L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Viagra Boys
Chroniques

The Patriotic Sunday

Actual Fiction

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Alors que le dernier album de Papier Tigre vient tout juste de tomber dans les bacs, l’infatigable Eric Pasquereau remet le couvert. Mais en solitaire. The Patriotic Sunday constitue son projet solo. Le Nantais y développe un folk-rock qui aurait pu sortir tout droit du Sud des States. Son math rock ? Il le réserve à Papier Tigre. Pour enregistrer ce long playing, il a quand même reçu la collaboration de quelques potes afin de gratter, assurer les percussions ou participer aux chœurs.

Dès les premiers accords, les influences sautent aux oreilles. Elles sont yankees. Et puisées essentiellement chez Pavement et Silver Jews. Le jeu de guitare est décousu et la voix de Pasquereau rappelle un peu celle de Malkmus. Néanmoins The Patriotic Sunday ne constitue pas une pâle copie de ces formations étasuniennes. En effet, le Français y ajoute sa patte ; et en l’occurrence ces ruptures rythmiques si caractéristiques. « Grey Hair » en est un bel exemple. « Actual Fiction » alterne titres rock et plus paisibles. Une plage sort pourtant de l’ordinaire : « Everyman’s Voice ». A cause du recours à la boîte à rythmes et au vocodeur.

Responsable de mélodies à la fois recherchées et entêtantes, Eric est un excellent songwriter. Que ce soit chez Papier Tigre ou The Patriotic Sunday, il le démontre parfaitement. Il parvient même à passer d’un style à l’autre, tout en ajoutant sa touche personnelle. Celle qui fait finalement, la différence.

 

Cate Le Bon

Cyrk

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Cate Le Bon est une Galloise pur-sang. Très manifestement fan du Velvet Underground, la jeune femme nous propose un « Cyrk » qui flirte sans complexe avec ses idoles. Un rapprochement d’autant plus évident que l’accent de la demoiselle exacerbe ce sentiment. Mais bien loin de déterrer le Velvet en dilettante, Cate Le Bon sert un hommage bien ficelé, renforcé d’un bon grain de folie, que cette dernière a certainement acquis auprès de son mentor, Gruff Rhys. Le plus bel exemple en est le morceau d’ouverture, « Falcon Eyed » qui résume à merveille ces deux facettes des compositions de Le Bon. Cette dernière récite ses textes d’un air faussement détaché et flegmatique servant à merveille des titres comme « Julia », « Puts Me To Work » ou « Fold The Cloth ». Un coup de cœur : « Through The Mill ». Une délicieuse ritournelle dont le seul défaut est de ne durer qu’un peu plus de trois minutes. La touche ‘repeat’ va souffrir.

Cate Le Bon sera en première partie de Perfume Genius aux Nuits Botanique le 16 mai. Et c’est malheureusement déjà complet.

 

Memoryhouse

The Years (Ep) (2)

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Carte postale aux tons sépia, “The Years” s’écoule avec nostalgie, alangui sur le sable du temps, comme absorbé par le souvenir de nos premiers émois adolescents.

Véritable bouffée d’air frais dans la moiteur d’un été qu’on imagine étouffant, les cinq titres ici présents n’annoncent pas pour autant la couleur de l’album « The Slideshow Effect ».

Car l’orage gronde au loin, et on s’en réjouit vraiment.

 

