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La vérité selon RORI

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Dial M For Murder

Fiction of her dreams

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On est en pleine vague néo-new wave. Et le premier album de Dial For Murder en est une nouvelle illustration. David Ortenlöf et Anders Lantto ont fondé ce duo en 2007, en choisissant pour patronyme, le titre d’un thriller d’Alfred Hitchcock, en l’occurrence ‘Le crime était presque parfait’. Peu de suspense, cependant tout au long de cet opus, puisque la plupart des plages auraient tout aussi garnir le répertoire d’Interpol ou des Editors. Les mélodies sont ténébreuses, la basse profonde, le tempo de la boîte à rythmes hypnotique, les cordes de guitare climatiques et le zeste de claviers vintage. Sans oublier les vocaux angoissés, saccadés, réminiscents, pour la circonstance d’Andrew Eldritch, mais en moins sépulcral. Une exception qui confirme la règle : « NYC (Now you care) », au cours duquel, le timbre du vocaliste emprunte curieusement celui de David Bowie (NDR : à moins que ce ne celui de Peter Murphy). Bref si cet album est d’honnête facture, j’ai l’impression que le tandem s’est davantage inspiré de revivalistes que de la source même…

 

Nicolai Dunger

Play

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La première fois que j’ai écouté ce lonesome cowboy nordique, c’était en 2004. Lors de la sortie de son album « Tranquil Isolation ». A l’époque, sa musique m’avait laissé une impression plutôt favorable, même si elle était altérée d’un ennui poli. Motif ? Une certaine austérité, sans doute consécutive à la participation de Will Oldham aux sessions d’enregistrement. Depuis, je m’étais quelque peu éloigné de l’univers du Suédois, tout en promettant d’y revenir un jour. Et pour cause, il jouit d’une excellente notoriété auprès de la corporation. Pas pour rien qu’il a déjà collaboré ou tourné en compagnie de toute une série de pointures musicales comme The Soundtrack Of Our Lives, Mercury Rev ou encore Calexico. Nicolai s’était, cependant, accordé quelques années de répit, en prenant également ses distances vis-à-vis de l’industrie du disque pour se consacrer à ses expérimentations dans l’univers du jazz. Faut dire que ses relations avec son label n’étaient pas toujours au beau fixe.

Le crooner scandinave nous propose donc son seizième opus, tous projets confondus. Avant de me lancer dans l’audition de ce « Play », une question me taraudait l’esprit : allais-je devoir me farcir une œuvre aussi aride et glaciale que « Tranquil Isolation ». Bonne nouvelle, cet elpee macère dans une forme de folk classieux, swinguant voire dansant dans l’esprit de St-Thomas (NDR : son voisin norvégien), mais en un peu plus soul. On comprend ainsi mieux pourquoi, aujourd’hui, il est considéré comme un véritable ‘entertainer’ dans son pays d’origine. Il ose même un duo en compagnie de Nina Persson des Cardigans sur le très beau « Tears In A Childs Eye ». Faut dire que la voix du Scandinave est superbe. Puissante et empreinte de charme, également. Son timbre de crooner évoque même Jens Lekman voire Lou Reed (« Entitled To Play »). Paru en single, « Crazy Train » libère une énergie vivifiante. Un véritable bijou ! Et « Time Left To Spend » est aussi convainquant. Piano allègre, cordes de guitare sèche, drums volatils, accords de banjo et même un saxo tapissent élégamment toute l’expression sonore.

En réalisant une fusion parfaite entre folk et soul, Nicolaï Dunger vient de concocter son meilleur opus à ce jour. Une chose est sûre, je n’attendrai plus cinq ans avant de retourner dans l’univers enchanteur de cet artiste. Un peu de lumière venue du froid…

Nicolai Dunger sera en concert à l’AB Club le 6 avril prochain.

 

Féloche

La vie cajun

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Je savais qu’en Louisiane on parlait français. Très peu en fait. Mais j’ignorais qu’un Parisien baptisé Féloche (Félix de son vrai prénom) en avait adopté la musique, les instruments et les rythmes. Car nous voici ‘trempés’ dans l’ambiance cajun de cet état du sud des Etats-Unis tout au long de « La vie cajun », première véritable réalisation d’un artiste un peu loufoque…

Loufoque, un peu dingue, Féloche peut se targuer d’avoir connu un parcours plus qu’original : bac ciné, ingénieur du son en Arménie, membre d’un groupe punk ukrainien, retour à Paris où il prend des cours de guitare, s’achète une mandoline et vivote sur des petites scènes de seconde zone.

