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Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Chumbawamba

Wysiwyg

C'est au tout début des nineties que cette formation de Leeds a décidé de changer de style musical et de passer de l'agit punk à l'agit pop. Juste pour mieux faire passer leurs idées. A travers leurs attitudes et surtout leurs textes. Des textes engagés, rebelles, venimeux, révolutionnaires conformes à leur idéologie anarchiste. Et n'ayez crainte, ils manient toujours la langue de Shakespeare avec la même éloquence et le même humour caustique. Musicalement, Chumbawamba continue habilement de mêler à sa pop, tout ce qui lui tombe dans l'oreille : techno, hip hop, disco, drum'n bass, country, music hall, dixieland, jazz, etc., en prenant bien soin de ne pas perdre ce fil mélodique qu'ils purifient à travers de superbes harmonies vocales (NDR : et si vous en doutez encore, écoutez le remarquable a capella " New York mining disaster 1941 ", et vous serez totalement convaincus) ; mais aussi et surtout en y ajoutant des orchestrations raffinées. Surtout des cuivres. Et ce " Wysiwyg " ne déroge pas à la bonne règle. Nous gratifiant même en " I'm trouble again " d'une chanson aussi vaporeuse que " Days of pearly spencer " de David Mc Williams voire d' " Eloïse " de Barry Ryan...

 

Mick Clarke

New mountain

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Voilà un autre vétéran de la scène blues anglaise. Ce chanteur guitariste s'était révélé au sein de la 2ème division du british blues, à la fin des 60s. Il était alors le leader de Killing Floor, une formation du sud de Londres qui sortit alors deux albums. Depuis fort longtemps, Clarke fait sa carrière personnelle avec pas mal de bonheur. La bonne poignée d'albums commise sur le label allemand Taxim en témoigne. De manière surprenante, Mick est très populaire dans le Nord Ouest américain. Cela lui valut de sortir un album, sur le label Burnside.

"New moutain" est dans la lignée des précédents. Il consomme un boogie blues bien électique, inspiré par le Chicago blues. Mais au contraire de Rod Price, Mick compose l'essentiel des titres de cet album. Il a bénéficié du concours de quelques grosses pointures. Tout d'abord, l'excellent claviériste, Lou Martin. Ex Killin' Floor, ce fidèle compagnon était également un ancien familier de Rory Gallagher. Mais également Chris Sharley, à la batterie et Ian Ellis, à la basse. Ian est également un vétéran, puisqu'il fit notamment partie du Savoy Brown.

L'album débute par "Restless". Un blues rock rapide, classique, abordé dans l'esprit de Mick Clarke. "Honey do" est tout à fait excellent. Très proche dans la démarche de Rory Gallagher, il devrait ravir les nombreux fans de ce mythe trop tôt disparu. La guitare s'envole vers des sommets, escortée par les arpèges gouailleurs de Martin. Et l'ombre de Gallagher est encore plus présente tout au long de "Bed of nails". J'en ai encore le frisson! Une impression renforcée par le rapide "Gettin' round to it". Parmi les quelques reprises, soulignons le "See see baby" de Freddie King et "You gonna miss me" de Muddy Waters. Un blues lent, savoureux et poignant, irradié par le jeu aux ivoires de Lou Martin. Cet opus met constamment en valeur le talent de guitariste de Mick. Toujours d'attaque, jamais lourd ni encombrant. Comme sur la plage titulaire, "New Mountain". Mick signe aussi un hommage acoustique au géant du blue, "The howlin' wolf". A nouveau unplugged, il se révèle proche de Django Reihnardt sur "Singapore Strut". Un bon album!

 

William Clarke

Tip of the top

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Né en 1951 à Inglewood, sur la Côte Ouest, William Clarke était un harmoniciste merveilleux, bouleversant ; peut-être même le plus doué de sa génération. Et pourtant, la concurrence était rude face à Rod Piazza, James Harman et autres. Tout comme Piazza, cet élève de l'école de George Smith pratiquait une fusion entre les styles de Chicago et de Los Angeles. Il s'était aussi forgé son style à l'écoute des saxophonistes et organistes de jazz. L'album était sorti sous la forme d'un vinyle en 1987. En Europe, sur Double. King Ace a eu la bonne initiative de le sortir en CD, enrichi de quatre inédits.

Cet elpee est tout à fait superbe. Les musiciens en présence sont tous de grosses pointures. Parmi les guitaristes on retrouve Hollywood Fats, Junior Watson, Ronnie Earl et Joel Foy. Rob Rio et Fred Kaplan se partagent les claviers. Will Brinlee et Bill Stuve, la basse. Et la liste est loin d'être exhaustive !

