Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Chroniques

Sway

This Was Tomorrow

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Nous sommes à l’aube des années 90, sortant d’une décennie moribonde, le monde du rock s’apprête à connaître en connaître une autre, probablement une des plus riches de son histoire.

Pléthore de groupes issus d’horizons différents voient le jour et donnent naissance à un son nouveau.

Les guitares se taillent la part belle du lion : elles crient, se diluent dans l’espace, explosent, crachent et prennent le contre-pied.

Des noms émergent, gravitent les uns autour des autres, montent au firmament, étincellent parfois ‘just for one day’ ou s’inscrivent à long terme dans les livres d’histoire.

My Bloody Valentine, Slowdive, Pale Saints, Sway. Ah, ben, non, pas Sway.

Parce que Sway est né bien plus tard. Sway a écouté ces groupes, et a été stigmatisé par le son de ses illustres novateurs.

Nous sommes en 2012 et « This Was Tomorrow » annonce la couleur.

Le Rock est cyclique. Eternel recommencement. Comme la mode. Comme le monde.

Alors, pourquoi bouder son plaisir ?

Parce que Sway n’apporte rien de bien original, hormis de subtiles touches d’électronique parsemées ça et là et qui du reste ne dénaturent pas leur « Pygmalion » ?

Certes, mais loin d’être une simple resucée, cet album dévoile une véritable identité, celle d’Andrew Saks, le nostalgique à l’origine de ses sonorités évanescentes d’hier, mais qui résonnent encore à nos oreilles, au temps présent, avec bonheur.

Cet elpee tente d’ailleurs de s’émanciper à l’une ou l’autre occasion.

Mais étrangement, c’est quand il rappelle vivement ces illustres prédécesseurs qu’il est le meilleur (« Palos Verdes», « What I Know » ou « Tunnels », qui à lui seul semble faire la somme du Shoegaze en trois minutes quarante trois).

Un disque qui souligne un trait sous la ligne du temps, parce qu’aujourd’hui est le demain d’hier.

 

Razika

Program 91

Écrit par

Dès les premiers accords, les quatre jeunes demoiselles nous rappellent effrontément l’été, nos premiers baisers, les échappées belles au milieu de la nuit, pour retrouver les copains. Tout l’album sautille joyeusement.

Insouciance, légèreté, spontanéité, baskets en toile, soirée dansante en plein air, lampions, gambettes dénudées, jupes voltigeant, fumée de cigarette, bière, brillantine pour eux et queues de cheval virevoltant pour elles. C’est ce qu’on appelle de la ‘feel good music’. Même si l’insolence et l’innocence de toute cette jeunesse peuvent agacer, à la longue.

C’est de la pop vraiment inoffensive, des bons sentiments, et on ne vous veut que du bien. Vous serez revitalisés par ce mélange entre pop et ska, dont le tempo fait instantanément penser à « One Step Beyond » de Madness, et aux années d’une autre jeunesse : les 80’s.

Difficile de vous parler du contenu des morceaux, chantés pour la plupart en norvégien. Seuls trois titres ont recours à la langue de Shakespeare ; mais au fond, on s’en fiche ! Ce n’est pas le sens qui compte, mais la fête, l’‘éclate’.

 

Cass McCombs

Humor risk

Écrit par

Depuis la sortie de « Catacombs » en 2009, Cass McCombs s’est confortablement inscrit dans le paysage du folk américain. En outre, au fil des albums, il est parvenu créer une identité musicale propre. Quoique kitsch, son folk baigne au sein d’une certaine quiétude, sans jamais tomber dans la désuétude.

