La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Naima Joris

Naima Joris au clair de lune…

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« While The Moon », le premier album de la chanteuse belge Naima Joris, sortira le 4 novembre.

Naima a créé son propre langage musical. Une langue qui se situe hors du temps, qui peut même le faire s'arrêter et toucher profondément l'auditeur. Cette vision se retrouve sur un premier Ep éponyme (2021) et un second de reprises consacré à Daniel Johnston, paru au printemps dernier.

Sur « While The Moon », elle approfondit ses qualités de musicienne et de compositrice. Le premier extrait, « What If » en est la preuve. Une mélodie puissante et sensuelle à la contrebasse forme la base sur laquelle des accords de piano et des cordes éparses apportent de la dynamique et de la texture, tandis que la voix délicate mais inflexible de Naima reçoit tout l'espace dont elle a besoin pour briller. C'est une chanson aventureuse mais contagieuse qui place la barre très haut pour ce qui va suivre.

« While the moon » est en écoute ici

 

Naima Bock

Giant Palm

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Née à Glastonbury d’un père brésilien et d’une mère grecque, Naima Bock, mieux connue sous le pseudonyme Naima Jelly lorsqu’elle militait au sein de la formation de post-punk anglaise Goat Girl, a décidé, sur ce premier opus solo, de rendre hommage au Brésil, pays où elle a passé une partie de son enfance. Mais aussi au folk britannique. A l’instar de « Tou ». A cause des arrangements et puis du timbre de voix qui évoquent Nick Drake.

Pour la bossa nova brésilienne, elle s’inspire de légendes telles que Veloso, Joao Gilberto, Tom Jobim ou encore Vinicius de Moraes dont elle reprend « O Morro ».

Vu la participation d’une trentaine de musiciens, dont de nombreux cuivres sur les excellents « Working » et « Campervan » et de la clarinette pour « Natural »), l’instrumentation est étoffée, diversifiée, mais parfaitement dosée.

Lors des sessions, elle a bénéficié du studio de Dan Carey (Fontaine D.C, Squid, Black Midi et Goat Girl) à Londres et, derrière les manettes, elle a pu compter sur Syd Kemp (Thurston Moore, Sinead O’Brien, Spiritualized, …) Et c’est Joel Burton qui s’est chargé des éléments synthétiques et électroniques.

L’expression sonore de Naima puise dans la famille, la terre et la transmission de la musique de génération en génération.

« Giant Palm » est un album riche qui nécessite plusieurs écoutes avant que les mélodies se dévoilent. Le songwriting de Naima Bock est original et se démarque clairement de ses contemporaines.

Bill Deraime

Après demain

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Alain ‘Bill’ Deraime est un chanteur/guitariste de blues. Agé de 66 ans, il est français et ses vocaux, il les exprime dans la langue de Molière. Son premier album était éponyme. Il date de 1970. Pour la circonstance, il avait reçu le concours de l'harmoniciste Jean-Jacques Milteau. Depuis, il en a publié près d'une vingtaine. Dès ses débuts, sa voix est marquée par celle de Ray Charles. Pour la six cordes, il est plutôt adepte du folk blues institué par Big Bill Broonzy et Lightnin' Hopkins. Sa carrière a connu diverses fortunes. Au cours des dernières années, le label Dixiefrog l’a remis, en quelque sorte, sur les rails. En 2010, il a gravé un double elpee intitulé  "Bailleur de fond", une œuvre qui opère, une forme de synthèse de son parcours. La voix de Bill est rauque et parfois, on se demande, s’il ne l’élime pas volontairement… M’enfin, les multiples expériences de l’existence ont peut être également forgé son organe, pour le rendre aussi rêche

