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Miossec simplifie…

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La fuite d’Ellside

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Fantôme de Beaulieu

L’attitude passive/agressive de Fantôme de Beaulieu

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La personnalité passive-agressive (en français dans le titre) est en chacun de nous. Elle peut susciter un désir de vengeance, de rébellion en rapport à un traitement subi. Le premier titre de Fantôme de Beaulieu est à vous !

Après plusieurs années de maturation, le projet rock Fantôme de Beaulieu — qui hante l’esprit de Julien Bouchard depuis longtemps — prend enfin vie. Figure bien connue de la scène pop depuis plus de dix ans, l’artiste vosgien renoue ici avec l’énergie brute de son adolescence, marquée par l’influence de Nirvana, Sonic Youth et des soirées ‘120 Minutes’ sur MTV.

Appuyé par des guitares massives et une tension post‑grunge, le premier titre du groupe révèle parfaitement l’alchimie entre puissance rock et sens mélodique. La vidéo qui l’accompagne en témoigne : un univers direct, sans fioritures, où l’on découvre la formation dans toute sa sincérité et son intensité. Un excellent aperçu de la direction artistique du projet et de ce que Fantôme de Beaulieu prépare pour les mois à venir.

Le clip est disponible

Sur scène comme en studio, Julien Bouchard s’entoure de trois musiciens fidèles :  Mathieu Battu, à la basse, William Dubois, à la deuxième guitare et Olivier Bredard, à la batterie

À quatre, ils délivrent une énergie rock alt/post‑grunge où les riffs tendus se frottent à des mélodies plus pop. Une première démonstration prometteuse avant la sortie d’un EP attendu avant le printemps.

The Haunted Youth

Les larmes de The Haunted Youth

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Après le succès de leur premier album, « Dawn Of The Freak », The Haunted Youth sortira leur second, « Boys Cry Too, ce 8 mai 2026 via Play It Again Sam. Le projet mené par Joachim Liebens, né à l’origine comme une aventure solo, dévoile également un premier extrait, « deathwish », en collaboration avec l’artiste d’Orlando Max Fry.

Sur « Boys Cry Too », Liebens opère un virage plus frontal et émotionnel. Loin de la délicatesse bedroom-pop de leurs débuts, le groupe propose ici un son plus brut, mêlant mélodies fragiles, distorsions abrasives et intensité explosive. L’elpee s’ouvre sur « in my head », une pièce de huit minutes, et se clôture par « ghost gir », marquant un voyage sonore sans retenue.

‘J’étais un gamin sur ‘Dawn Of The Freak »’, confie Liebens. ‘Tout sonnait comme des comptines, fragile, enfantin… Et maintenant, je suis plein d’angoisse et je défonce les portes ».

Le disque explore une large palette d’émotions, oscillant entre colère, paranoïa et vulnérabilité assumée. La première moitié reflète l’image du garçon au cœur brisé, muré dans l’agressivité ; la seconde révèle une sensibilité plus intime. Liebens souhaite célébrer la vulnérabilité des hommes et des garçons plutôt que d’en faire un stigmate.

Musicalement plus organique, « Boys Cry Too » met en avant batteries et guitares live, reléguant les synthés éthérés de leurs débuts au second plan. Le titre « castlevania » est décrit par Liebens comme le triangle parfait entre Nirvana, Alice In Chains et « Loveless » de My Bloody Valentine ». Si l’opus regorge de guitares saturées, ses influences tirent étonnamment vers le hip-hop, notamment Lil Peep, dont l’approche lyrique directe a inspiré Liebens.

Malgré cette intensité, le long playing laisse respirer l’auditeur : Liebens souhaite que chacun puisse projeter sa propre histoire dans les morceaux, nés de sa propre douleur mais pensés pour résonner universellement.

Devenus en quelques années l’une des sensations indie rock belges les plus remarquées, The Haunted Youth ont conquis un public international grâce à leur son dream pop vaporeux. Leur premier album a été salué par Rolling Stone France et KEXP, tandis que le groupe enchaîne les tournées à travers l’Europe et s’impose sur les scènes de Rock Werchter, Pukkelpop, Sziget ou Lowlands.

En gravant « Boys Cry Too », la formation semble prêt à franchir une nouvelle étape dans son ascension.

Le clip de « deathwish »  est disponible ici

 

Anna von Hausswolff

Cérémonie chamanique ou rituel alchimique de purification ?

Quel chemin parcouru pour Anna von Hausswolff ! Depuis ce concert en septembre 2013 au Théâtre Américain, en première partie de Wire, où la Belgique l'avait découverte. L'artiste suédoise est aujourd'hui devenue une des figures de proue de la musique alternative et ce, à l'échelon international. Ce soir, elle vient défendre son nouvel opus et le Trix est comme un chaudron qui bruisse dans l'expectative d'un moment magique.

Il revient à Rylander Löve d’ouvrir le bal. Cette saxophoniste et compositrice, également suédoise, milite au sein du groupe qui accompagne Anna sur scène. Au cours de sa prestation, elle explore les frontières entre le jazz, l'improvisation, la musique électronique et la pop expérimentale. Ses paysages sonores sont complexes et mélangent des éléments tant acoustiques qu'électroniques. Une musique riche, affranchie des conventions, qui ouvre les sens et stimule l'esprit. Une excellente ‘mise en bouche ! ‘ (Page ‘Artistes’ ici)

L'arrivée d'Anna von Hausswolff transforme l'atmosphère, la faisant passer de l'apesanteur à une intensité bouleversante. Décrire cette musique relève de la gageure. L'art-pop s'y mélange aux accents gothiques, aux atmosphères ambient/prog et aux rythmes tribaux, le tout baigné dans un esprit boréal et une profondeur quasi mystique.

