Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

logo_musiczine

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
Afghan Whigs
Chroniques

Mystery Jets

Serotonin

Écrit par

En 2006, Mystery Jets publiait « Making Dens », une première œuvre sans saveur, sans détermination. Depuis, les Britons ont publié un deuxième essai, « Twenty One », orienté pop électro, passé quasi-inaperçu. Ils ont ensuite quitté Warner Music pour rejoindre le circuit indépendant. Grand bien leur en a pris tant « Serotonin » se démarque de la première bouse pop qu’ils avaient engendrée. Plus proche de l’univers de Syd Barrett, leur héros ultime, ce troisième labeur présente un quatuor qui prend enfin conscience de son potentiel et de la direction à prendre pour exploiter ce dernier au maximum. Les Londoniens délivrent onze morceaux de pur rock british parsemés d’une dose idéale de synthés. Il leur reste bien entendu de la marge pour progresser mais des titres tels que « Dreaming Of Another World », « Serotonin », « Show Me The Light » et « Melt » sont de véritable tubes en puissance, susceptibles d’amener Mystery Jets un chouïa plus près de la lumière des spotlights. Ne reste plus qu’à espérer qu’ils continuent sur la même voie.

Lissie

Catching a Tiger

Écrit par

La jeune Américaine Lissie (née Maurus) publie son 1er LP directement sur le mastodonte Sony Music. Mauvais signe ? Ce serait en tout cas la première et logique impression à la vue de la pochette de « Catching a Tiger », rappelant plus l’univers aguicheur de Christina Aguilera que celui d’Emmylou Harris ! Pourtant, pas question de pop mainstream, de R&B sirupeux ou de hip-hop ‘bling-bling’ ici, mais bien d’un honnête folk-rock FM dans la lignée de Shania Twain (oui, je sais c’est dur comme comparaison…), Sheryl Crow ou Alanis Morisette. Lissie jouit quand même d’une certaine caution musicale, car son 1er Ep (« Why You Runnin’ ») avait été produit par Bill Reynolds, le bassiste de Band of Horses. Il était, en outre, sorti sur le très respectable label Fat Possum…

Si l’ambiance est parfois très racoleuse comme sur les horripilants « Cuckoo » ou « In Sleep », souvent, les chansons séduisent et offrent une version ‘light’, et pas désagréable du tout, d’Alela Diane. Les morceaux plus épurés comme « Worried About » ou « Oh Mississippi » particulièrement. Certaines compos pop (« When I’m Alone ») passent également la rampe malgré leur son 80’s un peu kitch. Lissie est née dans l’Illinois et, en bonne Américaine, elle a retenu les bases indispensables à toute chanson folk qui se respecte, tout en lui apportant une touche de modernité qui pourrait permettre à un plus large public de découvrir le genre. Une vulgarisation folk qu’elle a d’ailleurs entamée en 2008 en assurant les premières parties de Lenny Kravitz.

Lissie Maurus ou la version féminine de son ami Joshua Radin ? L’opus n’est pas mauvais, mais très américain et abusant trop de clichés, il risque fort de ne pas toucher la ‘vieille Europe’, bien trop intransigeante dans ses goûts musicaux… Il n’y a pourtant pas de mal à se faire plaisir de temps en temps.

En concert le 16 novembre à l’Ancienne Belgique.

Heljareyga

Heljareyga

Écrit par

Un peu de géographie, tout d’abord. Connaissez-vous les Iles Féroé ? C’est un archipel sis au nord de l’océan Atlantique, à mi-chemin entre l’Ecosse et l’Islande. Un territoire appartenant au Danemark, mais autonome depuis la fin des années quarante. Les Iles Féroé sont tristement célèbres chez les écologistes et autres défenseurs de la nature. En effet, les féroïens organisent traditionnellement, chaque année, un véritable massacre de dauphins globicéphales. Pas bien !

Mais tout n’est pas horrible aux Iles Féroé. La preuve, c’est qu’elles comptent une toute petite communauté métallique. Une poignée de formations locales de qualité, dont la plus célèbre est Týr. Ce combo mené par le vocaliste/guitariste Heri Joensen défend, depuis dix ans déjà, les couleurs du viking métal féroïen.

