La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Chroniques

Ibrahim Maalouf

S3ns

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Depuis maintenant plus de dix ans, Ibrahim Maalouf s’est imposé sur la scène musicale mondiale. Il est parvenu à se faire connaître en brisant les frontières entre le jazz, la musique classique, la pop et le rock. Sa notoriété s’est forgée à force de travail. Le Franco-libanais n’arrête jamais. Il enchaîne les concerts aux quatre coins de la planète, multiplie les collaborations (Sting, Juliette Gréco, M, Arno, ...) et trouve également le temps de composer des musiques de films. En l’espace de dix ans, le multi-instrumentiste a collectionné les récompenses musicales ainsi que les prix honorifiques (Chevalier de l’Ordre du Mérite, Chevalier des Lettres du Gouvernement), en France. Autant dire que son talent est connu et reconnu par tous. Pourtant, derrière cette notoriété, malgré la sortie de cet onzième album, Ibrahim Maalouf affirme clôturer une période difficile de sa vie. Accusé et jugé pour agression sexuelle et en proie à des problèmes financiers, le musicien a vécu des heures sombres…

Sur “S3ns”, Ibrahim Maalouf explore les sonorités latines et afro-cubaines en invitant notamment les pianistes de l’île communiste Harold Lopez Nussa (“Une Rosa Blanca”), Alfredo Rodriguez (“N.E.G.U”) et Roberto Fonseca (“Gebrayel”), musicos avec lesquels il a également partagé les planches. Outre ces plages plus latinos, figurent des morceaux plus jazzy, soutenus par un véritable brass band (15 musiciens), à l’instar de “Happy Face” ou encore su sublime “Radio Magallanes”.

Sur cet LP Ibrahim Maalouf est une nouvelle fois parvenu à mêler des genres fondamentalement différents. Et à nous transporter au sein d’un univers électrique et fiévreux, qui sent bon l’Amérique latine…

PHÔS

A l’oblique

Écrit par

Elle développe, depuis plus de quinze années, un univers hybride et bien personnel.

Plutôt discret, il bidouille les sons et malgré son sens inné de la composition, il est aussi exigeant que les artistes les plus notoires.

Ils se rencontrent, (s’)échangent et composent. Chacun exécute un pas de côté. Un compromis finalement naturel. Et la magie opère tout simplement.

Il s’éloigne de son univers de prédilection qui fluctue entre dark electro et drone, afin de recouvrir les chansons de nappes mélodiques et minimalistes. Des chansons à la construction jamais simpliste, mais plutôt complexe.

Elle est plutôt prolifique. Depuis la sortie de « Random Moods » (qui lui vaudra une reconnaissance rapide en Allemagne et en Angleterre), en 2005 et « Géométries Sous Cutanées », en 2018, elle a gravé d’autres elpees, dont « Dermaphrodite » en 2006, « B-Side Life », trois ans plus tard, “Still Grounds For Love” en 2011, sans oublier sa collaboration avec Paul Levis, en 2013, pour « This Quiet Dust » ; et enfin « Atalaye » en 2015.

La puissance poétique de Catherine Watine glisse délicatement sur les ampliations sonores d’Intratextures, pour ne former qu’une unité fonctionnelle : PHÔS. Quelque part entre post-rock et electro-pop, ce projet n’a véritablement de sens qu’à travers ce binôme éphémère.

Une collaboration sincère et équilibrée s’installe. Un premier titre est alors en gestation : « Mensonges des sentiments », préquel d’un premier chapitre qui dessinera une quatrième de couverture oscillant entre le clair-obscur et l’intensité lumineuse d’un voile à peine perceptible.

L’originalité de cet opus procède de la narration d’histoires aux subtilités insoupçonnées, parfois presque militantes, qui s’échafaudent insidieusement, mais progressivement, au fil des dix morceaux de ce long playing...

On est dans l’intime, le profond et l’abyssal, sorte de cristallisation du temps à mille lieues du classicisme couplet/refrain. Plutôt, une déclinaison chantournée pour mieux oraliser des textes cisellement choisis.

La diction, souvent soutenue, parfois incantatoire, laisse transparaître un prisme mêlant, métaphores, irréel et mélancolie joyeusement débridée.

La voix singulière et chaude de Watine ensorcelle. Cette poésie d’un art contemporain calme, apaise, vivifie et constitue une ode à la réflexion et à la méditation. Une poésie de jour qui s’émerveille la nuit pour mieux s’émanciper. L’enveloppe sonore elliptique ondule au gré des compositions ; et sobre, sans être invisible, laisse le propos verbal délicatement substantiel ou substantiellement délicat, c’est selon.

Un disque que l’on aimerait garder égoïstement, sans l’ébruiter ni le divulguer pour prolonger ce doux instant.

Bref, si vous ne deviez écouter qu’un disque dans votre humble existence, ce serait sans doute celui-ci…

Bobby Oroza

This Love

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Serions-nous en présence d’une nouvelle pousse néo-soul ? Absolument ! Tout au long de ‘This Love’Bobby’, Oroza tente de soulager les cœurs brisés, à l’aide de morceaux aux sonorités vintage et bourrées de charme. Et ce Finno-bolivien (exactement !) basé à Helsinki y parvient grâce à un sens de la mélodie plutôt bluffant auquel il ajoute des touches bien senties de rock, de funk ou de R&B. Rien qu’à l’écoute du single « Déjà Vu », on est immédiatement conquis ! Pas étonnant que le morceau « This Love » ait récemment été samplé par l’excellent rappeur, aux textes pourtant déprimants, Earl Sweatshirt…

Bleached

Don’t You Think You’ve Had Enough?

