Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Chroniques

Face To Face

Protection

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Il y a plus de 3 ans que cet album traînait sur la pile des ‘to do’… ; sa pochette relativement moche avait toujours empêché votre serviteur de se lancer dans l’exercice. Mais la découverte de cette dernière, punaisée au sein d’une chambre d’ado, dans la très bonne série ’13 Reasons Why’, l’a finalement incité à découvrir cette excellente collection punk signée sur la non moins prestigieuse maison californienne Fat Wreck !

Actifs depuis 25 ans, les vétérans californiens ont donc enregistré « Protection », leur 9ème elpee studio. La double pédale et cette basse très NOFX, les salves électriques et les jolies harmonies vocales, sans oublier cette conscience politique (« Bent But not Broken »), sentent bon le punk mélodique US. Le groupe a entamé son aventure aux côtés de The Offspring et Voodoo Glow Skulls, sans pourtant rencontrer la même notoriété de ce côté de l’Atlantique ; mais, dans la lignée des Decendents (Bill Stevenson, son batteur, a d’ailleurs produit le long playing), Face To Face tire généreusement parti de guitares soniques et métalliques aux sonorités très directes qui ne pourront que plaire aux fans de tous les groupes susvisés…

Mike Krol

Power chords

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Grafic-designer de profession, Mike Krol déserte son bureau à ses heures perdues pour changer d’air et déverser son trop plein d’énergie dans la musique. Trois ans après avoir gravé son précédent opus, le Californien opère son retour en publiant un second album signé sur Merge (Arcade FIre, Lambchop, Destroyer, Dinosaur Jr, ...) Lors des sessions, il a reçu le concours de musicos issus des quatre coins des USA.

A l’instar d’un King Tuff ou du regretté Jay Reatard, Mike Krol maîtrise parfaitement son sujet. Ses morceaux sont sculptés dans un rock garage aussi mélodique qu’énergique. La machine est impeccablement huilée. Et Mike est aussi à l’aise sur les tempos lents que plus rythmés. Sous une production lo-fi, les riffs sont imparables et les refrains judicieusement repris en chœur. Les onze morceaux de “Power Chords” défilent sans le moindre contretemps.

Cet album constitue certainement l’un des meilleurs remèdes au spleen provoqué par le manque de lumière de ce mois de décembre…

Quintana Dead Blues Experience

Older

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Manifestement, pour l’instant, la scène musicale hexagonale est en pleine effervescence. Patronyme à rallonge, le Quintana Dead Blues Experience n’est cependant qu’un one man rock'n'roll electro heavy blues band. Et pour cause, un seul personnage se cache derrière cette description exhaustive : Piero Quintana. Ce Grenoblois est considéré comme un vétéran. Et pour cause, ses premiers enregistrements remontent à 1993. Persévérant et un peu maniaque, il prend un malin plaisir à tirer le max de sa gratte et d'une vieille groovebox MC909, pour injecter de l’électro dans ses compos. En outre, il est plutôt doué pour torcher des chansons aussi variées qu’énergiques.

Piero attaque sauvagement ses cordes tout au long de "Stranger", le morceau d’ouverture. Pas de compromission instrumentale ! A contrario, sa voix n'est ni lourde, ni criarde, mais plutôt agréable à l’écoute ; ce qui lui permet de communiquer davantage de contrastes dans ses compos. De toute évidence, il est davantage influencé par le rock'n'roll que le heavy metal. Il introduit également des bruitages et des boucles électroniques, dans son expression sonore, à l’aide de son séquenceur. A l’instar de "Kinda low" et "Long way". Bien blues, "Sea Haven" nous transperce littéralement et finit par éclater. En fin de parcours, l’opus nous réserve deux superbes ballades, "Worn out" et "Fucking the devil", deux pistes qui grimpent progressivement en intensité…

Lady Lamb

Even in the tremor

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Derrière le patronyme Lady Lamb se cache Aly Spaltro. Originaire du Maine, elle a posé ses valises à Brooklyn, il y a près de dix ans. C’est à cette période qu’elle embrasse une carrière en solo et commence à enregistrer. Paru en 2015, son second elpee, « After », lui permet de se produire sur le Vieux Continent, tournée qui va d’ailleurs passer par le Botanique à Bruxelles. Aujourd’hui âgée de 29 ans, elle nous propose donc son troisième opus, “Even in the tremor”, un disque paru sur le label Ba Da Bing.

Tout au long de cet LP, la songwritrice nous raconte des tranches de vie d’une voix bien maîtrisée. Elle évoque ainsi ses racines religieuses sur “Young Disciple” ou relate ses histoires d’amour tout au long de “Deep Love”. Tramées sur sa gratte acoustique, ses compos ont été ensuite enrichies par une instrumentation plus ou moins généreuse, suivant les morceaux. Faut dire que lors des sessions, elle a reçu le concours de brillants collaborateurs, dont Benjamin Lazar Davis (Okkervil River) à la basse et au synthé ainsi que le drummer Jeremy Gustin (croisé aux côtés de David Byrne et d’Albert Hammond Jr). L’opus nous réserve aussi bien des pistes strictement acoustique (“Without a Name”), aux accents clairement pop (“Deep Love”) que copieusement électriques, à l’instar du titre maître. Malheureusement, si les mélodies sont bien construites, il faut regretter qu’Aly en fasse parfois un peu trop, au détriment de sa spontanéité. En outre, la production est tellement léchée que régulièrement, les compositions pêchent par excès de lyrisme.

