Fence n’en a rien à foutre…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Biohazard 8/8/26
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Chroniques

Beth Jeans Houghton

Yours Truly, Cellophane Nose

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Pour se laisser convaincre par Beth Jeans Houghton et ses Hooves of Destiny, un seul titre suffit. « Dodecahedron » dans les écouteurs, et toutes les oreilles se tournent vers la demoiselle. A 22 ans, la petite Anglaise a le charisme des grandes et une voix caméléon irrésistible. « Yours Truly, Cellophane Nose », guillemets inclus, est le premier chapitre d’une saga mystérieuse où pop, folk et opéra s’entremêlent comme si les trois genres y étaient destinés depuis toujours. De cette fusion sont nés dix morceaux riches et élégants. L’univers classieux des compositions signées Beth Jeans Houghton épouse à la perfection les harmonies véhiculées par les quatre membres de son backing band.

La demoiselle originaire de Newcastle a frappé fort en mai 2011 en publiant le vaporeux « Dodecahedron » comme mise ne bouche. Près d’un an plus tard, elle tient les promesses d’un titre qui visait déjà haut. En témoigne « Liliputt », un second single assez représentatif du reste de « Yours Truly, Cellophane Nose » et au sein duquel elle s’exclame ‘I’m Not Done With You Yet’. On espère bien. Un premier LP tout en classe et en finesse qui ne souffre qu’un seul défaut : sa durée. 34 minutes après nous avoir plongés dans son pays des merveilles, Beth Jeans Houghton invite ses Hooves of Destiny à nous flanquer à la porte de son microcosme d’un bon coup de pied punk, en la forme d’un morceau caché. Pour nous accueillir encore plus chaleureusement la prochaine fois ?

Live : au Witloof Bar du Botanique ce 30/03.

Playboy’s Bend

Needs (single)

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Monde enfantin sous ecstasy électronique, l’univers du Liégeois Xavier Gazon se traduit par un voyage entre candeur et New Wave synthétique.

Au-delà d’un second degré plus qu’évident, la qualité reste le principal atout de ses compositions, au travers de ses différents projets.

« Needs » et son gimmick dansant, irrésistible appel au dancefloor, et « Caroline » intrigante plongée dans les fantasmes d’une poupée, composent donc cette sortie annonçant l’album à venir.

Deux orientations mais une homogénéité bien présente, qui ouvrent les portes d’un monde bien personnel qu’on a hâte de visiter plus en profondeur.

Triturant les puces de différents jouets, ce génie touche-à-tout réussit l’exploit de créer une musique éminemment ludique et addictive à la fois.

On en redemande.

 

Mother’s Army

The Complete Discography

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Le vocaliste italien Joe Lynn Turner est connu essentiellement pour son travail opéré chez Rainbow. Il y avait succédé à RJ Dio. Il s’est également forgé une belle notoriété en opérant diverses collaborations ; et notamment en compagnie de Yngwee Malmsteen.

Mothers’Army est un ce ses nombreux projets. Autour du chanteur, on ne retrouve que de vieilles connaissances. Bob Daysley, Carmine Appice, Ansley Dunbar, Jeff Watson. Les trois albums du combo de power rock metal ne sont pas simples à  dénicher. La sortie de ce coffret trois Cd’s, en forme d’intégrale ne pouvait donc mieux tomber. Un premier album a vu le jour en 1993 déjà, avec un son hard racé et toujours d’excellentes performances du Sieur Turner. Certains titres plus soft, caractérisés par la présence d’un harmonica, s’éloignent des stéréotypes du genre.

Il faudra attendre 97 avant que ne sorte « Planet Erath », une petite déception pour un combo qui s’oriente vers un rock nettement moins inspiré. Heureusement, « Fire on The Moon » rectifie le tir un an plus tard et nous offre une succession de compos cinq étoiles, formidablement habillée d’un son puissant mais toujours clair. Ce n’est pas ce que Turner a pu enregistrer de meilleur, mais je recommanderai ce coffret aux adeptes de Whitesnake, Rainbow et Deep Purple.

 

Connan Mockasin

Faking Jazz Together (Ep)

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Votre serviteur n’est, en général, pas très friand de remixes. Ces exercices de style n’apportent le plus souvent, pas grand-chose de plus, à la version originale. Il y a des exceptions, mais elles ne sont pas légion. En fait, plutôt que d’être remixés, certains albums mériteraient une totale remise en forme. La nuance est subtile, mais elle établit une différence fondamentale entre production et bidouillage. Le bidouillage n’a le plus souvent qu’un seul objectif : faire danser sur les nightfloors.

« Faking jazz Together » est incontestablement la meilleure plage issue du tour premier elpee de Connan Mockasin, « Forever Dolphin Love », un superbe opus publié par le Néo-Zélandais, l’an dernier. Cette piste fait aujourd’hui l’objet d’un Ep trois titres.

La première piste est une version ‘extended’ du morceau originel. Rien de révolutionnaire à l’horizon ! La seconde a été retravaillée par Michael Mayer. Et elle correspond parfaitement à ce qu’on attend d’une compo destinée à une piste de danse. Enfin pour la troisième, c’est Tom Furse, le bassiste de The Horrors, qui est derrière les manettes. L’adaptation est apparemment plus cool, mais l’apport de percus et de rythmiques confère au morceau un aspect plus tribal, presque hypnotique.

