Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

logo_musiczine

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Jon Spencer
Biohazard 8/8/26
Chroniques

Lofofora

Simple Appareil

Fondé en 1989, Lofofora est un formation parisienne réunissant le chanteur Reuno Wangermez, le bassiste Phil Curty, le guitariste Daniel Descieux et le drummer Vincent Hernault, même si ce dernier est parti faire le tour du monde à vélo, en compagnie de sa compagne. Kevin Foley (Benighted, Abbath, Sepultura, Sabaton, Nostromo), le supplée pour l’instant. Bien que pratiquant du métal, ce groupe tente régulièrement des expériences audacieuses. Dix-sept ans, plus tôt, il avait ainsi adapté « Madame rêve » d'Alain Bashung, « La Chanson Du Forçat » de Serge Gainsbourg et « Vive Ma Liberté » d'Arno. Et sur son nouvel opus, le challenge est tout autre, puisque le long playing a été enregistré en format acoustique. Mais pas de reprises, ni de morceaux issus de son répertoire. Rien que des nouveaux titres !

Reuno ouvre les « Les Boîtes » d’une voix déclamatoire pour incendier la société contemporaine. Le refrain est sans doute moins ténébreux que d’habitude, mais la piste reste tourmentée. Et « La Dose » véhicule un discours tout aussi engagé.

Fruité, « L’appétit » vient en mangeant. Une compo qui a la pêche.

Mathématiquement, ce « Théorème » est accessible aux aficionados de Noir Désir…

Reuno se découvre l’âme d’un poète, tout au long du vivifiant « Troubadour »…

Et lors du fragile « Les Anges » ainsi que du culpabilisant « La Splendeur » (de nos erreurs),la voix de Reuno semble hantée par Jean-Louis Murat, mais sans jamais parvenir à en reproduire le timbre…

Plusieurs compos sont empreintes de mélancolie. A l’instar de « L’Histoire Ancienne », une plage qui traite d’une relation amoureuse de longue durée, mais dont l’issue est fatale. De « Day Off » ou encore de « Sven », un morceau qui rend hommage à leur pote Sven Pohlhammer (NDR : notoire pour ses tenues excentriques, ce guitariste qui militait chez Parabellum est malheureusement décédé en 2017, trois ans après Schultz). Faut-il le rappeler, tout ces musicos, comme ceux de Lofofora, ont participé et participent encore aux aventures ponctuelles du Bal Des Enragés…

Nerveuses et orientales, les cordes de grattes acoustiques rappellent l’album « III » du Led Zeppelin, alors que la voix de Reuno est plus écorchée que jamais, sur « Le Martyr », la plage la plus longue de l’opus…

 

Jo Passed

Their prime

Écrit par

Drivé par Jo Hirabayashi, Jo Passed est un quatuor établi à Vancouver, dont la musique puise aussi bien dans la dream pop, le psychédélisme, le grunge, le post punk, la lo-fi, le noisy que la prog, éveillant dans l’esprit, des tas de références, qui oscillent de Mercury Rev à Yes, en passant par les Pixies, The Oh Sees, XTC, Sonic Youth, Deerhoof, Pavement, Broadcast, Mew, Wolf Parade et même Slowdive. Suivant les morceaux, bien sûr. Le dénominateur commun ? La voix claire et androgyne de Jo. Enrichis par une section de cordes (violon, alto, violoncelle) aux sonorités contemporaines, « Left » ouvre l’opus, alors que le noisy indolent « Please, please » l’achève. Et entre stridulation électriques, méandres mélodiques, groove percutant et instrumentation complexe, l’opus parvient encore à se référer à Bob Dylan (« Millennial Trash Blues ») ou encore émettre une critique ironique à l’égard de Facebook (« Facetook »), parmi des pistes qui rivalisent d’originalité. Excellent !

Forth Wanderers

Forth Wanderers

Écrit par

Issu du New Jersey, ce quintet, dont le patronyme s’inspire du nom d’un club de football écossais, a une histoire un peu particulière, puisque Ben Guterl, qui grattait déjà la guitare, était tombé sous le charme de Trilling, une prof de l’école secondaire qu’il fréquentait. Et il lui a envoyé une démo en lui demandant d’écrire les paroles. Ce qu’elle a accepté. De fil en aiguille ils ont commencé à collaborer, avant qu’elle ne rejoigne le groupe, qui va alors graver deux Eps et un premier LP. A la sortie du lycée, les étudiants vont malheureusement s’éparpiller aux quatre coins des States. Aussi, pour continuer l’aventure, ils ont commencé à échanger des fichiers, via Internet. Et ont réussi ainsi à concocter ce second opus. Il sera est éponyme.

