise ». Darenda Weaver transcende les mélodies de « The Answer’s No – Now What’s The Question ? ». Enfin, invitées habituelles, Ninja et Maki participent à un morceau chacune. The Go! Team s’érige une nouvelle fois comme une sorte de version très garage et euphorisante des Beach Boys. Un opus qui atteint son point culminant lorsque la chorale américaine Detroit Youth Choir apporte son concours à l’imparable « Semicircle Song », une collaboration qu’elle procure d’ailleurs, sur la plupart des morceaux de ce très agréable « Semicircle »…

 

The Furious Seasons

Now residing abroad

Écrit par

The Furious Seasons est un trio qui vit dans les collines sises autour de Los Angeles. Il implique les frères Steinhart. Soit David au chant et à la guitare ainsi que Jeff à la contrebasse. Une fratrie soutenue par Paul Nelson aux guitares.

Son style ? Du jazz-folk-roots acoustique. Un style harmonieux, empreint de sensibilité et toujours mélodieux. On compare régulièrement son expression sonore à celle de Paul Simon. Et le titre d’ouverture, "Expo line", au cours duquel les cordes acoustiques sont à la fois délicates et cristallines, en est une belle illustration. Une compo qui donne le ton à cet opus. En outre, lorsque le chant se conjugue en duo, on ne peut s’empêcher de penser à Simon & Garfunkel ; et notamment sur le superbe "Marathon", une plage caractérisée par des cordes belles à pleurer… Ce sont même trois voix qui reprennent en chœur le refrain d’"Understood", alors que les grattes s’intègrent parfaitement à l’ensemble. Magique ! Tout au long de ce long playing, on est littéralement scotché par cette musique qui dégage tant de beauté. Et le titre final, "Come to LA", en est une dernière démonstration…

 

In Layman Terms

Strong roots

Écrit par

A l’origine, In Layman Terms réunissait un frère et une sœur. En l’occurrence le chanteur-bassiste Logan Layman et le guitariste Cole. Etablis en Virginie, ils ont monté ce projet, alors qu’ils avaient à peine 20 ans. Le duo publie un premier elpee, intitulé "Tangled". Puis rencontre l’étonnant trompettiste Hamed Barbarji qui rejoint la fratrie. Et en 2017, le batteur Nick Davidson complète le line up. Cette formation représentera le River City Blues Society lors du prochain International Blues Challenge de Memphis, en janvier 2019. En peu de temps, I.L.T. a acquis de l'expérience, de la présence et surtout, depuis l'arrivée d’un trompettiste, sa musique a pris une autre envergure… 

R&b léger et dansant, le titre maître se distingue par les premiers envols des cordes de Cole et les interventions à la trompette d'Hamed. Un échange de voix sur fond de percussions amorce "I'm somebody", une forme de work song séculaire, avant que le rythme ne s'impose. Caractérisé par ses accents métalliques, la cigar box, bientôt soutenue par la trompette aux éclats feutrés, nous entraîne au cœur du Delta. Amorcé par les sonorités primaires de cette cigar box, "Make me yours" est imprimé sur un tempo lent. Si la voix de Miss Logan est sereine, mordante et féline, la trompette s’incruste et finit par s’imposer. Orignal et déconcertant ! Empreintes de douceur, les cordes alimentent "Ain't gonna fake it no more", un autre blues lent, mais plus classique ; cependant c’est une nouvelle fois Barbarji qui tire son épingle du jeu, grâce à ses interventions réservées, mais chargées de feeling. "Heartbroken" emprunte la rythmique à Howlin' Wolf. Harmonieuse, la voix de Logan colle parfaitement au tempo, alors que les solistes en profitent pour prendre leur envol. Une seule reprise, le notoire "Fever" de Cooley et Blackwell, une compo que Little Willie John avait traduite en succès dès 1956. In Layman Terms en réalise une version jazzyfiante parfaitement adaptée à la voix et la trompette. La basse de Logan introduit le funky "Way too far", une plage qui vire à la jam, concédant les ultimes soubresauts des cordes et de la trompette…

 

Mortalcombat

Vacances en France (Ep)

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Beau contraste entre la douceur sucrée libérée par la musique du duo Mortalcombat et la violence cultivée par ‘Mortal Kombat’, un jeu vidéo culte sorti dans les années 90… Le couple bruxellois, réunissant Sarah Riguelle (Italian Boyfriend) et César Laloux (ex-BRNS et Italian Boyfriend), s’est lancé dans une nouvelle aventure pop au cours de laquelle les claviers sautillants et acidulés ainsi que la voix faussement ingénue prennent des « Vacances en France », sur un premier Ep. Mortalcombat y consigne 6 plages interprétées dans la langue de Molière qui fluctuent au gré des effluves synthétiques chères à Metronomy (« C’est L’Hystérie »). Le disque recèle, en outre, un hit empreint de mélancolique, judicieusement baptisé « Beau et Décadent ». Ce Mortalcombat risque d’être fatal à nos cœurs…

