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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Sven Zetterberg

Hollerin' up a storm

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Sven est considéré comme le BB King suédois. Pas trop difficile, dès lors, d’imaginer la popularité dont il jouit, chez lui, en Scandinavie. Ce vieux briscard affiche déjà 56 années à son compteur. Il y a déjà plus de trois décennies qu'il fréquente l’univers du blues. Avant d’opter pour la musique à bouche, cet artiste s’était forgé une solide réputation de chanteur, de guitariste et de compositeur.

« Hollerin' up a storm » constitue son tout premier elpee exclusivement consacré à l'harmonica ; un instrument pour lequel il s’est passionné au début des années 60, à l'écoute de Sonny Boy Williamson II et de Big Walter Horton. Sa première formation répond au patronyme de Telge Blues. Elle a été fondée en 1972. Et est responsable d’un premier opus. Paru en 1975. Il a ensuite sévi chez les Blue Fire. Puis les Four Roosters, un combo impliquant Knut Reiersrud. On leur doit "Chicago Blues meeting". En 1983. Un disque enregistré au sein des studios Chess à Chicago. Au cours des années 90, il milite chez le Blues Express. Une aventure ponctuée par l’enregistrement de plusieurs elpees. Sa carrière solo, il la guide depuis une dizaine d'années. De sa discographie récente, on retiendra cependant la compile "Soul of a man", une synthèse de son œuvre. Un opus édité en 2004. Tout comme "Moving in the right direction". Et puis "Southern soul agenda", millésimé 2006.

Pour enregistrer cet elpee, Sven a bénéficié du concours d’une fameuse brochette de musiciens. Et notamment le guitariste Anders Lewen (NDR : il a sévi chez Knock Out Greg & Blue Weather), le pianiste Frederik von Werder, le bassiste Urban Hed et le drummer Johan Svensson. En résumé, tous les invités sont suédois.

La voix de Sven est excellente. Elle est aussi bien taillée pour chanter le blues que le R&B. Elle est puissante, chaleureuse, ample et modulable. Dès les premiers accords de "Judgement", la puissance de feu libérée par l'ensemble impressionne. A cause des accès jump de Lewen. Des accords de piano sautillants dispensés par Von Werder. Du chant autoritaire aussi. Mais surtout des interventions irrésistibles à l’harmo. Une emprise naturelle. Qui s’est forgée au fil de l’expérience. Une expérience acquise en se produisant, pendant de nombreuses années, dans les salles, joints, cabarets et clubs suédois. La cohésion du combo est remarquable. Inspiré par Sonny Boy Williamson I, "Too old for the city" en est une parfaite illustration. Sven explore des tas de styles différents. Et sa compétence n’est jamais mise en défaut. Signé par son ami Allen Finney, "Ain't no hurry to go home" nous entraîne au cœur de la Louisiane. Sax ténor et baryton illuminent un style cher à Guitar Slim. Les rythmes syncopés, proches de la Nouvelle Orléans, agitent le titre maître. Le piano est étincelant et la guitare d'Anders sublime. "Middle ground" libère une fameuse dose d’émotion. Le chant est grave, intense, passionné ; mais semble mu par une force tranquille. Seule sa guitare soutient l’expression sonore. Un hommage évident à John Lee Hooker! Brève plage instrumentale, "The shoeshine" est empreint de réalisme. Autre fragment de west coast jump, "Close talker" suinte de swing. Un nouvel élan de bravoure procuré par les cordes de Lewen, pendant que la patte de Rice Miller pénètre dans le jeu de Sven. "Why don't you like your job" est inspiré par le R&B californien. Celui de Jimmy Mc Cracklin et Johnny Guitar Watson. Les cuivres apportent de l’épaisseur à l’expression sonore. "Fallin' apart" lorgne vers le Chicago blues classique. Celui d’Eddie Taylor et de Jimmy Rodgers, pour être plus précis. Au menu simplicité et efficacité ! Anders Lewen est toujours dans le coup ! Il se met dans la peau de T-Bone Walker pour affronter le nerveux et cuivré "Parade square Jamboree". De toute grande classe, cet opus s’achève dans une ambiance digne du Paul Butterfield au sommet de son art. Le relief manifesté dans le jeu de l'harmo ainsi que les interventions aux cordes et au piano en sont les plus belles illustrations…