Connan Mockasin se produira ce lundi 26 octobre à l’Orangerie du Botanique, et reviendra le 19 mai au Cirque Royal, afin d’épauler Charlotte Gainsbourg, dans le cadre des Nuits Botanique.

 

Lonely Drifter Karen

Poles

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Le plus Européen des trios s’est donc fixé à Bruxelles pour écrire ses deux derniers albums. Quoi de plus normal, puisqu’il s’agit de la capitale du Vieux Continent. L’Autrichienne Tanja Frinta, l’Espagnol Marc Melia et le Français Clément Marion (qui a remplacé l’Italien Georgio Menosi) ont en effet décidé de donner une suite à leur aventure entamée en 2008, sous le patronyme de Lonely Drifter Karen, un nom inspiré du film ‘Les Idiots’ du fantasque réalisateur danois Lars Von Trier, en publiant un troisième opus, intitulé « Poles »

A l’instar de ses deux précédents elpees, l’expression sonore de L.D.K. est issue de la rencontre entre pop et folk, mais un folk au sens large du terme, s’ouvrant également et surtout aux musiques de l’Est. La voix de Tanja est toujours aussi puissante. Le ton constamment allègre. Les synthés et les percussions électroniques sont judicieusement dispensés. Mais dans l’ensemble, les compos de cette œuvre, quoique jamais désagréables à écouter, manquent de mélodies imparables. Si bien qu’il est parfois bien difficile de nous extraire d’un certain ennui. D’autant plus que la mise en forme est un peu trop polie pour ne pas dire trop propre. Heureusement, l’une ou l’autre compo nous rappelle quand même que l’Euro-trio ne manque pas de talent. A l’instar du plus pop, rafraîchissant et entraînant, « Comet », qui aurait pu figurer dans le répertoire d’une Cindy Lauper indie !

Lonely Drifter Karen se produira ce 10 mai, au Dok Arena de Gand.

 

Jester At Work

Magellano

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A peine un an après la sortie de « Lo-Fi, Back to Tape », l’Italien Antonio Vitale –alias Jester at Work– s’est déjà remis au travail et prouve par la même occasion qu’il a opté pour le bon patronyme… « Magellano » a été composé à proximité d’un port, et les bateaux avaient  probablement pour destination l’Amérique, car tout chez Jester respire les States, de sa voix goudronnée à ses divagations blues acoustiques. L’homme fait imparablement penser à un Admiral Freebee italien ou à un Johnny Cash qui serait né et aurait vécu à Pescara ! « Magellano » regorge de pépites, élaborées dans l’esprit proche de l’illustre explorateur. Les plus belles ? Le très court « Little Sad Song » et le féroce « Estacion 14 ». A découvrir absolument !

 

Hooded Fang

Tosta Mista

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Vous n’avez jamais entendu parler de cette formation canadienne ? Pas grave, leur notoriété ne saurait tarder. Et pour cause, ce deuxième album est une véritable bouffée d’air frais qui balaie la sphère rock contemporaine. Un peu comme les Strokes avait fait, il y a quelques années. Hooded Fang remet au goût du jour le rock garage des 60’s. Les morceaux sont accrocheurs. Opérée par le groupe, la mise en forme semble bâclée. Pourtant, il n’en est rien. En fait, elle est destinée à entretenir un climat vintage. Cristallins, les riffs de guitares se glissent entre les nappes d’orgue. La ligne de basse est caoutchouteuse. Entraînante, la voix de Daniel Lee est régulièrement soutenue de chœurs.

Même s’il ne dure à peine que 23 minutes, ce disque aurait dû sortir en vinyle, un matériau qui correspond parfaitement à ce type de musique, qui doit encore susciter chez vos parents, une certaine nostalgie. Une belle excuse pour autoriser les enfants à aller fouiller dans la vinylothèque de leurs ascendants, afin d’y découvrir des trésors cachés et avant-gardistes…

 

Dry The River

Shallow Bed

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Les Londoniens de Dry the River, sorte de Mumford & Sons 2012, publient leur premier LP, « Shallow Bed » et tout le monde s’emballe. Ou presque. Il y a certes de l’ambition dans cette première œuvre acclamée de toutes parts, mais il y a du bon comme du tout pourri là-dedans. Pour apprécier pleinement les capsules pop-rock du quintet, il est clairement indispensable d’adhérer aux vocalises de Peter Liddle. La voix du chanteur est de celles qu’il est assez facile de détester. Surtout lorsque celle-ci devient larmoyante ou s’essaie à des envolées lyriques appuyées, comme sur le single « No Rest » ou « New Ceremony », un morceau qui aurait aussi bien pu être gravé sur un disque de The Killers.

« Shallow Bed » n’est en fait jamais aussi bon que lorsque les cinq Londoniens proposent des compos tout en retenue. A ce titre, le trio final « Shaker Hymn », « Weights & Measures » et « Lion’s Den » font la nique à tous les morceaux précédents. Et largement. La première œuvre de Dry The River réussit à parfaitement amalgamer finesse et polissage. Si bien que la formation finira quoi qu’il en soit sur les plus grands podiums, tôt ou tard. D’autant que les petits gars peuvent se targuer d’avoir été nominés dans l’infaillible liste ‘Sound Of 2012’ de la BBC. A suivre, peut-être…

 

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