Ses goûts musicaux l’entraînent ensuite vers des rythmes saccadés et le blues. Il écoute Taj Mahal et John Mayall et se penche de plus en plus vers la musique cajun. En outre, il se découvre une voix qui colle bien à ses nouvelles sensations musicales. Début des années 2000, il remonte sur les scènes parisiennes en proposant un répertoire qui fait la part belle aux instruments traditionnels : violon, accordéon, harmonica et… sa mandoline ! Le succès est au rendez-vous et Féloche sort dans la foulée un Ep cinq titres qui tapent dans l’œil (heu l’oreille) de Solal, producteur de Ya Basta. S’en suit un album qui cette fois comporte 13 extraits du répertoire de Féloche, entièrement concentré sur la musique acoustique et les rythmes du bayou louisianais.

Pour y parvenir, il invite à sa table des amis de longue date, de toutes les époques, de toutes les galères. Figurent donc dans sa bande, un Ukrainien à la basse, un New-Yorkais à l’harmonica, des Parisiens bien sûr ; et on a même droit à la participation de Dr John (le vrai) au piano qui répond à Féloche sur « Dr John Gros John ». Tous se sont envolés pour La Nouvelle-Orléans (où il n’était jamais allé !) afin d’y enregistrer « La vie cajun », un album de toute beauté, à écouter urgemment pour remuer au son des chaloupes bluesy, de l'accordéon cajun, et des accélérations rock'n'roll ponctuées d'électro. Et puis il y a cette voix, un peu nasillarde, qui fait penser parfois à Charlélie Couture, parfois à Higelin. Enfin, pour terminer, une énième curiosité, « Singing in the Rain », revisitée, mais de quelle manière !

A trois sur scène, Félix, Christophe Malherbe et Léa Bulle doivent accomplir une fameuse performance pour restituer toutes les richesses des treize partitions de l’album. A voir dès qu’ils passent près de chez vous, sans hésiter !

 

Sweet Claudette Johnson Harell

That man's got to go

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Sweet Claudette Johnson Harrell nous vient de Detroit et elle chante le blues. Ce n’et pas une néophyte, puisqu’elle compte, à ce jour, cinq albums à son actif. Et le tout premier, "Linament & collard greens", remonte à 1999.

Pour enregistrer “That man's got to go”, elle a reçu le concours d'excellents musiciens locaux ; en l’occurrence Howard Glazer, un guitariste particulièrement doué qui a longtemps joué en compagnie de l'harmoniciste Harmonica Shah, Dan Dekuyper à la seconde gratte, Todd MacIntosh à la basse et Greg Manning à la batterie ; sans oublier les quelques cuivres pour compléter l'ensemble. Claudette signe pratiquement l’intégralité de son répertoire.

A la recherche d’un amant idéal, la douce Claudette injecte une fameuse dose d’énergie tout au long de "Best damn lover", un morceau funk entretenu par le rythme infernal des cuivres. Les solistes se bousculent déjà à l'avant-plan. Successivement, Alonzo ‘Big Al’ Haralson à la trompette, Marcy Montgomery au saxophone et Glazer aux cordes. L'étau funky ne desserre pas son étreinte rythmique et se mue en danse envoûtante tout au long de "Hee-bie Gee-bies", une compo caractérisée par une sortie de cordes précoce, vitaminée par les pédales de distorsion, mais aussi grisée par la fièvre rythmique de ces cuivres. L'allure est toujours aussi vive pour affronter "That man's got to go". La guitare emprunte des accents bluesy, acérés, incisifs, assez proches d'Albert Collins. La trompette de Big Al ne tient plus en place. L’imposante contrebasse de MacIntosh ronronne pour communiquer une atmosphère jazzyfiante à "Not another moment". Le talent des solistes d’Alonzo et de Marcy est une nouvelle fois bien mis en évidence, alors que le timbre de Claudette manifeste une bonne dose de gravité. Le nightfloor accueille une nouvelle fois les déhanchements des danseurs lors d’un "Too many irons" à la formule bien établie. Et si les cuivres restent toujours sur le qui-vive, toujours prêts à bondir, la guitare emprunte des accents bluesy. Changement radical de style à partir de "Don't talk that yak to me". Le climat s'adoucit, s’illumine à nouveau de sérénité. Glazer est passé à la slide. Il injecte beaucoup de retenue et de feeling dans son jeu. Claudette susurre ses mots. Ce qui n'empêche guère Marcy de souffler avec panache à l'avant-plan. Notre tendre vocaliste charme et bouleverse en même temps tout au long de "Love I see in your eyes", un slow blues très classique, au cours duquel les deux souffleurs étalent encore tout leur talent. Claudette manifeste un profond respect pour ses musiciens et leur permet, à tour de rôle, de se mettre exergue. "23 hours & 45 minutes" en est un nouvel exemple, un blues mid tempo, profilé sur une rythmique très Jimmy Reed, au cours duquel Howard, Alonzo et Marcy se libèrent totalement. Ainsi qu’"Ain't nobody's bizness", un autre blues lent notoire, issu du répertoire de Freddie King, exécuté à la manière d'Albert King. Et la version est tout bonnement remarquable !