Sneaks

Highway Hypnosis

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Eva Moolchan, aka Sneaks, a sévi au sein de groupes noise avant d’embrasser une carrière solo. Et lorsqu’on écoute “Highway Hypnosis”, son deuxième LP signé chez Merge, les réminiscences de ce parcours initial sont flagrantes…

Derrière le spoken-word emprunté au hip hop, on a souvent l’impression de se farcir un post-punk sous sédatif. Le format court (rarement plus de deux minutes) des compositions nous le rappelle. L’album ne dure d’ailleurs pas plus d’une demi-heure pour treize titres. L’Américaine développe sur chaque morceau une instrumentation minimaliste alimentée par des éléments électroniques. Souvent le tempo musarde. A l’instar de “Suck like a Whistle” ou encore de ”Addis”, les riffs sont hypnotiques et planants. Cependant, afin de nous extirper de la léthargie dans laquelle l’opus nous plonge, l’Américaine nous réserve des intermèdes plus rythmés comme tout au long de “Holy Cow Saw a Girl Like Her” ou encore “And We’re Off”, au cours duquel des instruments se profilent avant de disparaître aussitôt.

Finalement, il faut bien avouer que le manque de chaleur et de fluctuation des compos, rend cet LP difficile à digérer…

Picastro

Exit

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Picastro, c’est une formation torontoise fondée par la chanteuse et guitariste Liz Hysen, en 1998. Aujourd’hui, le line up implique, outre la leader, le violoncelliste Nick Storring, la drummeuse Germaine Liu et le guitariste Matthew Ramolo (Khora). En 2005, Owen Pallett, mieux connu pour sa participation à l’aventure Arcade Fire, avait collaboré à l’enregistrement de l’album « Metal cares ». 

« Exit « constitue le 5ème elpee studio du band. Et lors des sessions, Picastro a reçu le concours d’une multitude de vocalistes. Tony Dekker vient ainsi poser sa voix vulnérable sur le morceau « Mirror age », la plage qui ouvre la plaque. Et déjà, le violoncelle grinçant de Nick vient faire chavirer la mélodie flottante. Démoniaque, celle de Jamie Stewart (Xiu Xiu) hante « Blue neck », une piste au cours de laquelle le violoncelle de Nick fait merveille, dans l’esprit de Blaine L. Reininger. Inquiétante, angoissante même, celle d’Alexandra McKenzie (Petra Glynt) tourmente à son tour « She’s in a bad mood », une compo atmosphérique truffée de bruitages électro. Caleb Mulkerin (Big Blood), Chris Cummings (Marker Starling) et quelques autres se réservent le micro sur les autres titres. Enfin, hormis le plus acoustique « To know », la fin de l’album se frotte au free jazz sur le presque médiéval « A trench », ainsi que le final, « This be my fortune », qui s’achève dans une forme de tumulte organisé où cuivres et violoncelle envahissent progressivement l’espace sonore.

Un album expérimental, audacieux, pas facile à digérer et certainement pas destiné au mélomane lambda. Mais le résultat est tellement original qu’il mérite qu’on s’y intéresse…

Temples

Hot Motion

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« Hot motion » constitue le troisième elpee studio de Temples, une formation issue de Kettering, dans le Northamptonshire, fondée en 2012. Réduite à un trio depuis le départ du drummer, parti rejoindre la Fat White Family, elle nous propose 11 nouveaux titres de psyché pop particulièrement sophistiqués. Dispensés un peu dans l’esprit de Tame Impala. Particulièrement raffinées, les voix rappellent tantôt T. Rex (NDR : coïncidence, mais quand on voit la tête bien bouclée du chanteur James Edward Bagshaw, on pense immédiatement à Marc Bolan) ou même les Beatles. Bon, vous l’avez compris, la mise en forme est parfaite. Un peu trop quand même. Difficile de comprendre qu’un groupe aussi percutant en ‘live’ soit aussi mou du genou sur disque. Attention, les mélodies sont soignées, les guitares bien balancées, parfois réminiscentes des White Stripes, mais sous son profil le plus mainstream ; on y recèle la présence de synthés et même du mellotron sur le morceau final, « Monuments ». Mais qu’elles soient baroques, légèrement prog, menaçantes, serpentueuses, hymniques ou contagieuses, les compos semblent surtout destinées à plaire au grand public. Temples bientôt sur un label major ?

Mark Lanegan

Somebody’s knocking

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Mark Lanegan Band

La discographie de Mark Lanegan est longue comme un bras. Il ne faut pas oublier qu’il a gravé 10 albums en compagnie de Screaming Trees et surtout qu’on ne compte plus les collaborations et ses projets parallèles, outre sa carrière en solitaire, pour laquelle il vient de publier son 11ème elpee solo. « Somebody’s knocking » constitue la seconde phase gothico-cold-new-wave de ce parcours. Enfin, pas tout à fait, car il est quand même soutenu par un backing group.

Bref, si cet opus est contaminé par l’électro (boîte à rythmes, synthés), il implique quand même des instruments organiques, dont des guitares. Le plus souvent carillonnantes, dans l’esprit de John McGeoch ou de Tristan Garel-Funk (Sad Lovers & Giants). Et puis une ligne de basse offensive, menaçante, à l’instar de l’excellent et accrocheur « Name & number ». On retrouve bien sûr le baryton profond et caverneux de Mark qui taraude des compos convoquant tour à tour les fantômes de Joy Division (ces pulsations rythmiques sur « Dark disco Jag »), O.M.D., The Mission, Gun Club, Ultravox et la liste est loin d’être exhaustive. Exception qui confirme la règle, « War horse », au cours duquel Lanegan prend l’initiative de rapper sur une boîte à rythmes hip hop.

Mais dans l’ensemble, ce long playing tient parfaitement la route, même s’il nous replonge au sein d’un climat empreint de nostalgie…

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