 

Various Artists

Jaune Orange Compilation Volume 4

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Il y a déjà plusieurs années que le collectif liégeois fait partie de ces irréductibles indépendants qui s’efforcent de faire connaître le rock du terroir à leurs concitoyens. Mais les activités de Jaune Orange ne s’arrêtent pas à ce stade. Le collectif organise de nombreux concerts dans la région de Liège, en marquant une nette préférence pour le rock underground et indie. Ce quatrième volume réunit les travaux récents des anciennes et nouvelles recrues du label. Et comme d’habitude, il est copieux. Les plus connus (Malibu Stacy, Girls In Hawaii, Hollywood Porn Stars, Superlux) côtoient les vétérans (7ven Pm, Vancouver) ; mais aussi quelques nouvelles recrues prometteuses, comme les très bons Dan San. Les styles musicaux se télescopent : du rock bien graisseux à l’électro pop, quasiment tous les courants gravitant autour de la planète rock sont représentés. Au sein de cet opulent menu, on épinglera l’excellent folk psychédélique de Dan San, les tranches de rock sautillant et efficace de **Two-Star Hotel, mais aussi de Hollywood P$$$ Stars, la belle pop très ‘New Order’ de Tsu, le noise rock reptilien d’Electric Ladies Blues (sur le judicieusement intitulé « Motherfucker ») et l’élégance mélodique des Girls In Hawaii, qui pour l’occasion reprend les excellents Spinvis sur « Voor ik vergeet ». Un cru de bonne qualité, donc, de la part d’une structure qui mérite tout le respect possible. Longue vie à eux !

 

Magnus Tingsek

Too Many Feelings At The Same Time

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Quand on prononce le mot funk, de multiples références nous viennent immédiatement à l’esprit. Et en particulier Parliament, Jimy Castor Bunch, Bootsy Collins ou l’inévitable Georges Clinton. Encore que cette liste d’artistes ne représente, pour les érudits, qu’une pâle liste de tous les artistes qui y ont vendu leur âme. Par contre, pour les profanes et le tout public, Jay Kay et sa troupe Jamiroquai figurent en tête de liste. Et Magnus Tingsek alors ? Ni pour les uns, ni pour les autres, le nom de cet artiste ne leur est jamais venu à l’esprit. Et pour cause, l’artiste suédois est plutôt étranger aux paillettes et aux couleurs saturées qui inondent cet univers où le superficiel et le clinquant sont roi. L’image reproduite sur la pochette est banale. Et même plutôt sombre. L’artiste est coiffé d’un bonnet et chausse des bottes en caoutchouc. Ici pas de coupe afro ou de drapeau aux milles étoiles. Les fjords et le froid sont le berceau du chanteur. Cependant, derrière cette austérité se cache un univers lumineux plutôt alléchant. Comme à l’entrée d’un bouiboui qui ne paye pas de mine vu de l’extérieur, mais qui recèle des pièces mystérieuses. C’est derrière une porte dérobée, où un rideau de perles en plastique sert de filtre, qu’une fois la tête passée à l’intérieur du bâtiment, on pénètre au cœur dune ambiance sulfureuse. Un lieu rempli d’alcôves confortables au sein duquel des couples désinhibés, se mélangent les uns aux autres, sans retenue. Des pièces d’eau où des bougies parfumées et flottantes, croisent des pétales de fleurs rares. Entre luxure et rythmes endiablés, une symbiose s’opère. La douceur des mélodies de « Too Many Feelings At The Same Time» se projette sur les corps, laissant une trace de sueur salée et sucrée à la fois. La légèreté des accords de piano, laissent apparaître des coups de basses qui flagellent nos sens. La voix de Magnus est charmeuse et flottante. Aussi, c’est les yeux bandés que l’on se laisse attacher aux compositions ‘érotisantes’ de Magnus. Au cours de cette agréable surprise sonore, le funk est réhabilité et nettoyé du superflu, le blues sert de référence, pendant que le plaisir et le désir scellent l’ensemble. Soyez quand même attentifs, surtout pour les plus épicuriens d’entres vous, à l’éventuelle addiction que l’album pourrait vous procurer…

 