 

Lawrence Arabia

Chant Darling

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Lawrence Arabia nous vient en ligne droite des Antipodes ; et plus précisément, à l’instar des Datsuns et des Ruby Suns, de Nouvelle Zélande. Mais qui se cache derrière un tel patronyme ? Un certain James Milne. Néo-zélandais, il est né en 1981. A Christchurch. Ex-membre des Brunettes, des Ruby Suns et collaborateur ponctuel d'Okkervil River, il a décidé de monter son propre projet. Un dessein qui murissait dans l’esprit de James, depuis plusieurs années déjà, même après avoir fondé son propre band The Reduction Agents.

Au départ, The Reduction Agents était sa formation de base et Lawrence Arabia le fruit d’expérimentations consignées sur un amas de démos. Et puis, de fil en aiguille, Lawrence Arabia est devenu son band principal. Pour concocter ce « Chant Darling », James a reçu le concours de quelques musiciens issus de son entourage : Daniel Ward et Martin Keane du groupe The Sneaks ainsi que James Dansey des The Ruby Suns. Les autres collaborateurs, Hayden East et Tom Watson, sont des amis issus de Nouvelle-Zélande, de super chanteurs et musiciens. Comme il le déclare lui-même : ‘J'ai tout simplement pris les meilleurs mecs que je connaissais et je les ai mis ensemble dans la même pièce’.

Coupable d’une musique qualifiée de ‘beatlenesque’, le combo originaire du Pacifique Sud nous propose, tout au long de son elpee, dix plages empreintes de bonne humeur et d’optimisme, aux références sixties, tout en lorgnant vers Vampire Weekend. Bref, de la pop festive, accessible et qui accroche instantanément. Du tracklisting, j’épinglerai cependant deux très jolies compos : "The Undesirables" et "Auckland CBD Part 2".

Une nouvelle fois, le label Bella Union a tapé dans le mille en engageant cette formation qui vient de loin, mais semble tellement proche à cause de la fraîcheur que libèrent ses chansons. "Chant Darling" constitue le second opus du band. Il fait suite à un elpee éponyme, demeuré complètement anonyme en dehors de son île.

N’empêche, à la tête de son Lawrence Arabia, James Milne est très susceptible d’en faire tourner plus d’une. Je vous invite également à découvrir ses clips un peu ‘barges’ qui donnent directement le ton. Pas très sérieux, il faut le reconnaître. Mais qui a dit que la pop devait être sérieuse ? Même quand elle vient de loin, après avoir franchi les océans…

 

LD & The New Criticism

Amoral Certitudes

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Quel titre bizarre pour un mini-album, des ‘certitudes amorales’, tout un programme… Inauguré par une petite entrée instrumentale d’une quarantaine de secondes, cet Ep ne recèle que cinq titres et constitue une suite logique à la production précédente que la bande à LD avait concoctée en 2006, « Tragic Realism ».

Avant de former son propre band, LD Beghtol participe à de nombreuses aventures pop au nombre desquelles on épinglera surtout The Magnetic Fields. Pour former le New Criticism, LD recrute alors Jim Bentley aux guitares, Geoff Otis à la basse, Jonathan Plummer à la mandoline et Noel Rose à la batterie. A noter que tous participent aux chants ou chœurs, et que LD lui-même chante et joue de tous les autres instruments (orgue, ukulélé, piano, mélodica, maracas, tambourin, …) Dana Kletter et Kendall Jane Meade prêtent aimablement leur appendice vocal sur le morceau « What you will » et participent également aux chœurs sur le reste de l’elpee.

Amoral Certitudes nous propose cinq titres donc, d’une musique enjouée et très accessible, où se mêlent arrangements traditionnels américains et rythmes folk/pop amusants, voire même parfois dansants. « Aka Paradise », « What you will », le lancinant « If I think of Love » sont trois excellentes compositions qui démontrent tout le talent d’écriture de LD. Dommage finalement de n’avoir droit qu’à un gros quart d’heure à se mettre sous la dent.

