Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Afghan Whigs
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Chroniques

Nico Wayne Toussaint

Lonely number

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Nico Wayne Toussaint est originaire de Toulon. Sa passion, c’est le blues ; et son instrument de prédilection, l’harmonica. Il reconnaît pour influence majeure, le souffleur noir, James Cotton, harmoniciste qui militait autrefois au sein du Muddy Waters Band. A 20 ans, il se produit en compagnie de son père, pianiste, dans Vent du Sud. Quelque temps plus tard, il fonde son Nico and Friends. Son second prénom, Wayne, lui vient de son parrain qui vit à Minneapolis. C’est d’ailleurs au siège du comté de Hennepin, dans l'État du Minnesota, qu’il enregistre son premier opus, “C’est si bon”. Nous sommes alors en 1997. L’année suivante, il est signé par le label français Dixiefrog. Et “Lonely number” constitue déjà son 7ème elpee, gravé au sein de cette écurie. Les sessions se sont déroulées à Montréal, sous la houlette de Nick Estor, lequel se réserve également les baguettes. Le disque recèle une majorité de compos personnelle, mais également quelques inévitables reprises. Enfin, quelques invités sont venus prêter main forte à leur ami frenchie ; de quoi rehausser l’intérêt de ce long playing.

“Lonely number” s’ébroue sur un tempo indolent. Une plage qui n’est pas sans rappeler l’un des maîtres du blues des marais louisianais, Slim Harpo! Le rythme s’éveille pour attaquer le superbe “Hope she believes me”. Nico est très proche de son ami souffleur RJ Mischo. Il se montre très pro, soutenu par la prestation éblouissante de Mike Welch aux cordes. Pas le temps de souffler, et il c’est le moment du “Time to party”, un jump blues à la californienne au cours duquel les interventions de David Maxwell au piano, sont sublimes. Le souffle de Toussaint est pétri de classe et nous rappelle William Clarke. On n’a pas le temps de s’ennuyer sur cet opus. Imprimé sur un solide tempo, “Time to cut to loose” vire au R&B. On en a des fourmis dans les jambes. Une piste entretenue par le Batave Mister Boogie Woogie aux ivoires (NDR : alias Eric Jan Overbeek), dont les accords frôlent le délire, ainsi que le saxophone de Tommy Schneller. Guy Davis chante aux côtés de Nico le solennel “How long to heal”. Un delta blues majestueux et chargé d’émotion. “Where was I” et “My one last thing” sont des Chicago shuffles très entraînants. Nico souffle à la manière de Little Walter sur l’instrumental “Waltering in Montreal”. Invité prestigieux, Rod Piazza vient donner la réplique sur son harmonica chromatique au diatonique du Français, sur la cover du “My own medicine” de RJ Mischo. Mister Boogie Woogie est à nouveau au piano pour “High class in disguise”, une plage dynamisée par les rythmes syncopés de la Nouvelle Orléans. Et la suite est toujours d’aussi bonne facture. Nico souffle comme Sonny Boy Williamson 2 sur “ I love you through and through”. “Deep down in Florida” nous replonge dans une atmosphère digne de Muddy Waters ; JP Soars a empoigné la slide et Nico peut enfin souffler dans le même registre que son mentor, James Cotton. “She comes and go” nous propulse au sein d’un climat digne du géant Howlin’ Wolf ! L’elpee s’achève par le bouleversant et dépouillé “Dealing with the devil”, une compo signée Sonny Boy Williamson 1. Du blues cinq étoiles. Sans aucun doute, le meilleur album commis par Nico Wayne Toussaint, à ce jour…

 

Rob Tognoni

Energy red

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L’Australie a également enfanté d’excellents bluesmen. Mais, le plus souvent, le blues a pris une forme plus rock, plus puissante aussi. Dave Hole en est certainement un bel exemple. Il a d’ailleurs forgé sa notoriété par son jeu brutal sur la slide. Rob Tognoni est également un gratteur énergique. Pas pour rien qu’il a intitulé cet album “Energy Red”.

Il y a plus de trente ans que cet artiste roule sa bosse sur les routes. Et s’il est parvenu à se faire respecter, il est également prêt manifester toute sa générosité. Rob est né en Tasmanie. Au cœur des 90’s, il enregistre une série d’albums pour le label spécialisé en hard rock, Provogue, dont “Stones & Colours”, en 1995. Il a aussi publié un ‘live’ pour l’écurie française Dixiefrog en 2005, “Shakin’ the devil’s hand”. Sa dernière œuvre remonte à 2010. Encore un live. Double de surcroît. Intitulée “Rock’n’roll live”, elle était parue chez Music Avenue.