Junior Watson ouvre l'album par "Drinkin' beer", dans ce jump style qui lui colle si bien aux cordes. Une entrée en matière tout à fait exceptionnelle car le 1er décollage de William est le bon ; et l'harmonica explose dans des phrases élégantes. Le pied!! Bill s'attaque à l'admirable "Just a dream", de Big Bill Broonzy, dans le plus pur style Chicago. Le blues s'accélère avec "Take a walk with me". Hollywood Fats est aux cordes. Tout est parfaitement en place. William s'empare de son harmonica chromatique. Les lumières baissent. L'émotion s'empare du géant pour annoncer l'hommage à son maître, "Tribute to George Smith". Et pendant tout ce temps, Fats et Kaplan se régalent derrière leur instrument. Charlie Musselwhite pousse la porte du studio pour chanter son "Charlie's blues", avec à la clé et pour le plaisir des oreilles, un duo d'harmonicas de légende. Un autre grand se présente : Ronnie Earl. Il prête sa guitare à "Hot dog and a beer". Et le menu simple se transforme en festin. Ronnie est au sommet de son art. Il nous délivre un "smokin" en solo. Georges Smith en personne s'approche sur la pointe des pieds. Il souffle dans le registre qui n'appartient qu'à lui, et chante avec des larmes au bord des yeux. Les inédits sont situés en fin de CD. 4 compositions de Clarke : "Party Party", dans le pur jump style avec Hollywood Fats, le très Chicago "Got my brand on you", ainsi que "My dog don't bark" et "My wife got mad" avec Jr Watson. Ces plages ont été cédées par la veuve, Jeannette Clarke, car William nous a quitté le 2 novembre 1996, sur une table d'opération de Fresno. Cet album assez exceptionnel avait été nominé à l'époque, pour les WC Handy Awards. Je vous le conseille vivement!

 

Eddy ‘The Chief’ Clearwater

Reservation blues

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Agé de 65 ans, Eddy Clearwater fête cette année un demi-siècle de performances ‘live’. Il a écumé la plupart des planches de cette planète. Ce qui ne l'empêche pas de nourrir de nouveaux projets. Comme celui d'ouvrir, d'ici quelques semaines, son propre club à Chicago. Un club qui portera le nom de ce nouvel album, "Reservation blues". Un nouveau clin d'œil à l'héritage indien, et en particulier aux Cherokees, dont il se réclame. Sorti en 80 sur Rooster Blues son premier album était d'ailleurs intitulé "The chief". Son sobriquet Clearwater lui vient de sa passion pour Muddy Waters. De son vrai nom Harrington, il est le cousin de Carey Bell (Harrington).

A l'instar de son album précédent, "Cool blues walk", sorti chez Bullseye en 1998, Duke Robillard en exécute la production. Et il en a profité pour ramener en studio, son Duke Robillard Band au grand complet. Cela s'entend et se goûte dès la 1ère plage, "Winds of change". On se croirait sur un album de Duke. Car il assure même le solo devant les saxes de Doug James et de Dennis Taylor. Eddy est bien sûr un fervent adepte de Chuck Berry. Il enregistre ici une nouvelle version de son "I wouldnt lay my guitar down". Face au piano sautillant de Matt McCabe, la guitare toute en accords est très caractéristique. La face Muddy Waters se retrouve sur "Find yourself", lorsque le cousin Carey Bell vient souffler dans son harmo! La plage titulaire est un bien bel exercice de slow blues fin de soirée ; et l'ambiance feutrée est plus proche de T-Bone Walker que du Chicago Blues. Par contre, "Running along", trouve son inspiration dans le West sound cher à Eddie. Il est ici fort proche de l'un de ses mentors, Otis Rush. Sur "Easy is my style", nous retrouvons à nouveau ce même schéma très Rush. Et vous pouvez me croire, c'est interprété au plus haut niveau. Il faut entendre cette guitare fluide se dégager des deux cuivres. "Blues cruise" est un instrumental puissant, inspiré par le R&B de la Nouvelle Orleans. La section rythmique de John Packer et de Jeff McAllister est très soudée. Titre très original, "Halls of hate" constitue une ballade sortie tout droit du pays des swamps. Elle célèbre Eddy le songwriter qui traite ici de racisme, d'injustice et d'oppression. Très en verve, Eddy referme cet album en rocker, en reprenant le "Sweet little rock and roller" de Chuck Berry. Un superbe album ; peut-être le meilleur de Clearwater !

 

C.O.C.O.

C.O.C.O.

