L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Chroniques

Cherry Overdrive

Go Prime Time. Honey !

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L’album « Smokerings » du combo danois Fuzz Manta figurait en très bonne place dans le top 10 des albums préférés de l’année 2009 de votre serviteur. Le charme psychédélique de Lene Kjær Hvillum, la vocaliste, n’y était probablement pas étranger. Impossible de résister à cette voix chaude et puissante évoquant le spectre d’une certaine Janis Joplin. Ce qui ne gâche rien, la voix en question se mariait à la perfection à des compositions solides mélangeant doom métal, stoner rock et hard rock seventies.

Lene Kjær Hvillum est un personnage à plusieurs visages. Hippie enfumée chez Fuzz Manta, la jolie tatouée défend aussi les couleurs du ‘garage rock au féminin’ au sein d’un quatuor déjanté baptisé Cherry Overdrive. Le combo, formé à Copenhague en 2003, publie son second elpee, « Go Prime Time. Honey ! », sur le label suédois Heptown Records.

Bien que le style musical évolue à cent lieues de du métal ‘Peace & Love’ de Fuzz Manta, la voix de la belle fait toujours vaciller mon cœur de rocker. Chez Cherry Overdrive, Lene cumule les fonctions de vocaliste et de guitariste rythmique. Soutenue par trois autres sirènes (Cecilia Cresso à la guitare lead, Karen Gudiksen à la basse et Maria Juntunen à la batterie), elle dispense un garage rock gentillet inspiré par le rock’n’roll psychédélique des sixties et par les premiers ébats du punk.

Malgré quelques guitares un peu grasses, le rock des quatre Danoises est un peu trop propre pour mériter pleinement l’appellation ‘garage’. Quelques titres sympathiques (« Shut ‘Em Up ! », « Little Lady » et « Black Beetles ») sont enrichis d’une touche d’orgue qui accentue encore l’effet ‘sixties’. Les chœurs féminins dégagent parfois une atmosphère un peu trop ‘easy listening’ qui, à la longue, a tendance à tuer l’énergie de la plaque. On retrouve malgré tout quelques titres décapants tels que « Count On Me », « M.A.R.I.O. » ou « Sold Out ».

« Go Prime Time. Honey ! » aurait probablement été transcendant s’il avait été un peu plus ‘sale’. Certaines musiques n’ont pas besoin d’une production trop léchée. Un disque sympathique cependant.

Grady Champion

Back in Mississippi Live at the 930 Blues Café

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Originaire de Canton, dans le Mississippi, Grady est un jeune chanteur/harmoniciste de blues. Et pour cause, il n’affiche que 41 balais. Il est souvent comparé –et c'est certainement un compliment– au légendaire Sonny Boy Williamson. Avant de contracter le virus du blues, il militait comme rappeur sous le patronyme de McGold. Un changement radical qui a coïncidé avec son déménagement sous le soleil radieux de Miami.

Ses débuts discographiques remontent à 1998. Il avait alors publié "Goin' back home" sur son label, Grady Shady, puis l'année suivante, "Payin' for my sins" et en 2001, "2 days short of a week", ces deux derniers chez Shanachie. Après une longue période de silence, période au cours de laquelle il est retourné sur sa terre originelle, il nous propose enfin un nouvel opus. Un disque live immortalisé le 7 juillet 2007. Et il faut croire qu’un deuxième long playing enregistré en public devrait suivre, puisqu’il a remis le couvert ce 6 novembre dernier. Au Skipper's Smokehouse de Tampa, en Floride.

Mais revenons au set accordé à Jackson, dans le Mississippi. La troupe est sur la scène du 930 Blues Café. Grady est entouré de ses musiciens : le pianiste Calvin Wilson, le drummer Frank White, le bassiste Marquis (NDR : c’est son fils !) et pour invité de circonstance, son ami guitariste Eddie Cotton Jr, également un citoyen issu du Mississippi!

