L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

L7
Guns N Roses
Chroniques

Vanja Sky

Woman named trouble

Écrit par

De son véritable nom Vanja Krbavcic, cette jeune artiste croate a tapé dans l’oreille de Thomas Ruf, le patron du label allemand Ru. Il lui a permis d'enregistrer son premier opus dans le Tennessee chez Jim Gaines, le célèbre producteur. Paru en 2018, cet elpee, baptisé "Bad Penny", avait reçu également le concours du redoutable Mike Zito. Ce dernier et Bernard Allison l’avaient alors invitée à participer à la tournée européenne de la "Blues Caravan"…

Deux ans plus tard, elle a changé de look. Elle n'est plus blonde ; ses cheveux ont aujourd’hui la couleur de braise… Lors des sessions de ce "Woman named trouble », elle s’est entourée de son backing group impliquant un guitariste, un bassiste et un drummer. Notamment. Elle et son gratteur Robert Wendt signent onze des quatorze plages. Trois reprises classieuses complètent le track listing.

Le long playing s’ouvre par "Rock'n'roll a train". Judicieusement intitulé, ce morceau se distingue par un riff rythmique très ‘rollingstonien’, mais dans l’esprit de "Brown Sugar". Imprimée sur un mid tempo, "Hard times" est une ballade country roots, également réminiscente des Stones. Rauque, la voix de Vanja est bien mise en exergue. La conjugaison entre cordes acoustiques et électrifiées sied parfaitement aux ballades. A l’instar des solides "Turn it on" et "What's going on" que Robert attaque au dobro, mais également du tendrement country "Call me if you need me". Rockabilly, "Let's get wild" adopte le rythme du chemin de fer. Bien qu’efficaces et dynamiques les covers du "Oh well" de Peter Green et du "Shadow play" de Rory Gallagher" manquent quand même d’originalité. A contrario, elle parvient à injecter du funk au "Life Is A Bitch" de Luther Allison. Point d’orgue de cet LP, "Voodoo Mama" baigne au sein d’une atmosphère étrange et lugubre, que les artistes issus du sud des USA aiment cultiver en secret…

Dude York

Falling

Écrit par

Deux ans après avoir gravé « Halftime for holidays », le trio de Seattle nous propose son quatrième elpee ; un disque publié sur le label Hardly Art Records, filiale de Sub Pop.

Après avoir écouté « Falling », une constatation s’’impose : Peter Richards (chant, guitare) et Claire England (chant, basse) ainsi qu’Andrew Hall (batterie) reprennent les choses là où ils les avaient laissées. Seul changement, les deux premiers cités se partagent l’écriture. Sculptés dans la power pop, les treize plages de cet opus sont toujours aussi énergiques, même s’ils s’éloignent du format punk adopté à l’origine. D’ailleurs, si Claire est responsable des pistes les plus percutantes (NDR : un peu dans l’esprit de Weezer), Peter nous réserve des morceaux davantage psyché. Enfin, côté lyrics, nostalgiques, les compos évoquent leur jeunesse…

Bref, si Dude York n’a pas inventé la poudre, son dernier long playing permet de passer un bon moment, et de sortir quelque peu du climat anxiogène au sein duquel nous vivons pour l’instant…

Phantom Blues Band

Still cookin'

Écrit par

Début des nineties, le Phantom Blues Band servait de backing group à Taj Mahal. La formation avait ainsi participé aux sessions d’enregistrement de l’album "Dancin' the blues", gravé en 1993. Le line up impliquait des musicos qui avaient collaboré avec des bluesmen confirmés comme BB King, Buddy Guy, Bonnie Raitt ou Robert Cray. Notamment. Malgré le temps, le combo n’a guère subi de bouleversement marquant. Il continue d’ailleurs de réunir la crème des musiciens de studio issus de Los Angeles ; en l’occurrence le batteur Tony Braunagel, le claviériste Mike Finnigan, le guitariste Johnny Lee Schell, le bassiste Larry Fulcher ainsi que Joe Sublett et Les Lovitt, préposés aux cuivres. Le précédent opus, "Inside out", remonte déjà à 2011.