Le Californien est parvenu à publier deux albums en moins d’un an. Le dernier, « Wit’s End », n’était paru qu’il y a quelques mois. Mais si ce disque montrait la face la plus paisible, donc la plus rituelle du Californien, « Humor Risk » réserve davantage d’espace aux plages pop/rock. L’accessibilité, le sens mélodique et la construction des compos adoptent le style. « Love Thine Enemy », titre qui ouvre l’opus, « The Same Thing » ou encore « Mystery Mail » en sont les plus belles illustrations. Mais malheureusement, il faut reconnaître, que ses quelques tentatives de reconversion, ne sont pas tellement judicieuses. Perso, je le préfère dans son univers alangui et paisible, chantant d’une voix si caractéristique, chargée de reverb. C’est aussi sous cette forme qu’il est le plus efficace. Heureusement, sur le reste du long playing, Cass en revient à son expression sonore de prédilection. McCombs n’est pas encore prêt pour l’aventure…

 

Sinead O’Connor

How about I be me

Écrit par

Sinéad O’Connor est constamment parvenue, d’une manière ou d’une autre, à faire parler d’elle.

Qui ne se souvient pas de la photo du pape Jean-Paul II déchirée lors d'une performance musicale le 3 octobre 1992, lors de l'émission de télévision Saturday Night Live ?

Anticonformiste à l’extrême, l’Irlandaise a toujours, d’une façon ou d’une autre, tenu le haut du pavé.

A 45 piges bien sonnées, la révolutionnaire s’est enfin (?) rangée des briques et revient à ses premières amours ; à ce qu’elle fait probablement de mieux : la musique.

« How about I be me » constitue le neuvième album de l’inoubliable interprète de “Nothing compares to you”. Signé par Prince, ce titre avait forgé la renommée de la Dublinoise.

Il était temps de se reprendre ! Après avoir fait, pour de bonnes et souvent de moins bonnes raisons les choux gras de la presse à scandale, il est grand temps de laisser la presse people aux trous du c… qui se croient indispensables… à notre société.

Retour artistique gagnant et pleinement réussi pour cette merveilleuse voix qui se met au service de splendides ballades, tout en harmonie, soulignant magnifiquement tout le talent d’écriture et de composition de Sinéad.

Retour d’une personnalité unique, troublante, éclatante et spirituelle qui apporte dans son petit panier dix chansons d’amour, d’espoir ou de douleur, toutes portées par une voix superbe et passionnée.

Autant passionnée est la voix que le sont les textes qui servent de support à ces messages, tous des messages vrais d’une véritable vie, elle aussi. Jamais on ne fera chanter de niaiseries à la plus célèbre chauve (ou presque) de la planète. Il lui faut des brûlots à entretenir, des combats à mener, des revendications à exprimer sans quoi, la flamme se meurt et l’artiste avec elle.

« How about I be me » condense toute cette passion, en une quarantaine de minutes bien ficelées et convaincantes.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire ou entendre, Sinéad ne s’est pas calmée, elle crie toujours autant sa colère. Immuablement bouleversante, sa voix toujours prend encore aux tripes. Cependant, elle a réussi à enrober sa rage dans une musique bien plus accessible et plus ‘douce’ que ne le sont ses mots.

Ce neuvième opus est la preuve que le contenu est sans aucun doute plus important que le contenant et que faute de pouvoir bousculer de façon directe l’opinion publique, il est parfois beaucoup plus opportun, voire intelligent d’opter pour la manière douce…

Force douce, deux mots qui caractérisent tant l’album que son interprète. Une renaissance, un must !

 

Loch Lomond

Little me will Start a Storm (Réédition)

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Sorti il y a quelques mois déjà, « Little me will Start a Storm », le 4ème album de Loch Lomond, mérite qu’on s’attarde à nouveau sur son cas, vu sa réédition enrichie de deux bonus tracks !

Issu de Portland (Oregon), ce mini-orchestre a en effet pondu un petit recueil de pop foutraque réellement attachant. Au départ, c’est-à-dire en 2003, Loch Lomond était le projet solo de Ritchie Young. Il s’est au fur et à mesure élargi, comptant jusque 9 membres, qui se partageaient alors la clarinette, la mandoline, le banjo ou le vibraphone… Ces 11 nouveaux morceaux composés par Ritchie Young semblent réellement avoir été enregistré spécifiquement pour vos oreilles, dans votre appartement, lorsque vous êtes seul. Des hymnes indie-rock tels que « Blue Lead Fences » ou « Blood Bank » se situent exactement entre l’orchestration joyeuse de Beirut et celle plus grave de Lost in the Trees. Un musique moins lyrique que celle d’Andrew Bird et moins lo-fi que chez Minus Story mais caractérisée par ce style en picking ou des chœurs chers au premier et un feeling mélancolique identifié chez les seconds. En outre, la voix nasillarde de Young communique un climat léger, mais étrangement enfantin, à l’ensemble… A découvrir absolument!