Rob est âgé de 52 ans. Le premier groupe qui l’a marqué n’est autre qu’AC/DC. Des compatriotes ! Tognoni est un adepte de la formule trio. Leader, chanteur et guitariste, il ne tolère comme backing band que sa section rythmique réunissant le bassiste Frank Lennartz et le drummer Mirko Kirch. La puissance du rockin’ blues s’installe dès les premières notes de “Take you home now”. Dès qu’il en a l’opportunité, Rob écrase ses pédales pour libérer des sonorités torturées. “Boogie don’t need no rust” est un boogie rap sans grand intérêt. La machine à décibels tourne à plein régime. A l’instar de “Fire from Hell”, une plage redoutable et sauvage. Un peu de sérénité, quand même, dans cet univers frénétique : “Someone to love me”, un slow blues coloré par l’orgue de Kei Robertson. Encore que Rob y arrache les notes, les lacère, tout en maîtrisant parfaitement son sujet, néanmoins. “Blue butterfly” baigne dans la douceur mélodique. Bien construite, “Don’t love” ne manque pas de potentiel. “Queensland heat” lorgne sagement vers AC/DC. Une sagesse qui sied finalement plutôt bien à Tognoni. Et il le démontre tout au long de trois reprises. Tout d’abord, sa version attachante et bien ficelée du notoire “Can’t you see” des Doobie Brothers. Ensuite la cover du “As tears go by” des Stones. Et enfin, le “Better be home soon” de Neil Finn (Split Enz/Crowded House). Signé par l’ex-Chain (NDR : encore un Kangourou !) Matt Taylor, “I remember when I was young” est un blues shuffle à la sauce Stevie Ray Vaughan. Rob conclut cet elpee par “I wanna play an Iggy pop record today”, une plage hyper speedée, à la limite punk. Pourquoi pas?

 

Simian Mobile Disco

Unpatterns

Écrit par

Les deux James sont de retour. Et en force ! James Ford et James ‘Jas’ Shaw, les grands pontes de la machine Simian Mobile Disco se transcendent sur cette troisième et impeccable galette des rois. Il leur aura fallu trois ans et une parenthèse technoïde (« Delicacies », 2010) pour délivrer un LP qui surpasse « Attack Decay Sustain Release », leur œuvre introductive datant de 2007. Pour « Unpatterns », le duo anglais a complètement changé la donne, mettant une sourdine aux vocalises et au déballage de guests. Un déballage qui a d’ailleurs relativement desservi  le bien nommé « Temporary Pleasure », en 2009.

Le Simian Mobile Disco, circa 2012, est un condensé de pur plaisir hallucinogène. « Unpatterns » est un disque fait sur-mesure pour danser, tripper et s’envoyer en l’air. Voire les trois en même temps. On y retrouve un duo au top de sa forme, distillant son amour pour la Retro House (« Seraphim », « Your Love Ain’t Fair »), l’élégance de l’IDM (« The Dream Of The Fisherman’s Wife »), les énormes montées acides (« Interference ») et les rythmiques hypno-obsessives (« Pareidolia », le grandiose « Put Your Hands Together » avec Jamie Lidell au micro, seul invité de la galette).

Pile à l’heure, le duo a bien compris l’adage ‘less is more’ et s’est détourné à temps d’une direction qui ne lui collait que très peu à la peau. « Unpatterns » replace Simian Mobile Disco sur le haut de l’affiche, là où est sa place. Go Bristol !

 

Pony Pony Run Run

Pony Pony Run Run

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Les Nantais de Pony Pony Run Run avaient en 2009 publié un premier LP, « You Need Pony Pony Run Run », boosté commercialement l’année suivante par un tube, le sympathique « Hey You ». Depuis, Pony Pony Run Run fait partie intégrante du PAF, sans pour autant l’avoir mérité, le disque originel se révélant plutôt anecdotique.