Heljareyga est le projet solo de Joensen. Ce dernier a passé trois années à composer quelques pièces musicales sortant du cadre purement viking/folk métal de sa formation principale. Pour concocter ce premier album éponyme, il a reçu le concours de quatre jeunes musiciens, tous issus de la scène féroïenne.

Il faut bien avouer qu’à premier abord, la différence entre le viking métal de Týr et le métal progressif d’Heljareyga n’est pas flagrante. Heri Joensen possède une voix assez typique, proche du chant clair de Vintersorg (Vintersorg, Otÿg, Bork Nagar) voire de Simen Hestnæs (Arcturus, ex-Bork Nagar, ex-Dimmu Borgir), qu’il est difficile de ne pas associer à Týr. De plus, les lyrics d’Heljareyga, comme la plupart de ceux de Týr sont entièrement écrits en langue féroïenne, ce qui contribue à donner un petit air de famille aux deux formations.

Il faut prêter une oreille attentive à Heljareyga pour se rendre compte que, finalement, hormis les vocaux, les deux groupes sont assez différents. Heljareyga propose un métal à tendance progressive. Moins influencé par les mélodies folkloriques, mais beaucoup plus élaboré que celui de Týr. Les compositions sont longues et épiques (NDR : L’album est divisé en cinq plages dont la plus courte dure quand même 8’45). Comme c’est le cas chez Iron Maiden, Lynyrd Skynyrd ou autrefois Molly Hatchet, Heljareyga évolue sous la forme géométrique du triangle guitaristique. Trois six-cordistes (dont Joensen lui-même) se partagent les attaques multicouches intenses et les soli travaillés. Les compositions alternent les cavalcades épiques, rapides et les passages plus calmes. Bien que Joensen s’en défende, on peut tout de même discerner quelques influences folkloriques dans la musique d’Heljareyga  (NDR : les lignes de guitare et la mélodie de « Regnid », par exemple lorgnent vers la musique celtique). Pas vraiment transcendant à la première écoute, « Heljareyga » finit par envoûter pour peu que l’on prenne le temps de s’y intéresser en profondeur.

Freaky Age

Living in the Morning Ways

Écrit par

Freaky Age affiche deux particularités. La première, c’est qu’il s’agit à nouveau d’une formation belge. Originaire de Ternat, en Flandre, pour être plus précis. La seconde, c’est la moyenne d’âge des membres. En fait, on est ici en présence, à la limite, d’un baby band. Et pour cause, elle oscille autour des 18 printemps. Ce qui, convenons-en est plutôt ‘jeunot’ pour déjà publier un second album ! Le premier, « Every Morning breaks out », est paru en 2008. Il faisait suite à un Ep éponyme, publié, lui, en 2007. Incroyable !

En matière de précocité, Lenny Crabbe, Mathias Declercq, Wouter Van den Bossche et Jonas Pauwels sont sans doute  champions de Belgique. En effet, le groupe (trio à ses débuts) naît fin 2003 (ils ont 11 ans !!!) et c’est 3 ans plus tard, en 2006, lors du ‘Rock Rally’, organisé par Humo, qu’ils se révèlent (alors, 14 piges à peine). Ils décrochent une place en finale de ce concours et sont invités à jouer sur la scène de l’Ancienne Belgique. C’est suite à cette prestation qu’une agence française de management, basée à Paris, les repère et leur permet d’assurer la première partie de Superbus, dans un Zénith de Lille qui affiche complet pour l’occasion. Bien que juste adolescents, Freaky Age force le respect grâce à la qualité de ses premières publications. En 2007, le single « Time is Over » devient un hit sur les ondes de Studio Brussel et Pure FM, deux stations bien connues des amateurs de pop/rock. Leur second single, « Where do we go now », devient ‘numéro un’, 4 semaines d’affilée dans les charts belges.

Nous sommes au printemps 2010 et c’est donc, à l’âge où beaucoup apprennent seulement à gratter la guitare que nos 4 ‘gamins’ nous proposent, eux, leur second cd.

