La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Robbie Williams

In And Out Of Consciousness : Greatest Hits 1990-2010

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Mr. Robbie Williams se serait-il assagi après 20 ans de carrière solo ? A l’heure où le rebelle préféré de ces dames n’est plus un cœur à prendre et qu’il a gentiment accepté de retrouver ses anciens compagnons de route, j’ai nommé Take That, une compile rappelle à notre bon souvenir combien le parcours en solitaire de l’homme a été riche. Encore fallait-il s’y intéresser un minimum…

« In And Out Of Consciousness » réunit pas moins de 40 morceaux (!), partagés sur deux disques. Il s’agit donc d’une véritable mine d’or pour les fans de Robbie Williams. Ce ‘best-of’ tout à fait exhaustif met en lumière aussi bien les morceaux les plus évidents (« Angels », « Rock DJ », « Bodies », « Kids » en compagnie de Kylie Minogue, « Let Me Entertain You », « She’s The One », « Somethin’ Stupid » en duo avec Nicole Kidman,…) ainsi que ceux passés relativement inaperçus en dehors des frontières britanniques (« Sexed Up », « It’s Only Us », « Radio », « Rudebox », « She’s Madonna » interprété en compagnie de Pet Shop Boys…). Et, avouons-le, la plaque réserve tout de même quelques bonnes surprises pour le quidam qui n’a jamais vraiment manifesté le moindre intérêt pour la discographie de Williams (« Lovelight », « The Road To Mandalay », « Millenium »). De « Freedom », son tout premier morceau en cavalier seul, à « Shame », le dernier single en date, en duo, flanqué de son pote Gary Barlow, rien n’est oublié. Même pas le Take That pré-split (« Everything Changes »).

« In and Out Of Consciousness », qui existe également en version ‘deluxe’, enrichi d’un Dvd épinglant la majorité des clips vidéo, devrait certainement faire bondir de joie les fans hardcore qui trouveront l’objet sous le sapin. Les autres pourront toujours l’utiliser comme sous-verre.

Ray Davies

See my friends

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Drôle d’idée de réenregistrer ses propres chansons en compagnie d’autre musiciens. Et surtout de consacrer un album complet à ces exercices de style. D’autant plus qu’il s’agit, pour la plupart, de classiques de la musique pop/rock. Car hormis Mumford & Sons qui apporte un peu de fraîcheur à l’adaptation de « Days/This time tomorrow » ainsi que la seule perle de l’elpee, curieusement un autre medley, intitulé « All day and all of the night/ Destroyer », pour lequel Billy Corgan apporte une toute nouvelle dimension, le reste fait un peu pâle figure par rapport aux versions originales. Et pourtant, il y avait du beau monde invité pour participer à ce banquet musical : Bruce Springsteen, Lucinda Williams, Metallica, Jackson Browne, Spoon, Black Francis et même Arno. Bon Jovi aussi. Qui se paye le luxe de massacrer « Celluloid heroes ». Bien sûr, pour les sexagénaires, voire les quinquas, ces compos ne peuvent que rappeler d’excellents souvenirs. Mais si Ray Davies est un des mélodistes et paroliers les plus doués de sa génération, il faut reconnaître qu’il y a plus d’un quart de siècle qu’il est tombé en panne d’inspiration. Un album sans grand intérêt…

 

The Jiving Furniture Jubileum

The Jiving Furniture Jubileum (Ep)

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The Jiving Furniture Jubileum est un projet énigmatique créé par Jonas Frederick Jos Wellens, un Limbourgeois qui a gagné quelques concours musicaux, de l’autre côté de la très à la mode frontière linguistique. Partagé en 5 titres, son premier Ep est sculpté dans un rock parfaitement laidback. Un style dont le point culminant est manifestement atteint sur « Cult Manifesto », un titre qui aurait pu figurer au sein du répertoire de Beck voire de Millionaire. La musique de JFJ n’est pas révolutionnaire, mais diversifiée et agréable à l’écoute. Les mélodies sont bien torchées et empreintes d’une mélancolie élégante. « Tiger » est une ballade pour laquelle Iza est venue apporter son concours aux chœurs, une plage qui baigne au cœur d’une ambiance crépusculaire, presque digne de Mark Lanegan. Morceau d’ouverture, « Suckerpunch Coffee » affiche une morgue proche d’un Daan, époque Dead Man Ray. La voix traînante et l’interprétation je-m’en-foutiste de Jonas traduisant parfaitement cette impression.