Helge Tallqvist

Plays George ‘Harmonica’ Smith

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Helge Tallqvist nous vient de Finlande. Il est vrai que la Scandinavie est une véritable pépinière d’excellents bluesmen. Ses débuts discographiques remontent à 1984. Un disque enregistré au sein du groupe Gyan Dookie & Telecaster Combo. Pour le voir graver un elpee sous son propre patronyme, il faudra cependant attendre 1995, lors de son aventure vécue en compagnie du Deep Blue Divers. Et après "Hitsville hop", patienter jusque 2002, pour que le collectif HT & DBD donne une suite à ce premier essai. Il sera baptisé "Somethin' blue". Il apporte ensuite sa collaboration à Groovy Eyes, où il rejoint son ami guitariste Side kick Johnny.

Et c’est sous cette formule qu’Helge commet "Plays George ‘Harmonica’ Smith". En 2005. Un opus qui bénéficie enfin d’une distribution correcte. Suffit de lire le titre pour bien comprendre que nous somme en présence d’un hommage rendu par Tallqvist à son idole et influence majeure, George ‘Harmonica’ Smith. Il vénérait le vieux souffleur de Chicago (NDR : oui, c’est exact, il avait depuis élu résidence à Los Angeles). Il le connaissait personnellement. Une rencontre provoquée en son temps par son ami, le regretté William Clarke, auquel participera aussi son compatriote –harmoniciste lui aussi– Pepe Alqhvist ! Lorsqu'en 1982, Smith se produit en concert à Stockholm, Pepe et Helge rappliquent au triple galop pour enfin faire la connaissance de cette légende vivante. Début août, invités par Smith, les deux Finnois s'embarquent pour Los Angeles. Ils ne le reverront jamais plus. Le grand souffleur noir s'était éteint le 2 octobre 1983, à l’issue d’un malaise cardiaque. Mais il était parvenu à inoculer le virus de l'instrument chromatique à notre ami Helge, qui vient donc de réaliser son vieux rêve en lui rendant cet hommage.

Au menu, treize plages, dont sept compositions signées George Smith et six chansons issues de son répertoire. Tourmenté, "Hawaian eye" ouvre l’elpee. L'instrument chromatique est bien maîtrisé par Mr Tallqvist. Il lui insuffle force et passion tout en s’appuyant sur les cordes aux sonorités étranges et réverbérées de Jussi Jo Raulamo. Raulamo chante d'une voix paresseuse, mais étonnante "Travelling south", une compo issue de la plume de Mike Vernon (NDR : ce célèbre producteur anglais est également le fondateur du label Blue Horizon, pour lequel Smith a enregistré). Sidekick Johnny joue sur sa slide tout au long de ce remarquable morceau, baignant au cœur d’un climat musical fort personnel. "Tight dress" est un des sommets de l’elpee. Les musiciens sont particulièrement soudés. Rien n’est laissé au hasard. La section rythmique dispense un swing naturel et léger. Helge a convié son vieux pote Pepe Ahlqvist. Le tandem rivalise de puissance sur leur instrument chromatique. Pepe est toujours de la partie pour "Nobody knows". Il chante ce superbe blues lent. Georges Smith s'était révélé aux yeux et surtout aux oreilles du monde en 1954. Lors de la sortie d'un single chez RPM, réunissant "Telephone blues" et "Blues in the dark". Ces deux titres se succèdent ici tout naturellement. Jussi Jo assure les vocaux sur le flemmard, mais passionné "Telephone blues". Les courtes phrases dispensées par Helge oscillent constamment entre flux et reflux. La sensibilité y est tellement exacerbée qu’elle vous communique des frissons ! Instrumental, "Blues in the dark" est une véritable perle. Rod Piazza, un des meilleurs élèves de Smith, l'avait repris en son temps. Il avait même donné le nom à un des elpess de ses Mighty Flyers. Pas une seule faille n’est à relever sur cet opus. On ne compte pas les grands moments. Dont j’épinglerai encore "You don't love me", caractérisé par ses guitares rythmiques en osmose, "I want a woman" balayé par son swing subtil et "Misty in C" dont la beauté immaculée ne peut que troubler l’esprit. Je vous conseille vivement cette œuvre. Elle est enrichie d’un booklet très complet, emballée au sein d’un boîtier métallique et, en prime, recèle une interview de George Smith accordée en août 1982.