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Duo mixte basse/batterie, Coco a enregistré cet album chez Calvin Johnson au studio Dub Narcotic. Coco pratique une ‘surf music’" sans guitares, mais plein de groove. Coco fait surtout penser à une jam entre le Pizzicato Five et Mecca Normal. D'un côté les spécialistes du kitsch jamais (trop) ringard ; de l'autre une formation plus souvent remarquée par l'émotion véhiculée que pour l'originalité des ses structures. Nous pouvons entendre sur cet album éponyme de Coco des ‘shalalala’, des ‘doudoudou’ et autres joyeuses labiales nous plongeant dans un univers simple (simpliste ?), enfantin mais pas candide, et surtout qui ne se prend jamais la tête. N'est pas le plus punk celui que l'on croit…

 

Cocteau Twins

Stars and top soil - A collection (1982 - 1990)

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Cette compile est consacrée à la première partie de la carrière de cet ensemble écossais, ou plus exactement à sa discographie sortie chez 4AD. Groupe indie jusqu'au plus profond de l'âme, Cocteau Twins est rapidement devenu une référence dans l'univers de la musique atmosphérique. Un style unique fait de climats légers et délicats, mélancoliques et esthétiques, fragiles et insaisissables, mais aussi bruitistes et pulsants, nés de la conjugaison du timbre vocal sinueux, cristallin, exceptionnel de Liz Fraser, du talent d'arrangeur, d'ingénieur du son et de guitariste de Robin Guthrie ainsi que du doigté du bassiste/claviériste Simon Raymonde. Et ce groupe intemporel par excellence deviendra même, sans s'en rendre compte, une des clefs de voûte du futur mouvement noisy pop. En outre, le style vocal d'Elisabeth fera des émules. Et notamment Björk (Sugarcubes), Harriett (Sundays), Alison (Cranes), Karin Oliver (His Name Is Alive) et Heather Nova. N'en déplaise à ces derniers… Ce recueil épingle des extraits des cinq premiers elpees de Cocteau Twins, mais égalent des Eps " Love's easy tears ", " The spangle maker ", " Aikea Guinea ", " Tiny dynamine ", " Echoes in a shallow bay " et du single " Ice blink luck ". Un seul regret, l'absence de la reprise du " Song to the siren " de Tim Buckley, qui figurait sur le premier projet de This Mortal Coil.

 

Coldplay

Parachutes

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Drivé par Chris Martin, compositeur, guitariste, pianiste et chanteur à la voix exceptionnelle, dont le timbre tantôt angélique, falsetto, douloureux ou intimiste, nous rappelle à la fois Thom Yorke et Jeff Buckley, Coldplay vient d'enregistrer son premier album. Et quel album ! Un disque qui dégage une intensité émotionnelle considérable. Mais si la musique évoque, à premier abord, Radiohead, Muse, Travis ou Embrace, au fil des écoutes, elle dévoile une identité bien plus personnelle, en explorant un univers sonore sis à la croisée des chemins de la simplicité et de l'efficacité. Un peu comme si le groupe avait trouvé la formule idéale pour écrire des chansons intemporelles. Le processus de composition y est dans doute pour quelque chose, puisque Coldplay y pose des jalons acoustiques, avant de passer à la mise en forme contemporaine. Chris accompagne d'ailleurs toujours son chant, d'une guitare sèche ou d'un piano, pour interpréter ses chansons. A charge des trois autres d'y injecter toute l'intensité électrique, en tenant compte de cette sensibilité mélodique mélancolique, hymnique (Echo & the Bunnymen ?), capable d'embrasser les accents symphoniques du défunt The Verve, circa " The nothern soul ". Un must !

 

Lloyd Cole

The negatives

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Difficile de comprendre pourquoi un musicien aussi talentueux ne rencontre qu'un succès si confidentiel. Difficile de comprendre comment une musique aussi agréable à l'oreille est si peu diffusée sur les ondes radiophoniques. Serait-elle à ce point intelligente pour effrayer les programmateurs de ces stations ? Les lyrics de Cole, teintés d'humour et parfois même de cynisme, ont beau faire très souvent référence à la littérature, cette excuse, me semble-t-il un peu légère, surtout si elle émane de la bande FM. Oh bien sûr, flanqué des Commotions, il a bien gravé trois elpees devenus légendaires. Qui ne se sont pas pour autant traduits en tunes. Et sa carrière solo, volontairement plus accessible, n'a finalement et paradoxalement, débouché que sur une nouvelle chute de popularité. C'est vraiment à ne rien y comprendre. Personnellement, découvrir un nouvel album de Lloyd a toujours été un réel plaisir. Et je ne m'en cache pas pour le dire.