Picastro

Become Secret

Écrit par

Après un petit tour infructueux au sein de la maison Polyvinyl en 2008 (« Whore Luck »), Picastro revient chez papa et maman. La famille Monotreme (65daysofstatic, Nedry,…) ne s’est donc pas fait prier pour accueillir à nouveau l’un de ses enfants chéris, l’un des plus délicats mais parfois aussi des plus complexes. Pour se faire pardonner son départ précipité, Picastro a rétrocédé, en guise d’amende honorable, neuf nouvelles mélopées aigres-douces, torturées et fragiles. « Become Secret », situé quelque part entre ‘Haunted Folk’ et ‘Sleep Rock’, ne fera sans doute pas plus de remous que ses trois précédents opus. Mais ceux qui auront la bonne idée de jeter une oreille à l’un des secrets les mieux gardés de Toronto, découvriront un univers délicat, parfois inquiétant, qui n’a rien à envier à des Cat Power ou Charalambides. Une toute belle œuvre, mais à éviter en cas de coup de cafard.

 

Killtronik

Dresscode (Ep)

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Vous vous souvenez certainement du tube de l’été « Hey You ». Une chanson qui a tourné en boucle sur la plupart des stations radiophoniques. A n’importe quelle heure. Ce qui vous a peut-être incité à haïr les responsables de cette situation : Pony Pony Run Run. Parce que non seulement, les poneys ont envahi les espaces sonores, mais ils ont commencé à se reproduire, pour finalement entraîner dans leur sillage, un véritable troupeau… Killtronik nous vient de région Paca (toute habillée de rouge, le temps de quelques semaines), et relève de cette cohorte. Faut croire qu’après avoir assuré la première partie de PPRR, le combo en est devenu un clone…

Mais essayons de faire preuve d’un minimum d’objectivité. Il faut avouer, qu’à défaut d’être intéressant (subjectivité quand tu nous tiens !), ce groupe est capable de torcher des mélodies contagieuses et des refrains efficaces, susceptibles de séduire le public (féminin ?), en deux temps trois mouvements. L’électro-pop de ce combo hexagonal pourrait faire des ravages. Et les trois morceaux (plus une version acoustique) de « Dresscode » sont d’ailleurs des singles potentiels. Qui ont simplement le tort de tomber un peu trop dans la facilité. Maintenant, si le potentiel de Killtronik est indéniable, la carence en originalité l’est tout autant…

Shobaleader One

d’Demonstrator

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Thomas Jenkinson alias Squarepusher est un solide pilier du label Warp. Un musicien raffiné et créatif. D’ailleurs, il aime surprendre. On le savait friand d’expérimentations sonores racées. Un homme, un seul capable de se mettre en danger face à ses élucubrations dont il a le secret. Toujours chez Warp, il nous propose un nouveau projet : Shobaleader One. Pour la circonstance, l’Anglais n’est plus solitaire. Ses nouvelles aventures, il a décidé de les partager au sein d’un line-up réunissant quatre autres musiciens qui se partagent synthés, guitares et drums, Squarepusher se chargeant des lignes de basse et de la voix.

Mais finalement, le résultat ne s’éloigne pas tellement de son elpee, « Just A Souvenir », publié en 2008. L’opus recèle des compos sculptées dans la mélodie pop, des chansons caractérisées par un recours au vocodeur, dans l’esprit d’un Daft Punk (« Plug Me In »). D’autres se couvrent d’accents jazzyfiants. Et je pense tout particulièrement à « Frisco Wave », dont les orchestrations de grattes acoustiques ont de quoi laisser rêveur. Une ligne de basse et un lead synth alimentent l’excellent « Cryptic Motion », une compo dont l’ambiance pétillante vous incite à secouer la tête

Loin des théories warpiennes, « d’Demonstrator » est une œuvre bien ficelée. Un petit délice qui mérite vraiment qu’on y pose une oreille attentive…

(The) Silent Days

California (Ep)

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Derrière ce patronyme fleurant bon la Perfide Albion se cache en fait un quatuor typiquement ‘frenchie’, importé en ligne directe d’Epinal, petite ville vosgienne, à mi-distance entre Strasbourg et Dijon. De ce coin-là ne peuvent émerger que de bons crus…

(The) Silent Days est un quatuor, mais la tête pensante du combo se nomme Julien Bouchard, au four et au moulin et dans tous les bons coups, tant à l’écriture des textes qu’aux compositions musicales. Mais lorsque la troupe est réunie, elle manifeste une efficacité et une complicité redoutables.

