La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
Afghan Whigs
Chroniques

Krazy Baldhead

The Noise In The Sky

Écrit par

C’est la bio qui l’annonce. Krazy Baldhead serait ‘le joyau le mieux gardé d’Ed Banger’. « The Noise In the Sky » constitue le second album du Français et fait suit à « The B-Suite » publié en 2009. Mais à l’écoute du disque, on peut se permettre de remettre en question le terme ‘joyau’. Certes, Krazy Baldhead aime expérimenter. Certes, il ne nous sert pas une énième dose de beats putassiers. Certes, ses bidouillages sont parfois fort efficaces (« Amplifried », « Day In, Day Out », « Miles High »). Mais dans leur ensemble, les 45 minutes durant lesquelles s’étend ce bruit dans le ciel paraissent interminables.

Pierre-Antoine Grison, de son vrai nom, se démarque clairement du reste de l’écurie Ed Banger, mais pas forcément pour les bonnes raisons. A l’instar du « Six Cups Of Rebel » de Lindstrøm, on ressent très clairement au sein de « The Noise In the Sky » l’envie de proposer autre chose, d’élever l’électro vers la voie céleste. Mais à force d’en faire trop –ou dans ce cas-ci, pas assez– les efforts de Krazy Baldhead, comme ceux de son homologue norvégien, tombent à plat. Le joyau restera donc bien sagement dans son écrin.

 

Internationals

Mousetrap

Écrit par

Quatrième album du groupe, « Mousetrap » débarque 6 ans après « Wonders Of The World ». Pour cet opus, le ska rituel du groupe a cédé le relais à des morceaux plus jazzy, interprétés par Lize Accoe, nouvelle chanteuse du groupe à la voix très soul, rappelant par certaines intonations celle d’Amy Winehouse, la puissance en moins.

Les nombreuses notes de piano viennent dès le premier titre confirmer le virage opéré vers une musique jazz et ce, jusqu'à la fin ; soit « Bouncer » et « Call Me(Off) », où l’instrument mêlé aux cuivres nous offre un dynamisme qui devrait donner un véritable show en live !

La plaque tournante de cet opus est sans doute le stimulant « Mousetrap », uniquement instrumental et revisitant tous les styles présents sur cet elpee ! Une chanson qui précède les très bons « Plainred » et « The Chubby » sur lesquels on regrette toutefois l’absence de voix.

Le reggae n’est pas pour autant totalement absent de cet opus, même s’il se fait surtout entendre sur les morceaux 100% instrumentaux ainsi que sur quelques titres chantés comme « Today », « Jungle’s gone » ; et si la voix de Lize Accoe vient ajouter une touche de féminité dans cet univers très masculin, elle ne permet pas pour autant de bouleverser les codes de ce genre et n’apporte pas grand-chose de nouveau.

Enfin, l’elpee « Mousetrap » représente peut-être pour le groupe une transition vers d’autres univers musicaux grâce à cette nouvelle chanteuse, surtout mise en valeur par la soul plutôt que le ska ou le reggae. Mais vu la diversité des chansons, le style n’est guère identifiable. Ce qui devrait cependant ouvrir à la formation, une voie vers un nouveau public.

 

Glenn Hughes

Live in Wolverhampton

Écrit par

La carrière de Glenn Hughes est déjà bien remplie. Agé de 60 balais, cet Anglais est bassiste mais surtout chanteur. Son premier succès, il l’a vécu au sein d’un trio de hard rock funkysant, baptisé Trapeze, un combo drivé par le guitariste Mel Galley. Son heure de gloire est arrivée en 1973, lorsqu’il est recruté par Deep Purple pour remplacer le bassiste Roger Glover. Il partage alors le chant avec David Coverdale. Son addiction à la cocaïne va lui rendre la vie difficile, pendant de nombreuses années.

Il a également participé à différentes expériences musicales, notamment en compagnie du guitariste Pat Thrall, chez Hughes/Thrall, Gary Moore au sein de G Force et s’est ouvert une courte parenthèse dans Black Sabbath, suite aux liens qui le lient au gratteur Tommy Iommi. Il a ensuite embrassé une carrière solo. Il a frôlé la mort à deux reprises à cause de sa cocaïnomanie. Depuis 2010, il milite au sein de Black Country Communion, en compagnie du jeune sixcordiste Joe Bonamassa ainsi que du drummer Jason Bonham, le fils du regretté John, préposé à la batterie chez Led Zeppelin! Cet elpee a été immortalisé ‘live’, chez lui à Wolverhampton, en juin 2009, avant donc qu’il n’entame son aventure Black Country Communion. Hughes a toujours joui d’une belle réputation de chanteur. Et pour cause sa voix puissante, éraillée, funkysante, est fortement influencée par les vocalistes issus de la northern soul, tant chez Tamla Motown que Stax.