A savoir également, LD a écrit un livre au titre évocateur ‘69 chansons d’amour’ ; tout un programme qui reflète l’état d’esprit du ‘gaillard’ !

 

Christopher Leigh

Gotta boogie

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Christopher Leigh n’est guère connu dans l’univers du blues. Et pourtant, il a entamé sa carrière au début des années 80. Mais au sein d’une formation de heavy metal : Life After Death. Ce n’est qu’au fil du temps qu’il a changé d’orientation musicale. Originaire de Smiths Creek, dans le Michigan, ce chanteur/guitariste/compositeur militait, début de ce siècle, chez Alley Katz, une formation responsable d’un elpee intitulé "Going alley on your minds", en 2005. Mais auparavant, il avait concocté un opus solo : "I don't know". Un disque qui vient d’être réédité sur le même label ! Pour cet album, il est encore flanqué des Boogie Chillens, une de ces innombrables formations américaines qui jouent la musique des racines, c'est-à-dire un mélange particulièrement vibrant de blues, de rock et de boogie. Issus de Detroit, ils avaient choisi ce patronyme pour rendre hommage à Mr John Lee Hooker, mythe qui était parvenu à asseoir la réputation du blues et du boogie de la Motor City. Mais depuis la sortie de ce long playing, le combo a dû changer de nom. Motif : un ensemble concurrent se produisait déjà sous cette appellation. Ils se sont donc rebaptisés tout simplement The Christopher Leigh Band

Le disque s’ouvre par une intervention légère de Joe Neely à l'orgue. Le timbre vocal de Mr Leigh est quelque peu nasillard. Il se réserve une bonne première sortie aux cordes, mais en alignant ses notes de manière parcimonieuse. Il embraie par un blues imprimé sur un mid tempo. Constitué de Gary Ellis à la batterie et Rudy Alcala à la basse, la section rythmique porte bien l’ensemble. Une approche plutôt british blues! Leigh force sa voix sur "Gotta boogie", un boogie classique de circonstance. Joe Neely trame le décor sonore de son orgue Hammond B3, s’autorisant même une certaine liberté, avant que le boss ne prenne le relais pour s’acharner sur sa slide. Il chante "True love", un blues lent très conventionnel. Face à l’orgue, il libère quelques chapelets de notes pour accompagner son chant! Il injecte beaucoup de sensibilité dans le pincement de des cordes. Une nouvelle fois, dans un style proche du british blues d'autrefois. Une seule cover : le "Chicken heads" de Bobby Rush. Mais dans un style différent. Radicalement funky, mais rudimentaire. "Since you went away" est une de mes compos préférées. Une ballade blues très lente, bouleversante, digne des débuts des Stones. Christopher est au sommet de son art. Soutenue de chœurs féminins, sa voix passe très bien la rampe. Indolent et ténébreux, "Pullin' in the station" véhicule un curieux pouvoir de séduction. "Twin heroes" est un autre blues de bonne facture, imprimé sur un mid tempo. Il est dédié à Clarence et Curtis Butler, deux jumeaux vétérans de la scène de Detroit, qui se produisaient sous le patronyme des Butler Twins (NDR : ils avaient participé, milieu des années 90, au Brussels Blues Festival). Plus métallique voire agressif, "Voodoo boogie" est évidemment un autre boogie ; mais il se rapproche davantage de l’univers sonore de Hound Dog Taylor et Lil' Ed & the Blues Imperials. Après s’être offert une parenthèse exotique ou si vous préférez caribéenne, les Boogie Chillens achèvent l’opus par un dernier blues lent. L’intensité y est permanente. La voix excellente. L’orgue Hammond très proche et la guitare minimaliste. A vous flanquer le frisson ! Sans s’avérer révolutionnaire, il faut reconnaître que ce « Gotta boogie » ne manque pas de charme…

Alix Leone

C’est là qu’on va

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Alix Leone, je l’ai découverte en même temps que Pierre Souchon lors de l’émission ‘D6bels’ diffusée par la RTBF, un week-end de début février. Cette jeune artiste a visiblement tout le potentiel pour devenir une personnalité intéressante de la chanson française ‘made in Belgium’.

Auteur/compositeur et interprète, Alix est tombée dedans quand elle était petite… Au cours de leur enfance, elle et son frère Hugo sont déjà très complices. Et tripotent les instruments qu’ils trouvent à la maison avant de se produire assez rapidement lors de concerts ‘garage’. S’en suivent quelques ‘cabarets’ durant les années passées à l’école, en humanités artistiques où tous les arts l’attirent, surtout le théâtre-action (problèmes de violences, conjugaux et autres).