L’opus s’ouvre par "Il braille". C’est tout à fait le cas. La gratte du fidèle Mauro Serri atténue cependant le message sévère qu'il nous adresse. "La pieuvre" est une plage empreinte de douceur, malgré la tristesse du discours véhiculé par le looser. La slide est cool. Jean Roussel siège derrière son orgue. Bill a toujours eu un faible pour le reggae. D’ailleurs son seul succès commercial demeure "Babylone tu déconnes", un hit qu’il avait décroché dans les années 80.  "Mon obsession" exhale ainsi un parfum issu de la Jamaïque. Et on reste dans un registre rythmique semblable sur "Rien d'nouveau" ainsi que le plus léger "Je rêve". Il est vrai que Roussel a quand même été l'arrangeur de Bob Marley et de Police! Sa voix vocifère toute son amertume sur "Esclaves ou exclus", une compo qui dénonce les injustices sociales. La rythmique est funkysante. Serri en ajoute une couche à la slide pour exacerber la colère légitime de l'artiste. Un courroux qu’on retrouve tout au long de "Y'en avait marre", un boogie secoué par des cordes hard rockin' blues. "Après demain" constitue sans doute le meilleur titre du long playing. Une ballade chargée de tendresse, paradoxalement écorchée par le timbre glauque de Deraime, dans un style qui évoque le regretté Bashung. Dommage que le final soit si brusque. Bill nous propose sa version du succès de Jacques Dutronc, "Les cactus". Son gratteur, Fred Chapelier, est d’ailleurs présent pour cette piste. Le rythme est nerveux. On assiste alors à la rencontre entre le béret rouge (NDR : celui de Bill) et le noir (NDR : de Fred). Acoustique, "Le vieil homme" est une plage empreinte de délicatesse. Bill interprète, mais dans la langue de Shakespeare, le titre-phare d’un vieux bluesman mythique, le "Death don't have no mercy" du Reverend Gary Davis. Une aspiration à plus de justice ! Dommage que l’artiste ne parvienne pas à rendre son timbre un peu plus moelleux, pour la circonstance. L'album s’achève par "Bobo boogie", un boogie divertissant, auquel participe San Severino.

 

Aimee Mann

One More Drifter in the Snow

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En compagnie d’Aimee Mann, les surprises tombent souvent du ciel. Et, quand elle chante, on ne sait jamais ce qui va s’écraser sur nos têtes. La dernière fois, parapluie en main, nous essuyions une terrible pluie de grenouilles au côté de Tom Cruise. C’était dans le fameux "Magnolia" de Paul Thomas Anderson. Cette fois, des milliers de petits flocons se laissent porter par les vents, tapissant l’horizon de son blanc manteau. Aimee Mann chante donc Noël. Le temps de dix chansons, dénichées dans le répertoire des grands standards du genre, elle contribue à cette vieille coutume saisonnière : le disque de Noël.

« One More Drifter in the Snow » ressemble à ces disques des années 50. Il vient ainsi réveiller les souvenirs d’une époque où les cadeaux se déballaient autour d’un feu de bois chaleureux. Mais, pour l’heure, il convient d’écouter religieusement cet honorable album, cliché sonore d’un temps où les flocons tombaient encore. Le réchauffement climatique rapplique, les fêtes de Noël en short se précisent. Que se passera-t-il dans vingt ans à l’écoute de ce « One More Drifter in the Snow » ? Le timbre nostalgique d’Aimee Mann nous rappellera-t-il les bonhommes de neige de notre enfance ? Le 25 décembre sera-t-il synonyme de brochettes de dinde grillées sur quelques terrasses ensoleillées ? Rien n’est (moins) sûr.

Aimee Mann

Live at St. Ann´s Warehouse

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L’air de rien, Aimee Mann enjolive sa discographie depuis le début des années 90. La quarantaine franchie, la dame a traversé des périodes d’introspections musicales ("Whatever"-1993), des temps de folles exubérances alternatives ("I’m with stupid"-1995), une bande originale magistrale pour le compte du fameux "Magnolia" de Paul Thomas Anderson ("Bachelor n°2"-2000) et une romantique échappée spatiale ("Lost In Space"-2002).
 
Aujourd’hui, Aimee Mann nous propose un aperçu de trois soirées estivales passées sur les planches new-yorkaises du Saint Ann’s Warehouse de Brooklyn. Cette esquisse pertinente nous offre non seulement l’opportunité de la (re)découvrir visuellement par l’entremise d’un DVD (trois concerts parmi tant d’autres) mais aussi et surtout grâce à la subtile complémentarité du cd "live" (curieusement amputé de trois titres par rapport au DVD). Avant de porter un quelconque jugement de valeur à cet enregistrement, applaudissons la mise en forme de ce double ouvrage, la liberté sélective procurée à "l’auditeur/téléspectateur". Pour une fois, le choix lui est laissé. A ce titre, le DVD-CD "Live at St. Ann’s Warehouse" demeure une expression exemplaire à méditer, une plus-value de qualité pour tout un chacun. Le DVD d’Aimee Mann ne s’éloigne jamais des clichés alignés ces dernières années par l’industrie du disque. Classique dans le traitement des images, la partie visuelle s’adresse essentiellement aux admirateurs de toujours.
 