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Depuis ses débuts, Bleached n’a cessé d’évoluer. Pour “Don’t You Think You You’ve Had Enough?”, son troisième opus paru chez Dead Oceans, jamais sa musique n’a sonné aussi pop. Au sein du line up, ne figurent plus que les sœurs Jennifer et Jessica Clavin, soutenues, pour la circonstance, par un drummer. L’expression sonore du duo californien (NDR : elles ont originaires de Los Angeles) s’éloigne du style noise/garage proposé sur ses œuvres précédentes. Les douze plages de cet elpee sont sculptées dans un pop/punk/rock dominé par les guitares et aux mélodies plus ou moins inspirées. Le duo reprend la bonne vieille formule couplet/refrain. Si sur certains titres, on peut cependant encore déceler des réminiscences de garage, à l’instar de l’introduction de “Daydream” ; mais en général, les émargent clairement à la pop. Et le très réussi “Hard to Kill” en est la plus belle illustration.

Bien sûr, Bleached n’a pas inventé l’eau tiède et son dernier LP ne casse pas trois pattes à un canard ; mais il a le mérite de remiser les synthés 80’s au placard. Ce qui en cette période de revivalisme électro/disco n’est pas à négliger...

Lubomyr Melnyk

Fallen Trees

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Très tardive plongée dans l’univers néo-classique et avant-gardiste du label londonien Erased Tapes… Au programme, l’un des fers de lance du mouvement, aux côtés de Nils Frahm et Olafur Arnalds, le vétéran Lubomyr Melnyk. Et quelle belle découverte ! Agé de 72 balais, ce compositeur et pianiste canadien d’origine ukrainienne est notoire pour son extraordinaire dextérité sur les ivoires (19 notes par seconde de chaque main !), tout en créant une ‘Musique continuelle’ grâce aux pédales du piano qu’il active constamment. Et quel délice de se plonger dans son univers sonore doux et mélancolique, atmosphérique et profond (idéal pour bosser ou lire), tout au long de ce magnifique « Fallen Trees », inspiré par un voyage en train qui lui a permis de traverser les forêts européennes. A classer à côté de maîtres du genre comme Philip Glass ou Steve Reich.

Omni

Networker

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Omni n’a rien d’un ovni ! En effet, ce duo formé en 2015 à Atlanta par l’ex-Deerhunter Frankie Broyles (guitare et batterie) et Philip Frobos (basse et chant) nous propose déjà à son 3ème album ; mais le premier sur le label d’élite du rock indie (NDR : essentiellement US), l’excellente maison Sub Pop ! Il s’agit peut-être d’un énième groupe influencé par le post-punk de la fin des années 70 et du début des années 80, et notamment des formations comme Television, Gang of Four ou Wire, qui ont marqué cette époque ; mais il possède un talent fou, parvient à nous étonner et même à convaincre tout au long de cet excellent « Networker » ! D’abord à cause de cette petite touche de free-rock qui enrichit le son qui doit beaucoup au « Marque Moon » de Television (« Sincerely Yours »). Puis d’une certaine urgence (« Present Tense »), lorsque l’expression sonore ne succombe pas aux tempos jazzy (« Blunt Force ») ou aux accents bluesy (« Underage »). Le tout se fondant au cœur d’un ensemble particulièrement cohérent. Une sorte de version cérébrale du magnifique Parquet Courts, en somme…

Sandro Perri

Soft Landing

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Alors qu’il lui a fallu sept longues années avant qu’il ne réserve une suite au grandiose « Impossible Spaces », album qui l’a révélé au grand public, Sandro Perri n’a eu besoin que de douze mois pour donner suite à « In Another Life », un LP auquel avaient collaboré Andre Ethier (The Deadly Snakes) et Dan Bejar (Destroyer). En 6 pistes pour quarante minutes, le Canadien affiche toute l’étendue de son talent.

Sandro Perri appartient à cette (rare) catégorie de compositeurs qui possèdent une véritable identité sonore. Dès les premières notes de « Time (You Got Me) », à travers un subtil mélange entre jazz, post-rock et electronica, on reconnaît sa patte personnelle. Le multi-instrumentiste canadien nous régale de titres à l’instrumentation riche et variée (flûte, trompette, synthés, piano, …), qu’il caresse de sa voix éthérée. Ce « Soft Landing » nous enveloppe au sein une quiétude réconfortante et on s’y s’emmitoufle afin d’y rester bien au chaud.

Moon Duo

Stars are the light

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Après avoir publié deux volumes de ses “Occult Architecture”, deux ans plus tôt, le duo basé à Portland nous propose son sixième album. Et il s’intitule “Stars are the light”. Depuis plusieurs années, Ripley Johnson (guitariste de Wooden Shjips) et Sanae Yamada (claviériste chez Vive la Void) figurent parmi les meilleurs ambassadeurs du psyché/rock…

Sur “Star are the light”, si Moon Duo s’accroche aux caractéristiques du genre, il parvient toutefois à se réinventer. Les huit morceaux qui constituent cet opus sont autant de rituels chamaniques que l’on imagine se danser et se chanter autour d’un feu de camp, la nuit, au fin fond du désert californien. L’enchaînement de boucles hypnotiques constitue le principal fil rouge de l’opus. Néanmoins, Moon Duo ne se contente pas de reproduire une formule qu’il connait sur le bout des ongles. Non, à l’image de cette pochette colorée, les Américains délaissent la guitare pour privilégier les synthés, afin de nous plonger au sein d’un univers davantage synthétique, empruntant même parfois des sonorités et des rythmes au disco. On se surprend même quelquefois à remuer les orteils...

Sans révolutionner le genre, Moon Duo démontre, tout au long de ce « Stars are the light » qu’il est toujours au faîte du psychédélisme contemporain…

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