Dès l’entame du titre initial, « Excitement in the Morning Light », caractérisé par son riff bien balancé et une voix bien trempée qui nous bouscule quelque peu, Freaky Age annonce la couleur. Dans un style bien personnel, profilé sur une ligne pop/rock claire et caractérisé par des mélodies imparables qui sonnent juste. Au fil des 13 titres, se dégage même un petit parfum de Strokes ou d’Arctic Monkeys. Lenny (qui utilise son organe vocal de façon parfaite) nous emmène dans une suite de compositions qui transpirent le talent et la maturité.

Il faut dire que le bougre a de qui tenir. Comme Obélix tombé dans la potion tout bébé, Lenny a grandi dans la marmite musicale de son géniteur de père. Son papa, Luc, était en effet le leader de Betty Goes Green et membre de Telsar, dans les nineties. Bon sang ne saurait mentir…

Une nouvelle confirmation de l’excellente santé du ‘rock made in Belgium’ ainsi que l’immense potentiel d’un groupe aussi frais que sa jeunesse le lui autorise.

Endless Boogie

Full house Head

Écrit par

Bouclez vos ceintures. En route pour les quartiers gris et poussiéreux de Brooklyn, où le mal de vivre règne, l'atmosphère est lourde, menaçante, suffocante même. L'ombre mystérieuse de Paul Major émerge. Ce n'est plus un gamin. Il a du vécu. C’est aussi le leader, l'âme, le chanteur et le guitariste d'Endless Boogie. Il est soutenu par trois comparses : Jesper Eklow, Mark Ohe et Harry Druzd.

"Empty eye" est une ouverture royale. Une plage qui nous replonge au début des seventies lorsque les vagues blues et psychédélique s'étaient émoussées pour céder le relais à un rock excitant, vivace, débridé, débarrassé de ses règles, un rock plus hard, mais pas encore métal. Les morceaux s'allongeaient pour laisser libre cours à la nature exploratoire des différents instrumentistes. Afin qu’ils puissent se divertir jusqu'à l'excès, de manière à expérimenter de nouveaux sons. C'est à cette époque précise que Major a puisé ses références : l'aventure, le trip ; mais ce voyage est modulé par une assise répétitive, développée par ses complices. Sur "Tarmac city", le doute n'est plus permis. L'attaque est frontale, violente. Paul éructe ses vocaux comme Johnny Rotten durant l'état chaud de 1977. Il y a manifestement une approche punk dans le message ; mais l’expertise instrumentale est bien présente. L’artiste malmène ses cordes, tout en les maîtrisant parfaitement. La qualité est toujours bien au rendez-vous. Une sorte de relation sado-maso entre le musicien et son instrument s’établit! Sérénité et torpeur se croisent et se rejoignent pour entreprendre une longue épopée déchirée entre douceur et amertume : "Slow creep". La guitare pose d’abord ses jalons. Progressivement les claviers s’infiltrent. On entre alors dans une sorte de blues jam extrême. Le flux sonore serpente lentement mais sûrement, pendant que la rythmique embarque tout sur son passage, un peu à la manière du mythique Velvet Underground (NDR : ils étaient également new-yorkais !) Paul chante ce blues désespéré et libère ses cordes dans un accès de transe susceptible de communiquer la nausée. La fureur du punk refait surface, mais dans l’esprit du MC5 voire des Stooges sur "Mighty fine pie". Une violence inéluctable envahit l’atmosphère, où se mêlent sang et sueur. Le ténébreux Major domine cependant bien son sujet. Il aligne des riffs implacables comme les Stones rêveraient de reproduire. Cette rage au ventre se perpétue tout au long de "Top dollar speaks his mind". Monolithique, la rythmique lorgne à nouveau vers le Velvet Underground ; à moins que ce ne soit vers les dieux anglais du space rock, Hawkwind. Ecorchée et tranchante, la guitare n'épargne personne. Endless Boogie aborde "Pack your bags" comme un Hendrix déjanté. Le son baigne dans l'acide le plus pur. L’attaque est corrosive, convulsive, destructrice. Rien ne reste intact. Assoiffé de sang, cet enfant du culte vaudou nous torture! Le bulletin de santé ne s'améliore guère pour "New pair of shoes". La voix est grave. Elle communique toute sa souffrance mentale et physique. Et comme ce scenario attendait son épilogue, une plage live de plus de 22' clôture cette œuvre sans concession. Intitulée "A life worth leaving", elle pénètre lentement, progressivement dans nos oreilles. Rappelez-vous des longs développements dont les Doors étaient friands. Des moments qui nous entraînaient au cœur de trips psychédéliques ultimes, enrichis de diapositives multicolores… Périple d’un autre temps…