Après avoir publié un excellent premier opus intitulé « I am nothing », en 2008, la formation a été invitée à assurer le supporting act des Stereophonics, lors de leur périple en Belgique et en France, au cours de l’hiver dernier.

Les critiques favorables fleurissent de toutes parts. Inspirés, surprenants, décomplexés, … les qualificatifs jaillissent de tous les médias et encensent ce jeune groupe naissant.

La barre a donc été placée très haut. Aussi (The) Silent Days envoie en éclaireur cet Ep de cinq titres, histoire de voir comment va réagir la presse, unanime il y a deux ans.

Force est de constater que le band n’a rien perdu de son talent. Ces cinq plages sont tout autant inspirées que les onze qui peuplaient leur premier elpee. La power-pop dispensée évolue, l’horizon sonore s’élargit encore, grâce notamment à des arrangements plus subtils, et les sonorités deviennent plus pop, plus aériennes.

Un coup dans le mille pour Julien Bouchard et son équipe.

Il n’y a plus qu’à patienter (pas trop longtemps, espérons-le) pour voir aboutir dans les bacs ce second album promis pour le début de 2011.

Frais et vraiment rafraîchissant. Excellent !

17f

Tree Of Them

Écrit par

Electron libre militant sur la scène indépendante suisse, Frédéric Merk participe à différents projets. Il change ainsi régulièrement de casquette, coiffant tour à tour celle de mixeur, de compositeur ou de musicien. Son dernier opus, le Veveysan, qui est également multi-instrumentiste (autodidacte), l’a réalisé en solo, même s’il a sollicité la participation de quelques collaborateurs pour atteindre son objectif.

Un projet qu’il a baptisé 17f. Se serait-il inspiré d’une unité de combat de l’aviation navale française ? On pourrait le croire ; et pourtant, ce n’est pas le cas. D’ailleurs, ce patronyme ne colle pas du tout au climat développé sur cet elpee. Pour être franc, il nage complètement à contre-courant. Et pour cause, « Tree of them » incarnerait plutôt un éloge au pacifisme et à la nature. L’électro/jazz de 17f est ‘ambient’ et évoque des paysages froids et enneigés. Hormis le morceau d’entrée, « Le sexe faible », l’expression sonore ne souffre pourtant jamais du syndrome de la monotonie. Elle est alimentée par une multitude d’instruments, tantôt conventionnels (saxophone, basse, guitare acoustique sur l’excellent « Receipt ») ou inidentifiables, qui se relaient judicieusement. On pense immédiatement à la scène islandaise, et en particulier à Mùm et Sigur Ros. Pourtant, c’est lorsque les nappes aériennes cèdent le relais au piano qu’on atteint le sublime. Sur « For a while », très exactement. Une compo plus mélodique, imprimée sur un tempo électronique minimaliste, sur lequel l’artiste suisse vient poser sa voix. A cet instant c’est le spectre de The Notwist voire de Postal Service qui se met à planer.

Empreinte de fraîcheur, atmosphérique, « Tree of them » est une œuvre de saison, à déguster au coin du feu, en observant tomber les flocons de neige.

The Big Pink

Tapes

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Tout baigne pour The Big Pink. Après s’être vu décerner le ‘Philip Hall Radar Award’, une récompense attribuée par le journal musical anglais New Musical Express, pour la publication de son premier opus, « A Brief History Of Love », Milo Cordell, moitié du duo indietronic, s’est chargé d’élaborer un mix pour le label teuton !K7. Pas mal quand même…

« Tapes » et sa pochette, c’est du grand art. De quoi inciter clairement à pousser le son. The Big Pink et sa police Walt Disney. The Big Pink et tous ces petits éléphants psychédéliques tirés du classique « Dumbo ». On n’y est pas insensible. Par contre les tracks ne sont pas vraiment de mon goût. Zut ! J’ai beau faire l’effort mais les petites mélodies pop sur fond de gros beats freestyle minimalistes ne communiquent pas beaucoup de vibrations afin de remuer les jambes…

Pourtant The Big Pink, c’est hype. Oui mais chez qui ? « Tapes » n’a vraiment rien de transcendant et malgré tout le respect que je porte à !K7 (NDR : et notamment ses trois furieuses galettes parues récemment pour célébrer leur anniversaire), il est temps que l’année se termine pour le label. Allez, s’il vous plaît, repartons sur de bonnes bases pour 2011 ! En vous remerciant !