Depuis mars 2004, les prix s’enchaînent pour la jolie Namuroise : un concours tremplin (‘Mars en chansons’), un premier prix au ‘Franc’off’ de Spa en 2006 et une nouvelle consécration décrochée lors du concours franco-belge ‘Belle à chanter’, en 2007. Sa carrière musicale est lancée. Il est temps de passer à la vitesse supérieure ; et de sortir enfin un album pour donner suite à un Ep cinq titres, qu’elle avait proposé en octobre 2005.

En compagnie toujours de son frangin Hugo (aux guitares, à la batterie, aux percussions et aux chœurs), rejoints par quelques musiciens-choristes (Benjamin à la guitare, Emmanuel à la contrebasse, Pierre-Yves à l’accordéon, Renaud au violon et Kathy au violoncelle), Alix nous propose, en ce début 2010, un Cd réunissant 13 titres aux accents jazz, bossa et pop.

Entièrement acoustique, l’album d’Alix propose de bonnes chansons traitant de petites choses de la vie, de rêves et d’amour, le tout enrobé de mélodies qui se baladent d’un genre musical à un autre, tout en demeurant très accessibles et agréables. Une belle réussite ! Suffit d’écouter « Radio-réveil » ou « La vie laisse » pour s’en convaincre.

Son talent avait, en même temps que sa simplicité, éclaboussé de fraîcheur l’émission de Manu Champagne sur les ondes belges. Emission durant laquelle elle avait démontré toutes ses capacités, allant même jusqu’à effectuer un duo très remarqué avec le fils d’Alain Souchon pour les besoins de la cause.

Du talent, de la simplicité, de la bonne musique, il y a encore pas mal à découvrir chez nous… Mais faut bien chercher !!!

 

Marcisz

Songs From Red Brick Road

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Qui se cache donc derrière cet étrange patronyme ? Un artiste polonais inspiré par les contes et les légendes ? Ben non, contre toute attente, il ne s’agit pas d’un ressortissant issu d’un pays de l’Europe de l’Est, mais d’Erwin Marcisz, leader du groupe limbourgeois Mint, formation principalement notoire en Flandre, pour avoir commis quelques singles couronnés de succès.

« Songs From Red Brick Road » constitue  le premier effort solitaire de notre ami Erwin. Sans toucher au génie, cet elpee (NDR : découpé en neuf vignettes pour à peine 26 minutes) s’avère, en général, agréable à l’écoute. Les compos sont sculptées dans une forme de pop/folk. Passé l’intro enfantine, Marcisz nous propose des chansons qu’il interprète d’un timbre fragile, en s’accompagnant le plus souvent d’une guitare acoustique ; ou en nappant délicatement l’ensemble de claviers atmosphériques. Le mini elpee souffle cependant le chaud et le froid. Une certaine lassitude nous envahit, par exemple, à l’écoute de « Smooth Sailing From Now On » et « Won’t Cry No More » ; alors que la comptine « The Miller’s Wife » (Badly Drawn Boy ?) et « The Golden Boy » (Nickel Eye ?) ne sont pas loin de susciter mon enthousiasme. Davantage qu’anecdotique, « Songs From Red Brick Road » rafraîchit comme un petit bonbon à la Mint (NDR : le jeu de mots lui l’est, c’est une certitude…)

Tom McRae

The Alphabet of Hurricanes

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Qu’est ce qui peut pousser une personne à écrire des chansons aussi noires, aussi tristes, aussi sombres et nostalgiques ? Sa vie, son passé, son environnement ? Force est de constater que Tom, en tout cas, n’est pas ce qu’on pourrait appeler un gai luron de la musique !

Fils de pasteur et issu d’un petit village anglais, Tom écrit et compose ses deux premiers albums (« Tom MacRae » et « Just like Blood ») à Londres avant d’émigrer à New York pour concocter les deux suivants (« All Maps Welcome » et « Kings of Cards »). Estimant avoir fait le tour de la question ‘américaine’, il revient à ses premières amours et (re)débarque à Londres où il installe chez lui son propre studio d’enregistrement. Après s’être acheté les instruments nécessaires à son travail (banjo, ukulélé, violon, batterie,…), c’est à domicile qu’il enregistre son cinquième album studio (entrecoupé entretemps d’une session live parue en 2008, uniquement disponible sur internet et lors de ses concerts). Les chansons composant « Alphabet Of Hurricanes » ont été écrites au cours d'une période de deux ans pendant laquelle Tom était incapable de choisir l'endroit où il voulait vivre.