Le pendant sonore s’avère bien plus intéressant, nécessaire pour pénétrer l’univers délicieux de notre charmante folk-rockeuse. Quelques applaudissements en guise de préface s’effacent progressivement et laissent gambader la douceur de "The Moth", titre inaugural. Les souvenirs d’une chanson en compagnie de Bernard Butler titillent ensuite nos tympans par la grâce de "Sugarcoated". Le soin accordé à la production de cette représentation publique épate et confère des relents de ‘best-of’ à ce concert estival. Encore sous le charme de "Wise up", jolie complainte romantique, nous poursuivons l’aventure au gré des paroles de "Save Me", titre propice à la délectation mélancolique. Combien de larmes ont glissé sur nos joues à l’écoute de cette rédemption ? Apprécier et pleurer. Aucune alternative ne peut s’envisager. Au son des derniers accords de sa chanson, Aimee bénit son assistance : "God bless you", soutient-elle avec ferveur. Cette grande blonde serait-elle une nouvelle missionnaire, venue ici-bas pour convertir la foule massée à ses pieds ? Cette parenthèse spirituelle, court moment d’évasion apostolique, se confirme à l’entame de "Stupid Thing". Chose idiote mais à laquelle nous n’avions jamais songé. Pourtant, cette fois, le rêve laisse place à une cure de réalité en compagnie de cette voix d’ange. La tessiture céleste d’Aimee Mann représente une bonne part de paradis, une voûte imaginaire de nuages blancs et de bonheur. Trop heureuse d’être descendue sur terre, notre tête blonde s’égare parfois dans l’euphorie de son concert où certaines compositions perdent de leur mélancolie originelle. Mais jamais, au grand jamais l’envoyée du ciel ne s’égare du droit chemin.

Jaimeson

Think On your Feet

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Il y a maintenant un an et demi, Jaimeson a rencontré un beau succès dans les clubs avec le morceau « True », une ballade électro huilée dans le plus pur style ‘garage’. On ne parle pas de mécanique ici mais plutôt de ce courant musical british qui essaye de concurrencer le r’n’b américain… Contrairement à d’autres artistes plus vénaux, Jaimeson a décidé de prendre le temps pour peaufiner un album digne de ce nom. Se concentrant sur la production, il a confié à une poignée de chanteuses la tâche d’assurer les parties vocales de son œuvre. « Think… » contient des ballades sucrées à souhait (NDR : n’offrez pas le disque à un diabétique !), bien torchées, mais qui lorgnent un peu trop vers le marché américain tant elles en imitent les canons. Il recèle d’autre part des tracks plus enlevés qui brassent avec aisance toutes les musiques de danse que l’Angleterre nous a proposées au cours de ces dernières années : drum & bass, 2 step, etc. Jaimeson n’aura pas de problème à truster les hit-parades de son pays, en mijotant une pareille recette. L’Europe sera sans doute plus frileuse, sauf si les maisons de disque décident de pousser un peu plus le single « Complete », excellent et meilleur extrait de cette collection honnête mais loin d’être renversante…

Aimee Mann

Lost in space

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Si on ne tient pas compte de sa participation à la la B.O. du film Magnolia, " Lost in space " constitue le quatrième album d'Aimee Mann. Un album mélancolique qui traite des thèmes de l'obsession, de la compulsion ou encore de la dépendance (" Humpty Dumpty ", " Real bad news "). Les onze morceaux de cet opus manifestent une sensibilité acoustique, mise à fleur de peau par les accords expressifs d'Aimee à la guitare ; des fragments enrichis toutefois, occasionnellement, par quelques discrètes distorsions électroniques. Mais chacune des mélodies est mise au service de sa voix riche et de son lyrisme éloquent. Ballades plus ou moins heureuses, plages plus ou moins instrumentales, vocalises plus ou moins dépressives, " Lost in space " consacre la création la plus douloureuse d'Aimee Mann. Au creux de la vague, l'atmosphère reste, tout au long de l'écoute, triste mais pas sans espoir. Nonobstant cette lourdeur mélancolique, une artiste qui compose la musique, écrit les paroles de ses chansons et les interprète, ne peut qu'être pardonnée de son humeur maussade ; encore qu'il soit permis d'espérer que ce spleen ne soit que passager. Et si cette œuvre ressemble, quelque part, aux précédentes, lorsqu'une certaine familiarisation (pour ne pas dire dépendance) à cette association particulière entre la voix et les mélodies commence à s'installer, ce n'est pas pour me déplaire. A quand le suivant ?