L'écrasante majorité des titres de la setlist sont tirés de l'album “Iconoclasts”, sorti en octobre 2025. Cette œuvre colossale et sombre prend une dimension encore plus immense en 'live'. Sur les planches, Anna trône sur un podium, flanquée de ses synthés et d'un instrument étrange, monté sur pied. On dirait une harpe de cristal, mais c'est en fait un 'cantiga organetto’, un harmonium à tubes dont elle joue avec la main droite, tandis que la main gauche actionne le soufflet. C'est en voyant une Belge, Catalina Vicens, en jouer qu'Anna est tombée amoureuse de cet instrument.

Dans le premier titre, “Consensual Neglect”, un instrumental ambient expérimental, c'est le saxophone de Rylander Löve qui ouvre les hostilités. Pendant près de 3 minutes, l'instrumentiste construit des loops de sons qui forment un véritable mur sonore, au-dessus duquel les autres musiciens viennent poser leurs arabesques, le tout culminant dans un paroxysme final impressionnant.

Caractérisé par ses accents solennels, “Facing Atlas” permet au public de découvrir la voix d'Anna von Hauswolff. Planant très haut dans les aigus, elle est puissante et incroyablement claire. Affûtée comme un glaive, elle transperce aisément le voile des autres instruments pour venir toucher le spectateur au plus profond de son âme. Des moments de pop inattendus surgissent, notamment lorsque le concert s'attarde sur “Stardust”, où une douce mélodie plane comme un voile fantomatique au-dessus des têtes. D'autres morceaux, comme "Aging Young Women", offrent une beauté délicate et poignante qui plonge la salle dans un silence absolu.

L'artiste va sur ses 40 ans mais, en ‘live’, elle apparaît encore comme une jeune adolescente, fragile, la queue de cheval de sa chevelure blonde virevoltant au rythme de ses mouvements. Le premier moment phare du concert est atteint grâce à un tour de force : “The Mysterious Vanishing of Electra”, extrait de “Dead Magic”, considéré comme son meilleur opus. Anna descend de son podium, se place au-devant de la scène et entame à la guitare électrique le premier accord en mi mineur de cette composition hallucinante. La rythmique est tribale et les fans entament un headbang lent et cérémonial. La puissance des arrangements évoque évidemment Swans, une formation dont Anna a souvent assuré la première partie. La voix de la belle valkyrie est ici envoûtante, alternant entre une noirceur presque infernale et la plus éclatante des lumières. On assiste à une cérémonie chamanique, un rituel alchimique de purification et l'auditoire frissonne tant l'émotion est palpable.  

Mais ce n'est pas fini ! Il y a encore cette terreur, “Ugly and Vengeful”. Dépassant les 16 minutes, le morceau donne l'impression de sombrer lentement dans la folie, une descente inexorable portée par des percussions qui martèlent et de vastes nappes d'orgue. La voix de von Hausswolff, incantatoire, rappelle par moments celle de Lisa Gerrard. Elle oscille entre dévotion et pure démence. L'intensité est bouleversante. La puissance sonore est tout simplement stupéfiante. Orgue, synthétiseurs, basse et batterie tonitruante s'entrechoquent en vagues déferlantes. Un final qui fait littéralement vibrer la coque métallique du Trix.

Le rappel nous permet de redécouvrir “Funeral For My Future Children”, un titre au rythme de valse datant de 2012, interprété "pour les anciens fans". Comme “Facing Atlas”, c'est une marche funèbre, qui évoque “Atmosphere”, de Joy Division. Enfin, “Struggle With the Beast”, traversé par son riff répétitif au saxophone, clôture en apothéose ce concert simplement... époustouflant. En ce 30 janvier, la messe est déjà dite : on vient déjà d'assister au meilleur concert de 2026...

Playlist :

Consensual Neglect
Facing Atlas
The Mouth
The Whole Woman
The Iconoclast
An Ocean of Time
The Mysterious Vanishing of Electra
Stardust
Aging Young Women
Ugly and Vengeful

Rappel :
Funeral for My Future Children
Struggle with the Beast

Crédits photos :

Willem Schalekamp
Niko Schmuck

(Organisation : Trix)

 

Slaughter to Prevail

Slaughter To Prevail + invités, « The Grizzly Winter Tour 2026 », Ancienne Belgique, Bruxelles le 14 janvier 2026 - Photos

Écrit par

Slaughter To Prevail est revenu en Belgique ! Le mercredi 14 janvier 2026, les maîtres russes du deathcore ont débarqué à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, dans le cadre de leur redoutable « The Grizzly Winter Tour 2026 ». Et comme si cela ne suffisait pas, ils ont amené avec eux deux véritables poids lourds en première partie : Dying Fetus et Suicide Silence.

Connus pour leur son impitoyable et la voix bestiale de leur frontman Alex Terrible, Slaughter To Prevail est devenu l’un des groupes les plus marquants de la scène metal extrême. Leur prestation au Graspop Metal Meeting l’an dernier a été un immense succès et a prouvé une fois de plus que le groupe est à son apogée en live.

La tournée est entièrement consacrée au nouvel album « GRIZZLY », sorti en juillet 2025.

Une tempête musicale inédite mêlant anciens et nouveaux morceaux, riffs survoltés et une dose brute d’agressivité.

(Source : Live Nation)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

Slaughter To Prevail

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8944-slaughter-to-prevail-14-01-2026?catid=category

Dying Fetus 

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8945-dying-fetus-14-01-2026?catid=category

Suicide Silence

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/8946-suicide-silence-14-01-2026?catid=category

(Org : Biebob en collaboration avec Live Nation @AB)

John Maus

Comme une prière qui transforme la synth-pop en art sacré…

John Maus est un musicien véritablement énigmatique. S'inscrivant globalement dans le courant synth-pop, il est parvenu à transformer un minimalisme glacial en moments de grâce authentique au fil de sa carrière, débutée en 2006.

Sa musique est souvent décrite comme rétrofuturiste grâce à l'utilisation de boîtes à rythmes et de sonorités de synthétiseurs typiques des années 80, mais ses morceaux possèdent également une qualité cinématographique, l'émotion étant suscitée par des lignes de basse entraînantes, des arpèges planants et, bien sûr, sa voix envoûtante de baryton.