 

Devotionals

Devotionals

Écrit par

Si le patronyme de Devotionals ne vous dit rien, celui de Tyson Vogel vous rappelle peut-être quelque chose. Et pour cause, il s’agit du drummer de Two Gallants. Pour concocter son premier opus solo, le Californien s’est bien entouré, puisqu’il a reçu le concours du violoniste Anton Patzner (NDR : impliqué notamment chez Bright Eyes et Judgment Day), du batteur Jeff Blair ainsi que du vibraphoniste de Honeycomb, Andrew Maguire.

A l’instar de Two Gallants, la musique proposée par Jason sur cet elpee, évolue également au cœur d’un univers sis à la croisée des chemins du folk et de la country ; mais hormis sur « Misericordia », un morceau absolument sublime, l’expression sonore est essentiellement instrumentale. Ténébreuses et atmosphériques, les compos tombent cependant parfois dans le mélo. Tout particulièrement sur « Swell To The Invitations Of the Sky », chanson balayée de violons gémissants. Certaines plages évoquent davantage un Ennio Morricone contemporain. Et pourraient même servir de bande originale à un western. D’autres encore souffrent d’un excès de minimalisme et ne parviennent jamais à décoller. Et je pense tout particulièrement au titre qui ouvre le disque, «  Toll and Toy », et « Toil pt 2 ».

Si le post-rock acoustique de cet LP éponyme ne manque pas d’allure, à cause de la parfaite maîtrise des instruments affichée par Tyson Vogel et ses compagnons, ni de créativité, il faut espérer que le projet puisse mûrir, afin de se différencier davantage de Two Gallants. Une chose est sûre, Devotionals a tout pour plaire. 

Thierry Crommen

Diversions

Écrit par

Thierry Crommen est un harmoniciste belge. Agé de 52 ans, il s’est forgé une belle notoriété au sein du milieu particulier de la musique à bouche. Il est vrai qu'en Belgique, est né l’un des plus redoutables souffleurs contemporains : Toots Thielemans. Il est d’ailleurs devenu une légende vivante, dans l’univers du jazz. Thierry est lui aussi un instrumentiste pur et dur. Il ne chante pas et se concentre donc sur ses harmonicas. Psychologue de formation, il est un parfait autodidacte et a librement choisi d’embrasser une carrière de musicien professionnel, revendiquant des références plus que respectables : Toots bien sûr, mais aussi Stevie Wonder. Et puis Jean-Jacques Milteau. De nationalité française, ce dernier est un brillant disciple du blues. Thierry a longtemps bossé en compagnie de Michel Fugain et, par la suite, côtoyé tout ce que la Belgique possède comme musiciens réputés. Sa carrière solo, il l’a entamée auprès de l'excellent gratteur Jean-Jacques Stotzem. Ensemble, ils ont publié l'album "Different ways". En 1997. Il monte ensuite son trio, impliquant Erno au piano et Chris De Pauw aux guitares. Le groupe grave "La nouvelle donne", en 2004. Le line up passe à un quartet, lors de l’arrivée du bassiste Achim Tang. Sous cette formule, le combo sort alors "Versions originales", en 2007. Le même band s’est donc réuni, en studio, dans la bonne cité ardente de Liège, pour nous délivrer cette nouvelle collection instrumentale, intitulée "Diversions".