" The negatives " m'a donc plu. Beaucoup plu. Simplement parce que son mélange de cordes électrique et acoustique fait à nouveau merveille. Et si les inévitables ombres de Television et du Velvet planent sur cet opus, donc des Commotions, elles sont ici rejointes par celles plus " postcard ", d'Aztec Camera voire d'Orange Juice. Et tout au long des onze fragments de cet opus, Lloyd parvient, avec le concours de Stephen Street (le producteur de ses débuts) aux manettes, à préserver ce fragile équilibre entre intensité et esthétisme. A nous envoûter par ces mélodies empreintes de charme, de subtilité et de confidence qu'il caresse de son timbre vocal tellement chaleureux et profond. Et si un filet de synthé ou une bruine d'arrangements symphoniques viennent, de temps à autre, rafraîchir l'une ou l'autre chanson, c'est pour mieux communiquer ce sentiment de mélancolie douce-amère, capable de vous toucher l'âme…

 

Deborah Coleman

Soft place to fall

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La charmante Deborah est une artiste prolifique Et ses albums se déversent dans nos oreilles attentives. Toujours fidèle au label Blind Pig aux USA, elle est toutefois distribuée chez nous via la machine allemande Ruf. Après "Takin' a stand", sorti en 1995 sur new Moon, "I can't lose", en 97 et "Where blues begins", en 98, tous deux sur Blind Pig, elle nous revient avec un quatrième album.

La première plage "Look what you do to me", est une ballade soul enrobée de chœurs qui accroche par sa mélodie. Avec "Confused", elle est proche d'un rock hard au riff lourd et puissant. Pourtant, le plus souvent, son blues est tendre, doux ; et sa voix, pas très forte, se prête mieux à ce type d'exercice. Il est facile de s'en rendre compte sur "Soft place to fall" et "So damn easy". Elle peut sans difficulté hausser le rythme, chatouiller le boogie. Comme sur "Don't lie to me", mais vous n'aurez jamais le souffle coupé! Ce boogie tient facilement la route grâce à la section rythmique sans faille constituée de Dave Smith à la basse et de Steve Potts aux baguettes. Non, ce qu'elle fait le mieux, ce sont les petites plages dansantes, parfumées d'un funk léger. Tout au long de "If you love me like you say", de Little Johnny Taylor, sa guitare se détache très aisément dans ce décor mouvant! Ernest Williamson prête main forte à l'orgue pour les blues intenses "Another hoping fool" et "Nothin' to do with love". Le Chicago blues classique n'est cependant pas dédaigné, à l'instar du familier "I'm a woman", composé au masculin par Bo Diddley. Billy Gibson, l'homme de Memphis, est venu souffler dans son harmonica. L'opus s'achève par une fête des voix autour de la slide, enfin sortie de sa cachette, pour un "The day it comes" vivifiant. La production est signée Jim Gaines.

 

Consolidated

Tikkun survivor demos

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Quelque part entre le rock et la musique noire on trouve le territoire peu fréquenté du funk blanc. Une île déserte longtemps dirigée par les inénarrables Red Hot Chili Peppers ou les frenchies d'FFF. Consolidated, dont le succès est plus relatif, a toujours été un émule de ces derniers. Avec cependant davantage de nuances ; surtout au niveau des ambiances électroniques qui tapissent leur ouvrage d'une noirceur, devenue au fil du temps leur marque de fabrique. Difficile, en effet, de s'arrêter à une émotion unique. De demeurer de marbre à l'écoute de leurs morceaux perpétuellement tiraillés de l'intérieur entre vocaux poppy déformés, directs, et un arrière fond peuplé d'ombres boueuses. Des ombres assez flippantes il est vrai, réveillées par un mur du son strident, imparable, dissonant.

On navigue à cheval entre rupture de ton sauvage et refrain imparable poppy ; entre pédale wah wah fuzzée, couvrant des marécages peu engageants, et une new jack sucrée (" Falling Through You "). Difficile de rester à l'aise. Ils jouent avec nos méninges en s'évertuant à décalquer les influences nineties, du meanstream à l'indé. Comme sur " Impermanence ", avec ses faux airs de Smashing Pumpkins période Siamese Dreams, " Behold the power of cheese ", pérégrination nocturne en terre électro-jungle, " Sex Works ", balade technoïde a faire rougir Marilyn Manson, ou, tenez vous bien, " Chemo ", avec ses faux airs de Lenny Kravitz ( ! ! !).

Ils ont de l'humour, c'est une certitude. Un humour qu'ils utilisent à bon escient, afin d'ajouter un zeste d'auto ironie parfois limite ; mais évitent de tomber dans la satisfaction affichée par certains groupes, dont je ne citerai pas les noms, afin de ne pas leur faire une publicité gratuite. Pas la peine ! Dorénavant, mieux vaut voter Consolidated, authentique objet lugubre à placer quelque part entre le dernier Faith No More et Infectious Grooves.