And Also The Trees

Hunter not the hunted

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En 2009, la formation insulaire And Also The Trees publiait “When the Rains come”, un album qui revisitait en version acoustique, quelques unes de ses meilleures compos. Il faut croire que cet exercice de style a dû marquer l’esprit du groupe, puisque sur leur dernier opus, « Hunter not the hunted », la trame acoustique est omniprésente. Elle domine même le plus souvent l’expression sonore. Enfin dominer est un grand mot ! En fait, on assiste, tout au long de l’œuvre, à une communion entre cordes acoustiques et électriques, comme seul Justin est capable de la célébrer. Et si le tempo est plus paisible, on est très souvent balayé par le flux et le reflux des différents climats sonores. Climats pourtant empreints de mystère et de mélancolie. Les drums sont amples, souples mais arides. A l’instar du morceau qui ouvre l’elpee, « Only », une compo ciselée par les cordes en picking, réminiscentes du flamenco. Et puis tout au long de « The woman on the estuary », dont la douceur contraste avec l’agitation rythmique. Enfin, sur « Angel, devil, man and beast » ainsi que « What’s lost finds », deux plages caractérisées par deux tempos différents, l’un plus lent, l’autre plus allègre. La voix de Simon est grave, souvent déclamatoire, théâtrale même, mais aussi quelque peu désabusée et ténébreuse. Les lyrics sont poétiques. Ils traitent le plus souvent des tourments au sein desquels est plongée l’âme humaine. Quant aux accents de basse dispensés par Ian Jenkins, ils se révèlent le plus souvent discrets et efficaces, mais aussi aventureux et judicieux (les très AATT « Rip ridge » et « The floating man », ce dernier hanté par un harmonica spectral, deux pistes qui figurent en fin de parcours). Instrumentalement, on épinglera encore un peu de mélodica sur le titre maître, du dulcimer que se réserve Emer Brizzolara (NDR : notamment sur la chanson cabaret « Bloodline ») ainsi qu’un interlude électro-post-indus (« Black handled knife »).

And Also The Trees viendra défendre ce superbe onzième album, sur les planches du Magasin 4, ce jeudi 17 mai 2012…

Dominique A

Vers les lueurs

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En 1966, les Beatles enregistraient le célèbre « Eleanor Rigby » en compagnie d’un quatuor à cordes. Un type de collaboration qui allait ouvrir de nouveaux horizons à de multiples groupes ou artistes, pop, rock ou autres. Par contre, le concours d’un quintet d’instruments à vent, c’est plus rare. Dominique A s’est donc servi de cette formule, pour concocter son 10ème opus. Enfin, pas seulement, puisqu’il a toujours reçu le soutien de son fidèle backing band. Enfin, il ne faut pas négliger le rôle des arrangements réalisés, par son vieux complice, David Euverte, ainsi que la présence plus significative du piano.

Dans l’univers de la ‘bonne’ chanson française, depuis le décès de Bashung, il n’existe plus guère de valeur confirmée vivante. H-F Thiefaine, Jean-Louis Murat et Dominique A sont certainement les derniers des Mohicans. La nouvelle scène existe pourtant ; elle est même en plein ébullition au sein de l’Hexagone ; mais les médias ‘populaires’ ignorent la plupart des artistes qui y militent. Demandez donc à un auditeur lambda qui n’écoute que des stations de radios françaises à ‘grande audience’, s’il connaît les trois fleurons susvisés ou même s’il en a déjà entendu parler. Serait-ce parce que ce trio puise une partie de son inspiration musicale, dans la pop et le rock ? La question mérite d’être posée. Ou alors parce que le système continue ou se contente de protéger le vase clos et lucratif des ‘variétés’, outre Quiévrain ? C’est plus que probable…

Votre serviteur avait un jour écrit que Dominique A était l’héritier naturel de Léo Ferré. A cause de sa voix. Et puis de la poésie de ses textes. Poésie qui peut se révéler autant visionnaire, intimiste qu’engagée. Esotérique aussi. La lumière c’est aussi le thème central de son œuvre. Il l’a d’ailleurs intitulée « Vers les lueurs ». Et la plupart des titres de cet opus s’y réfèrent. L’être humain est en recherche perpétuelle de lumière. Il est angoissé quand elle manque (« Parfois j’entends des cris »). La lumière, c’est la vie, l’espoir (« Quelques lumières ») et l’amour. La vie après la mort, aussi. Un sujet que le natif de Provins n’aborde cependant pas. Par contre, il nous réserve des prophéties apocalyptiques. «  La possession » tout d’abord. Description d’un ‘Déluge’ moderne. « Le convoi » ensuite. Une plage de 10’ qui nous conduit vers une très hypothétique ‘Terre promise’. Très hypothétique, car elle évoque plus que probablement la déportation des juifs, vers les camps d'extermination, au cours de la seconde guerre mondiale…

La rencontre entre les instruments à vent (flûte, clarinette, basson, hautbois, cor anglais, saxophone), basiques, et les ivoires est plutôt réussie. Parfois l’aspect rock est plus présent. A l’instar de « Close West », dont l’intensité électrique peut évoquer Noir Désir. Mais en général, l’instrumentation est parfaitement équilibrée…

