L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

logo_musiczine

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

L7
Jon Spencer
Chroniques

Mama Killa

The Ballad Of Jean-Sébastien Killa

Écrit par

Ne pas confondre Mama Killa et Mama Killa. L’un est belge, l’autre français, bordelais plus précisément ; et le premier groupe cité revendique un droit de paternité sur le patronyme. Néanmoins, il faut admettre que l’amalgame s’établit naturellement.

Une fois passé cette identification, probable obstacle à la compréhension du projet, penchons-nous sur le sujet.

Car l’univers au sein duquel nous entraîne ce Mama Killa ne manque pas de personnalité.

Nonobstant son approche brouillonne, la formation révèle des aptitudes intéressantes.

Décliné en seize titres inégaux, ce généreux long playing sert de complément à un projet visuel et scriptural relatant les méfaits causés par une poupée maléfique.

Il s’agit donc d’un concept album, exercice périlleux, parsemé de pièges au sein desquels des tas d’artistes sont trop souvent tombés.

Trop d’idées ? Trop d’envies mal canalisées ? Un désir de trop bien faire ? Probablement. Mais aussi une production hyperléchée et des soli superflus.

Ecrasant, cet opéra Rock peine à décoller, mais propose lors de ses meilleurs moments quelques ambiances héritées d’influences majeures et notoires (Killing Joke, Goblin ou encore Queens of The Stone Age, entre autres)

En résulte une musique sombre, angoissante, dont les envolées épiques véhiculent des accents à la noirceur d’encre.

Surchargé, l’opus déborde d’énergie, mais mal dispensée, elle nuit à la concentration du mélomane...

Se référant au cinéma fantastique (on soulignera évidemment le rapprochement avec la bande son de ‘Suspiria’ version 1977), « The Ballad of Jean-Sébastien Killa » relate la narration chronologique d’un récit horrifique.

L’album s’achève par « Ulysses », comme un navire s’échoue sur une île déserte après un voyage mouvementé.

Mais qui après réparation, pourrait reprendre la mer afin de découvrir de nouveaux horizons…

Mikal Cronin

Seeker

Écrit par

Musicien attitré du backing band de Ty Segall mais aussi actif dans des projets parallèles tels que Thee Oh Sees ou Wand, le prolifique Mikal Cronin mène une carrière solo loin d’être dénuée d’intérêt. Et son parcours vient d’atteindre une certaine maturité à travers « Seeker », un très réussi 4ème opus qui mêle judicieusement garage-rock et power-pop. Elargissant sa palette, le Californien n’hésite pas, pour la circonstance, à faire appel aux cordes, à l’harmonica (« Guardian Well ») et autre piano de service (« Sold »), conférant même à sa nouvelle œuvre, une certaine dimension symphonique. Entre ballades romantiques, bombinettes garage (« I’ve Got Reason») et même salves très ‘classic rock’, abordées dans l’esprit de Tom Petty (« Show Me »), le climat de « Seeker » varie. Mikal Cronin a récemment souffert d’une dépression suite aux feux de forêt qui ont dévasté la Californie, mais il cherche à guérir ses maux –tout en cajolant nos oreilles– à travers sa musique. Ne cherchez plus l’album indie-rock ‘feelgood’ du moment, « Seeker » est là pour vous.

Hiss Golden Messenger

Terms of Surrender

Écrit par

Depuis maintenant une bonne dizaine d’années, M.C Taylor poursuit son petit bonhomme de chemin en écrivant des morceaux attachants, dans la droite lignée des légendes du folk américain. Il y a six ans, il décrochait une belle récompense en signant sur l’excellent label Merge (Arcade Fire, Destroyer, Lambchop, ...) Depuis lors, quasiment chaque année, le natif de Durham (NDR : c’est en Caroline du Nord) publie un album. Et “Terms of Surrender” constitue ainsi son sixième sur ce label.