 

Joe T. Cook

Long shot

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Plein feu sur le Minnesota. "Just a bit west from Chicago". Un peu à l'ouest de Chicago comme le clame le boss de Blue Loon. Joe Lunsheim avait sorti un 1er album en 94, "It ain't so easy". Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Il s'est marié, est devenu père et… propriétaire. Le revoilà, en pleine forme et le souffle puissant.

Il traite son harmonica comme un possédé sur l'ouverture "I'm leaving you" (de Howlin' Wolf), sonnant ainsi très proche de son ex-concitoyen R.J Mischo. Joe écrit, le plus souvent dans l'esprit de Chicago. La plage titulaire est proche du rythme connu de "Help me". Il joue dans l'esprit des grands, tels Little Walter et Sonny Boy Williamson. "I got a goodun" est un shuffle. Joe est très percutant et le guitariste John Franken met le nez à la fenêtre. John est un gratteur bien connu à Minneapolis Il figurait également au sein du Joël Johnson Band. Dans la version très tonique du "Little baby" de Willie Dixon, l'harmo est inspiré par Rice Miller. Joe est très en verve. Bruce McCabe l'entraîne dans le boogie "Short burning fuse". Tous les instruments débordent de partout. Excellent en effet! Changement de climat musical pour aborder "Got to be with you tonight", un swamp blues de Slim Harpo. "Easy street" reste en Louisiane, du côté de la Nouvelle Orléans. Le piano de Bruce McCabe sautille avec légèreté. John Schroder (l'ex-bassiste de RJ Mischo) et Dwight Dario assurent le rythme. Blues accéléré, "Soo line Sally" est imprimé sur un tempo d'enfer. Joe est vraiment intenable. Dernière reprise, "Think" de Jimmy McCracklin est une nouvelle opportunité de mettre le feu, la musique à bouche serrée aux lèvres. Ces musiciens savent tout faire ; et attaquent "Somebodfy pinch me" tout en swing et jump. Cet excellent album se termine par "Heart of darkness", une composition chantée avec passion et force, tout au long de laquelle Frank gratte dans l'ombre des illustres bluesmen BB King et Peter Green ; mais un Green du passé.

 

Sean Costello

Cuttin´ in

Écrit par

Ce jeune chanteur/guitariste avait sorti un premier album prometteur en 97, "Call the cops". Il réapparaît, signé par Landslide et entouré d'une solide bande de musiciens.

L'album est essentiellement constitué de reprises, qui baignent, pour la plupart, dans le Chicago blues. A commencer par une version musclée du "Talk to your daughter", de J.B Lenoir. Puissante, agressive, elle s'appuie sur une section rythmique très cohérente. Malvin Zachary est à la basse et Tim Gunther à la batterie. Le disque enchaîne immédiatement avec la plage titulaire, en l'occurrence le célèbre "Cuttin' in" de Johnny Guitar Watson (NDR : qui ne connaît pas le fameux "Excuse moi partenaire! " ?). Et de nouveau, le traitement de ce classique est impeccable. Sean s'embarque alors sur son "Cold cold ground", traçant à la guitare des phrases inspirées par BB King, mais bien plus saignantes et amplifiées. Son camarade, Paul Linden, pose le décor à l'harmonica pour la reprise de "Mellow chick swing", de Sonny Boy Williamson, et favorise un théâtre d'échanges entre les cordes et le piano de Matt Wauchope. Sean a bien pris ses marques dans la Cité des Vents, le voici dans une démonstration de puissance, au cœur de "I want to be loved", de Willie Dixon. L'énergie atteint son paroxysme sur "Who's been cheatin' who", un véritable forcing rythmique qui porte le chant et l'harmonica. Pour l'exercice du blues lent, Costello force le respect dans une cover de "Double Trouble". D'Otis Rush bien entendu ! Le résultat est superbe, croyez-moi! Et Sean manifeste une sensibilité exacerbée jusqu'au bout des ongles. "Goombay rock" est savamment parfumé d'Orient! Effluves de R&B, "I got loaded" et "Those lonely lonely nights" sentent bon les vieux juke-boxes des sixties. La lutte finale se concentre à Chicago. L'harmonica de Linden hurle de plaisir sur "Close to you". Et pour clore cet excellent album, Sean cède les vocaux à Paul pour attaquer le "Ah'w baby", de Little Walter.