Ce soir, au Trix, à Anvers, le musicien et compositeur américain vient présenter en ‘live’ son œuvre la plus puissante à ce jour : “Later Than You Think”. Publié sur le label Young (FKA twigs, The xx, Sampha), l'album explore les thèmes de la justice, de la confession, de la renaissance, de la transformation et du combat spirituel, un espace liminal où la musique alternative rencontre l'art-pop, l'émotion brute et la profondeur intellectuelle.

Dans la pénombre bleutée du Trix, John Maus apparaît comme un spectre venu d’un futur antérieur. Pas de salutation, pas de sourire. Un ordinateur portable, un second appareil, un micro. Rien d’autre. Les miroirs qui, à Londres, fracturaient son image en mille reflets sont absents ici. Seule la lumière crue, chirurgicale, découpe la silhouette d’un homme déjà trempé – non par la chaleur, mais par l’effort d’un rituel qui tient plus de l’exorcisme que du concert.

Dès les premières mesures, “My Whole World’s Coming Apart” et “Because We Built It” s’élèvent comme des psaumes post-modernistes. Sa voix, saturée de réverb, gronde tel un sermon dans une cathédrale désaffectée. Il ne chante pas : il conjure. Jambes rivées au sol, il se plie en révérences frénétiques – comme un headbang – puis bondit, hurle, se frappe la poitrine. Entre deux morceaux, un rapide clic sur le laptop, et la transe reprend.

Pop star et philosophe, John Maus transforme le minimalisme en spirituaité. Son doctorat en sciences politiques (Hawaï) et sa formation en musique expérimentale (CalArts) ne sont pas des ornements : ils irriguent chaque note. La synth-pop devient un art sacré. Les basses roulent comme des orgues, les arpèges planent comme des vitraux sonores, et sa voix hantée, scelle le pacte.

La setlist oscille entre les classiques (“…And the Rain”, repris en chœur) et les nouveaux hymnes. Les nappes de synthé, presque secondaires, servent de toile à une performance corporelle qui défie la gravité. Maus pose le micro, entame une chorégraphie de boxe – uppercuts dans le vide, esquives rageuses. Le public, d’abord figé, hurle avec lui. “Time to Die", "Keep Pushing On", "Bennington” : le tempo s’emballe. L’artiste scande ‘against the law’, comme un mantra insurrectionnel, pendant “Cop Killer”. Puis, il exécute des pompes, suivies de “burpees” Vingt, trente. Une véritable performance.

“Pets” clôt le set principal dans une explosion de lumières stroboscopiques. Il quitte la scène sans un mot. La musique continue, fantomatique. Les cris fusent. Il revient. “Adorabo” s’élève, comme un chant grégorien, suivi de “Believer”, qui marque la déflagration finale. Pas un ‘au revoir’. Juste les mains levées, lentement, vers chaque coin de la salle. Remerciements muets. Rideau.

John Maus n’a pas besoin de parler. Son corps, sa sueur, sa vibration, ses cris forment son lexique. Comme une urgence. Comme une prière.

En ouverture, Maximilian Tanner, ex-BlackWaters, a déployé une synth-pop onirique, plus douce, plus vaporeuse. Originaire d’Essex, il vient d'entamer une carrière solo qui séduit déjà l'Albion et l’Europe. Une belle découverte ! (Page artistes ).

Pour en savoir plus sur John Maus, écoutez l'interview réalisée dans l'émission de radio WAVES, au cours de laquelle John a abordé des sujets aussi variés que la musicologie, la philosophie, la psychanalyse, la composition assistée par ordinateur, l'influence de la musique médiévale sur la new wave, etc. Le podcast est disponible ici ou alors plongez sur la page ‘Artistes’ qui lui est réservée en cliquant sur son nom en vert, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

(Merci à Alice Blake et à Stéphanie G. - Photo par Alice Blake)

Setlist :

My Whole World's Coming Apart
Because We Built It
No Title (Molly)
Decide Decide
...And the Rain
Came & Got
Rights for Gays
The Combine
Streetlight
Time to Die
Do Your Best
Disappears
Keep Pushing On
Bennington
I Hate Antichrist
Just Wait Til Next Year
Cop Killer
Pick It Up
Pets

Rappel :
Adorabo
Believer

(Organisation : Trix)

 

Marie-Laure Béraud

Certains jours, Marie-Laure Béraud

Écrit par

Après plusieurs années de silence, Marie-Laure Béraud signe son grand retour. Elle a ainsi gravé un nouvel elpee intitulé « Certains Jours », un album lumineux et sans compromis. Elle s’y livre avec une sincérité brute, entre fantasmes et récits intimes, oscillant entre rêveries et brusques éclats de réalité.

Pour donner vie à ces chansons, elle s’est entourée de collaborateurs : Clément Nourry (guitares) imprime sa marque, à la fois désinvolte et ardente, évoquant Ry Cooder ou Mac DeMarco. Yannick Dupont insuffle une énergie singulière à la batterie, Ted Clark ancre l’ensemble par une basse élégante et inventive, tandis que Nicolas Michaux ajoute ses guitares, claviers et sa production subtile, à la fois précise et organique.

Entre tango poétique (« Et voilà »), confidences nocturnes aux accents d’Air et de Dani (« La nuit retient »), ou virage punk rock inattendu avec la relecture de son tube de 1986, « C’est pas le Pérou », Marie-Laure déjoue les attentes et multiplie les registres. On la retrouve aussi dans une version envoûtante de « Viens Simon », qui tangue entre la BO d’ « Arizona Dream » et les audaces de Grace Jones. Et lorsqu’elle se prélasse avec espièglerie sur « Encore le temps », c’est une artiste libre et joueuse qui apparaît, capable de toucher sans détour.

Marie-Laure Béraud livre un disque riche, traversé d’élans contrastés, qui rappelle que son art reste singulier, vibrant et profondément humain.

Le single « Les femmes de l'ombre » est en écoute 

 

 

Choses sauvages

Et de trois pour Choses sauvages

Écrit par

Irrévérencieux et explosifs, les concerts de Choses sauvages revêtent une atmosphère électrisante inimitable.