Rebelote pour le PPRR deuxième du nom. L’éponyme du trio ne remonte pas la barre, pourtant assez bien basse. Les frangins Réchin Lê Ky-Huong et Antonin Pierre, la troisième roue du carrosse, délivrent à nouveau une pop mollassonne (« Far Away », « Don’t Stop »), des ballades d’une moiteur assommante (« Sorry », «  We never Try To Recall ») et quelques faux accents eighties pour s’assurer au moins un hit (« Come Back to Me »). Second tour, second échec. Run Run, Pony Pony…

 

Malted Milk

Get some

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A l’origine, Matlted Milk se résumait à un duo. Soit le chanteur/guitariste Arnaud Fradin et le bassiste Igor Pichon. Un tandem qui s’était spécialisé dans le Delta blues. Mais lorsque le line up passe à un quintet, leur musique se convertit au style Chicago. Et on n’est pas au bout de leur évolution, car de passage à Memphis, le combo rencontre le chanteur noir Karl W Davis. Suffisant pour s’orienter vers la musique soul. “Sweet soul blues”, le dernier elpee n’avait rencontré qu’un succès d’estime.

Le long playing s’ouvre par “Human wave”, un titre trempé dans le funk soul largement cuivré. La voix d’Arnaud semble très à l’aise au sein de cet univers sonore. La libération des cordes est un instant de choix. Je préfère néanmoins “Hope she believes in me”, une piste imprimée sur un tempo plus lent, proche du southern soul de Stax. La voix est excellente et le jeu de guitare s’inspire du grand Albert King. Tout comme sur la plage suivante, “Touch you”, même si le rythme est bien plus nerveux. Dansant, “Sweet baby” trempe dans le pur blue soul. Pas vraiment ma tasse de thé. Je lui préfère, “True love” un morceau coécrit en compagnie de leur ami KW Davis. Au cours de cet exercice de style minimaliste, tous les instruments sont bien en place. Voix et guitare sont inondées d’une sensibilité profonde. Un excellent blues aux accents dramatiques très proche d’un autre dieu de Memphis, Mr BB King. Et pour notre plus grand plaisir, Malted Milk baigne dans la même atmosphère tout au long de “Since you left me”, un titre enrichi par le concours de cuivres aux sonorités immaculées ainsi que l’orgue Hammond de Nicolas Mary. Le “Soul of a woman” de KW Davis est légèrement épicé de reggae, un morceau au cours duquel la ‘six cordes’ est subtilement taquinée par le jeu des pédales. Et c’est une compo de Davis qui clôt l’opus, une piste qui bénéficie de la collaboration d’une amie bretonne, aux vocaux, Julie Dumoulin…

 

Live Footage

Plays Jay Dee

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"Plays Jay Dee" constitue le troisième opus de Live Footage, un duo établi à New York. Dans l’arrondissement de Brooklyn, très exactement. Mike Thies et Topu Lyo se sont rencontrés par hasard, il y a quelques années, lors d’une fête d'Halloween ; et depuis, ils n'ont cessé de bosser ensemble sur ce projet expérimental consacré à l’électro acoustique.

Découpé en 8 pistes, "Plays Jay Dee" est instrumental. L’un se sert de son violoncelle et de ses bidules électroniques, l’autre de drums et de synthés. Le résultat campe une musique filmique, délicate, finalement plus proche de Cinematic Orchestra que de feu Jay Dee, dont ils reprennent ici les compos. On a même parfois l’impression que certaines pistes sont enrichies d’un véritable orchestre symphonique. 

Malheureusement, si le sens mélodique est évident, l’excès de douceur finit par rendre l’ensemble mielleux. Peu aventureux, sans grand relief ni changement de rythme, on s’ennuie ferme à l’écoute de ce cd. Et même pas un peu de vocaux, pour rendre la mixture un peu moins linéaire. Si bien qu’en fin de parcours, c’est un sentiment d’exaspération qui m’a tout bonnement envahi. Dommage, car le départ augurait le meilleur. Mais le soufflé est retombé aussi rapidement qu’il n’est apparu. Une déception, surtout quand on sait que les deux compères possèdent un talent indéniable.

 

Leadfoot Rivet

Welcome to my mongrel music world!

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Malgré son identité, Leadfoot Rivet est de nationalité française. Il chante cependant bien dans la langue de Shakespeare. Ce musicien n’est pas vraiment un génie, mais il se débrouille plutôt bien à la guitare et à l’harmonica. Il a déjà apporté sa collaboration à une multitude d’artistes, et notamment Larry Garner, Tom Principato, Boney Fields ainsi que côté Hexagone, Laurent Voulzy et le regretté Alain Bashung! Des références qui ont certainement dû impressionner Mighty Sam McClain et Mighty Mo Rogers. Sa discographie est abondante. Il a commencé à enregistrer au cours des années 80. Au sein de Rockin’ Chair tout d’abord. Il a publié sous son véritable nom, Alain Rivey, “Lunatik Combo”, un elpee pour lequel il avait reçu le concours de Claude Langlois, le patron de Dixiefrog. Il faut dire que Langlois et Rivet sont les fondateurs du label. Ecurie née en 1986. Sous son sobriquet, il grave un premier opus, en 1998, “Saint Blues”. Un disque qui avait bénéficié de la participation de Larry Garner, Roy Rogers, Amos Garrett et Tommy Castro. Excusez du peu!