San Pedro Slim

Barhoppin

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De son véritable nom David Kiefer, San Pedro Slim est issu de Los Angeles, même si depuis peu, il s’est installé à Costa Mesa . Un harmoniciste particulièrement apprécié au sein des milieux branchés. Au cours des années 90 , il avait commis un premier elpee intitulé "Another night in the town", sur le label hollandais Tramp Records, cher à Paul Duvivié. A l’époque il avait accompli un périple en Europe. Il s’était même produit au Grand Mix de Tourcoing, flanqué du guitariste Henry Carjaval, un musicien qui milite aujourd'hui chez les Mighty Flyers de Rod et Honey Piazza!

Il est resté un proche du clan Piazza ; car pour ce second opus, il a bénéficié du concours de Rick Holmstrom, le gratteur qui avait précédé Carjaval au sein des Flyers. Et force est de reconnaître que le niveau musical est ici très élevé. Andy Kaulkin au piano est irréprochable et la section rythmique (NDR : issue de Detroit), constituée du bassiste Dale Jennings et du drummer Donny Gruendler, est particulièrement solide. Slim est un compositeur et un conteur talentueux. Il signe les onze plages de ce "Barhoppin", dans un style immédiatement identifiable : le West coast blues.

"If I had my way" ouvre l’elpee. Une compo qui baigne dans le Chicago blues classique des années 50. Toutes les interventions d’Holmstrom sur son manche, sont savoureuses. "You're a vedil now" glisse vers le west coast, un style saturé de swing. Pour notre plus grand bonheur, Holmstrom est dans une forme réminiscente des meilleurs jours vécus chez les Flyers. Il est intenable. Dès que l’occasion se présente, ses cordes occupent le devant de la scène. Et il y porte une véritable empreinte de maître. Les cinq musiciens participent à "Door to door", un Chicago blues souverain caractérisé par un son pourri, comme ce n’est pas possible. La voix de Slim colle parfaitement à son sujet, pendant que Kaulkin libère toute son énergie derrière ses claviers. Pour la première fois, San empoigne sa musique à bouche. Une excellente intervention, manifestement inspirée par le dieu Little Walter. Il chante "When will I get my time". Un blues lent, dépouillé, qu’il interprète d’un timbre chargé de passion, de vitalité et d'émotion. Les arrangements sont minimalistes. La basse est acoustique. Les balais caressent les peaux. Dénuées d’amplification, les cordes de Rick sont bouleversantes. Andy ne concède que les notes indispensables sur ses ivoires. Rick amorce le titre maître. Le son de cette plage instrumentale est complètement pourri. La symbiose opérée par les différents écrase tout sur son passage. Le riff dramatique de "Tables do turn" est emprunté au fameux "Help me" de Sonny Boy Williamson. De bonne facture, cet elpee s’achève par une compo intitulée "Testify". Un morceau qui baigne au sein d’une atmosphère nonchalante et blafarde. Celle des marais louisianais. Réverbérés, les accents dispensés par les cordes de Rick se traînent.

Kaulkin est un musicien particulièrement talentueux. Il s’est illustré auprès de Billy Boy Arnold, Janiva Magness, Rick Holmstrom, et a participé à la dernière aventure de  Lester Butler. Et ça c'est une référence ! Il compte un album solo à son actif : "Six foot seven and rising". Qui remonte quand même à 1996. Un personnage qui a participé aux sessions d’enregistrement du "Groove time" de William Clarke. C’était déjà en 94.

 

of Montreal

Skeletal Lamping

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L’extravagant Kevin Barnes et ses cinq joyeux drilles n’ont pas chômé. Un peu plus d’un an après avoir concocté un « Hissing Fauna, Are You the Destroyer ? » unanimement acclamé par la presse et les fans, of Montreal présente un neuvième recueil encore plus surprenant, décalé et hétéroclite. Moins accessible que son précédent opus, « Skeletal Lamping » s’apprivoise lentement mais sûrement, les quinze morceaux de la plaque formant un cocktail très disparate de rock, noise et de pop, souvent mâtiné de funk et de R’n’B. of Montreal se joue une nouvelle fois des conventions. Kevin Barnes dirige ses admirateurs vers la piste de danse (« For Our Elegant Caste », « ID Engager », « An Eluardian Instance », l’excellent « Gallery Piece ») pour ensuite les mitrailler de riffs assourdissants (« Nonpareil Of Favor ») avant de les ensorceler au son de ballades analgésiques (« Touched Something’s Hollow », « Death Isn’t A Parallel Move »).