"Sortilège" ouvre l’elpee. Une compo qui baigne au sein d’un climat paisible. Les cordes acoustiques, le piano et la contrebasse –responsable d’accords particulièrement graves– prennent leurs quartiers avant que ne pointe l'harmonica de Thierry. Son jeu est original, subtil et empreint de fraîcheur. Les climats se succèdent, des climats au cours desquels chaque instrument a sa place. La virtuosité de TC est naturelle. Sa musique de racines est traversée d’éclairs jazz. Tang signe "So long", une compo très dépouillée, plongée au sein d’un océan de mélancolie ; mais cette tristesse est toujours parfaitement contenue, autorisant circonstanciellement les accès hispanisants des cordes, bien mis en valeur par Chris. La démarche opérée sur "What changed?" n'est pas vraiment différente. La ligne mélodique est infaillible. L’harmonica peut disserter sur ce canevas très cohérent. Ce sens mélodique est aussi présent sur "Undercover", une compo issue de la plume de Pierre Van Dormael. Jolie ballade, "The substitute" aurait pu être soulignée de vocaux ; mais il revient à l’harmonica de remplir ce rôle. Il évolue bien à l'avant-plan, tandis que cordes et ivoires se délectent en toile de fond. Un climat latino envahit "Rumores de tormenta", un tango dynamique soutenu par les cordes aux sonorités graves et épaisses de Tang. "A.B.O.F.A" est un nouvel exercice de style manouche. D’une grande virtuosité ! Chargé de swing. Très climatique. Au cours duquel, Chris de Pauw s’autorise une escapade très fringante dans le monde du blues. Ce dernier apporte également sa touche personnelle à "Ma confidence", une plage dont la beauté naturelle procède de son feeling mélodique contagieux. L'harmonica se multiplie tout au long de l'intrigant "Le Chercheur d'ombres". Et cette fresque éclatante s’achève par "Back to Bach", un titre paradoxalement classique et détonant.

The Claymore

Damnation Reigns

Écrit par

The Claymore est un groupe power métal mélodique originaire de la ville de Castrop-Rauxel. C’est en Rhénanie-Du-Nord-Westphalie, à l’Ouest de L’Allemagne. Situation plutôt exceptionnelle, malgré dix années d’existence, The Claymore n’a jamais connu de changement de line-up. Depuis sa formation en 2000, la structure du groupe repose sur cinq piliers inébranlables : Andreas Grundmann au micro, Sebastian Busacker et Kai Schwittek aux six-cordes, Christian Köhle à la basse et Hardy Kölzer aux drums.

« Damnation Reign » constitue la dernière réalisation discographique de cette formation ‘on-ne-peut-plus-stable’. Elle fait suite à une paire de démos (mises en boite en 2001 et 2002) ainsi qu’à deux albums officiels. L’un, autoproduit en 2004, s’intitule « Monument » ; l’autre, édité par Black Bards Entertainment en 2008, est sorti sous le nom de « Sygn ».

On s’en doute un peu, quand il s’agit de power métal ‘made in outre-Rhin’ nous sommes en terrain archi-connu. Il n’y a pas vraiment de surprises, mais pas de déception non plus. Fort d’une décennie d’expérience dans le style, The Claymore connait bien son boulot et fournit un produit efficace. Du power métal actuel qui combine les mélodies heavy classique à deux guitares inspiré par Iron Maiden ou Judas Priest et le power métal plus moderne, à la limite du thrash de Nevermore ou Iced Earth. Les vocaux d’Andreas Grundmann sont assez haut-perchés et plutôt typiques du métal teuton.

Deux pointures internationales effectuent une apparition remarquée sur « Damnation Reign ». Le désormais célèbre Tim ‘Ripper’ Owens (ex-Judas Priest, ex-Iced Earth, Yngwie Malmsteen, Beyond Fear) prête sa voix ‘halfordienne’ au puissant « Behind Enemy Lines ». Quant à Victor Smolksi, le virtuose biélorusse en fonction chez Rage et Mind Odyssey, il distille de sublimes soli sur « (E)scapegoat ».

Outre onze compositions personnelles, The Claymore se fend d’une reprise du « Chainsaw Charlie » de WASP (NDR : groupe en compagnie duquel The Claymore tourne pour l’instant) ; et sur cette compo l’absence de la voix si particulière de Blackie Lawless manque cruellement.

Sans être original pour un sou, « Damnation Reign » est un album d’excellente facture et assez réussi ; d’ailleurs, les aficionados de métal classique se reconnaîtront sans aucun problème.

Page 459 sur 1252