 

L.A. Witch

L.A. Witch

Écrit par

A l’instar de la formation punk talentueuse –et féminine– Coathangers, qu’elle accompagne régulièrement en tournée, L.A. Witch partage une même prédilection pour les artworks… moches. Ici s’arrête la comparaison, car le trio de ‘sorcières’ féminines californien adopte un profil davantage psyché/rock voire surf/rock tout en affichant une morgue garage que n’auraient pas renié les Cramps. L.A. Witch donne le ton dès le morceau d’entrée « Kill My Baby Tonight », une piste sont les couches de guitares shoegaze semblent piquées à Jesus & Mary Chain, alors que la voix au timbre nonchalant –pour ne pas dire opiacé– de Sade Sanchez véhicule des textes joliment nihilistes (‘If I can’t Have You, No One Can’). Et finalement, cette belle virée psyché évoque la version ‘dark’ d’un obscur ‘girl band’ issu des sixties qui se serait cramé sous les rayons de soleil de la Californie…  

 

The Chills

Snow bound

Écrit par

En 2015, The Chills publiait l’album « Silver bullets », dix-neuf ans après avoir gravé son précédent elpee. De toute bonne facture, cet opus célébrait le retour en forme de son leader Martin Philipps et surtout la stabilisation de son état de santé. Il n’aura donc fallu que trois années avant que le groupe néo-zélandais ne sorte son sixième LP.

Première constatation, la production est plus léchée et les arrangements particulièrement soignés. Ce qui rend les compos plus pop. Surtout les trois premières du long playing. Dont le contagieux « Time to atone », une plage idéale à siffloter sous la douche. Egalement le morceau d’entrée « Bad Sugar » qui tente d’expliquer pourquoi les gens se tournent vers la religion. Et puis la valse « The greatest guide », une piste désenchantée, subtilement glam, qui rend hommage aux icônes disparues, dont Bowie, Lou Reed et Prince. De valse, il en est également question tout au long du tourbillonnant « Lord of all I survy ». Très souvent autobiographiques, ses chansons évoquent les souvenirs de Martin ou abordent le sujet de la spiritualité, mais sous un angle paradoxalement optimiste. A l’instar du morceau final « In harmony », nonobstant son message politique. Uptempo mais aussi sauvage, c’est également un des meilleurs morceaux, par ailleurs. Tout comme l’excellent « Complex ». Et paradoxalement ces deux titres sont infiltrés de claviers fluides, ondoyants, rappelant ceux de Dave Greenfield chez les Stranglers.  

Sans quoi, on retrouve la voix bien timbrée de Martin, les sonorités de gratte chatoyantes et étincelantes spécifiques aux Chills, sans oublier ce sens mélodique imparable qui a fait sa notoriété…

Dommage, néanmoins, que la boule de neige ne soit pas plus serrée…

 

The Shovels

Spaced Out In Outer Space

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Fondée en 1995, The Shovels est une formation originaire de la région de Hasselt. Son leader, Erik Debny, reconnaît pour influences majeures –entre autres– les Beatles et les Kinks. « Spaced Out In Outer Space » constitue déjà son cinquième elpee. Et il s’ouvre par la très jolie chanson « Judy », une compo particulièrement accrocheuse qui aurait pu figurer au répertoire de Pierre Rapsat. Mais le reste de l’album s’avère plutôt étonnant. A cause des vocaux, qui tour à tour lorgnent vers Mercury Rev (parfois même les intonations), Brian Eno (souvenez-vous de « Back Water ») ou encore Syd Barrett. Et puis des textes saugrenus. Il y a même une compo dans la langue de Vondel. Et le tout est dispensé dans une ambiance de pub, digne des Pogues. Original !

 

J Mascis

Elastic Days

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Difficile pour votre serviteur de se plonger dans un album de J. Mascis (Dinosaur Jr.) de manière totalement objective… Et pour cause, accro à sa mélancolie électrique depuis plusieurs années, comment ne pas succomber à ses mélodies crève-cœurs en format acoustique, proposées en solitaire…

Et ce 3ème effort solitaire, intitulé ‘Elastic Days’, remplit parfaitement son cahier des charges power folk-rock. Entrecoupé de quelques notes de piano et caractérisé par ses solos rageurs saturés d’émotion, les compos sont bercées par sa voix douce tellement identifiable, à l’instar du titre magnifique et inaugural « See You at the Movies ». Les détracteurs lui reprocheront que tous les morceaux se ressemblent, mais on leur rétorquera qu’ils possèdent chacun cette infinitésimale variation qui les rendent uniques. Un nouveau chapitre, une nouvelle réussite !

 

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