A l’image de la personnalité de leur interprète, les mélodies complexes ainsi que les textes hédonistes et subversifs de « Skeletal Lamping » s’enchaînent d’une traite, ne laissant aucun espace à une quelconque réflexion. Le nouveau kaléidoscope des Ricains de of Montreal s’écoute donc d’un bloc. Et si l’impression d'entendre une quinzaine de recueils différents en l’espace d’une heure peut parfois s’avérer imbuvable, le savoir-faire de la formation permet à la formule de fonctionner si naturellement que l’ensemble paraît presque cohérent. « Skeletal Lamping » s’adresse donc avant tout aux fans et aux amateurs de défis auditifs.

 

Mikey Jr

Mikey likes it

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Originaire de Trenton, dans le New Jersey, Mikey Jr ne compte que 26 balais. Pourtant, il y a déjà de nombreuses années qu’il s’est converti au blues. "Mikey likes it" constitue déjà son quatrième opus. Il fait suite à "Mikey Jr and the Stone Cold blues : The 420 sessions", paru en 2003, ainsi que  "The New York City sessions" et "Look inside my pocket", édités tous deux en 2006.

Mikey a décidé de s’attaquer à des sommets du Chicago blues. Dès les premiers accords de la cover du "Everythings gonna be alright" de Little Walter, on est directement pris à la gorge. A cause de l’amplitude sonore affichée par l’harmonica. Cette emprise ne cessera d’ailleurs qu’à l’issue de l’écoute de l’album. Il faut dire que les musiciens forment un ensemble particulièrement homogène. L'atmosphère enfumée des cabarets envahit "Treat me right". Mikey chante d’un timbre empreint d’une grande quiétude. C’est impressionnant ! La basse acoustique de Mike Lampe est à l'avant-plan. Adam Stranburg secoue timidement ses balais. Le talentueux Bill Heid joue parcimonieusement sur son piano. Le souffle de Mikey arrache des sonorités d’une d'une tristesse inouïe. Sonny Boy Williamson I n’est pas loin. Junior possède une bonne voix. Très musicale. Elle colle parfaitement à "I'm ready", un canon de Willie Dixon, emporté une nouvelle fois par la puissance naturelle de son souffle. Jazz et swing se partagent équitablement l’espace sonore de "The prowler", un morceau au cours duquel sa prouesse instrumentale sur l'instrument chromatique est stupéfiante. Le jeune prodige Dave Gross manifeste une aisance technique tout aussi remarquable. Sa sensibilité sur les cordes embrasse un registre purement jazz. Cette atmosphère feutrée est entretenue sur "She's my baby". Classique, "Out go the lights" ne montre aucun signe de faiblesse. Jr souffle d’ailleurs aussi facilement et dans le même style que Little Walter. Quel plaisir de le retrouver au sein du répertoire de George ‘Harmonica’ Smith. Et en particulier lors de son adaptation de "Tight dress woman". Le rythme est soutenu. Il est épaulé secondé par les cordes de Dave Gross (NDR : le jeune maître !) et le piano versatile de Heid. Sa maîtrise sur l'instrument chromatique est un  vrai régal pour nos oreilles. Il étale toute sa virtuosité sur son instrumental "Car trouble". Jr voue également une admiration sans bornes pour Rice Miller, Sonny Boy II. C’est une évidence à l'écoute de "Mighty long time" et du remuant "Every morning". "Back door man" est une compo popularisée par Howlin' Wolf. Sa version est saignante. Mikey chante dans son micro astatique afin de communiquer son sentiment de mal-être. Dave Gross est également impliqué aux cordes sur un autre instrumental. Intitulé "What you say", ce morceau permet à l’harmonica d’accomplir des échanges de haute volée. L’exercice opéré entre les deux artistes est impressionnant ; surtout quand on connait le très jeune âge des deux complices. Etonnant et remarquable, cet elpee s’achève par "Silent night", une plage paisible qui dénote quelque peu dans l’ensemble.