Dès la première écoute, on ne peut s’empêcher de penser aux Breeders, à Blonde Redhead voire à Veruca Salt, la voix lancinante, aigrelette, d’Ava Trulling rappelant même celles de Kim Deal, Tanya Donnelly voire Kazu Makino. Un joli clin d’œil adressé aux 90’s, en quelque sorte. Et cette voix dialogue régulièrement avec la guitare de Ben Guterl, et particulièrement tout au long de « Taste » ainsi que de « Never face ». Bien que languissantes et rêveuses, les mélodies finissent toujours par mordre. A cause des riffs de gratte subtilement noisy, acides, alors que la section rythmique est particulièrement soignée et bien maîtrisée. Un seul titre acoustique, « Be my baby », au sein d’un long playing de bonne facture, mais peut-être un peu trop homogène au goût de votre serviteur…

 

Darkenhold

Memoria Sylvarum (reissue)

Écrit par

C’est par un air allègre, dispensé à la guitare sèche, que Darkenhold démarre (et clôt) son 4ème opus studio, « Memoria Sylvarum ». Une pluie de blasts vient ensuite placer délicatement ce disque sous les auspices d’un Black Metal mélodique bien que laissant un petit arrière-goût à la Emperor. Affichant en guise d’indice évocateur une pochette réalisée par l’artiste Claudine Vrac, à qui le groupe français confie son artwork depuis ses débuts, Darkenhold poursuit son exploration dans les méandres de l’époque médiévale. Il apparaît assez rapidement que la formation est attachée aux traditions, autant celles évoquées dans les paroles exprimées dans un français plutôt fleuri que dans l’exécution des morceaux, collant aux standards du Pagan Black Metal, à travers ses chœurs discrets, ses respirations à la guitare sèche ou encore ses légères notes burzumesques au synthé, en fin de parcours. Neuf titres, dont un acoustique (« La Grotte de la Chèvre d’Or »), pour un peu moins de quarante-cinq minutes au cours desquelles la bande à Aldébaran et Cervantes rallume des temps anciens, sous une brume épaisse, l’épée à la main. Autoproduit avant d’être réédité par le label Les Acteurs de l’Ombre, cet album transpire le DIY, mais dans le sens noble du terme, où le côté brut de décoffrage et authentique fournit à cet effort un relief plutôt savoureux.

 

Candélabre

Candélabre

Écrit par

Trio toulousain, Candélabre nous replonge au cœur même de la dark wave du début des eighties ; tintinnabulantes, cristallines, les sonorités de cordes évoquant tour à tour Cocteau Twins ou The Cure. La basse est bien post punk et le recours aux synthés ainsi qu’à la boîte à rythmes accentuent le climat mélancolique, gothique, de l’expression sonore, climat hanté par la voix spectrale, fragile et incantatoire de Cindy Sanchez, sorte d’hybride entre Elisabeth Fraser, Dolores O’Riordan et Sinéad O’Connor, qui lorsqu’elle est overdubbée rapelle alors les échanges opérés entre Miki Berenyi et Emma Anderson, chez Lush.  

Seun Kuti

Black Times

Écrit par

Fils du grand Fela et frère de Femi, Seun Kuti trace peu à peu son chemin dans le monde de l’afrobeat qui portera à jamais l’écrasante figure tutélaire de son père. Sur ce 4ème elpee et accompagné d’Egypt 80, le groupe qui accompagnait son aïeul, Seun poursuit le travail de son géniteur à travers ses ‘protest songs’. Armé de son saxo (‘You promise me justice and then you jail the poor/You promise jobs and you close the factory/But there’s always work in the penitentiary’), il brancarde le gouvernement nigérian (« Zombie ») ou le colonialisme américain (« African Dreams »), s’appuyant même sur le concours de Carlos Santana à la guitare (« Black Times ») ou d’Oladimeji Akiyele à la trompette (« Last Revolutionary »). Grâce à ce frondeur ‘Black Time’, la dynastie Kuti réserve à l’Afrique et au monde une belle piqûre de rappel musicale et surtout sociopolitique.