 

Erland and The Carnival

Erland and The Carnival

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Erland & the Carnival a le profil du ‘super groupe’. Et pour cause, au sein du line up, on retrouve Simon Tong (ex-Verve, Blur, The Good, The Bad & the Queen), David Nock (batteur de Paul Mc Cartney) ainsi que le guitariste/chanteur folk, Erland Cooper.

Les trois compères ont enregistré ce premier elpee au sein du studio ‘13’ de Damon Albarn, là où se sont déjà déroulées les sessions consacrées à des formations comme Gorillaz ou Blur. E&TC définissent eux-mêmes leur ‘folk/rock psyché’ comme le résultat d’une rencontre entre Ennio Morricone, Love, 13th Floor Elevator, Pentangle et Joe Meek. Rien que ça !!! Tout un programme pour ces Britanniques qui affichent fièrement leur culture littéraire et leur héritage folk en piochant dans les airs traditionnels, mais également dans les textes d’artistes comme Léonard Cohen, pour en imaginer des titres résolument modernes et enchanteurs.

L’album s’ouvre par une ballade écossaise, « Love Is A Killing Thing», qui annonce fièrement la couleur. Les autres titres sont à l’avenant. Passant d’une mélodie mélancolique à une rythmique plus pop, les treize plages s’enchaînent de façon surprenante.

Comment ne pas épingler, entre autres, le single « Was You Ever See » qui a fait le tour des ondes ou « My Name Is Carnival » emprunté au regretté Jakson C. Frank, sans oublier « Trouble In Mind » et « Gentle Gwenn »…

Les ingrédients sont savamment dosés pour une recette délicieusement plaisante : une cuillerée de folk britannique, une bonne dose de pop/rock, un soupçon de country et un petit fumet typiquement seventies ajouté pour la circonstance.

Une œuvre curieuse qui s’écoute attentivement, s’apprivoise d’écoute en écoute et ne lasse jamais.

Exactement comme lorsque, tout petit, on se faisait raconter à l’infini une belle histoire (toujours la même) avant de partir pour le pays des rêves, des aventures peuplées de magiciens, dragons et autres personnages imaginaires…

Qu’il est dommage de ne découvrir cet album que neuf mois après sa sortie. Mais comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, n’attendez plus une seconde et ruez-vous dessus…

 

Ed Kowalczyk

Alive

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Comme il est loin le temps où Ted faisait la pluie et le beau temps, au sein de son band Live. C’était au cours des nineties, une époque au cours de laquelle la formation remplissait les stades américains. La carrière de ce combo a duré près de 20 ans (1988-2009) mais est essentiellement demeurée confinée aux States. Live a quand-même publié huit albums studio et vendu plus de 20 millions de disques. Ce qui n’est quand-même pas rien pour un groupe relativement inconnu sous nos latitudes (NDR : seul l’album « Throwing Copper » et ses deux tubes « I Alone » et « Lightning Crashes », sont parvenus à percer sur notre Vieux Continent).

Après le split du band, l’ami Ed n’a pas trop traîné pour remettre son métier sur son ouvrage. En juin 2010, il a ainsi publié, en solo, « Alive » (bien trouvé le ‘A’ en plus…) Force est de constater que les fans de la première heure ne seront pas surpris ; car tout comme aux heures de gloire de Live, c’est exactement la même recette que nous dispense le divin chauve… Un rock FM bien huilé, bien rythmé, des guitares, une voix plaisante, soit les ingrédients nécessaires pour noyer les ondes de Los Angeles...

Pour son premier opus solo, Ed Kowalczyk ne surprend pas vraiment en nous proposant son mélange habituel de rock alternatif et de grunge. Agréable mais franchement pas indispensable, « Alive » recèle quelques bonnes mélodies, mais manque d’audace pour vraiment convaincre !

Répétitif et pas très emballant.