Si l’Américain peine à se forger un nom dans son pays ainsi que sur le Vieux Continent, loin des foules, son talent de songwriter est pourtant établi. Le meilleur témoignage de cette reconnaissance par les pairs est certainement la participation à cet opus de Jenny Lewis et de Aaron Dessner de The National.

Aucune révolution sur cet LP. M.C Taylor agrège tout simplement folk et americana, en respectant les codes. Et tout en maîtrisant son sujet, il nous livre des ballades mélancoliques, sous un format acoustique, en se servant du piano et d’un harmonica, à l’instar de l’excellent titre éponyme. Mais sur la majorité des pistes, les amplis sont branchés et nous réservent des morceaux plus rythmés comme sur “I Need a Teacher” ou encore “My Wing”. L’instrumentation frôle également la perfection, se nourrissant notamment d’une lap steel ou d’un orgue. Enrichi de chœurs, l’ensemble est bien sûr souligné par la voix nasillarde de Taylor.

Outre les légendes du folk qui hantent ce long playing, on croise également des réminiscences puisées chez War on Drugs.

Le message de Hiss Golden Messenger vaut de l’or ; il serait donc dommage de s’en priver.

METZ

Automat

Écrit par

Il faut écouter METZ dans de bonnes conditions ; car si elles ne sont pas réunies, son noisy/punk plutôt féroce et sous tension peut s’avérer stressant sur la longueur. A contrario si elles le sont, c’est un véritable régal sonique et un défouloir de qualité…

Le trio canadien, actif chez Sub Pop depuis 2012, livre aujourd’hui « Automat » un ‘faux’ 4ème album –toujours aussi nerveux– réunissant une série de faces B (« Pure Auto »), relectures (« Negative Space ») et reprises (« Pig » de Sparklehorse) accumulées depuis ses débuts. Dans la lignée de groupes tels que The Jesus Lizard, Helmet ou Big Black, METZ cogne fort et les guitares agressent les tympans. Pas pour rien qu’ils s’appellent METZ ou ‘mess’ (= le désordre) ! Néanmoins, ces flip sides rageuses ne sont définitivement pas à jeter ni nécessairement destinées aux ‘fans only’ !

Mnemotechnic

Blinkers

Écrit par

Bien que glissant parfaitement sur les rails du noise/punk depuis cinq ans, la musique de Mnemotechnic n’a cessé d’évoluer. Pour ce troisième opus, toujours paru sur le label ‘A tant Rêver du Roi’ (Adolina, La Jungle, It it Anita, Bison Bisou, ...), le trio breton a décidé d’abandonner ses expérimentations math rock pour injecter davantage d’électronique dans son expression sonore.

Le long playing s’ouvre par “Alpinist”, une plage qui évoque The Faint, une formation devenue mythique alors qu’elle n’a jamais réussi à récolter un succès pourtant largement mérité. Rythmes soutenus, ligne de basse cinglante et sonorités de gratte truffée d’effets caractérisent les 8 morceaux de ce « Blinkers », alors que la voix communique leur aspect mélodique. Mais surtout, le combo brestois évite de plonger dans les expérimentations sonores. Pourtant, de manière générale, une certaine tension plane tout au long de cet elpee ainsi qu’une sensation claustrophobique entretenue par les boucles hypnotiques. Seul “Along the Sun” laisse au mélomane le temps de reprendre son souffle.

Bref, ce « Blinkers » constitue certainement l’album le plus abouti de Mnemotechnic. 

OK Choral

OK Choral

Écrit par

Si pour les puristes, O.K. Corral est un affrontement à coup de fusillades qui s'est déroulé en 1881 dans la ville de Tombstone, en Arizona, pour les amateurs de musique, l’histoire est toute autre.

Derrière ce patronyme un tantinet étrange (le groupe a fait le choix d’un seul ‘r’) se cache un trio rémois drivé par le chanteur/auteur Grégory Blanchon, né des cendres d’un projet précédent au sein duquel figuraient deux des futurs membres.

Premier album éponyme d’une série que l’on espère longue, le combo est parvenu en neuf titres à proposer un compris intelligent entre synthé pop froide et instrumentation organique, avec une modernité racée et mélodiquement épatante. Une qualité devenue trop rare.