Réputés pour être de véritables bêtes de scène, les membres du groupe, mené par l'incandescent chanteur/guitariste Félix Bélisle (La Sécurité), se font un devoir de mettre le feu à n'importe quelle scène, offrant un set hypnotique, cardiaque, et plus dansant que jamais.

Dans « Choses Sauvages III », son dernier album, le quintet montréalais navigue entre des influences post-punk, disco, new wave et krautrock pour livrer une production dansante, complexe et sur tension.

« Choses Sauvages III » constitue l’opus de la formation qui réduit considérablement la distance entre l'auditeur et l'artiste. On vous propose un disque intimiste, aux sonorités crues et live, où on vous invite à faire partie de l'enregistrement. Empruntant tantôt au post-punk, tantôt au krautrock, cet elpee parfois dissonant, reflète une énergie pubescente à la fois violente et bienveillante. On y aborde des sujets propres à notre époque dysfonctionnelle. Une réflexion modeste vis-à-vis notre place au milieu des guerres, du contexte géopolitique, de l'intelligence artificielle et de la croissance personnelle).

La vidéo de « En joue » est à voir et écouter

 

 

Laura Cox

Biberonnée au blues et au heavy rock vintage…

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En quelques années à peine, Laura Cox s’est imposée sur la scène musicale. Considérée comme l’une des chanteuses-guitaristes les plus en vue du rock français, grâce à ses deux premiers albums « Hard Blues Shot » (2017) et « Burning Bright » (2019), elle peut s’enorgueillir de s’être produite lors des plus grands festivals européens (Hellfest, Pol’and’Rock, etc.) et d’avoir participé à la célèbre émission allemande consacrée au rock, Rockpalast.

Ce jeudi 13 février, elle est programmée au Zik-Zak, à Ittre, soutenue par un backing group au nouveau line-up, puisque le guitariste Mathieu Albiac a été remplacé par un claviériste. Une belle occasion d’évaluer ses compos sous un angle neuf, sur les planches. D’autant plus que son nouvel opus devrait sortir bientôt et qu’inévitablement, elle va nous en proposer des extraits. Et le concert est sold out.

Le drummer, le claviériste et le bassiste entament « Freaking Out Loud », un extrait du second long playing, « Burning Bright », en attendant l’arrivée de Laura Cox. Elle débarque ensuite, armée de sa dobro. Accentuée, la ligne de basse communique des accents bluesy old school au morceau.

Extrait du futur elpee, « A Way Home » embraie. Un rock idéal pour le ‘live’ ! Issu du premier LP, « Too Nice For Rock’n’Roll » macère dans un climat hard rock bluesy et crasseux. A cause des sonorités de la sixcordes, proches de celles de la Gibson SG d'Angus Young, alors que la voix de Laura rappelle plutôt celle de Lita Ford.

Autre nouveau titre, « Grosse Bouche » se distingue par ses riffs huileux et graisseux, poursuivis par des claviers Hammond tout droit sortis des seventies. 2’30 de pure intensité ! Et lorsque ces riffs sont sculptés dans le southern hard blues, on ne peut s’empêcher de penser à Lynyrd Skynyrd et ZZ Top.

La voix de Laura est vocodée tout au long de « So Long » (« Head Above Water ») et lorsqu’elle s’emballe, elle semble hantée par Pat Benatar voire Joan Jet, et en particulier sur « Take Me Back Home », alors que l’expression sonore fleure bon le heavy metal à la AC/DC.

Laura explique qu’il lui arrive de proposer des versions acoustiques de ses chansons, à l’instar de « Fire Fire », mais aussi de reprises dont « Personal Jesus » de Depeche Mode (NDR : ou encore « Hallelujah » de Leonard Cohen, mais pas proposée ce soir) qu’elle a le bon goût de nous réserver. Un moment magique !

« Before We Get Burned » nous entraîne, dans notre imaginaire, à travers les grandes plaines du Far West, aux States. Et à l’écoute de l’inédit, « No Need to Try Harder », pas de doute : on a hâte de découvrir ce nouvel opus.

Deux plages du troisième long playing, « Head Above Water », s’enchaînent : le titre maître et « Wiser ». Le son est bien gras et lourd, tout en restant mélodique. De quoi confirmer que Laura a été biberonnée au blues et au heavy rock vintage.

Le concert s’achève par l’efficace « Bad Lucky Blues », un hard rock teinté de blues.

Excellente prestation pour Laura Cox qui aura également brillé par son interactivité face à un public conquis d’avance, il faut le reconnaître. Laura se produit souvent en Belgique, mais c’est la première fois qu’elle foule les planches du Zik-Zak ; et elle signale que ce ne sera pas la dernière.

Setlist : « Freaking Out Loud », « A Way Home », « Too Nice for Rock 'n’Roll », « Grosse bouche », « So Long », « Take Me Back Home », « Set Me Free », « Fire Fire » (acoustique), « Personal Jesus » (Depeche Mode cover) (acoustique) (mail), « Before We Get Burned », « Last Breakdown », « No Need To Try Harder », « Head Above Water », « Wiser », « One Big Mess », « If You Wanna Get Loud (Come to the Show) », « Bad Luck Blues ».

Laura Cahen

Laura Cahen de l’autre côté…

Écrit par

Dans un monde en flammes, Laura Cahen, artiste incontournable de la scène française, nous transporte sur un nouvel opus où les cordes vibrent et les synthés analogiques révèlent une poésie saisissante et envoûtante dont l'artiste a le secret.

Cet elpee, enregistré entre Dieppe et Margate (UK) avec Mike Lindsay et Joséphine Stephenson et mixé et masterisé par Fab Dupont à New York (USA), tisse des récits d’amour, d'espoir et de résistance, portés par des mélodies fascinantes et un timbre de voix unique.