Au plus j’écoute cet elpee, au plus je l’apprécie, mais aussi au plus je lui découvre des vertus cachées. Je ne suis pourtant pas encore parvenu à toutes les décrypter. Ce sera un travail de longue haleine ! Mais il était essentiel de rédiger cette chronique, Dominique A se produisant au Cirque Royal, ce vendredi 11 mai 2012, en compagnie de l’ensemble de cette nouvelle équipe, dans le cadre des Nuits Botanique…

Simon Scott

Bunny

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Sombre film dont ce disque se fait l’écho. Film fantasmagorique, né dans l’imaginaire de Simon Scott, ex-Slowdive dont l’entité Shoegaze aurait été absorbée par d’inquiétantes créatures et régurgité dans une giclée électrique, suave et fichtrement exaltante.

Quelques vagues réminiscences du son d’hier (« Radiances » en tête de proue), mais surtout une ambiance glauque qui s’accroche magnifiquement au navire qui tangue dans cette tempête électrostatique.

Au milieu des parasites d’un vieux téléviseur à tube, sous les néons tremblotants d’une station pétrole abandonnée dans le désert, sous le vent mauvais d’un orage cosmique ou au cœur de l’apesanteur crépusculaire d’un monde parallèle, chaque titre renvoie à de dizaines d’images que William Burroughs semblerait dessiner mentalement.

 

Real Estate

Days

Écrit par

La bande son parfaite de vos balades au bord de la plage ou de votre road trip sous un soleil ardent ? Ne cherchez pas plus loin que le fantastique « Days » de Real Estate. Publié l’an dernier, mais débarqué tardivement chez Musiczine, le second LP de cette formation originaire de New Jersey est l’un des coups de cœur 2011 de votre serviteur. Un disque pop simple mais raffiné, invitant l’auditeur à se prélasser, la tête complètement plongée dans ses rêveries.

L’air de rien, Real Estate est l’un de ces ‘supergroupes’, puisque composé de quatre membres militant dans des formations telles que Titus Andronicus, Ducktails ou Predator Vision. Mais radicalement différent des genres distillés par leurs projets initiaux, Real Estate condense tout ce que l’on peut attendre d’un groupe pop. Des mélodies cristallines et entêtantes, des voix vaporeuses, des textes et une attitude d’un optimisme à toute épreuve. Le travail de production est, quant à lui, impeccable. Moins lo-fi que le disque éponyme qui l’a précédé en 2009, « Days » laisse derrière lui un doux parfum d’apaisement à chaque écoute. 41 minutes de pur bonheur pour les oreilles et l’esprit.

 

Porcelain Raft

Strange Weekend

Écrit par

Lentement mais sûrement, Mauro Remiddi, alias Porcelain Raft, gagne du terrain. L’Italien installé à Williamsburg (New York), a accompagné M83 sur le premier pan de sa tournée européenne et publie aujourd’hui un premier LP, entre Dream Pop, Shoegaze et Chillwave. Le musicien aime les réverbérations et en use sans complexe sur son « Strange Weekend ». Sans égaler le brio d’autres artistes qui tâtent le même terrain que lui (Beach House, Youth Lagoon, pour ne citer qu’eux), Porcelain Raft fait également la part belle aux années 80, tout en évitant de tomber dans le cliché du projet aux grandes ambitions et à la folle envie de revitaliser, sans idées ni inspiration, le revival 80s.

L’élément qui permet à Remiddi de se distinguer des autres projets du même calibre, c’est sa voix. Une voix androgyne qui s’adapte à merveille aux atmosphères mélodiques parcourant ce « Strange Weekend ». Précédé par l’entêtante ritournelle « Unless You Speak From The Heart », la première œuvre de Porcelain Raft est de celle dont le libellé ‘Dream Pop’ est largement justifié. Fermez les yeux, ouvrez les oreilles.

Porcelain Raft sera en concert le 16 mai au DOK de Gand avant d’assurer la première partie de Beach House (évidemment… !) le 25 mai à Courtrai (De Kreun).

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