Les plages d’ouverture « Tout devient flou » et « Le centre du monde », ballades symptomatiques des temps modernes qui traitent de rencontres et après rencontres révèlent, en quelques minutes, toute l’étendue du pouvoir littéraire d’un Blanchon au mieux de sa forme (« Je m’en vais »), qui marche alors carrément sur les traces d’un Miossec.

Mais pas uniquement ! Car au-delà du vocable à proprement parler, la musicalité est au centre des débats, chez OK Choral, tel un prisme à l’ambiance protéiforme qui varie suivant les chansons. Elles martèlent, deviennent vite entêtantes et manifestent une force de conviction digne de Recorders (NDR : un groupe belge mené par Gordon Delacroix) …

Adoptant parfois le grain de voix d’un Cali, le chanteur livre des morceaux où l’amour est au centre des débats ; des compos imprimées sur des beats efficaces voire endiablés, rythmant une musique ambitieuse, sans jamais devenir prétentieuse.

A découvrir. Vraiment !

Anna Ternheim

A space for lost time

Écrit par

Anna Ternheim impose, depuis ses débuts, une pop mélodique et légère à la fois. Un genre dans lequel elle s’assume et s’épanouit.

Baignant depuis son enfance dans la musique, grâce à la discothèque familiale où elle a puisé ses ressources, elle finit presque par hasard au sommet des ventes en Suède, son pays d’origine, grâce à quelques chansons enregistrées ci et là, presque instinctivement, délaissant définitivement ses études d’architecture.

Un style qui va lui permettre d’atteindre une apogée dans les années 2000, période charnière d’un renouveau où elle opère un tournant à 180 degrés pour se consacrer à des projets nettement plus intimistes.

« A space for lost time » n’échappe pas à la règle, épousant une fois de plus un registre doux et sensuel ; ce qui constitue sa meilleure carte de visite en quelque sorte.

Embrassant un univers proche de Katie Melua, cet opus se laisse objectivement bercer par ses arrangements aériens et cette voix suave qui permettent à l’enveloppe sonore de magnifier sa quintessence poétique.

Pourtant, la lassitude gagne progressivement le mélomane. L’exercice est uniforme durant plus de trente minutes ; un manque de relief qui finit par enliser l’ensemble au sein d’un excès de gnangnan magistral.

Bref, si la promesse était belle, malgré tous les efforts consentis, ni la collaboration avec Bjorn Yttling (le Bjorn de Peter Bjorn & John), ni le nouveau label ne parviennent malheureusement pas à sauver Moïse des eaux.

Chastity Belt

Chastity Belt

Écrit par

Après la publication de son album ”I Used to Spend so Much TIme Alone” en 2017, Chastity Belt a failli exploser ; mais il est finalement parvenu à tenir le coup. En effet, lors de la dernière tournée américaine du groupe, Julia Shapira (guitare, voix) a bien failli quitter le navire. Il lui aura fallu une période d’introspection et la sortie d’un album solo pour réaliser que l’aventure de Chastity Belt méritait d’être poursuivie.

Ce nouvel et quatrième opus résonne donc comme une renaissance, en témoigne le titre éponyme de cet elpee. Produit par Jay Som et paru sur le label Hardly Art (filière dépendant de Sub Pop), cet LP se révèle à la fois abouti et serein. On est loin de l’énergie brute manifestée par le groupe à ses débuts. Les dix titres sont imprimés sur un tempo paisible évoquant parfois Warpaint. Les harmonies vocales (et autres ‘canons’) ainsi que les arpèges alimentent des chansons mélancoliques sur lesquelles Shapiro vient poser des textes évoquant les relations amicales et amoureuses. Cependant, chaque plage nécessite plusieurs écoutes avant que les mélodies ne libèrent toute leur saveur...

Inespéré, le retour de Chastity Belt est, de toute évidence, gagnant. En espérant découvrir une suite, prochainement. 

Page 74 sur 1252