Dès les premières notes d’"I'm ready", une compo notoire, on se rend compte que Grady est un fameux entertainer. Il sait mettre l'ambiance sur les planches. Une compo plutôt funky, au cours de laquelle tous les instruments s'emboîtent parfaitement. Notre Champion est sur sa rampe de lancement. Il se révèle excellent chanteur, shouter même. Et lorsqu’il se libère à l’harmonica, il fait vraiment la différence. Sans transition, tout ce beau monde attaque un medley issu de la plume de Jimmy Reed, "Baby what you want me to do" et "Bright lights". Le r&b "You got some explaining to do" et le funkysant "1-800-Blue love" sont des compos de bonne facture, qui font monter la température de quelques degrés. Calvin Wilson est très en verve derrière l'orgue Hammond B3. Grady chante son "Policeman blues", une plage très soul blues. Sa voix passe bien pour ce type de compo, bien plus délicate à maîtriser ; il est même rejoint, un peu plus loin, par le rappeur Jacktown Swiff. Lors de sa version participative de "Spoonful", sa voix lorgne étrangement du côté du grand Howlin' Wolf. Signé Curtis Jones, "Lonesome bedroom blues" est le long slow blues de circonstance. C’est également le sommet de ce concert. Une plage à la fois brûlante et chargée d'émotion. Cotton Jr sort enfin de sa réserve et son intervention à la gratte est de très haut calibre. Le tempo demeure indolent mais Grady manifeste un sens certain du tragique pour chanter "Love and memories", d’un timbre oscillant entre Buddy Guy et Rod Stewart. Les musiciens remettent alors la pression et rappellent les danseurs sur la piste pour aligner le "Why I sing the blues" de BB King, "Wine and women" et un "Brother, brother" aux accents southern rock. La fin du show est empreinte d’une grande sérénité. Tout d’abord lors d’une bien jolie ballade intitulée "I'm yours", puis "Blues on Christmas", un morceau pas vraiment de circonstance pour cet été 2007.

Cellophane Suckers

One In A Zoo

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Derrière l’intriguant patronyme Cellophane Suckers se cache un groupe rock allemand, originaire de la région de Cologne. Le quintet est actif depuis 1993 et publie son sixième album, « One In A Zoo », sur le label High Noon Records (NDR : distribué chez nous par Sonic RendezVous.)

Cellophane Suckers est typiquement le genre de combo qu’il faut avoir vu en concert pour en apprécier pleinement la musique. On sent très bien l’énorme potentiel scénique qui ce cache sous ces titres rock énergiques, mais parfois un peu convenus.

Sur disque, la musique des Suckers évoque beaucoup (un peu trop) le rock’n’roll des Rolling Stones (NDR : dont ils reprennent d’ailleurs le morceau « Jivin’ Sister Fanny »). Certains titres, toutefois, se lancent dans des incursions musclées sur les territoires du punk et du garage rock. On pense alors aux Norvégiens de Turbonegro et même parfois même aux Suédois d’Hellacopters. Quelques interventions d’un orgue apportent, de temps à autre, un très agréable côté vintage aux compositions.

Au final, en faisant abstraction de certaines influences un peu trop envahissantes, on passe un très bon moment à l’écoute de « One In A Zoo ».

‘It’s Only Rock’n’Roll, but I like it’, comme disaient les Stones.

BugGirl

Dirt in the Skirt

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Formé en 2004 par le batteur Clinton Spence et sa furie de frangine Amber (guitare et voix), BugGirl est un combo australien pratiquant un hard rock n’roll bluesy plutôt basique, une expression sonore largement inspirée de qui vous savez. Le duo d’enfer a sillonné, au cours des dernières années, la plupart des clubs du sud et du nord du pays, s’arrêtant même à quatre reprises dans le Tournaisis (Au Phare, à Esquelmes, à la Fête de la Musique…)