 

Mr. Oizo & Gaspard Augé

Rubber

Écrit par

Depuis que “Flat Beat” est devenu un hit planétaire, on a appris combien Quentin Dupieux était un drôle d’oiseau… Par contre, on sait moins qu’à côté de sa carrière musicale, l’homme se consacre également à sa véritable passion, le cinéma. Après avoir réalisé le très absurde ‘Steak’ en 2007, mettant en scène Eric et Ramzy en tête d’affiche, il a remis le couvert sur ‘Rubber’, présenté à Cannes l’année dernière. Difficile de décrire son synopsis en quelques lignes, mais ‘Rubber’ est l’histoire singulière –et c’est peu dire– d’un pneu sérial-killer sévissant dans les grands espaces américains. Pour illustrer cette escapade meurtrière, une musique appropriée était donc nécessaire. Et pourquoi laisser quelqu’un s’en occuper lorsqu’on se débrouille pas mal et que l’on dispose des relations nécessaires dans le milieu ? Mr. Oizo a donc fait appel à Gaspard Augé de Justice afin de composer la BO de son dernier ovni cinématographique.

Après une intro quasi-médiévale, « Symph08 », « Rubber » ne débute réellement que par le titre éponyme, un morceau musclé balancé dans le plus pur style électro cher à Mr. Oizo. Une bien courte réjouissance malheureusement ; car le reste d’album s’apparente souvent à du Enio Morricone un peu kitch (« Racket), lorsqu’il n’abuse pas de synthés 80’s (« Sheila ») ou encore de flûte (« Crowds & Guts »). Comme souvent dans les BO, trop peu de morceaux se démarquent du lot. Hormis « Trycicle Express », plage qui lorgne vers l’univers de Kraftwerk, le reste baigne au sein d’une musique d’ambiance. Une œuvre sise donc à des années-lumière des BO de Tarantino. L’intérêt de « Rubber » s’avère donc plus que limité, l’ensemble se révélant plus que probablement indissociable du film…

Oxmo Puccino

Minutes Magiques

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Oxmo Puccino occupe une place bien à part dans l’univers du hip-hop français. Il possède en effet une écriture tout en nuances qui lui a, un jour, valu le surnom de ‘Black Jacques Brel’. Le Malien d’origine décline un verbe poétique et humaniste, bien moins agressif que la plupart de ses collègues et amis, et en particulier les membres de son ancien collectif Time Bomb, au sein duquel militaient Booba et Pit Baccardi.

Le ‘Black Desperado’ sort aujourd’hui son 2ème album ‘live’. Il fait suite à premier opus publié en 2005. Les 15 morceaux de « Minutes Magiques » ont été immortalisés à La Cigale de Paris, en mai 2010. Abdoulaye Diarra semble avoir atteint un niveau de maîtrise et de connivence optimale avec son public. Parfaitement à l’aise, il y interprète la plupart de ses tubes : « Mama Lova », « J’ai Mal au Mic », « L’Arme de Paix » et « Cactus de Sibérie ». L’auditoire semble visiblement acquis à sa cause. Oxmo est épaulé par un véritable groupe –c’est décidemment une manie chez les rappeurs confirmés–, les Jazzbastards. Ce qui lui permet de balancer ses répliques mythiques avec style, sur un ton finalement assez rock quoique parfois jazzy. Dommage que son flow soit parfois un peu banal ; car ses textes sont d’une rare justesse. Oxmo Puccino prouve en tout cas que s’il s’embourgeoise peut-être (il a d’ailleurs composé pour Florent Pagny et Alizée !), il reste l’un des rappeurs français les plus doués de sa génération. Toutefois, pour les fans de mauvaises manières et de gros son, le nouvel album de Booba arrive à point nommé !

Gabriel Rios

The Dangerous Return

Écrit par

Bien que portoricain de naissance, Gabriel Rios appartient un peu à la ‘scène belge’. En effet, s’il est né en 1978, dans les Caraïbes, il a débarqué dans notre plat pays, à Gand très précisément, à l’âge de dix-huit printemps, afin de poursuivre un cursus artistique dans le domaine de la peinture. Près de quinze années plus tard, il y est toujours ! La guitare ? C’est son paternel qui lui a appris à en jouer. Et puis, il a chanté dans la chorale de son village. Ce qui explique pourquoi, à l’adolescence, il est déjà imprégné du parfum de salsa et de la bamba...