Ce double opus (cd et dvd) réunit des morceaux interprétés au cours de deux shows différents, accordés au mois de juin. Sous-titrée “Full band show”, la première nuit se concentre sur sa carrière en solitaire et celle accomplie chez Deep Purple. Baptisée “You are the music – An evening of Trapeze” et empreinte de nostalgie, la seconde est consacrée à ses débuts opérés au sein de Trapeze.

Le premier volet s’ouvre par “Muscle and blood”. Il nous replonge à l’époque Hughes/Thrall. Ce morceau de hard rock posé, bluesy, funkysant, est balisé par les lignes de basse du leader, pendant que guitares et claviers le suivent à la trace! Le ton est donné. Les titres alignés opèrent dans le même registre. Y figurent même deux plages issues de “Burn” le 1er  elpee de Deep Purple auquel il avait participé, “What’s going on here” et “Mistreated”.

La soirée finale est chargée d’émotion. C’est la première fois qu’il réserve son répertoire à Trapeze. Ce soir, il dédie ce set à la mémoire de  Mel Galley, décédé le 1er juillet 200. Il était atteint d’un cancer. Cette plaque nous réserve une majorité de pistes extraites de “Medusa” et “You are the music, we are the band”. Notamment du premier. Dont l’inévitable “Touch my life”. Le trio s’y révèle brillant dans son interprétation, et nous réserve même des compos où se mêlent douceur, mélancolie et sens mélodique. A l’instar de “Jury”, “Seafull” et “Medusa”. Faut dire que le potentiel vocal de Glenn n’a pas été altéré. Fidèle à sa réputation, il chante naturellement, sans forcer. Un beau témoignage…

 

RM Hubbert

Thirteen Lost & Found

Écrit par

RM Hubbert est un guitariste écossais qui, jusqu’en 2005, opérait auprès de El Hombre Trajeado, une formation relativement inconnue chez nous. Cinq ans plus tard, il publie « First & Last », un premier LP marqué par la mort de ses parents et la dépression qui s’en est suivi. Aujourd’hui, le Glaswegien débarque sur le devant de la scène en s’entourant de nombreux confrères venu lui prêter main forte. On aperçoit dans la foule d’invités, Luke Sutherland (Mogwai), Aidan Moffat (Arab Strap), Alasdair Roberts, John Ferguson (The Apples In Stereo) ou encore Alex Kapranos (Franz Ferdinand), qui produit également la galette.

Malgré le casting trois étoiles, « Thirteen Lost & Found » n’est pas à mettre entre toutes les oreilles. Le Folk acoustique d’Hubbert est certes émouvant (« Gus Am Bris An Latha », « The False Bride »), beau (« Sandwalks ») et distinctif (« Sunbeam Melts The Hour ») mais difficile de s’en extirper sans idées noires. En 40 minutes, RM Hubbert te plombe l’ambiance comme pas deux. Certainement à l’image de l’homme lui-même, malgré lui. Une simple et infime touche de fantaisie aurait toutefois drastiquement changé la donne, mais comparé à « First & Last », « Thirteen Lost & Found » est un sacré pas en avant pour l’homme dont on ressent toute la passion à travers les cordes de guitare.

 

Ganglians

Still Living

Écrit par

Ganglians est de retour près de deux années après avoir publié « Monster Head Room », un premier disque Rock d’excellente facture mais manquant d’accessibilité. Les quatre gaillards de Sacramento ont depuis lors revu leurs ambitions à la baisse. Un travail sur eux-mêmes qui leur est fort profitable tant « Still Living », leur second LP, semble plus réfléchi que le prédécesseur. C’est principalement au niveau de la production que la différence entre les deux disques est palpable.

En invitant Robby Moncrieff (Dirty Projectors) à prendre place aux manettes, Ganglians s’est offert un emballage plus affriolant, une production bien léchée et des morceaux presque radiophoniques (« Jungle », « Faster », « The Toad »). Ils ne conservent du disque précédent qu’un certain psychédélisme appuyé par ces mêmes réverbérations qui parcouraient « Monster Head Room ». Le quatuor use et abuse de ces dernières mais celles-ci ont cependant l’avantage de servir les nouveaux morceaux à meilleur escient (« Evil Weave », « That’s What I Want »).

« Still Living », honnête amalgame entre un Surf Rock à la Wavves (« Faster »), un Folk à la Fleet Foxes (« California Cousins ») et une pop estivale à la Beach Boys (« Good Times »), souffre peut-être encore de quelques longueurs et d’une uniformité qui devient lassante après quelques écoutes. Allez, encore un petit effort et le troisième Ganglians sera peut-être celui que tout le monde s’arrachera…

 

Dirty Projectors + Björk

Mount Wittenberg Orca

Écrit par

En prenant connaissance de ce nouveau concept réunissant les New-Yorkais de Dirty Projectors et l’Isladaise Björk, des sentiments mitigés m’ont envahi. On connaît les talents des deux protagonistes, mais aussi leurs penchants pour l’expérimentation parfois abusive.

