Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

logo_musiczine

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Afghan Whigs
Viagra Boys
Chroniques

John Legend

Wake Up!

Écrit par

Incroyable The Roots. Ces mecs ne s’arrêtent manifestement jamais. Lorsqu’elle n’est pas flanquée derrière ses instruments pour les besoins de l’émission quotidienne ‘Late Night With Jimmy Fallon’ ou qu’elle ne publie pas de galettes tout simplement énormes (« How I Got Over », sans conteste un des meilleurs disques Hip Hop de 2010), la formation à géométrie variable donne un coup de main à ses potes. En l’occurrence, ici, John Legend. Marqué par ses irrésistibles envolées jazzy et ses basses langoureuses, « Wake Up! » est un disque Soul dans la plus pure tradition du genre. Plus qu’un disque, « Wake Up ! » est cri du cœur, l’une de ces œuvres aussi sociales et militantes que passionnantes.

L’opus réunit douze reprises de morceaux dont les textes sont particulièrement marqués par l’époque à laquelle ils ont été publiés, tout en restant pourtant d’actualité. Ainsi John Legend & The Roots se permettent des perles signées Curtis Mayfield (« Hard Times »), Marvin Gaye (« Wholy Holly »), Baby Huey & The Babysitters (« Hard Times ») ou encore Billy Withers (« I Can’t Write Left Handed »). Seul inédit au programme, « Shine », thème musical du documentaire « Waiting For ‘Superman’ » de Davis Guggenheim (déjà responsable du fameux « An Inconvenient Truth »). Il s’agit également du seul morceau qui fait pâle figure sur la galette. Hormis cette incartade anecdotique, « Wake Up! » est assurément un disque qui fait chaud au cœur. Ce qui, de nos jours, n’est pas une mince affaire. John Legend + The Roots = ‘A match made in heaven’.

Michael Jackson

Michael

Écrit par

Michael Jackson est mort. Vive Michael ! Même mort, le Roi de la pop gagne plus d’argent que quiconque. Et même mort Michael chante encore ! Plutôt balèze le mec ! Voilà donc la daube que tous les fans attendaient impatiemment. Un album inédit de chansons enregistrées par le plus célèbre des zombies. Intitulé sobrement « Michael », il immortalise des prises capturées au sein de divers lieux, entre 2007 et 2009. Seule exception à cette règle, le « Much Too Soon », belle ballade issue d’une session réalisée en 1982 pour l’album « Thriller ». Si je devais furtivement décrire le reste, je dirais qu’il s’agit d’une belle grosse arnaque, à l’instar du récent « This Is It ». Et vu les featurings (Akon, 50 Cent ou encore Lenny Kravitz), je conseillerai vivement à Michael de ne pas sortir de sa tombe. Ce qui a été exhumé ne vaut pas tripette. On est d’ailleurs bien loin du début des 80’s, époque à laquelle MJ nous éclaboussait de sa classe.

Bref encore une belle opération marketing pour remettre les comptes de Michael (NDR : ou de sa famille) dans le vert (comme si ce n’était déjà pas le cas). Un disque pourri, pourri, pourri !

Iskald

The Sun I Carried Alone

Écrit par

Iskald est un duo norvégien constitué de Simon Larsen (chant, guitare, basse, claviers) et d’Aage Andre Krekling (chant, batterie). Sur les planches, les deux compères sont soutenus pas Ben Hansen (guitare) et Kenneth Henriksen (basse), afin de déchaîner leur black métal mélodique. Le groupe publie une première démo l’année de sa formation, en 2005. Elle est suivie de peu par un Ep autoproduit (« Northern Twighlight »). Ce dernier permet à Iskald de se faire remarquer par le label norvégien ‘Indie Recordings’. Les Norvégiens enchaînent alors les sorties : « Shades Of Misery » en 2007 et « Revelation Of Reckoning Day » en 2008 reçoivent de bonnes critiques de la presse européenne. Le groupe se lance dans une tournée européenne dont le point culminant est un show au ‘Hovefestivalen’, le plus grand festival rock de Norvège.

L’année 2010 est entièrement consacrée à la composition et à l’enregistrement du nouvel opus : « The Sun I Carried Alone ». Ce dernier est mis en boîte en Norvège, à Oslo et Bodø. La production, le mixage et le mastering sont réalisés au studio 210 de Berlin par Stamos Koliousis et Vangelis Labrakis (Solefald, Vreid, Nattefrost, Keep Of Kalessin).