A l’aube de l’âge adulte, tout en poursuivant sa formation universitaire, il assouvit sa seconde passion en offrant sa collaboration à de petits groupes locaux dont le moins méconnu (?) est sans doute les Nothing Bastards.

Jo Bogaert, producteur réputé dans la partie néerlandophone du pays lui offre son concours, dès 2004. Un premier album naît de cette rencontre, « Ghostboy », un opus qui recueille un petit succès dans le Benelux. « Angelhead », son second, voit le jour en 2007, toujours sous la houlette de Jo Bogaert.

« The Dangerous Return », son troisième commis à ce jour, confirme tout le bien que l’on pense de lui, depuis ses débuts. Créatif, mélangeant les genres, il propose des compositions recherchées, fouillées, intéressantes.

Les onze titres qui peuplent cet ouvrage sont honnêtes, variés et toujours agréables. Un joli brin de voix bien soutenu par des guitares et un piano efficaces, des compos plus que valables, sans oublier les quelques petites touches d’originalité, à l’instar de ces quelques accents empruntés au Boléro de Ravel, sur « Tidal Wave ». Bref, on peut parler d’une belle réussite.

Si l’écoute du cd ne suscite jamais l’ennui, j’épinglerai quand même deux plages de ce disque. Tout d’abord « You will go far », le morceau d’ouverture, et puis « Gulliver », chanson qui donne envie de remuer. 

Gabriel Rios est un artiste à l’imagination débordante. Sa pop est recherchée, inspirée et certainement plus profonde que celle d’un Mika (NDR : pour n’en citer qu’un) ; mais sans doute aussi moins commerciale…

A découvrir sans hésiter !

The Script

Science & Faith

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Après Coldplay, Keane, The Fray et autres Snow Patrol, The Script s’inscrit dans la même lignée. Un trio irlandais issu du quartier délabré de James Street, à Dublin, et réunissant le chanteur Danny O'Donoghue, le guitariste Mark Sheehan et le batteur Glen Power. « Science & Faith » constitue leur second opus en à peine plus de deux ans.

Leur premier ouvrage, au titre éponyme, publié en 2008, a rencontré un succès certain aux Iles ; et pour cause, l’epee s’est écoulé à plus de deux millions d’exemplaires et les singles « We Cry », « Breakeven » ainsi que « The Man Who Can't Be Moved » on trusté les premières places des charts.

Forts de ce (relatif) succès, ils assurent la même année les premières parties de U2 et de Paul McCartney. Enfin, en 2009, le groupe effectue un passage remarqué sous la pyramide de Rock Werchter.

Le créneau visiblement porteur, The Script nous propose dix nouveaux titres sur leur nouvel essai. Et le succès est déjà au rendez-vous pour « Science & Faith », puisque le premier single « For The First Time », une ballade sirupeuse à souhait, bien mise en scène lors d’un clip auquel participe, comme figurante, la fille de… Bono (NDR : ah la solidarité irlandaise !), a déjà propulsé le trio irlandais en tête des ventes.

Le reste du long playing est de la même trempe, même s’il est partagé entre morceaux plus rythmés et autres jolies ballades.

Bien qu’agréable à écouter, on ne peut pas dire que ce cd se distingue par son originalité. Néanmoins, malgré le mimétisme flagrant identifié auprès des groupes précités, cet album devrait ravir les amateurs du genre. Et ils sont nombreux !

Tant que le moule n’est pas cassé, il n’y a pas de raison de s’en priver !!!

Chilly Gonzales

Ivory Tower

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« Ivory Tower » est bien plus qu’un simple album. La septième œuvre de Gonzales est en fait la supposée bande-son du long métrage éponyme d’Adam Traynor (Puppetmastaz), mettant en scène le musicien et ses proches amis Feist, Peaches et Tiga. ‘Supposée’ car enregistrée bien avant le tournage du film. Produit par Boys Noize, « Ivory Tower » met à nouveau en exergue le talent indéniable du Canadien au piano. D’ailleurs, qui ne se souvient pas du gracieux « Solo Piano » publié en 2004 ? Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de jolies compositions épurées mais d’une œuvre pop aux accents très électroniques.