Si les deux premiers opus de la formation (« Looming Shadows » et « Rock n’roll Hell) sont passés relativement inaperçus, en dépit d’une énergie aussi redoutable qu’efficace, gageons que les choses vont enfin changer grâce à ce « Dirt in the Skirt » qui bénéficie d’une bonne promo. Sur scène, la fratrie, aussi déjantée que minimaliste, booste son hard rock carré à l’aide d’un kit de batterie à peine plus volumineux que celui des Stray Cats et une copie Les Paul branchée sur deux Marschall JCM800. Et la machine n’a pas son pareil pour dynamiser son public graisseux et adepte du headbanging. D’évidence, BugGirl est loin d’avoir inventé la roue et cette troisième livraison n’est ni moins bonne, ni supérieure, aux productions de 2004 et 2009. Les dix nouveaux titres sont bons, mais ne parviennent jamais à capturer pleinement l’essence du combo. Cette énergie quasi animale dont il fait toujours preuve en live renvoie carrément aux sources d’un rock dont les piliers répondent aux patronymes d’Angel City, de Rose Tatoo et de qui vous savez. Il faut dire qu’Amber ne fait rien pour atténuer la filiation avec ses vieux compatriotes ; sa voix éraillée et ses riffs empruntés aux brothers Young en sont d’ailleurs les plus parfaites manifestations.

Côté textes, BugGirl ne se creuse pas les méninges comme le démontre les « Faster n’Faster », « Rock your City » et autre « Fat and Greasy ». Bref, absolument rien de nouveau sous le soleil de Sydney. C’est fun et ça dégage. Point barre.

Il s’agira néanmoins d’ajouter un ‘S’ au nom du groupe sur le livret du prochain elpee. Depuis peu, Amber n’arpente plus la scène de gauche à droite comme une enragée ; car il faut laisser un minimum d’espace vital à une bassiste dont on se demande si elle parviendra un jour à suivre le rythme échevelé des tournées interminables entreprises par le désormais trio. Il ne s’accorde que très peu de répit. Un petit clic sur sa page MySpace vous laissera sans voix. BugGirl aura bien mérité sa place dans le Guinness book ! Hallucinant.

 

Brokken Roses

Dick Reverse

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Brokken Roses est le side-project de Pierre ‘Pit Samprass’, le chanteur/guitariste du combo français Burning Heads. L’aventure Brokken Roses démarre lorsque le keupon orléanais se découvre une passion commune pour le stoner rock avec Nico du groupe punk-noise Gravity Slaves. L’envie de riffs plombés démange les deux six-cordistes. Ils recrutent Dude, un autre Gravity Slave pour titiller les quatre dernières cordes disponibles et Lolux (Brigitte Pop, Art.64) pour mener tout le monde à la baguette. Quelques mois suffisent au quatuor pour mettre en boîte une galette grasse et fumante inspirée par Fu Manchu, Kyuss et Queens Of The Stone Age.

Passons rapidement sur le titre de la plaque et son jeu de mots franco-anglais à deux balles. Pas sûr qu’il puisse être compris hors de France (ou de Belgique francophone). Contrairement à l’humour, la musique elle ne connait pas de frontières linguistiques. Et de ce point de vue, « Dick Reverse » pourrait probablement donner la banane aux fans de stoner du monde entier.

Du stoner donc, inspiré de Kyuss, de Fu Manchu et des QOTSA. C’est la bio qui le dit. Inspiré d’accord, mais certainement pas copié ! Car ces ‘Roses Brisées d’Orléans’ poussent le vice jusqu'à interpréter le stoner à leur propre manière, en y incorporant des éléments tout à fait inédits. Comme ce « Ain't Got Love », par exemple, dont le style évoque aussi bien le désert rock de Kyuss que le swing délirant dont abusait David Lee Roth sur ses reprises de « Just a Gigolo » ou « That’s Life ». D’autre titres (« Do You Really Love », « Life Can Be Good », « Brokken Been », …), par contre, incorporent une bonne ration d’énergie punk à la lourdeur psychédélique de leur stoner. Le blues, aussi, opère quelques incursions bienvenues sur « Brain In a Box » ou « The Devil », par exemple. Plutôt atypique aussi cette surprenante reprise du « Kids In America » de Kim Wilde qui n’a vraiment aucun mal à détrôner la navrante version originale.

« Dick Riverse » est un album original et inspiré. Presque un OVNI dans ce style musical qui a parfois un peu tendance à se mordre la queue. Dommage que les Brokken Roses n’aient pas été aussi inspirés pour choisir un titre adéquat à leur chef-d’œuvre.