Affichant des influences qui oscillent de Laurie Anderson à Joni Mitchell, et des thèmes brûlants comme la crise écologique et l’égalité des droits, « De l'autre côté » est une invitation à franchir des frontières, de cœur comme d’esprit, et à partir pour mieux se retrouver... de l'autre côté.

Le clip consacré à « Les astres » est à découvrir

 

The Haunted Youth

The Haunted Youth présente son nouveau single “In My Head”

“In My Head” est le nouveau single très attendu de The Haunted Youth, le groupe du musicien belge Joachim Liebens. Ce morceau est dans une veine shoegaze / shoewave / dreampop qui classe le groupe dans la catégorie internationale de Tame Impala, Slowdive, The War On Drugs et The Beach House, même si la fin de la compo lorgne vers des voix plus hardcore.

C'est Joachim Liebens qui a composé le titre (paroles et musique) et qui l'a produit. Le mixage est signé par Joachim Liebens et Tobie Speleman et le mastering, par Jeffrey de Gans (Da Goose Mastering). L'enregistrement a eu lieu dans les studios Mellowcat (Gand) et GAM (Waimes).

Le groupe revient d’une tournée mémorable en Allemagne aux côtés du phénomène indie canadien Ekkstacy. Rappelons qu'en 2023 et 2024, The Haunted Youth a foulé de nombreuses scènes dans toute l'Europe et a participé aux festivals Iceland Airwaves, Montreux Jazz, Best Kept Secret, Eurockéennes, Rock Werchter, Pukkelpop et Lowlands.

Joachim Liebens travaille actuellement sur la suite de “Dawn of the Freak”, un premier album qui avait été plébiscité tant par le public que par la critique. Il avait été publié par Mayway Records, le label courtraisien qui héberge également Eosine, le groupe belge qui est en train d'exploser depuis quelques mois.

Écouter ‘In My Head’: ici.

Photo (c) Anneke D'Hollander

Emily Loizeau

Emily Loizeau souterraine ?

Écrit par

Après « Icare » (2021), « La Souterraine » est la seconde collaboration d’Emily Loizeau en compagnie de John Parish. Pendant dix jours, pas un de plus, et selon des horaires stricts, Emily et ses musiciens, arrivés avec des chansons déjà orchestrées, se sont réunis, sous sa supervision, dans une grande pièce au sein du studio Rockfield, dans le sud du pays de Galles. Celle-ci était divisée en plusieurs compartiments, ce qui a permis au groupe de s’entendre jouer et d’enregistrer dans les conditions du live.

Un ensemble auquel Emily est liée par une complicité ancienne : le guitariste parisien d’origine hongroise Csaba Palotaï, le claviériste et bassiste Boris Boublil (l’un et l’autre déjà liés à John Parish au sein du collectif Playing Carver) ains que le batteur belge Sasha Toorop, accompagnateur de Dominique A.

Pour la Souterraine, Emily Loizeau souhaitait aller plus loin encore vers ce qu’elle décrit comme une ‘perte de contrôle’. 

La force des 12 chansons brèves et concises de « La souterraine » réside sans doute dans l’aptitude désarmante qu’a Emily Loizeau à créer quelque chose de lumineux à partir d’un matériau sombre.

Ainsi, durant l’enregistrement, Emily et ses musiciens ont appris le décès brutal de Julien Bony, un ami et collaborateur proche, éclairagiste, également, de Bertrand Belin et de Nosfell.

Le clip consacré à « La souterraine » est disponible ici

Jean-Louis Aubert

Jean-Louis Aubert a toujours bon pied bon œil…

Écrit par

Paru ce 20 septembre 2024, "Pafini" est un album intime, sociétal, autofictionnel, affranchi, chaleureux et aux humeurs diffuses.

Accompagné d'un équipage intergénérationnel (Eliott Sigg, Renaud Letang, Bernie Grundman), l'opus est marqué par des mélodies rock subtiles et des arrangements ingénieux.

Jean-Louis Aubert prouve que sa musique, toujours en mouvement, reste résolument vivante et surprenante.

Dans "Saute" son nouveau single épique, il s'adresse à lui-même, embrassant à la fois son attraction pour le risque et le vertige du grand plongeon scénique.

"Saute" est en écoute

 

 

Tramhaus

The first exit

Écrit par

Formation rotterdamoise, Tramhaus a emprunté son patronyme à un magasin de pitas sis dans cette ville portuaire.

Le quintet vient de sortir son premier album, « The first exit ». Un titre de circonstance !

Post punk, sa musique est caractérisée par un drumming serré, des changements vocaux intrigants et de nombreuses variations de rythme, mais également par la symbiose entre les deux guitares. Toutes deux se répondent constamment et puis anticipent de manière inattendue.

Frénétique, « The Cause » ouvre l’elpee. Un jeu de questions-réponses s’instaure entre le chanteur Lukas Jansen et la guitariste Nadya van Osnabrugge,

Imprimé sur un tempo saccadé, « A Necessity » reflète les états d’âme, tour à tour enragés ou stylés, des guitares

Mélancoliques, « Once Again » et « Beech » abordent les thématiques de l’identité, l’isolement et la quête de sens dans un monde qui semble souvent hostile.

Subtilement surf mais plus cold, « Once again » libère une énergie implacable, menaçante, chargée d’émotion brute, réminiscente des prestations ‘live’ du band.

L’opus s’achève par « Past Me », une chanson qui traite du combat intérieur pour ne pas perdre la raison.

Tout au long de l’elpee, le chanteur alterne cris primaux caustiques et phrasé déclamatoire. Dans le premier cas, on a l’impression qu’il tente de rugir comme Frank Black (Pixies), mais il ne parvient qu’à s’égosiller, à l’instar de Brian Johnson chez AC/DC. Dommage, car lorsqu’il déclame à la manière de James Smith (Yard Act) voire de feu Mark E. Smith (The Fall), sa voix passe parfaitement la rampe.

Podcast # 53 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

John Maus

Une cérémonie cathartique d'une intensité rare...