 

David Coverdale

Into The Light

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Si Coverdale n'avait été, le temps de trois albums studio, chanteur de Deep Purple ; et plus récemment de Whitesnake (NDR : une des grosses pointures du hard des eighties), "Into The Light" aurait davantage mérité sa place dans notre rubrique consacrée au blues plutôt que dans nos colonnes métalliques. David Coverdale, incontestablement une des plus belles voix du hard rock classique, s'est coupé les cheveux , a tombé le perfecto à franges, et s'est entouré d'autres pointures du genre (Earl Slick, Deny Carmassi, Marco Mendozza) pour se consacrer à un style plus "adulte". Superbement produit et plein de feeling, "Into The Light" nous la joue blues à l'anglaise avec des accents zeppeliniens et un sens de la mélodie qui n'est pas sans évoquer l'époque "américanisée" du serpent blanc. "River song", "Love is blind", et "Midnight blue" (rien à voir avec celui de Lou Gramm) se fonderont parfaitement dans les programmations soft des radios rock outre-Atlantique et feront le bonheur des auditeurs dominicaux de Marc Isaye. Du boulot appréciable, pour peu qu'on ne soit pas focalisé sur Napalm Death ou Dimmu Borgir.

 

Cradle Of Filth

Midian

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La Scandinavie constitue, sans nul doute, le berceau du black métal. Pourtant ce style extrême, voué par nature à rester dans l'underground, a paradoxalement été rendu accessible à un plus large public par les Anglais de Cradle Of Filth. Avec " Midian ", digne successeur du déjà mythique " Cruelty and the Beast ", Dani Filth et ses disciples passent à la vitesse supérieure et bénéficient enfin d'une production à la hauteur de leur potentiel créatif. Dans le film Nightbreed de Clive Barker, Midian est une cité où se rassemblent monstres et autres créatures légendaires et répugnantes. Et Cradle s'est offert tout le luxe nécessaire pour plonger l'auditeur dans ce monde horrifique qui se révèle à travers une musique trash, mais majestueuse. Voix féminines, claviers aux sonorités malsaines, violon, grandes orgues, le groupe n'y va pas avec le dos de la cuillère côté "effets spéciaux", se payant même un invité de marque en la personne de Doug Bradley. C'est à dire l'acteur qui incarnait le personnage de Pinhead dans le film Hellraiser. Il participe ainsi à trois récitatifs sur la nouvelle oeuvre noire. Alternant black métal sans concession et titres plus gothiques, voire même limite atmosphériques, Cradle Of Filth signe l'album de la maturité qui fera oublier à ses fans ses incessants changements de personnel, le goût de trop peu procuré par l'Ep "From The Cradle To Enslave" et la semi-arnaque de sa dernière K7 vidéo.

 

The Cure

Bloodflowers

Le nouvel opus de The Cure devrait ravir ses fidèles aficionados. Et pour cause, " Bloodflower ", constitue l'aboutissement d'une trilogie entamée, en 1982, par " Pornography " et poursuivie, en 1989, sur " Disintegration ". Ce qui devrait vous donner une petite idée du climat au sein duquel baigne cet elpee. Hormis le minimaliste, presque lo fi " There is no if... ", toutes les compositions sont construites suivant un même schéma. Sorte de flux électrique rampant, tentaculaire qui permet à Robert Smith d'épancher, de sa voix gémissante si caractéristique, ses lyrics empreints de nostalgie sur les incertitudes, les craintes et les désillusions de sa propre existence.

Robert était à l'aube de ses 40 piges, lorsqu'il a écrit les chansons de cet opus. Et il s'inquiète de cette fuite du temps sur " 39 ". Un fragment qui fait la part belle au psychédélisme intense, mais brumeux. Comme sur le meilleur titre de l'album " Watching me fall ". Plus de 11 minutes chargées d'intensité vivifiante, où cordes de guitares geignardes, cristallines, jacassent à qui mieux mieux. Et lorsque l'ombre d'un Sad Lovers And Giants se met à planer sur l'une ou l'autre chanson, c'est parce que le climat est à son paroxysme de la vision atmosphérique. Et les sonorités du clavier n'y sont pas étrangères. Pourtant, lorsqu'on sait que le défunt et légendaire SL&G reconnaissait pour influence majeure le Cure, il faut croire, qu'au fil du temps, les tendances se sont mises à s'inverser. Nous ne terminerons pas cette chronique sans évoquer la présence du single, " Out of this world ", dont vous avez eu plus que probablement déjà eu l'occasion d'écouter ou d'entendre ; mais surtout celle de " Watching me fall ", probablement le morceau le plus original du disque. La voix de Robert mise très en avant brosse ici une tapisserie instrumentale opulente, toute en demi-teintes, accentuant davantage la sensation de vertige...