 

British Sea Power

Valhalla Dancehall

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Depuis 2003, c'est-à-dire la sortie de son premier  album (« The Decline of British Sea Power »), l’armada British Sea Power s’est progressivement imposée comme une valeur sûre de la scène musicale issue de Brighton. Ces 5 amis d’enfance composent un rock indépendant, dans le sens le plus libre du terme ; en outre ils sont responsables de prestations scéniques loufoques et improvisées, doublées d’une grande maîtrise technique. Ils ont d’ailleurs rapidement impressionnées Geoff Travis, le boss de Rough Trade, qui les a signés dès leurs débuts… ‘Le Déclin de British Sea Power’ serait-il, cependant, un titre prémonitoire ? Pas que la solution sonore soit devenue de mauvaise facture, mais elle ne parvient plus à atteindre les sommets rencontrés à leurs débuts. Tout en demeurant, néanmoins, d’excellente qualité. La formation possède, en tout cas un sens de l’autodérision particulièrement aigu. L’humour bien british, en quelque sorte…

« Valhalla Dancehall » constitue déjà le cinquième opus du quintet anglais. Le titre augurerait-il des réminiscences jamaïcaines ? Leur rock épique à tendance psyché aurait-il cédé le relais à une expression sonore teintée de sonorités exotiques ? Pas vraiment. La formule n’a d’ailleurs guère changé, même si l’ensemble se révèle moins expérimental qu’à l’origine.

L’opus s’ouvre par « Who’s In Control », le single imparable et abrasif. Ne croyez cependant pas que BSP a décidé de se mesurer aux charts. Ce serait mal connaître les lads. Bien sûr, certaine plages seraient très susceptibles de faire des ravages au cœur de stades ; à l’instar des très sucrés « Living Is So Easy » et « Observe the Skies », deux compos hantées par l’esprit de Blur, ainsi que « We Are Sound », une compo qui lorgne carrément vers les Killers, même si elle est moins convaincante. Le combo n’est pas vraiment friand de ballades. Pourtant, il s’en sort honorablement sur « Georgie Ray » et « Luna ». A contrario, il passe complètement à travers sur le trop long et trop mou « Baby ». Dispensable ! Perso, je préfère le band, quand il lâche ses guitares fuzzy. A cet instant les lyrics ténébreux de Yan font mouche. Et je pense tout particulièrement à l’énervé « Stune Null » ou au magnifique « Mongk II » (la suite de « Mongk » issu de l’Ep « Duets »). Les festivités s’arrêtent malheureusement ici. Car le reste de l’elpee me semble bâclé. Et « Thin Black Sail », trempé dans le psyché-punk ainsi que l’ennuyeux « Once More Now », un morceau de 11 minutes, en sont de parfaits exemples ! Heureusement les textes demeurent soignés de bout en bout.

Une petite déception donc. Et une invitation à redresser la barre, en même temps. Car, vu leur potentiel, j’aspire à retrouver ce joyau de la musique insulaire, au sommet de son art. J’invite d’ailleurs l’Albion à choyer leur British Sea Power, car il possède toujours bien plus de caractère que la plupart des formations contemporaines.

Astrolites

Play For Keeps

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Selon une étude réalisée sur un sujet mâle caucasien quarantenaire, « Play For Keeps », la nouvelle pastille argentée issue des laboratoires Astrolites pourrait révolutionner le monde de la médecine. Utilisée à des fins thérapeutiques, elle pourrait, en effet, réduire le stress et combattre l’anxiété.

Résumé du déroulement de l’étude :

Le sujet (NDR : que par respect du secret médical nous désignerons par les initiales ‘MS’), est placé dans une situation de stress intense : un embouteillage de rentrée, direction la capitale. Deux heures d’anxiété, coincé entre une blonde se poudrant le nez face au rétroviseur d’une Golf couleur vert caca d’oie, au lieu d’avancer en même temps que les autres, et un poids-lourd aussi nauséabond qu’imposant. Le genre de situation qui d’ordinaire cause chez MS une forte irritation, une poussée d’urticaire, un retour du psoriasis, une furieuse envie d’écraser le klaxon et une propension déraisonnable à inviter ses voisins de file à ‘aller se faire titiller le fondement par un partenaire du même sexe’.