John Maus est ce qu’on peut appeler un artiste culte. Il est titulaire d’un doctorat en sciences politiques, décroché à l’Université d’Hawaï. Né en 1980, il est originaire d’une petite ville du Minnesota, et a commencé sa carrière musicale à Los Angeles, après avoir rencontré Ariel Pink. Depuis, il a sorti sept albums.

Sa musique est inclassable et navigue quelque part entre minimal synth, darkwave, indie-pop, lo-fi et synth-pop ; et le tout se distingue par une approche typiquement Punk / Garage / DIY. Un ‘melting-pop’ unique qui évoque tour à tour Suicide, The Velvet Underground, Fad Gadget, Dead Can Dance, John Foxx ou Nick Cave.

Ce soir, il est de retour en Belgique, sept ans après son dernier passage, aux Ateliers Claus. Et c'est une Orangerie du Botanique pleine à craquer qui a la chance de recevoir ce génie méconnu. Seul point négatif, il se produit seul sur les planches, chantant sur une bande qui reproduit les parties instrumentales et, parfois également, sa propre voix. Il va falloir franchement être attentif à cette fâcheuse tendance qu'ont les artistes de jouer en playback, une tendance de plus en plus visible depuis le ‘con-vid’. Mais en ce qui concerne Maus, on lui pardonne tout, d'autant que le point focal de ses concerts est, quelles que soient les circonstances, l'extraordinaire intensité de sa propre prestation.

Dès le premier morceau, “Castles in the Grave”, il entre comme d’habitude, dans une frénésie inimaginable, pratiquant un ‘headbang’ à s'en décrocher la tête, se frappant le cœur et le front avec le poing, une transe qui se poursuivra plus ou moins tout au long du spectacle.

Au niveau vocal, il chante parfois, mais la plupart du temps, il éructe véritablement les mélodies, déclenchant l'enthousiasme du public. Les morceaux de l'Américain prennent souvent la forme d'une synthpop spacieuse et quasi-mystique. Sa poésie est dystopique et surréaliste, voire dadaïste, l'artiste se laissant porter par la sonorité des mots davantage que par leur signification. Un chant fantomatique, qui se déploie à la perfection dans des joyaux tel que “Quantum Leap”, “... And The Rain” ou encore “The Combine”.

Affirmer qu'il est un artiste magnétique est un euphémisme ! On ne peut tout simplement pas le quitter des yeux tant il domine la scène. Après quelques titres, sa chemise est déjà trempée de sueur et l'incroyable ambiance qui règne au sein du public, à fond dans la folie du moment, a de quoi étonner.

Pendant “Just Wait Til Next Year”, on perçoit une filiation harmonique et mélodique évidente avec “Golden Brown” des Stranglers. L’artiste a d'ailleurs avoué sa passion pour la new-wave ainsi que les musiques médiévales et baroques. Après une petite accalmie et deux titres inédits, “Cop Killer” fait remonter la température de l'Orangerie, suivi par deux autres brûlots : “Time to Die” et “Pets”.

Le rappel se limite uniquement à “Believer”, et c'est trempé de sueur et échevelé que John Maus quitte finalement le podium, exténué. L’auditoire revient alors peu à peu sur terre, après une cérémonie cathartique d'une intensité rare.

Pour en savoir plus, écoutez l'interview réalisée dans l'émission de radio bruxelloise WAVES, au cours de laquelle John aborde des sujets aussi variés que la musicologie, la philosophie, la psychanalyse, la composition assistée par ordinateur, l'influence de la musique médiévale sur la new wave, etc. Le podcast est disponible ici 

Setlist
Castles in the Grave
Quantum Leap
(Unknown)
...And the Rain
Streetlight
The Combine
Keep Pushing On
Bennington
Rights for Gays
Do Your Best
Maniac
(Unknown)
Cop Killer
Just Wait Til Next Year
(Unknown)
Time to Die
Pets
Encore :
Believer

En première partie, Hun Hun, un projet de musique électronique expérimentale basé à Bruxelles, a séduit grâce à son univers fusionnant des paysages sonores ambiants, des rythmes techno et tribaux et des textures lo-fi. Le duo a présenté un aperçu exclusif de son prochain album ‘Midi Temple' dont la sortie est prévue pour 2025.

(Organisation : Botanique & LiveNation)

Photo : David LaMason

Aurelia Aurita

The sound of a heart beating (Ep)

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Aurelia Aurita, c’est le nom scientifique de la méduse commune, également appelée méduse lunaire

Mais c’est aussi le patronyme choisi par une jeune formation issue de Camberra, en Australie, dont le cœur bat quelque part entre dream pop, shoegaze et rock alternatif.

Depuis septembre 2023, la formation a gravé plusieurs singles et trois Eps, dont « Spiraling », « The sound of a heart beating » et « 160mg C8H10N4O2 !! »

Les 3 Eps d’Aurita d’Aurelia Aurita sont en écoute sur le Bandcamp du groupe, que vous retrouverez aisément en cliquant sur son nom, dans le cadre ‘Informations complémentaires’.

Podcast # 46 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Lauren Daigle

L’évangile selon Sainte Lauren…

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Auteure-compositrice-interprète de musique (chrétienne contemporaine évangéliste), Lauren Daigle comptabilise plus d’un milliard de streams sur la toile et continue à accorder des concerts dans le monde entier. Elle se produisait ce 9 juillet à l’Ancienne Belgique, pour la circonstance, en configuration ballroom, devant 900 âmes…

Conjointement à ses performances musicales, Lauren participe activement à l’éducation musicale, au travail avec des jeunes à risques et à la prise en charge des enfants, des personnes âgées et dans le besoin par l’intermédiaire de The Price Fund, une organisation qu’elle a fondée en 2018. À ce jour, elle a fait don de plus de 2,5 millions de dollars à 42 associations à but non lucratif dans le monde entier. Une personne charitable, dans le sens le plus noble du terme. Née en 1991, Lauren a été élevée dans une famille évangéliste à Lafayette, en Louisiane, mais également au son du cajun, du blues et du zydeco. Elle se met à rêver de partir en tournée au cours de laquelle elle sera entourée de la foule, venue la voir chanter ; mais à l’âge de 15 ans, elle est contrainte au confinement chez elle pendant 2 ans après avoir contracté une maladie. Elle se met alors à lire la Bible. Elle l’affirme encore à ce jour que c’est la meilleure chose qui lui soit arrivée. Pourtant, elle ose depuis peu quelques chansons d’amour en faisant le pari de conquérir un public plus large.