Fante

Acqua Alta

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La première impression est plutôt positive. Comment en effet ne pas être séduit par un patronyme inspiré par l’écrivain américain John Fante (NDR : à découvrir absolument) ? En outre, quand on sait que l’immense Charles Bukowski inspire une de leurs chansons, l’a priori est plus que positif ! Cette euphorie passagère passera-t-elle le test de la première écoute ? Elle est en tout cas quelque peu ternie par l’affreuse pochette de l’album…

Quatuor français issu de la région de Lille, emmené par Jean-Christophe Martin, Fante publie son premier album sur le label Desperate Journalists. Le groupe s’est fait connaître, en grande partie, sur la toile ; en outre, il bénéficie du soutien de JD Beauvallet des Inrocks.

Dès la première écoute, l’auditeur est propulsé dix ans en arrière. Chez les groupes phares de la scène indie américaine, nés au cours des nineties. Tout ici pousse à se replonger dans les œuvres fondamentales de Pavement, Violent Femmes ou des Pixies. Production lo-fi comme le demande le genre… Petite impression d’amateurisme pas dérangeante le moins du monde. Les Lillois suivent à la lettre les leçons du parfait petit groupe indépendant Le travail ne peut dès lors que convaincre les fans des groupes susvisés. Pour les autres ça risque d’être plus difficile… La sécheresse des mélodies ainsi qu’une certaine monotonie ambiante ne sont certainement pas des atouts qui parlent en leur faveur… Pourtant, le groupe excelle lorsqu’il s’énerve. « Fumetti » et « Hunter S. Tellar » en sont de parfait exemples. Et le titre maître aurait mérité de se figurer sur le « Brighten the Corners » de Pavement. Une raison suffisante pour justifier l’existence de l’opus…

Aussi, on accordera une mention ‘bien’ pour ces petits frères picards de Stephen Malkmus. Fante ou la preuve qu’en rêvant fort de l’Amérique, il est possible de s’y téléporter, le temps d’un album. Le groupe est à la recherche d’un manager. Avis aux amateurs !  

 

Sorif

Thamzi

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Sorif signifie en berbère, un pas en avant. Fondé en 2001, ce groupe franco-kabyle porte de manière fort juste son nom de scène. En effet, que ce soit en France ou au Bled en Algérie, les kilomètres parcourus de salles en salles sont des pas mis les uns derrière les autres, qui les mènent petit à petit vers la reconnaissance de leurs pères. Il y a 8 ans que Sorif écume les scènes pour propulser son énergie et son envie d’avancer vers un public toujours plus nombreux. La troupe vient enfin de penser à graver, si pas dans la roche, tout du moins dans le polycarbonate, leur premier opus : « Thamzi ». Un elpee qui réunit 13 pistes, chantés en algérien et en français. On y croise autant les percus, la darbouka que de beats beaucoup plus occidentaux. Entre reggae et accords manouche, ces français du Nord démontrent leur envie de réussir un métissage, accessible à tous. Malheureusement, il est difficile de saisir la profondeur des textes. Et pour cause, ils sont exprimés, la plupart du temps, en kabyle. Heureusement, dans ce style musical, la voix est un instrument à part entière ; et les différentes variations qu’elle apporte sont particulièrement appréciables. Si cet elpee est un peu complexe à décrypter, il est cependant très susceptible de faire remuer la tête des personnes curieuses de pénétrer un style peu commun aux mouvements musicaux qui nous entourent.

 

L'hymne au vent de Mono

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"Hymn To The Immortal Wind" est le cinquième ouvrage de Mono. Il sera publié le 24 mars prochain et coïncidera avec la commemoration des 10 ans de carrière du quatuor japonais. Produit par Steve Albini, il sera composé des titres suivants:
 
Ashes In The Snow
Burial At Sea
Silent Flight, Sleeping Dawn
Pure As Snow (Trails Of The Winter Storm)
Follow The Map
The Battle To Heaven
Everlasting Light
 
La formation sera en tournée européenne durant les mois de mars et d'avril.
 

Les petits enfers de Marissa Nadler

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Le 2 mars paraîtra "Little Hells", le nouveau disque de Marissa Nadler. Il succédera à l'excellent "Songs III: Bird On The Water", publié en 2007, et est produit par Chris Coady, responsable des gallettes de TV On The Radio, Gang Gang Dance et Grizzly Bear, entre autres.