Mick Kolassa

149 Delta Avenue

Écrit par

Ce vétéran est issu du Michigan, mais il a passé l’essentiel de son existence dans l’Etat du Mississippi. C’est là où son cœur s’est mis à battre au rythme du blues. Il est d’ailleurs surnommé ‘Michissippi Mick’. Il y a quelques années, il s'est fixé à Memphis, où il a rejoint la direction de la Blues Foundation. Son premier elpee, baptisé simplement "Michissippi Mick", remonte à 2014. Depuis, il s’est montré particulièrement prolifique. Début de cette année, il avait ainsi déjà publié "Double standard", un opus réunissant 3 plages chantées en duo. Mick drive aussi son Taylor Made Blues Band, un backing group réunissant quatre musiciens et deux choristes. Cette équipe l’a épaulé, lors des sessions, qui se sont déroulées au sein du studio Ardent de Memphis. En outre, il a bénéficié du concours de nombreux invités. 

Imprimé sur un tempo rapide, "I can't slow down" ouvre la plaque. Chris Stephenson est en verve derrière ses ivoires, alors que David Dunavant, le gratteur du Taylor Made Blues Band, s’autorise un premier envol. Les interventions d’Eric Hugues (NDR : un pote de Memphis), à l’harmo, sont judicieuses, tout au long de "US 12 to Highway 49". Jeff Jensen (NDR : un autre ami de Memphis) apporte sa collaboration à la gratte sur le roots/blues cool et atmosphérique, "Alternative man". Telle une work song, l’intro de "Cotton road" (Trad : la route du coton) est interprétée a capella, avant que le chicagoan Toronzo Cannon ne penne le relais, et signe, en outre, une sortie majestueuse sur ses cordes. Jensen est étincelant sur les siennes, tout au long de "Pullin me down", un blues lent cuivré, au cours duquel il nous gratifie d’un envol remarquable mais parcimonieux. Roots song, "Whiskey in the mornin'" distille une excellente solution sonore. La voix transpire de vécu. Bien inspirés, les musicos soutiennent parfaitement Mick, et tout particulièrement J.D Taylor, l’harmoniciste de Little Boys Blue ainsi que Suavo Jones, l'incroyable tromboniste du Ghost Town Blues Band. La célèbre reprise d’"I don't need no doctor" est traitée au Memphis R&B par la section rythmique et la trompette de Marc Franklin. De toute bonne facture, ce long playing s’achève par "The viper", un compo très dixieland incluant trompette, trombone, clarinette et violon ; toute une instrumentation destinée à bien cerner la voix ébréchée de Kolassa.

 

JW-Jones

Live

Écrit par

Agé de 38 ans, ce Canadien est probablement devenu l'un des incontestables leaders de la scène blues locale. Ce chanteur/guitariste s'est distingué lors de l'International Blues Challenge de Memphis, en publiant "High Temperature", en 2017, un album considéré comme le meilleur cette année-là. Son premier opus, "Defibrillatin'", remonte à l’an 2000. Ce "Live" constitue son dixième et son premier immortalisé en public. Un concert qui s’était déroulé à la Basoche, au Québec. Pour la circonstance, il était soutenu par la bassiste Laura Greenberg, le batteur Will Laurin et le claviériste Don Cumming. L’artiste a voulu se faire plaisir en n’interprétant que des reprises, dont celles de BB et Albert King, Jimmy Rogers, Howlin’ Wolf ou encore 5 Royales. De bonne présentation ce jeune homme est un brillant guitariste qui a aisément assimilé le style des plus grands avant de les personnaliser. Ce n’est certes pas un chanteur charismatique, mais il y a de quoi se délecter de sa musique…

La version du "Moanin' at Midnight" d'Howlin' Wolf est très rapide et longue (NDR : 10’ quand même !) La guitare de JW occupe tous les espaces et lorsqu’elle se déchaîne, elle parvient à atteindre des sommets ‘hendrixiens’. Vivace, elle reflète toute la verve de Jones, tout au long de la cover du "Early in the morning" de B.B King, une plage qui baigne dans le jazz. Imprimé sur un mid tempo, le "You're gonna need me" d'Albert King (NDR : ce titre figurait sur son elpee "King of the Blues guitar", paru en 1969) constitue un des points culminants de l’opus. Caractérisé par son riff blues/rock, "I don't believe a word you say", un morceau co-écrit par Ben Harper et Charlie Musselwhite, déborde de créativité. Et lors de son medley final, en un peu plus de deux minutes, il parvient à lier 17 morceaux…  Une fameuse performance!

 

Page 104 sur 1252