En lieu et place des habituelles ‘info-trafic’ et autres ‘nouvelles de notre Belgique en voie de scission’, il a été demandé au sujet d’insérer dans son lecteur Cd le nouvel album d’Astrolites.

L’effet est immédiat. Le sujet se détend, essuie le filet de bave ruisselante du bord de ses lèvres, troque le rictus satanique qui déformait son visage mal rasé pour un sourire sympathique et jovial. Le broyage du klaxon est délaissé au profit d’un léger tapotement du volant. Quant à l’habituel ‘Va te faire enc… ‘ il est remplacé par un joli ‘ouap dou ouap’. Le calme et la sérénité sont revenus. MS se surprend même à laisser le passage à un chauffard, le plaignant au passage de ne pas bénéficier de l’efficace traitement musical des Astrolites.  Seule pointe de stress, à la fin du treizième titre, entre la dernière note de « Nothing Last Forever » et le moment où il faut ré-appuyer sur la touche ‘play’ du lecteur pour reprendre une seconde dose du traitement

Astrolites n’est pas un laboratoire pharmaceutique. C’est un trio suédois pratiquant le ‘High-Speed Rockabilly’. Un style musical dont il se targue de détenir le brevet et aurait pour ingrédients (si l’on en croit la notice) une bonne dose de rockabilly, de swing, de be-bop, de surf rock et même quelques milligrammes de punk. Le sujet de l’étude, quant à lui, y a reconnu l’euphorisant rockabilly des Stray Cats (« Rock n Roll Star », « Don’t be shy »), le rock’n’roll classieux du King (« Chop Top », les guitares lead cinglantes de Chuck Berry (« I’m Coming Home », « Here I Am »), le rock’n’roll décapant de Buddy Holly (« Devil Woman », « Go Rebel Go »), le surf rock instrumental des Shadows (« Astrolito », « Camtwister ») et le punk rock fédérateur des Clash (« Smiley »). 

Conclusions

Malgré un retard plus qu’important, MS est arrivé au boulot le sourire aux lèvres. Aux reproches de son employeur, il s’est contenté de répondre : ‘ouap dou ouap’

Si les résultats de l’étude sont confirmés, les Astrolites pourraient être élevés au rang de bienfaiteurs de l’humanité. L’achat de « Play For Keeps » serait même remboursé par la sécurité sociale !

 

A Certain Ratio

Mind made up

Écrit par

Plus de six mois après sa réédition (l'album est paru en 2009), l'album qui fête trente années de carrière de ce groupe culte squatte toujours ma platine. Loin d'être une réunion sous le signe du Saint pétrodollar, « Mind made up » souligne –si c’était encore nécessaire– la grâce et l'élégance de ce combo, compagnon d'écurie de Joy Division ou autre Durutti Column, en d'autres temps.

L'industrie du disque ne manquant pas d'exemples d'échecs dans le genre (fussent-ils parés des meilleures intentions), grandes étaient les chances de les voir se vautrer lamentablement après onze années de silence. Mais la force d’A Certain Ratio procède de sa ligne de conduite irréprochable et de son style reconnaissable entre tous. Dès lors, sans élément sonore novateur, l'album prouve qu'avec de bonnes idées, jumelées à une bonne dose de talent, on peut toujours être pertinent après plus de trois décennies.

Si le terrain est balisé, les directions empruntées sont quant à elles audacieuses. A l'aise dans tous les registres brassés, ACR relève le défi brillamment. Funk blanc aux résonances Jazz ou Punk métissé aux couleurs Pop, la musique de ces pionniers mancuniens n'a rien perdu de son efficacité, ni pris la moindre ride. Agrémentés d'une ou plusieurs voix d'ébène sur quelques titres, les douze chansons de cet opus (NDR : treize si on compte un remix d’une des compos de ce cd) démontrent à qui veut l'entendre que maturité et Rock & Roll peuvent accorder leurs violons.

La fin des années 70 et le début des années 80 ont connu une explosion musicale qui irradie encore de nos jours, et son aura n'a pas fini de s'étendre.

 

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