Son surnom ‘Pied de plomb’, il le doit au chanteur louisianais Larry Garner, qui lui rempochait de conduire constamment pied au plancher. Pour concocter ce cd, il est essentiellement soutenu par son fidèle guitariste Pat Boudot-Lamot. Ce qui ne l’a pas empêché d’inviter quelques amis lors des sessions d’enregistrement.

“Split personality” ouvre le bal. Un folk blues dont les sonorités légèrement orientales émanent du sitar de Fred Chapellier, un compagnon de label. Le Stetson vissé au sommet du crâne, les lunettes solaires posées sur le nez, notre pied de plomb, apparait très détendu. Sa voix est grave et lancinante sur “I feel like I’m sinkin”, une compo aux accents manifestement country. L’instrumentation acoustique est impeccable. Mais s’en détachent la musique à bouche du maître et les cordes de Thomas Weirich. “Fried okras” élève quelque peu le rythme. La trame acoustique domine toujours le sujet. Stéphane Avellaneda (NDR : un musicien qui accompagne régulièrement Ana Popovic) tape sur son cajon, un instru à percussion péruvien. Si l’univers de Rivet est personnel, il en colore les atmosphères au contact de ses partenaires. En toute décontraction. Cherchant constamment la parfaite homogénéité. Et il le démontre tout au long de “Friend lover wife”, un morceau au cours duquel les 3 grattes sont à l’unisson : le sitar de Chapellier, la slide de Jean-Paul Avellaneda et la rythmique de Weirich. De “Famous”, ensuite. Un titre trempé dans le blues le plus pur. De “Mongrel music” encore. Une très belle compo, empreinte de simplicité, malgré la présence d’un luth vietnamien. Ou encore d’“Apples dipped in candy”, souligné par un bouzouki électrique. Les escapades rythmées et électrifiées sont plutôt rares. Elles se résument à “Them changes”, au cours duquel Jean-Paul s’autorise une envolée sur sa Gibson. Sur “Where is the director ?” également. Une piste enlevée, nerveuse, illuminée par la contribution à la slide amplifiée de John Mooney. Et enfin, la finale. Un blues généreux, imprimé sur un mid tempo et alimenté par une lutte royale entre les guitares de Boudot-Lamot et Tom Principato, invité pour la circonstance. Une aventure qui ne manque pas de passion !

 

Le Yéti

L’animal en moi

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Le Yéti est un animal bizarre. Personne ne l’a jamais réellement bien vu. Néanmoins, on en a immortalisé quelques clichés, extrêmement flous, qui entretiennent malgré tout le mystère. Même Tintin s’y est frotté en son temps… au Tibet.

Ce Yéti-ci est un monstre issu du milieu musical belgo-belge, un monstre à cinq têtes lorsque le Yéti se produit sur scène. Tout comme Thierry De Brouwer (ex Melon Galia), les quatre autres figures sont issues du sérail wallon. Ce grand ours mal léché (!) s’est adjoint les services de Catherine De Basio, Ludovic Bouteligier, Simon Bériaux et François Gustin pour mener à bien son joli projet.

Seul lorsqu’il bosse en studio, afin de réaliser son rêve, il reçoit juste l’aide de Craig Schumacher, au mixage. Le résultat est plus que probant. Douze jolies petites chansons pop sophistiquées au sein desquelles on retrouve « Les danses nocturnes », régulièrement programmé lorsque l’on fait la part belle aux chansons interprétées en français sur les ondes. On rencontre également sur ce très bon elpee quelques plages enthousiastes, intimistes et méticuleusement bien finies, « Je maudis ma nuit » ou « L’animal en moi » frappent directement l’auditeur tant les mélodies et les textes sont remarquablement associés. Même si les lyrics ne volent pas très haut, on s’amuse malgré tout à l’écoute de ce premier projet bien réalisé.

Une jolie petite envolée pour ce Yéti bien de chez nous.

 

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