Sur ce dernier opus, les mélodies tantôt intimistes, tantôt plus énervées, sont alimentées par une instrumentation simple mais subtile. On y retrouve les ingrédients qui sont un peu la carte de visite de Tom : des textes intelligents, une voix sublimement déchirante et des mélodies romantiques. Le thème décliné sur la majorité des titres est la colère d’un homme face aux dérèglements de la nature, ses caprices, ses phénomènes catastrophiques et ses conséquences pour notre pauvre planète. Y aurait-il là un parallèle à faire avec sa propre vie ?

Fidèle à sa ligne de conduite, Tom McRae ne surprend pas, n’innove pas non plus, il perpétue une tradition de songwriter bien ancrée chez lui : des chansons à texte sur des musiques douces et soignées.

Les amateurs du genre apprécieront et iront ‘timidement’ l’applaudir lors de sa tournée qui fera escale chez nous ou pas très loin ; et en particulier le 24 mars au Cirque Royal de Bruxelles ainsi que le 1er avril au Grand Mix de Tourcoing. Quant à celles est ceux qui ne le connaissent pas, inutile de tendre les pavillons vers les ondes FM, Tom y est des plus discrets, hélas pour lui !

 

Monotonix

Where Were You When It Happened ?

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Tous à l’abri ! Monotonix, combo originaire de Tel Aviv, s’est donné la mission de redorer le blason du ‘rock’n’roll with and attitude’. Le genre de formation à vous faire travailler inlassablement les glandes sudoripares et maltraiter les tympans sans ménagement. Musicalement, le trio évoque souvent Thin Lizzy et Iggy & The Stooges. Un esprit très Classic Rock parcourt ce « Where Were You When It Happened ? » qui ne s’embarrasse d’aucune longueur. Il s’agit d’un disque urgent, spontané et sans détour. Monotonix balance huit morceaux pas toujours subtils mais toujours très énergiques. Un peu à l’image des prestations live, au cours desquelles le trio repousse les limites du bordélique. Des concerts qui tendent souvent vers la performance. Les trois Israéliens ont d’ailleurs quitté leur terre natale, fatigués d’enchaîner les nuits en cellule à l’issue de chacun de leurs shows et d’être bannis de toutes les salles du pays. Depuis, ils sillonnent les routes américaines et européennes sans relâche, renforçant leur réputation de formation ‘live’ incontournable. Un seul coup d’œil à l’une ou l’autre vidéo extraite de leur concert donne d’ailleurs tout son sens à l’intitulé « What Were You When It Happened ? ». En tout cas, la prochaine fois, on y sera !

 

Goldfrapp s'attaque aux eighties

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Après le printannier "Seventh Tree", Goldfrapp va continuer son exploration des genres en s'attaquant aux eighties. "Head Start", précédé du single "Rocket", s'annonce comme le disque le plus pop du duo britton. Il sera disponible dès le 21 mars prochain.
 
Tracklist:
 
1. Rocket
2. Believer
3. Alive
4. Dreaming
5. Head First
6. Hunt
7. Shiny and Warm
8. I Wanna Life
9. Voicething 

Une nouvelle perle signée 4D ?

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Issue d’Oxford, la formation Stornoway vient de signer chez 4AD. Evidemment la presse britannique y va déjà de ses commentaires élogieux. N’empêche, leur rock lyrique et mélancolique est peut-être bien plus intéressant qu’on ne l’imagine… Envie d’avoir une longueur d’avance sur la hype ? La vidéo du groupe à la BBC est disponible sur Youtube…

http://www.youtube.com/watch?v=UoxFreQqp4Q

http://www.myspace.com/stornoway

 

Des puritains toujours aussi controversés

Écrit par

Après avoir commis « Beat Pyramid », un premier album abscons et complètement déstructuré, en 2008, les mystérieux art-rockers These New Puritans viennent d’enregistrer un nouvel elpee. Un disque intitulé « Hidden », annoncé comme l’une des grandes surprises de l’année 2010… Supercherie ou chef d’œuvre ? D’après les premières réactions de la presse spécialisée, cet opus ne devrait, en tout cas, pas laisser indifférent… Le premier single « We Want War » est disponible sur YouTube. A vous de juger !

http://www.youtube.com/watch?v=GIfKqgWPVvk

A ne pas manquer au Botanique le 24 avril prochain ou en première partie de The XX ce mercredi 17 février !