Elle a emporté dans ses bagages Benjamin William Hastings, afin d’assurer le supporting act. Et c’est également un homme de foi. Il sera d’ailleurs pas mal question de religion, au cours de cette soirée…

Ce chanteur/compositeur nord-irlandais a grandi dans les rues de Belfast mais a passé la majeure partie de son adolescence à Sydney, en Australie. Il a milité au sein de Hillsong United, formé en 1998, qui a publié 6 elpees composés essentiellement de chants religieux. Il est le cerveau poétique derrière les productions les plus grandioses du collectif, telles que « So Will I (100 Billion X) », « Seasons » et « Highlands (Song Of Ascent) ». Ce soir il se produit en solo. Sa voix, sa guitare, son banjo, son piano et son MPD. Il possède une bonne bouille, un superbe organe vocal et un élégant toucher de cordes.

Dès le début du set, il déclenche son MPD qui lance des beats électro, empoigne un banjo et demande au public s’il se sent bien.

Sa voix est ample. Puissante, elle évoque celle de Bon Jovi, mais elle est aussi capable de virer à la soul ou au gospel. En bref, elle séduit ou arrache littéralement les tripes. Outre sa dextérité derrière les ivoires, il a le bon goût de soigner l’aspect mélodique. Il prêche quand même, parlant de Jésus, la religion, mais heureusement sans nous infliger un bourrage de crâne. D’ailleurs, une belle interaction s’établit avec le public, et se maintiendra tout au long de son récital (voir sa page 'Artistes' ici)

Une tenture est tendue en arrière-plan. Elle représente un tapis de bandelettes multicolores digne du carnaval de Rio. Sept musicos déboulent sur les planches, soit une section de cuivres constituée d’un préposé au trombone à coulisse et un autre à la trompette, un guitariste et sur une estrade en retrait, un drummer, un bassiste/claviériste et un choriste. Sans oublier Lauren Daigle. Elle est vêtue d’un ensemble chemisier-pantalon, sur lequel sont imprimés des carrés de teinte vive, et coiffée d’une casquette brune (qu’elle a retournée) enfoncée sur sa longue chevelure de couleur geai. Et lorsqu’elle débarque sur le podium, elle est vivement acclamée.

Rayonnante, un grand sourire aux lèvres, elle nous remet un ‘bonjour’ en parfait français. En ouverture, elle nous balance son premier skud, « These Are The Days », un hit imprimé sur un tempo enlevé. Elle déménage littéralement sur la scène et entre régulièrement en duel vocal, avec son remarquable choriste. Elle manœuvre la foule habilement, qui réagit au quart de tour. Les cuivres sont omniprésents et changent au gré des compos. Ainsi, bugle et saxophone relaient régulièrement trombone à coulisses et trompette. Et leurs interventions font grimper la température dans la salle.  

C’est sous les ‘hourras’ de l’auditoire que « Look Up Child » et « Trust In You » sont accueillis. Logique, ce sont les chansons préférées des fans. Lauren nous réserve neuf plages de son dernier opus, un éponyme paru ce 8 septembre 2023. A mi-parcours, la troupe prend place sur des tabourets de bar, en ligne, au bord du podium, et dispensent toute une série de compos et de medleys religieux, sous une forme acoustique, dont « Thank God I Do », « Saint Ferdinand », « Everything » et « Valuable ».

Retour à l’effervescence ensuite, grâce aux énergiques « O' Lord », « Turbulent Skies » et « Still Rolling Stones ». Et le public de jumper ou d’applaudir à tout rompre…

Lors de l’intimiste « Thank God I Do », sablé, le timbre de Lauren, vire à la soul voire au gospel. Pas étonnant que sa voix ait été souvent comparée à celle d’Adèle…

Avant de clôturer son concert par « How Can It Be ». Lauren accorde « You Say » (NDR : un méga tube six fois disque de platine), mais sa voix est alors noyée par celle de la foule qui la reprend en chœur. 

A l’issue du rappel accordé sous la forme d’« Inherited », 120 minutes d’un show coloré venait de s’écouler. Et parfois on a eu l’impression d’assister à un défilé de rue animé à la Nouvelle-Orléans, lors d’un carnaval ou une procession…

Setlist : « These Are The Days », « Waiting », « Look Up Child », « Trust In You », « Be Okay », « Hold On To Me », « Kaleidoscope Jesus », « Salvation Mountain », « Rescue », « Thank God I Do », « Saint Ferdinand », « Valuable    », « To Know Me », « O' Lord », « Ego », « Still Rolling Stones », « You Say », « How Can It Be ».

Rappel : « Inherited »,

(Organisation : Greenhouse Talent)

Maud Lübeck

Les ravissements de Maud Lübeck

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En mars 2023, Maud Lübeck est invitée par Ghislaine Gouby, directrice des Scènes du Golfe à Vannes, pour une carte blanche lors du festival ‘Les Émancipéés’. Cette année-là, pour la première fois, se déroulent ‘Les ravissements’, quatre rencontres animées par la journaliste Claire Chazal en compagnie des artistes/auteur.ices Sandra NKaké, Brigitte Giraud (prix Goncourt 2022, qui a écrit la Préface du Livre de Maud ‘Privé S.V.P.’), Fabcaro et Imany. Ces interviews sont entrecoupées de reprises des chansons qui ont marqué leurs vies, que Maud Lübeck revisite seule sur scène, en mode piano-voix.

En épurant ainsi ces titres, Maud les découvre sous un nouveau jour. La portée humaniste de « Voyage voyage » de Desireless qui lui avait échappée adolescente, le sens profond de « Porqué te vas » de Jeanette, dont elle découvre la version française, la dimension mélancolique de « Bang bang » de Sheila et celle politique de « Douce Maison » d'Anne Sylvestre.