Ce projet a vu le jour lors d’un concert accordé à New-York, au cours duquel Björk et les natifs de Brooklyn ont décidé de collaborer. « Mount Wittenberg Orca », inspiré du nom d’une colline située dans un parc national, près de San Francisco, est un album conceptuel dont l’objectif premier est la défense de l’écologie. Les bénéfices engrangés iront d’ailleurs renflouer les caisses de la National Geographie Society.

Au-delà de ces desseins louables, l’opus ne recèle pas grand-chose d’intéressant, hormis un ensemble de cris perçants perpétrés par l’Islandaise et les demoiselles de Dirty Projectors. L’ensemble des morceaux a été écrit par le leader du groupe, David Longstreth. L’Américain ne s’est apparemment pas foulé. La musique est minimaliste et la ‘gente’ prend clairement le dessus sur l’ensemble. Autant dire que l’on décroche vite de l’elpee. Ou plutôt, il provoque rapidement la révulsion.

En résumé, il est préférable de faire l’impasse sur ce disque. Faites directement un don à une quelconque organisation militant pour la sauvegarde de l’environnement, ainsi vous ne cautionnerez pas ce déchet sonore…

 

The Craving Deer

Eye-shaped spots

Écrit par

Ce joli petit duo crée une bien jolie musique. Réunissant Rein Vanvinckenroye et Natalie De Man, cette entité bicéphale nous arrive sur le bout des pieds, essayant de déranger le moins possible, sans faire trop de vagues.

Le tandem s’est découvert en 2010 et a décidé illico d’accomplir un bout de chemin ensemble. Pour y parvenir, les deux musicos ont rempli un minibus de matériel d’enregistrement et ont rejoint le Sud de la France. Les Brousses, très exactement. Là, il faut croire que c’est le soleil du midi et l’indolence locale qui les ont pris dans leurs bras. Il est vrai que la région donne souvent envie de calme, repos et invite au farniente. C’est sans doute ce qui a influencé leurs goûts musicaux.

Leur premier CD sous le bras, ils rentrent au pays. Mais pas pour très longtemps car exactement un an plus tard, retour au pays de l’anisette pour y concocter un second elpee qu’ils nous présentent avec un léger décalage horaire…

Leur disque est entièrement tourné vers un blues/folk atypique. Loin des riffs de guitares et des rythmiques dignes de la meilleure veine blues, c’est plutôt du côté folk intimiste qu’il faut chercher et trouver The Craving Deer. Armés de guitares acoustiques et d’un harmonica assez convaincant, nos deux compères travaillent dans la simplicité, n’acceptant pour tout instrument supplémentaire, que leurs cordes vocales.

Le résultat est à la fois très agréable et original. Bien sûr, pas d’envolées ni de refrains accrocheurs, mais une manière de concocter de la musique à la fois douce et sensuelle.

Douze chansons toutes calquées sur le même rythme se partagent ce joli CD. Un disque qui s’écoute distraitement en sirotant un bon rosé entre amis sur la terrasse. Que demander de plus ? A la vôtre !

 

Bowerbirds

The Clearing

Écrit par

Ces drôles d’oiseaux venus de Caroline du Nord (Raleigh), ne peuvent décevoir. Depuis 2006, le duo a publié un Ep et trois albums. Tous excellents. Des œuvres sculptées dans un folk à la fois créatif et empreint de délicatesse, dont la dernière « The Clearing », vient de paraître.

Leur troisième opus a été enregistré au studio Abril Base, dans le Wisconsin, c’est-à-dire celui de Bon Iver. Et pour le concocter, le couple (à la ville comme à la scène, comme le veut la formule…) a reçu le concours de Mark Paulson au violon. Outre les vocaux qu’ils se partagent, Philip Moore se réserve la guitare et Beth Tacular l’accordéon.

« The Clearing » baigne au cœur d’une quiétude bucolique. Bowerbirds veut être en communion constante avec la nature. Pas étonnant qu’ils aient d’ailleurs choisi de se rendre au sein des quartiers de Justin Vernon, pour le réaliser. On ressent même l’influence du plus connu des bardes barbus, sur un titre comme « This Year ».

Le disque s’ouvre par le magnifique « Tuck the Darkness In », une compo parcourue par de délicates notes de piano. Mais le sommet de l’opus est atteint par « Overcome with Light », une chanson absolument remarquable.

Manifestement, la formation a pris de la bouteille. Une expérience consécutive aux épreuves traversées par le couple (hospitalisation et rupture). Une cure de maturité forcée qui semble bénéfique pour leur inspiration. La complexité des orchestrations et des arrangements ne nuisent pourtant pas au sens mélodique, toujours aussi aiguisé. Cordes et guitare électrique font ici bon ménage. Et puis la richesse de leurs harmonies vocales est intacte.

 

Page 354 sur 1252