 

The Cutthroats 9

The Cutthroats 9

Écrit par

Paradoxal ! Après avoir mis un terme à une des formations les plus brutales du rock, Chris Spencer refait surface avec un nouveau projet, au moment même où un nouvel album posthume du mythe new-yorkais est annoncé. Et vous savez quoi ? La tête pensante du défunt Unsane a parfaitement réussi dans son entreprise. En effet, le premier opus éponyme de CT-9 est une véritable bombe. Musicalement, rien de bien neuf cependant. Il y a toujours cette voix constamment distordue, tellement lointaine qu'elle donne l'impression de sortir des tréfonds de la frustration et de la haine du chanteur/guitariste ; et puis cette section rythmique toujours aussi percutante. Seul le deuxième guitariste aère de temps à autre ce noir tableau, peut-être moins tendu que chez Unsane, mais tout aussi insidieux et lancinant. N'empêche, et je le clame haut et fort, Spencer continue de marquer au fer blanc tout un pan de la mouvance hardcore et rock actuelle.

 

Cypress Hill

Live at Fillmore

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Les fans de Cypress ont été gâtés en 2000. Normal, puisqu'ils ont eu le loisir de se procurer deux CD au cours de la même année ! Enregistré lors de la tournée qui a suivi la sortie de "Skull and bones", ce live offre, à l'instar de l'album studio, deux facettes du groupe. Tout d'abord un hip hop enfumé, marque de fabrique de nos rappeurs; ensuite la montée sur scène d'un groupe rock/hardcore, influence Body Count, mais aussi par Cypress sur la bof de Judgement Night. En alternance, ces deux formes ne font pas bon ménage, le style vocal ne suffisant pas à homogénéiser l'ensemble. Deux parties distinctes auraient été plus percutantes, car Cypress est un très bon groupe de scène, capable de créer un dialogue et un véritable contact avec son public. Quant au track list il est impeccable. Tous les hits sont inclus, même si malheureusement certains perdent de leur attrait en version ‘hop-core’. La prise de son est correcte. Une belle performance compte tenu de la palette de sonorités très variée de ce concert. Selon l'humeur, l'auditeur choisira de négliger certaines plages pour ne se concentrer que sur un style précis. Cette prise live fera également l'objet d'un DVD, preuve s'il en est que malgré une réputation de têtes en l'air, les membres de Cypress gardent les pieds sur terre…

Calexico

Hot rail

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Le soleil se couche à l'horizon. Les cactus libèrent d'étranges ombres crépusculaires. Quelques lézards éraflent le sable, alors que les serpents entament joyeusement leur concert de crécelles. Un peu plus tard, un coyote se met à hurler. Nous sommes dans le désert de l'Arizona, près de Tucson. C'est d'ailleurs de cette région que sont issus Joey Burns et John Convertino, deux musiciens qui constituent également la section rythmique du légendaire Giant Sand. Ce paysage rappelle inévitablement les westerns spaghetti d'un maître du genre : Ennio Morricone. Et la musique de Calexico colle parfaitement à ce tableau, au sein duquel il ne manque que l'un ou l'autre desperado et l'inévitable shérif.

" Hot rail " constitue le troisième opus de Calexico. Une œuvre qui privilégie largement les compositions instrumentales, compositions particulièrement hypnotiques et contagieuses, lorsqu'elles sont enrichies d'un orchestre mariachi. Le disque réserve quand même une bonne place à la country. Mais une country atmosphérique, balayée d'une foultitude d'instruments, le plus souvent couleur locale (accordéon, marimba, violon), mais également de samples, d'une steel, de percussions et de cuivres… Sans oublier le single, " Ballad of cable hogue ", hommage à Lee Hazlewood que vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'entendre ou d'écouter sur l'une ou l'autre station radiophonique. Un chouette album !

 

John Campbell

Tyler, Texas session

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John n'a traversé la comète du blues que quelques années ; mais ce passage fut suffisant pour atteindre le statut de légende. Né en 1952 à Shreveport, en Louisiane, il s'est éteint à la suite d'une crise cardiaque, en juin 1993. Découvert par Ronnie Earl, il enregistre l'album "A man and his blues", pour Crosscut, en 1988. Il sera signé par le label major Elektra, sur lequel il sort successivement "One believer", en 91 et "Howlin' Mercy", en 93. Edition limitée, numérotée, "Tyler, Texas session" trempe dans le country blues le plus pur. Rien que l'homme et sa guitare acoustique. En réalité, cet opus a été réalisé sur base d'une démo enregistrée en 1979. Dans les studios Robin Hood de Tyler, au Texas, avant qu'il ne soit connu du grand public. John y passe en revue tous les grands du Delta Blues. Un voyage en douze tableaux. C'est une œuvre très soft, conventionnelle, traitée dans le strict respect des créateurs.