Des versions classiques de chansons plus actuelles : « Aussi jolie » de Malik Djoudi, « Moment parfait » de Philippe Katerine. Et enfin le titre « Logic Coco » de Mansfield.TYA que Maud écoute inlassablement depuis des années et qu’elle s’approprie au piano pour le simple plaisir de le jouer à l’infini.

De ce one-shot à Vannes naît l’envie d’offrir une vie à ces reprises, en les enregistrant dans le même esprit : piano-voix-arrangements par Maud Lübeck, enregistré et produit par Katel. L’album « Les Ravissements » est paru ce 7 juin 2024.

« Aussi jolie » (reprise de Malik Djoudi) est en écoute ici

 

Gauci

Growing Pains

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Le deuxième opus de Gauci raconte les expériences viscérales de l'accomplissement de soi et les douleurs non diagnostiquées du changement.

S'interrogeant sur l'amitié, les fréquentations, la perte et l'âge adulte, la formation australienne (Sydney) invite les auditeurs à réfléchir à leur place dans le monde tout en disséquant les triomphes et les complexités nécessaires de la vie.

En se penchant sur ces thématiques, « Growing Pains » est devenu plus aventureux, plus débridé et plus éhontément direct.

Extrait de cet opus, « Growing up » est disponible sous forme de clip ici

Emission Inaudible 31

Podcast # 31 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Tramhaus

La première sortie de Tramhaus…

Le groupe post punk rotterdamois Tramhaus vient d’annoncer la sortie d’un premier elpee. Intitulé « The First Exit », il paraitra ce 20 septembre 2024. Caractérisé par son refrain qui tue, « Beech » célèbre l'énergie explosive et la dynamique du groupe sur scène et constitue le premier single qui en est extrait.

« The First Exit » a été enregistré au sein de l'illustre studio Katzwijm, dans la région néerlandaise des bulbes à fleurs, sous la houlette de l'ingénieur du son, Floyd Atema. Ainsi, le disque marquera une nouvelle étape dans la remarquable carrière du quintet batave.

Après la sortie de l'album, le groupe entamera une tournée européenne qui débutera le mercredi 2 octobre dans la grande salle du Paradiso à Amsterdam.

Tramhaus, c’est la sensation post/punk audacieuse de la ville agitée et toujours innovante de Rotterdam. En l'espace d'une existence relativement courte, Tramhaus a réussi à se faire un nom bien au-delà des frontières de sa ville natale. Marqué par son expérience énergique, la formation a prouvé qu'elle était capable de transmettre ce message à la fois sur scène et sur disque. La musique de Tramhaus ressemble à la bande-son d'une histoire vivante, mystérieuse voire dangereuse. Il n'y a pas de place pour se reposer, le groupe vous emporte avec lui dans une course de vitesse pleine d'émotions et d'euphorie, menée par des chansons épurées et enflammées, mélangées à des tonalités fragiles et abstraites.

« Beech » est en écoute ici.

 

 

 

Aucklane

L’inaccessibilité d’Aucklane…

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Révélée en 2020 à travers son nouveau projet solo, Charlotte Maquet est définitivement l'une des nouvelles voix les plus intéressantes de la scène alternative et indépendante belge actuelle.

Dès la sortie de son premier single « Gamblers », autoproduit, Aucklane attire instantanément l’intérêt de la presse noir-jaune-rouge qui voit en elle la ‘relève du rock belge’ et la hisse au rang des artistes à suivre de très près.

Chacun des cinq titres de son premier Ep, « Nightfall » trouvera sa place en radio. Un 5/5 !

Ce qui lui vaudra de partager la scène avec des artistes de renom, comme Ozark Henry en télé ou Charles et Typh Barrow en radio.

Autrice-compositrice, arrangeuse et interprète, Aucklane est saluée pour ses multiples talents : sa voix éthérée et écorchée, son songwriting intelligent, ses mélodies accrocheuses... autant que pour son univers visuel soigné et mystérieux.

Mais c’est en live, entourée de ses musiciens - Sébastien Beaumont, Thibault Jungers et Gilles Vermeyen - que l’artiste déploie l’intégralité de ses capacités, se révélant frontwoman.

Son amour de la poésie anglaise, sa passion pour l’électricité sensuelle du rock’n’roll et ses influences diverses confèrent à Aucklane une identité artistique singulière qui la démarque sur la scène musicale belge.

« Hard to get », son dernier single, est disponible sous forme de vidéo

 

Saule

Saule au Cirque Royal !

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Le 18 octobre 2024, Saule célèbrera deux décennies de carrière exceptionnelle au Cirque Royal de Bruxelles aux côtés d'invités surprises ! Une soirée qui s'annonce déjà mémorable. Depuis ses débuts, l’artiste belge a captivé le public grâce à son style unique, ses mélodies et ses textes touchants.

Vingt ans de créativité méritent une célébration à la hauteur de son talent. Le choix du Cirque Royal pour cet événement n'est pas anodin. Cet emblématique lieu de spectacle à Bruxelles, connu pour son atmosphère chaleureuse et son acoustique exceptionnelle, fournira le cadre idéal pour une soirée pleine d'émotions et de réminiscences.

Au cours de cette soirée spéciale, qui s’annonce empreinte de nostalgie, d'émotion et d'énergie positive, Saule revisitera ses plus grands succès, lors d’une performance inédite en compagnie d’invités surprise qui promettent de s’avérer une expérience unique pour tous les fans.

De ses débuts prometteurs à ses albums acclamés, le répertoire de Saule a su toucher les cœurs et transcender les frontières musicales. Ce concert marque également le lancement d'une nouvelle ère pour Saule, préparant le terrain pour un opus acoustique et la sortie de son prochain long playing prévu début 2025.

En attendant, quel plaisir de retrouver une de ses titres phares, « Dusty Men » 'feat. Charlie Winston

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