Particulièrement homogène, "Still cookin'" est le fruit d’une nouvelle rencontre entre musiciens talentueux qui partagent le même plaisir de jouer ensemble. L’elpee s’ouvre par l’excellent "Don't fight it", un hit r&b du regretté Wilson Pickett, décroché en 1965. L’adaptation oscille entre blues et rock'n'roll, une compo que chante les trois vocalistes, Mike, Larry et Johnny, alors que Smokin' Jo Sublett s’autorise un envol au saxophone. Le PBB reprend aussi deux titres signés par feu le chanteur/pianiste louisianais David Egan. Tout d’abord, "Blues how they linger". Mike se consacre au micro tout au long de ce slow blues. Puis "Fess on up". Focalisé sur la slide de Schell, "Wingin' my way" est sculpté dans un funk réminiscent du Little Feat. Mike est toujours au lead vocal sur "Just in case", une plage imprimée sur un tempo allègre. En outre, il double piano et orgue face aux deux cuivres en effervescence. "Better but not good" baigne au sein d’un climat jazzy bien néo-orléanais, une piste caractérisée par la sortie à la trompette de Lovitt, mais qui surtout met en exergue la voix chaleureuse de Finnigan et la sortie à la trompette de Lovitt. On épinglera encore le “I’m Just Your Fool” du pianiste de jump blues, Buddy Johnson, une compo qui remonte à 1954. Johnny Lee Schell en profite pour sortir une dernière fois de sa réserve…

W.H. Lung

Incidental Music

Écrit par

Qui se cache derrière l’étrange patronyme W.H. Lung ? Un groupe très talentueux issu de Manchester tout simplement ! Drivé par Joseph E., ce trio a décidé de frapper fort en publiant un premier album plutôt jouissif. « Incidental Music » puise son inspiration dans une marmite sonore qui grouille de claviers 80’s à la New Order, de saveurs psyché et d’émanations Krautrock. La plupart des plages sont dominées par les claviers, à l’instar du bluffant et survolté « Simpatico People », morceau de 10’ qui ouvre la plaque. Et tout au long des « Inspiration ! » et « Nothing Is », compos particulièrement habitées et nerveuses, on a parfois l’impression de vivre une rencontre improbable entre David Byrne et New Order. Que de promesses sur ce magnifique premier essai !

Casey Hensley

Good as gone

Écrit par

Casey Hensley est chanteuse. Elle signe la majorité de son répertoire qu’elle consacre au blues, à la soul, au swing et au rock'n'roll. Cette authentique jeune Californienne vit non loin de la frontière mexicaine, à San Diego très exactement. Elle n'a pas encore trente ans. Ses débuts discographiques remontent à 2017, année au cours de laquelle elle avait déjà gravé "Casey Hensley Live", sur le label notoire Vizztone. Elle est toujours soutenue par un  backing group impliquant d’excellents musicos, parmi lesquels figure la guitariste Laura Chavez, ex-gratteuse de feu Candye Kane, qu’elle a côtoyé au cours des dernières années de son existence. Et comme le monde est petit, Evan Caleb Yearsley se charge des drums. Il s’agit, en fait du fils de Tommy Yeartsley, le bassiste des Paladins, et de… Candye Kane. Le line up implique également un autre musicien issu de San Diego, en l’occurrence, le vétéran Jonny Viau. IL se charge des saxophones. Le second elpee de Casey Hensley est découpé en neuf pistes. 

La plage éponyme met rapidement en exergue la voix imposante et autoritaire de Casey. Quand elle passe au tempo boogie, c’est pour autoriser la première sortie fulgurante de Laura sur les cordes. Et c'est bien ce schéma de l'union entre les deux femmes qui va s'imposer sur toutes les pistes. Le charisme de Miss Hensley s’impose naturellement sur les titres lents, et notamment lors des ballades aux accents R&B, comme "Love will break your heart" ou "Don't want it to stop", mais encore lorsqu’on est plongé dans l'ambiance du Chicago Westside chère à Magic Sam, comme sur "You should be so lucky". Et puis, l'ombre de Candy Kane se met à planer sur les jumps californiens, "Be my baby" et 'All in", des morceaux au cours desquels Laura Chavez peut laisser éclater son énorme potentiel. Un excellent album !

Land of Kush

Sand Enigma

Écrit par

Land of Kush est une forme d’ovni musical qui sied bien au mythique label montréalais Constellation. Derrière cet étrange patronyme se cache Sam Shaladi, un musicien canadien d’origine égyptienne. On lui doit quelques albums signés Shaladi Effect. Il y a une dizaine d’années, il s’est lancé dans l’aventure Land of Kush. Pour mener à bien ce projet, ce musicien avant-gardiste dirige un orchestre d’une trentaine de musiciens.