Tracklisting

1. Time Xone
2. We Want War
3. Three Thousand
4. Hologram
5. Attack Music
6. Fire–Power
7. Orion
8. Canticle
9. Drum Courts–Where Corals Lie
10. White Chords
11. 5

http://www.myspace.com/thesenewpuritans
http://www.thesenewpuritans.com

 

Pavement bien accompagné…

Écrit par

L’ex-duo de rock indie Quasi est devenu trio depuis l’arrivée de Joanna Bolme (Stephen Malkmus & The Jicks) et son nouvel elpee sera dans les bacs des disquaires ce 22 février prochain. L’album “American Gong” succèdera ainsi à “When The Going Gets Dark” paru en 2006. Il a été mixé par Steve Fisk, Tucker Martine et Dave Fridman. Un premier extrait est disponible sur le site du label Domino.

http://www.dominorecordco.com/uk/news/13-01-10/free-quasi-track--laissez-les-bon-temps-rouler

Le combo se produira en première partie des mythiques Pavement, le 18 mai à l’Ancienne Belgique !

Tracklisting

01 Repulsion
02 Little White Horse
03 Everything and Nothing at All
04 Bye Bye Blackbird
05 The Jig Is Up
06 Black Dogs and Bubbles
07 Death Is Not the End
08 Rockabilly Party

09 Now What
10 Laissez Les Bon Temps Rouler
11 Howler

http://www.myspace.com/theequasi
http://theequasi.com

 

 

Allez Christophe, en route !

Écrit par

Le prochain opus de Christophe Mae arrivera dans les bacs le 22 mars prochain et s’intitulera « On trace la route ». Et le succès est toujours bien au rendez-vous! Son premier single “Dingue, dingue, dingue” est déjà un hit et ses dates de tournée en France sont quasi-complètes avant même la commercialisation de son nouvel album!

Avec son premier album “Mon Paradis” (1,5 millions d’exemplaires vendus dont 70.000 en Belgique), son live acoustique “Comme à la maison” (700.000 exemplaires vendus dont 45.000 en Belgique) et plus de 800.000 fans en tournée, Christophe Maé s’est imposé en deux ans à peine comme un artiste incontournable.
   
Pour ce disque, Christophe s’est entouré de sa tribu, celle qui a partagé l’aventure depuis le début. Côté musique: Volodia, coréalisateur et ingénieur du son, Bruno Dandrimont, guitariste compositeur et ami de longue date. Côté textes: Lionel Florence, Boris Bergman, qui a écrit notamment pour Bashung et Diam’s

A découvrir donc dès le 22 mars et dans vos salles de concert… s’il reste des places !!!

Tracklisting :

1. Dingue, dingue, dingue
2. J’ai laissé
3. Pourquoi c’est beau...
4. J’ai vu la vie
5. Nature
6. On trace la route
7. La Rumeur
8. Je me lâche
9. Ne m’abandonne pas
10. Donald dans les docks
11. Manon

Chistophe Mae : « On trace la route » - 22 mars 2010

http://www.myspace.com/christophemae
http://www.christophe-mae.fr

 

 

Delphic

The Kids Are Quite Alright

Écrit par

Au placard la Saint-Valentin. Ce 14 février, le Botanique fêtait Delphic et la publication de son premier album, « Acolyte ». Le trio, découvert en première partie de Bloc Party ou sur la scène du festival Polsslag l’an dernier, investissait la Rotonde, en lieu et place d’un Witloof bar dans lequel il devait originellement se produire. Succès oblige.

En mai dernier, lorsque Delphic occupait les planches d’une scène du Polsslag, l’élément le plus frappant du set se situait au niveau de la ressemblance des mélodies avec celles d’un autre combo briton répondant au doux nom de Bloc Party. Depuis, les Mancuniens ont trouvé leur marques et ont publié un premier ouvrage ayant réussi à conquérir les faveurs du public et de la presse. La BBC les a d’ailleurs gratifiés d’une place confortable dans leur ‘longlist 2010’, une liste de référence des groupes à surveiller de près et qui, chaque année, vise souvent en plein dans le mille. Celle-ci incluait entre-autres, Owl City, Two Door Cinema Club, Gold Panda, Marina & The Diamonds et The Drums, des formations qui, depuis, jouissent d’un buzz grandissant.  