 

Dan Sartain

Too Tough to Live

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Actif au sein de la scène alternative depuis 2011, l’Américain Dan Sartain n’a pas pour habitude de faire particulièrement dans la dentelle ! Sur « Too Tough to Live », son dernier album en date, il enfile en effet 13 morceaux en 19 minutes chrono ! Rythme et guitare pied au plancher, dans un style oscillant entre le pur rockabilly, le blues… mais surtout le garage-punk aux relents pop cher aux Ramones ! Et sa biographie le confirme, il a punkyfié le ton pour s’en donner à cœur joie sur des hits tels que « I Wanna Join the Army » ou l’irrésistible « Rona ». Et comment ne pas succomber à des lyrics proposés sous cette forme : ‘Fuck Friday, fuck Saturday, fuck Sunday… fuck you. I don’t want to do what you want me to!’ Joey Ramone et Jay Reatard ont trouvé un héritier, c’est Sartain (hahaha !!!)

En live à Lessines au Blues & Roots Festival ce 1er mai 2012 !

 

Makyzard

Embraser le Calme

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Un maquisard est par définition celui qui prend le maquis pour résister à l'occupant… Le hip-hop serait-il une sorte d’acte de résistance pour MAKY, tête pensante de MAKYzard et poète urbain de son état ? Entouré de véritables musiciens maniant aussi bien la guitare flamenco, le saxo, l’incontournable platine, le cajon (caisse de résonnance péruvienne) que la contrebasse, ce Belge offre au hip-hop des instrumentaux hors des canons du genre pour épauler des textes engagés et tranchants (« Sans-Papiers ») qu’il déclame avec un flow diablement efficace. MAKY n’hésite pas à faire appel aux sonorités latines (« Ma Canne » ou « Bambino di Pioggia »), électriques (« Choix des Armes ») ou légèrement jazzy (« Embraser le Calme ») ainsi qu’à des invités –comme l’Espagnol Amparo Cortes, la Burkinabais Victor Démé ou le jazzman Daniel Roméo– afin de conférer dimension et profondeur à ses brûlots… Un digne représentant du hip-hop belge à découvrir à la Rotonde du Botanique ce vendredi 27 avril en compagnie de Rival, Daniel Hélin, Maïa Chauvier et Manza & Métissa…

 

Little Trouble Kids

Adventureland

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Nostalgiques de feu White Stripes, ruez-vous sur cet elpee. Il ne peut que vous rappeler la période où Jack et Meg White mettaient vos oreilles et les salles de concert en ébullition. Comme leurs idoles (on imagine mal le contraire) le combo gantois est également un duo plutôt ‘bruyant’… La chanteuse/percussionniste Eline Adam et le guitariste et seconde voix Thomas Werbrouck tentent de reproduire, avec cependant moins de créativité et de talent, ce que les géniteurs du fabuleux « Seven Nation Army » avaient proposé il y a quelques années déjà.

Néanmoins, on n’en est pas très éloigné et si je n’avais pas eu la pochette entre les mains, j’aurais par moment juré que c’était un nouvel opus livré par le duo tout récemment reconstitué. Il n’en est rien.

Eline et Thomas en sont mêmes déjà à leur seconde production.

Energiques à souhait, les 12 compos du duo sont vraiment ce qu’on appelle communément un modèle de ‘noise-pop’. Mais si une ou deux plages se laissent écouter par curiosité ou intérêt purement nationaliste, très vite on se lasse d’entendre ce… bruit !

Outre la voix qui vous agresse les tympans de la première à la dernière minute du disque, cet opus est un condensé de riffs furieux et de percussions rugueuses ; et ce style musical n’est décidément pas ma tasse de thé.

A ne réserver donc qu’aux amateurs de ce genre de ’musique’ lourde, brute de décoffrage qui aiment se perdre dans des dédales sonores incertains !

 

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