Défilent ainsi des adaptations de Robert Johnson, Muddy Waters, John Lee Hooker, KC Douglas, Elmore James et de Lightnin' Hopkins. J'apprécie tout particulièrement John lorsqu'il sort son bottleneck, pour travailler en slide. A l'instar d' "I can't be satisfied". Le travail peut paraître rudimentaire, mais Campbell était doté d'une solide technique pour épauler son feeling exacerbé d'homme écorché vif. Le "Watch dog blues" de KC Douglas est un moment fort. La National Resphonic imprime un son métallique à son blues vécu. Le travail sur les cordes de "Driftin' and driftin" laisse augurer le talentueux artiste qu'il allait bientôt devenir. Le bottleneck revient, bien sûr, lorsqu'il aborde le répertoire d'Elmore James. Et en particulier "Talk to me babe", "The sky is crying" ainsi que "Terraplane blues", qui me flanque chaque fois la chair de poule. Cette tranche de blues à fleur de peau s'achève en beauté par le "Mojo hand" de l'oncle Sam (Hopkins).

 

Canned Heat

The Boogie House tapes

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Sacré Walter. Notre Dr Boogie mériterait bien qu’on lui érige une statue dans le jardin de Canned Heat, tant le boogie band de L.A. tient à Overijse, son fan le plus loyal. C'est une certitude ! Voilà donc Walter, associé de circonstance au boss du Heat, Fito de la Parra. Les deux hommes ont partagé leur passion et leurs archives pour nous préparer ce superbe double album de boogie music, enregistré en public. Vous pourrez vous rincer les oreilles avec pas moins de 29 titres, mis en boîte live entre 1967 et 76. La qualité sonore n'est pas toujours au rendez-vous, mais cette situation s'explique par la présence de véritables documents. Dont certains nous présentent le Heat avec Alan ‘Blind Owl’ Wilson.

Si la plupart des 19 titres sont assez courts sur le premier disque, le début bénéficie paradoxalement d'une excellente qualité sonore. Tant l'ouverture "Reefer blues", qui retrace un épisode du grand Heat de l'été 1970, "House of blue light", que l'interprétation magique aux antipodes, dont a bénéficié, en 1976, la cover de Sam Myers, "Sleepin' in the ground", sont marqués par la voix incomparable de Bob "The Bear" Hite et allumés par la guitare déjantée de Harvey Mandel. Blues lent de bonne facture millésimé 1973, "Good Bye for now" est curieusement partagé entre l'orgue d'Ed Beyer et les guitares de Sunflower Vestine ainsi que de James Shame. A l'occasion d'un radioshow accordé en 72, l'harmoniciste Magic Dick du J Geils Band renforçait le Heat sur "Chicago bound". Le son des sessions qui mettent en scène Alan Wilson n'est pas indiscutable ; mais il n'y a pas de quoi faire la fine bouche face à de véritables documents tels que "On the road again" cuvée 69, "Human condition", "London blues" ou "Future blues" circa 70. Ce premier morceau de plastique s'achève par des canons du Heat. En l'occurrence, "Long way from L.A", "Going up the country" (sans Alan) et "Let's work together".

Le deuxième disque libère 10 titres, pour la plupart assez longs, caractérisés par la présence quasi permanente d'Alan Wilson. Il y apparaît ainsi à sept reprises ! Le prix de l'émotion revient à la prestation d'Alan sur " Pulling hair blues ", une prestation immortalisée lors du Texas International Pop Festival, en août 69, quelques jours après Woodstock! La basse de Larry Taylor est géniale! Tout comme le jeu de guitare de Sunflower Vestine sur "You know I love you", en 67. Et puis, bien sûr, un album live du Heat ne serait pas complet sans laisser échapper l'un ou l'autre boogie brûlant. L'opus n'échappe pas à la règle. La section rythmique trace la route à "I love my baby", sur laquelle Vestine peut s'épancher à souhait. Et c'est reparti avec "Shaken boogie", sur lequel Joel Scott-Hill donne le tempo. Cette formidable collection se referme trop vite, comme le dit si bien The Bear, "Tu vas trop vite"…

 

Keith Caputo

Died laughing / Pure

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En quittant Life Of Agony en 1999, Keith Caputo souhaitait explorer un tout nouvel horizon sonore. En tous cas, à des lieues de ce groupe en compagnie duquel il avait réussi à passer sept longues années et était parvenu à commettre trois albums. Vous avez peut-être eu l'occasion de le constater à l'écoute de son premier opus solo, " Died laughing ". Plus pop, plus optimiste, plus exotique, il n'en demeurait pas moins très électrique. " Died laughing - Pure " n'est pas tout à fait un nouvel album, mais une sélection de compositions commises sur son premier essai en solitaire, en version acoustique (NDR : c'est à dire Keith au chant et Jack Pisters à la six cordes) ; le tout enrichi du standard " Let's pretend ", de la cover d'Annie Lennox " Why ", ainsi que de l'une ou l'autre rareté. Et finalement, ce recueil tient bien la route, Keith ayant eu le soin de préserver un certain équilibre entre chaque chanson…