Sur ce troisième opus intitulé « Sand Enigma », Sam Shaladi agrège les musiques classiques arabes, les rythmes traditionnels égyptiens et le jazz, tout en y injectant un soupçon de musique électronique. Cet album réunit quatorze morceaux, s’étalant entre 1 minute et 10 minutes. Mais nonobstant sa grande richesse instrumentale (cuivres, cordes, percussions, claviers, tout y passe…), il faut reconnaître que pour apprécier sa musique, il faut s’accrocher. Tour à tour brutiste ou bucolique, notamment lorsque les compos sont traversées par les interventions d’une flûte, mais encore arabisante, climat accentué par les interventions de la chanteuse Nadah El Shazly, l’expression sonore n’est pas facile à assimiler. Et franchement, votre serviteur vous déconseille vivement d’écouter ce « Sand Enigma » après une soirée bien arrosée ou après une journée difficile. Vous risquez de ne pas apprécier du tout. Mais, si vous êtes bien disposé et que vous êtes ouvert aux musiques sans structures et aux improvisations, alors, « Sand Enigma » pourrait vous plaire…

Wide Mouth Mason

I wanna go with you

Écrit par

Actif depuis 1985, Wide Mouth Mason est un duo canadien qui pratique du blues/rock. Issu de Saskatchewan, il réunit le chanteur/guitariste Schaun Verreault et le percussionniste Safwan Javed. "Wide Mouth Mason" constitue déjà son 8ème opus. Originale et rafraîchissante, sa musique puise ses racines dans le blues originel.

"Bodies in motion" ouvre l’elpee, un morceau dépouillé qui baigne dans le delta. La voix est excellente et la mise en forme impeccable. Subtiles, les interventions à la slide ne demandent qu’à se mettre au service du répertoire. Très clean, la voix apporte une coloration pop à "Every red light", un blues très proche de ses origines. Un petit joyau ! Plus pop encore et particulièrement mélodieux, "Anywhere" est enrichi des cordes et de chœurs ! Parmi les titres qui adoptent un profil country/blues plutôt classique, "You get used to it" est marqué du sceau de la beauté et de la pureté. C’est la piste qui clôt cet opus. De cet LP, on épinglera cependant encore deux compos : "Erase any trace" et "Only child". Imprimées sur un tempo boogie, elles permettent à Verreault d’y étaler sa technique à la trislide lap steeling. Imparable !

Tom Gilberts

Old school

Écrit par

Tom Gilberts est aujourd’hui établi au nord-ouest des States, quelque part dans l’Oregon. Tout comme lui, la plupart des membres de sa famille sont musiciens. Il joue de la guitare, de la basse et même du violoncelle. Et pourtant, dans la vie, Roberts est avant tout, médecin. So dernier elpee, "Grit", avait été fort bien reçu par la critique. Il a pris des cours de guitare auprès d’un des maîtres de la scène issue de Portland, Terry Robb. C’est d’ailleurs lui qui produit cet "Old school". Roberts signe toutes les plages. Lors des sessions, il a reçu le concours de musicos locaux ; en l’occurrence le bassiste Dave Captein et le drummer Brian Foxworth. On suppose que vu sa profession, entre les consultations de ses patients, il se met à gratter une six cordes. Ce qui explique, sans doute pourquoi, parmi les douze pistes du long playing, sept sont instrumentales.

Eclectique, l’opus oscille entre le picking swing (« Zoot suit shuffle »), le traitement des sonorités à la Jeff Beck (« Sun Vibe »), les accents manouche (« Dark clouds »), le jazz blues mélodique (« The North Fork ») et la distorsion hendrixienne (« The Fuzz ») lorsqu’il ne frôle pas la beauté sensuelle du Peter Green originel (« Brown's Camp »). Lorsque Dr Roberts chante, il privilégie les tempos lents, à l’instar du jazzyfiant et dépouillé "Lady Luck", un morceau au cours duquel la ligne de basse souligne parfaitement la voix et la guitare, une guitare responsable de tonalités particulièrement fluides. La voix est empreinte de mélancolie tout au long du slow blues "Nighttime", une compo qui s'étire lascivement au sein d’un climat de western spaghetti. Superbe ! Caractérisé par son bottleneck aux sonorités métalliques, le titre maître baigne dans le delta du Mississippi. La fin de cet elpee est certainement la plus intéressante ; et en tout cas, un créneau que Tom devrait approfondir. Tout d’abord le shuffle subtil "You missed me", une plage ponctuée d’une intervention de cordes particulièrement inventive. Puis l’élégant et dépouillé "Ass, gas or grass", une piste bien balisée par la section rythmique au cours de laquelle, l’envol sur les cordes est parfaitement maîtrisé…

Page 73 sur 1252