Les sons de l'univers de Depeche Mode

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Le  nouvel essai de Depeche Mode, "Sounds Of The Universe", sera disponible dès le 20 avril via EMI. Ce disque marque le retour de Ben Hillier à la production. IL sera précédé par le single « Wrong », le 6 avril. Dave Gahan et ses deux accolytes seront sur les planches de Werchter Classics le 20 juin prochain.

Tracklisting

In Chains
Hole To Feed
Wrong
Fragile Tension
Little Soul
In Sympathy
Peace
Come Back
Spacewalker
Perfect
Miles Away / The Truth Is
Jezebel
Corrupt

Pour plus d’infos : http://www.depechemode.com

 

L’étranger de Ramblin' Jack Elliott

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Le légendaire bluesman Ramblin' Jack Elliott publiera un nouvel album (« A Stranger Here ») le 6 avril prochain. Ses 77 ans ne l'ont donc pas empêché de donner un successeur « I Stand Alone » datant de 2006. Produit par Joe Henry (Bettye LaVette, Elvis Costello, Solomon Burke,...), il sortira sur ANTI-Record. Des musiciens notoires comme Van Dyke Parks ou encore David Hidalgo des Los Lobos ont participé aux sessions d’enregistrement.

Pour plus d’infos : http://www.ramblinjack.com et http://www.myspace.com/ramblinjackelliott

  

 

 

Ghinzu, 3e du nom

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Le troisième album de Ghinzu, très attendu, connaît enfin une date de sortie. Le successeur de "Blow" devrait paraître le 16 mars et s'intitulera "Mirror Mirror". Il sera composé de douze morceaux produits par  Christine 'Strawberry Girl' Verschorren et Dimitri Tikovoi. La formation se lancera ensuite dans une nouvelle tournée dont les premières dates sont déjà connues:

27 mars - Esch sur Alzette (Rockhal)
28 mars - Herve / Liège (Bel'zik festival)
29 mars - Charleroi (Eden ) -sold-out-
3 avril - Paris (Bataclan)

 

 



Le Kicks Des 1990's

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Les Anglais 1990's reviendront le 23 mars avec "Kicks", leur second album. Il succède a "Cookies" publié en 2007. Enregistré dans le studio d'Edwyn Collins, ce nouvel ouvrage compte la participation de Bernard Butler (Suede) à la production. "Kicks" promet un mélange détonant de sons à la David Bowie (circa 'Golden Years'), Hall & Oates ou encore Jay-Z. 

Le Capitaine Boogie sous les Trolpics !

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Le nouvel album de The Experimental Tropic Blues Band sera dans les bacs le 2 février prochain. Intitulé « Captain Boogie », il sera également téléchargeable via le net. De larges extraits de cet elpee vous seront présentés le 5 février prochain à l'Ancienne Belgique de Bruxelles (en compagnie de Triggerfinger)! L'ABBOX étant sold out depuis décembre dernier, c'est finalement dans la grande salle de l'AB que ce concert se déroulera!

Vous pouvez déjà découvrir quatre extraits de « Captain Boogie » en vous rendant sur le site Myspace: http://www.myspace.com/theexperimentaltropicbluesband

Côté concerts, la formation se produira un peu partout en Belgique, aux Pays-Bas et en France au cours des prochaines semaines. Et notamment :

14/01/2009 Eurosonic Festival @ De Spieghel – Groningen – NL
15/01/2009 Eurosonic Festival @ Shadrak – Groningen – NL

05/02/2009 Ancienne Belgique – Captain Boogie Release Party - Bruxelles + Triggerfinger + La Fille D'O
27/02/2009 L'Entrepôt - Arlon + Hulkk
28/02/2009 Le Palace - La Louvière + Hulkk & DJ Bronco Billy
13/03/2009 Blues autour du zinc – Beauvais- FR
14/03/2009 Blues autour du zinc – Beauvais- FR
20/03/2009 La Chapelle – Mons
26/03/2009 Het Depot – Leuven + Hulkk + Bob Log III + DJ Rubben Block
27/03/2009 Minimeers – Gent + Hulkk + Bob Log III + DJ Rubben Block
28/03/2009 CC René Magritte - Lessines + Hulkk + Bob Log III
29/03/2009 Trix – Antwerpen + Hulkk + Bob Log III + DJ Rubben Block
04/04/2009 Les Ecuries de la caserne Fonk - Liège + Hulkk & DJ Bronco Billy

The Experimental Tropic Blues Band devrait également se produire dans le cadre du festival D’Hiver Rock, mais c’est à confirmer.