« The Sun I carried Alone » ne brille pas par son originalité. Par contre, la qualité est au rendez-vous. Le black métal du groupe est aussi sombre que rageur tout en restant (relativement) accessible. Il fusionne le côté épique d’un Satyricon et la froideur nordique d’un Immortal à la rigueur alambiquée d’un Emperor. Les vocaux écorchés et colériques de Larsen et Krekling font très bien passer le message empreint de noirceur, de froideur, de tristesse et de haine inhérent à ce style. La musique, sujette à d’innombrables variations de tempo et à quelques interludes acoustiques évite le piège de la linéarité dans lequel sombrent parfois certaines productions du genre.

« The Sun I Carried Alone » est un disque intense, susceptible même d’envoûter, pourvu qu’on parvienne à faire abstraction de cette petite impression de ‘déjà entendu ailleurs’.

 

Emanuel & The Fear

Listen

Écrit par

Emanuel And The Fear est le projet d’Emanuel Ayvas. Il a réuni pas moins de dix de ses potes pour former l’orchestre qui l’accompagne sur ce premier essai, tout simplement intitulé « Listen ». Originaire de Brooklyn, Emanuel And The Fear propose une œuvre d’introduction tout à fait épique. Pour faire avaler d’une traite 19 morceaux déployés en près d’1h10, il faut être vachement ambitieux mais surtout particulièrement talentueux. Mais le problème de « Listen », c’est qu’il y a à boire et à manger. Si certains morceaux rappellent le meilleur de Bight Eyes (« Same Way »), Arcade Fire (« Jimme’s Song »), Ben Folds Five (« Dear Friend », « Whatever You Do ») et parfois même Dave Matthews Band (« Guatemala », « Free Life »), d’autres sont tout simplement dispensables (« Balcony », « Trucker Lovesong » et ses bidouillages électroniques incohérents,…).

Mais lorsqu’Emanuel & The Fear brillent, ils ne le font pas à moitié. Comme sur les exceptionnels « Jimme’s Song » et « Simple Eyes » ou les efficaces « Song For A Girl », « Guatemala » et « The Finale ». Mais il s’agit de trop rares moments pour faire de « Listen » une œuvre tout à fait convaincante. Vu le potentiel des morceaux précités, Emanuel pourrait en surprendre plus d’un. A condition qu’il fasse preuve d’un peu plus de synthèse à l’avenir et qu’il consente à attribuer plus de place aux vocalises féminines. Ces mêmes voix qui font de « Simple Eyes » et « The Finale » deux des meilleurs morceaux de la plaque.

Einstürzende Neubauten

Strategies Against Architecture IV

Écrit par

Pour fêter ses trente années d’existence, Einstürzende Neubauten a donc sorti une double compilation réunissant des morceaux composés entre 2002 et 2010. « Strategies Against Architecture IV » est, comme son titre l’indique, le quatrième volet de cette série consacrée aux archives de la formation. L’anthologie recèle également plusieurs enregistrements rares, dont certains relèvent de la série Musterhau, des œuvres expérimentales parues en édition limitées, qui jusqu’alors n’étaient disponibles que sur le site du collectif berlinois. Le tout est enrichi d’un superbe booklet riche en informations, tout particulièrement sur les morceaux sélectionnés sur ce recueil.

 

Neil Diamond

Dreams

Écrit par

Ce 24 janvier, Neil Diamond fêtera ses 70 balais. Ne revenons pas sur sa carrière émaillée d’une multitude de hits. Ni sur les sixties aux cours desquels il a écrit une volée de tubes pour d’autres artistes. Mais simplement sur sa voix. Dont le timbre exceptionnel a de quoi vous flanquer des frissons partout. Malheureusement, il faut admettre que le New-Yorkais vit sur sa notoriété depuis belle lurette. Il vient même de décider d’enregistrer un album constitué de reprises. Choisies parmi ses groupes et artistes préférés ou qui l’ont influencé. Des Beatles à Leonard Cohen, en passant par les Everly Brothers, les Eagles ou encore Gilbert O’Sullivan. Sans oublier une nouvelle adaptation de sa chanson intemporelle « I’m a believer », un morceau popularisé par les Monkees et magnifié par Robert Wyatt. Il accompagne sa voix d’une guitare ou d’un piano et soutient le tout d’orchestrations, parfois un peu trop luxuriantes. Et puis l’indolence du ton général de cet opus nous entraîne progressivement vers un état de somnolence. Néanmoins, ce disque risque fort de plaire aux mélomanes, dont l’horloge s’est arrêtée voici quarante, voire cinquante ans…

Justin Currie

The Great War

Écrit par

Né d’un père mélomane –chef de chœur du Scottish National Orchestra et directeur musical du Los Angeles Master Choral– Justin Currie a tout naturellement tiré parti de son héritage musical pour créer son propre univers mélodique.