Rien de plus naturel donc pour Delphic que de s’extirper des caves du Botanique pour mieux investir la salle ornée d’une boule à facette. Histoire d’exciter la foule, l’ingé son diffuse un petit remix bien puissant de « Doubt ». Instinctivement, les bassins se mettent à gigoter. Ca, c’est de la promo. Chauffé comme il se doit, le public accueille ensuite le trio qui, sans cérémonie, démarre sa prestation par « Clarion Call », la plage d’ouverture de son « Acolyte ». Pas très bavarde, la formation se contentera de lancer un petit ‘bonjour’ et quelques ‘merci’ en français dans le texte au public. Les mélodies ultra-catchy de « Doubt », « Halcyon » ou « Red Lights » se talonnent.

L’assistance à l’air plutôt réceptive, plongée dans une chaleureuse ambiance animée par un jeu de lumière assez efficace. Un « Counterpoint » et « This Momentary » plus tard, James Cook (chant, basses, bidouillages), Richard Boardman (synthés) et le batteur de la tournée relégué au fond la scène quittent les planches. Le temps d’un rappel pendant lequel Matt Cocksedge (guitares, bidouillages bis) décide de rester sur une scène plongée dans l’obscurité. Quelques secondes plus tard, il entame l’intro du titre-maître de l’œuvre introductive de Delphic. Il est alors rejoint par ses trois –osons le jeu de mots– acolytes. L’ultime morceau du set, instrumental et long de près de 10 minutes, sera le clou du spectacle, transformant la Rotonde en piste de danse, d’un bout à l’autre. Discrets mais efficaces, les p’tits Britons !

Organisation : Botanique.

Un best of pour les Triffids

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Ce 9 avril paraîtra une compilation des Triffids. Intitulée « Wide Open Road - The Best of The Triffids », elle fait suite à toute une série de rééditions qui avaient été publiées au cours des quatre dernières années, chez Domino, et épingle 18 de leurs singles. Un box deluxe réunissant 8 de leurs albums, paraîtra également ce 5 avril. Il s’intitulera “Come ride with me ... wide open road”. Dans la foulée, le groupe se produira à Hasselt ces 16 et 17 avril, afin de rendre hommage à feu leur chanteur/compositeur David McComb. Une belle brochette d’invités y est annoncée.

Trackslisting “Wide Open Road - The Best of The Triffids”:

1. Wide Open Road
2. Red Pony
3. Reverie
4. Beautiful Waste
5. Hell Of A Summer
6. Property Is Condemned
7. Raining Pleasure
8. The Seabirds
9. Lonely Stretch
10. Stolen Property
11. Kathy Knows
12. Bury Me Deep

13. A Trick Of The Light
14. Jerdacuttup Man
15. Too Hot To Move
16. Goodbye Little Boy
17. New
18. Save What

http://www.thetriffids.com

 

 

Dans la famille Bronson, je voudrais Archie !

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La formation britannique Archie Bronson Outfit se produira dans le cadre des Nuits Botanique ce 7 mai 2010. Une bonne manière de présenter son tout nouvel opus, « Coconut », qui sera dans les bacs ce 8 mars. Il s’agit déjà de leur troisième elpee. La production a été confiée à Tim Goldsworthy (DFA, LCD Sounsystem). On attend impatiemment ce nouvel opus, qui devrait à nouveau être sculpté dans une forme de psyché/blues/rock énervé, sauvage et audacieux…

http://www.myspace.com/
http://www.archiebronsonoutfit.net

 

Elle et lui remettent le couvert…

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C'est un retour qui était très attendu. En l’occurrence celui du duo américain She & Him, alias Zooey Deschanel (NDR : également actrice, elle a participé au tournage du très bon film ‘500 Days Of Summer’) et M Ward. Ce 23 mars, le couple sortira un second opus intitulé tout simplement « Volume Two ». On aspire à écouter ce qui devrait constituer la prochaine bande-son idéale du printemps…

http://www.myspace.com/sheandhim

 

 

Marina prend soin de ses bijoux de famille…

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Marina & The Diamonds serait-il (elle) la réponse à Florence & The Machine ? Galloise, Marina est d’origine grecque. Et son premier album, « The Family Jewels » sera dans toutes les bonnes joailleries, le 19 mars prochain. Responsable d’une pop décalée, proche de l’univers de Kate Bush, ce diamant brut à polir enthousiasme déjà toute la presse insulaire ? Hype ? A vous de voir (et d’entendre) à si vous voulez en avoir le cœur net…

http://www.marinaandthediamonds.com
http://www.facebook.com/marinaandthediamonds
http://twitter.com/Marinasdiamonds
http://www.myspace.com/marinaandthediamonds
http://www.youtube.com/user/Marinaandthediamonds