Les nouveaux concerts à l’AB (update 15/01/2009)

Écrit par

30.01.09   Aethenor  
20.02.09   Mauro Pawlowski + Bruno …  

26.02.09   Venus In Flames 
28.03.09   Rohff  
02.04.09   Dr. Vroman

23.04.09   Antje De Boeck & Rony Ve …  
08.05.09   Lily Allen

Pour plus d’infos : http://www.abconcerts.be

 

L’ami Soveigh nous en promet des belles…

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Les zonards de concerts ou de festivals connaissent sa tête. Elle est partout, sur scène ou en coulisses. Il est capable d’être devant ou derrière. Soit en tenant un appareil photo ou une bière. En fait, Lionel Solveigh a le don d’ambiguïté. Ex-guitariste d’Austin Lace, il y a laissé sa marque, quelques cordes de guitare et l’un ou l’autre durillon. Lionel a décidé de faire la route seul et face à la lumière. Plein cadre sur ce songwriter qui semble avoir trois bras et 5 mains, en nous balançant son premier elpee chez Humpty Dumpty Records. Mixé par Mark Rankin (Bloc Party) à Londres, la galette possède ce petit parfum pur beurre susceptible de flatter nos narines. En parfait fan inconditionnel d’Iron & Wine ou d’Elliott Smith, l’ami Solveigh semble tout à fait prêt à suivre leurs traces. Il faudra patienter mi-février pour voir sa création sonore chez les disquaires. En attendant, on pourra s’en enfiler une bonne petite dose à la Boutikrock ou en visitant son Myspace voire son site perso.

Le site dela Boutikrock : http://www.boutikrock.be

Le lien Myspace : http://www.myspace.com/lionelsolveigh

Le site officiel : http://www.lionelsolveigh.be

Un reportage / portrait de l’artiste par moodio : http://www.lionelsolveigh.be/pix.htm

 

 

Les premiers noms pour le D’Hiver Rock

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L’édition 2009 se déroulera, les 19, 20 et 21 février. Et comme d’habitude, à la Maison de la Culture de Tournai. A l’instar des années précédentes, Musiczine s'associe comme partenaire à cet événement, devenu incontournable dans le Hainaut Occidental. Les premiers noms de l'affiche ont été révélés : Experimental Tropic Blues Band (à confirmer !), Washington Dead Cats (Fr), Freaky Age, Skarbone 14, La Ruda (Fr), Adolina, A Brand, Percubaba (Fr) et L'Enfance Rouge (Fr/It/Tn). D’autres noms vous seront révélés prochainement…

 

Un nouveau single pour The Prodigy.

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En 2004, The Prodigy sortait « Always Outnumbered, Never Outguned », un album rapidement tombé dans l’oubli, suite à la mort de la « Big Beat ». Les Anglais refusent de rester sur cet échec et veulent remettre le couvert lors d’un futur opus intitulé « Invaders Must Die ». Sa sortie est prévue pour ce 23 février. En attendant, le 16 février prochain, paraîtra « Omen », premier single officiel et véritable condensé de ce que vous rêviez d’entendre de The Prodigy. Beats dévastateurs, rock explosif, The Prodigy revient en grande forme et prouve que la « Big Beat » n’est pas réellement morte !

Lien du clip vidéo : http://cookingvinyl.com/video/prodigy/omen.html

 

 

Tina Turner - Live 2009 European Tour

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Il y a encore des places pour les quatre dates de concerts qu’accordera Tina Turner au Sportpaleis à Anvers. C’est-à-dire

Les jeudi 22 et vendredi 23 janvier 2009 – 20h30 

Ainsi que les mercredi 11 et jeudi 12 février 2009 – 20h30

Info & tickets :

Ticketprijs/Prix des tickets : 100 euro (sold out) – 80 euro  – 55 euro (excl. servicekosten - hors frais de réservation)

Les tickets peuvent être réservés dès maintenant via

Proximus Go For Music : 0900 2 60 60 – http://www.proximusgoformusic.be

Un maximum de 6 tickets par commande et par personne sera alors autorisé.