Un songwriter jusqu’alors méconnu qui est subitement projeté sous les feux des projecteurs en 2006, un an avant la sortie de son premier elpee (« What Is Love For »). Année où il assure les premières parties de la tournée ‘Hôtel Café’ de Tom McRae. Artiste en compagnie duquel il partage un même univers pop-rock. Deux frères de larmes qui dessinent des mélodies romantiques contrariées, touchées d’un profond sentiment de sincérité (« The Fight To Be Human »). 

Malgré quelques nuances soft country-rock (« A Man With Nothing To Do »), quelques rythmes racés nourris aux guitares sales et ‘rauques’ dont le parcours empiète timidement sur les territoires des Bad Seeds (« Ready To Be ») et quelques influences héritées du conservatisme acoustique d’Elvis Costello, le rock de Currie surfe néanmoins sur des vagues d’une navrante banalité. En fait, il nous sert une sauce sonique peu relevée dont les ingrédients classiques ne surprennent guère le mélomane. Un rock standardisé qui ne propose rien de nouveau.

La vraie force de ce deuxième album procède essentiellement de ses textes. Une bulle autocritique au sein de laquelle le songwriter écossais se distingue par sa plume authentique et intelligente. D’ailleurs son écriture lucide verse volontiers dans l’humour caustique et l’autodérision.

Gargarisé de paroles fines et sophistiquées, « The Great War » adopte alors un profil artisanal old-school ; mais les mélodies ne parviennent jamais à le transcender. Un onze titres qui souffre cruellement de banalité et tombe trop facilement dans la mélodie facile (NDR : « You’ll Always Walk Alone » pourrait facilement relever du répertoire de Brian Adams). Seuls « The Fight To Be Human » et « Everyone I Love » parviennent à s’extraire de cette torpeur insipide. 

Bref, rien d’exceptionnel sur la planète rock. Plutôt un doux cadeau de Noël qui ne risque pas d’effrayer les enfants.  

 

Bacon Caravan Creek

Wolfwolfwolfsheepwolf

Écrit par

Cinq longues années que Bacon Caravan Creek n’avait plus enregistré. Le groupe avait même failli se séparer. Réduit à un trio, le combo nous propose donc son second opus, curieusement intitulé « Wolfwolfwolfsheepwolf ». Un disque qui est le fruit d’un travail de longue haleine. Un elpee pour lequel la formation a reçu la collaboration de Lenhart Busé (Yum) aux lyrics, de Denis Moulin au mixing ainsi que de Fritz Sundermann (Sioen), à la mise en forme et à la guitare.

Et le résultat est tout bonnement remarquable. On a même parfois l’impression que BCC est parvenu à faire la synthèse de toute l’œuvre de Radiohead. Electro et instrumentation organique se fondent au cœur d’un climat à la fois atmosphérique et énigmatique. La voix de Nicolas est limpide. Lorsqu’elle est légèrement réverbérée, elle me fait penser à celle de Steve Harley (Cockney Rebel). Elle peut aussi s’élever dans l’éther. Pulsants ou offensifs, beats, drums et boîtes à rythmes palpitent et se confondent. La ligne de basse est tendue. Le piano spectral. Les accès de guitare, se révèlent tour à tour crépitants, acérés, cristallins, gémissants, bringuebalants ou vibrants. Les claviers provoquent des remous imprévisibles. Et des cordes viennent ponctuellement, majestueusement, enrichir la solution sonore. Une solution riche. Très riche même. Ce qui n’empêche pas les mélodies de se développer, avec une sensibilité digne d’un Mud Flow voire de dEUS. Et si les 11 titres de cet album se fondent au sein d’un même ensemble conceptuel, « I wonder » sert de BO au documentaire ‘Climbing Spielberg’. Ne m’en demandez pas plus : au plus j’écoute ce long playing au plus je l’apprécie. Dommage qu’il me soit parvenu si tard ; il aurait pu figurer en tête de mon top belge et même au sein de ma sélection des meilleurs albums internationaux. Ni plus ni moins.

Page 448 sur 1252