Mais que ceux qui s’attendent à des beats pompiers en lisant le nom du producteur du nouveau projet de Gonzales soient prévenus. « Ivory Tower » évolue à des années-lumière des productions habituelles de Boys Noize, même si sa patte est des plus évidentes sur certains morceaux (« Smothered Mate », « Never Stop »). Jason ‘Chilly Gonzales’ Beck, entré l’an dernier dans le livre des records, après avoir accordé un concert marathon de 27 heures, propose ici un disque en dents de scie, dont seule une bonne moitié conserve une certaine raison d’être, en dehors du long-métrage (« Knight Moves », « Smothered Mate », « I Am Europe », « Never Stop » et « You Can Dance »).  

Lorn

Nothing Else

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Marcos Ortega, alias Lorn. Hormis le fait qu’il soit originaire de l’Illinois, difficile de choper des infos sur l’homme derrière ces quatre lettres. Ce qui n’est pas vraiment d’une importance capitale lorsque l’on écoute « Nothing Else », un disque à la fois sombre, direct et énigmatique. Premier artiste émanant d’une ville autre que L.A. à être publié sur Brainfeeder, le label d’un certain Flying Lotus, Lorn suit les traces de son mentor en proposant un Dubstep agité, plus riche, plus étoffé, plus original que celui de la plupart de ses contemporains. On pourrait même parler de ‘Deepstep’ tant les morceaux de Lorn ne se contentent jamais du minimum syndical,  ce desespérant minimum qui étaye les soirées pseudo-‘dubstep’. « Nothing Else » mise tout sur son atmosphère pesante, ses breaks envoyés tel un poing dans la tronche et ses beats électroniques qui semblent avoir été créés dans l’obscurité la plus totale. « Nothing Else », masterisé par Clark, fera bander les fans de Flying Lotus, The Glitch Mob, DJ/rupture ou Hudson Mohawke. En un peu plus de 30 minutes, Lorn largue une pure bombe. Rien d’autre.

 

Smile (France)

Let’s Get Together

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Bien qu’Oasis se soit désintégré et que les Dandy Warhols soient incapables de composer la moindre bonne chanson depuis quelques années, ces deux groupes continuent de bénéficier d’un statut de véritable culte, auprès de leurs aficionados. Et cette situation risque de durer, quelques années encore. Une formation hexagonale vient même d’imaginer le chaînon manquant entre ces deux formations : Smile ! Et ne souriez pas, ces Lillois prennent leur mission très au sérieux et ne manquent pas de talent. « Let’s Get Together » constitue déjà le second elpee du combo français. Autoproduit, il recèle toute une série de titres dont les frères Gallagher (« I’m Alive », « Let’s Get Together ») ou Courtney Taylor (« Shall We Overcome », « In My Mind »), seraient fiers d’avoir écrits. Et si « You’re a Junkie » est un tube en puissance, « Best Of You » est une véritable tuerie psyché ! La voix est plus vraie que nature et souvent filtrée comme le requiert implicitement le style. Les musiciens assurent des parties de guitares soniques très bavardes, tout en n’oubliant pas d’y ajouter quelques inévitables clappements de main ou des interventions d’orgue vintage. Si vous attendez la sortie du premier opus de Beady Eye, le nouveau combo de Liam Gallagher, « Let’s Get Together » devrait vous permettre de patienter. Par contre, si vous privilégiez l’originalité, il est préférable de passer votre chemin…

 

Le cadeau de Noël de R.E.M.

Écrit par

Le 5 mars 2011, R.E.M sortira un nouvel album. Il s’intitulera « Collapse Into Now ». Pour en avoir un avant-goût, le trio invite les fans à se rendre sur leur site web, http://remhq.com/index.php . Ils pourront télécharger en exclusivité le single "Discoverer".

Le groupe a également prévu un cadeau pour Noël…

http://filtermagazine.com/index.php/media/entry/r.e.m._christmas_baby_please_come_home

The Streets of Hell

Écrit par

« Computer & Blues » est le titre du nouvel album de Mike Skinner, alias The Streets, dont la sortie est prévue pour le mois le février. Un premier single en a déjà été extrait : “Going Through Hell”. Skinner parviendra-t-il à retrouver les sommets atteints lors de la publication d’« Original Pirate Material ». La participation de Rob Harvey des horribles The Music n’est en tout cas pas de nature à me rendre optimiste…

http://www.the-streets.co.uk
http://twitter.com/skinnermike