Aim

Hinterland

Déjà, " Cold Water Music " impressionnait : ces rythmiques hip hop passées au crible d'une soul lancinante, ces beats cotonneux allongés sur un tapis de cordes en velours, ces voix frémissantes et canailles, ces atmosphères embuées de fin de soirées,… Avec ce superbe album, Andy Turner, petit protégé du label de Rae and Christian, renvoyait tous les apprentis serveurs du Buddha Bar à leur vaisselle sale. Aujourd'hui, la lounge est partout, du magasin de fripes rue Neuve au resto ‘branché’ pour adolescents fans de Saint-Germain. Aim, pourtant, n'a rien à voir avec ces loqueteux pseudo-bouddhistes (Claude Challe en tête) qui mixent Nusrat Fateh Ali Khan sur un fond trance Goa de la pire espèce (un scandale). Il est vrai que l'une de ses plus belles compositions, " Cold Water Music ", s'est retrouvée sur des compiles " Lounge Classic vol. 3 ", entre tonton Jarre repris par Ravi Shankar et le jingle du Bigdil remixé dub par Daddy DJ. Mais c'est sans doute une grossière erreur de sa part, rachetée haut la main par la qualité de ce deuxième album qu'il nous livre dans son écrin magnifique. Car " Hinterland " brille de milles feux, aidé en cela par les interventions de Kate Rogers (déjà présente sur " Cold Water Music ", avec le sublime Sail), Stephen Jones (de Baby Bird, ici en surprenant crooner), les rappeurs de Souls of Mischief et Diamond D. Chef-d'œuvre de hip hop baroque et de soul blanche voluptueuse, " Hinterland " prend aux tripes et laisse pantois d'admiration. Et même s'il ressemble fort au premier, laissant de côté toute surprise (si ce n'est le très wilsonien " A Twilight Zone ", chanté par Turner lui-même, en digne élève du maître Bacharach), " Hinterland " demeure une très grande réussite dans le genre. Aim, on t'aime.

Aimee Mann

Bachelor n°2

Écrit par

" Bachelor n°2 " constitue déjà le troisième album solo d'Aimee Mann. Mais nous, pauvres Européens, ne connaissons la demoiselle qu'à travers la B.O. de l'excellent film " Magnolia ". Grâce au succès remporté par " Save me ", chanson phare du film, son dernier album est enfin distribué chez nous. Entre parenthèses, ce dernier est déjà disponible aux Etats-Unis depuis plus d'un an ! Après écoute, on se rend rapidement compte que " Bachelor n°2 " contient plusieurs chansons (exactement trois) de cette bande originale. Une petite déception pour ses fans. Enfin, les personnes qui ont vu le film. De plus, les autres compositions restent dans le même ton et se rapprochent très fort de l'ambiance dégagée par la B.O. On a même parfois l'impression d'écouter le deuxième tome (NDR : j'espère qu'elle ne va pas nous en faire une saga !).

Après mûre réflexion, cet album pourrait rejoindre la catégorie des ‘voix féminines pop-rock’, que partagent Sheryl Crow, Tracy Chapman et Heather Nova … Des voix affichant leur spécificité et une certaine maturité. La musique d'Aimee Mann semble, tout particulièrement, constituer le versant " soft pop " d'Heather Nova. Elles se ressemblent parfois sur certaines chansons, même si Heather Nova hausse davantage le ton, sans toutefois atteindre le niveau mélodieusement guttural de Pantera and co ; alors que celle d'Aimee Mann ne change jamais de trajectoire. Mais le résultat demeure agréable à l'écoute, tout en étant suffisamment rythmé et entraînant pour ne pas tomber dans la mélancolie. De quoi se mettre de bonne humeur le matin !

 

Polar Aim

Diaries of well known women

Russell et Lincoln Fong constituaient l'ossature du défunt et mythique Moose. Après la séparation du groupe, Lincoln a sévi chez My Bloody Valentine et Cocteau Twins avant de retrouver son frère pour fonder ce Polar Aim, en compagnie de l'ex chanteur de Fuel, Hamish Mcintosh. Pour enregistrer cet opus, ils ont reçu le concours de Dave Gregory (XTC), de Steven Monti (Curve) et de Vinnie Lami (Cocteau Twins, Guy Chadwick).

Une bien belle équipe responsable d'un album attachant à la pop soignée, enrobée de chœurs discrets, légèrement psychédélique, dont les vibrations vulnérables, finement ciselées dans des accords de guitare, nous plongent dans un univers éthéré, paisible, aux confins de la mélancolie bleue des Felt, Luna et autre Moose, bien évidemment. Et lorsqu'en final, " Little rage " vient déposer ses accords de trompette, c'est même à Orange Juice que ce Polar Aim nous fait penser...

 

Aimee Mann

I'm with stupid

Jolie, glamour, sexy, Aimee Mann est issue de la scène de Boston. Début des eighties, elle a d'ailleurs sévi au sein de Till Tuesday, formation qui allait donner quelques années plus tard le coup d'envoi à la vague déferlante du rock féminin. Celle de Throwing Muses, Belly, Breeders, sans oublier des Blake Babies. D'autant plus qu'on retrouve Juliana Hatfield sur le deuxième elpee d'Aimee, pour quelques coups de guitare. Une liste d'invités complétée par la présence de Bernard Butler, ex Suede ainsi que de la charnière centrale du Squeeze, Glenn Tilbrook et Chris Difford, préposés pour la circonstance aux backing vocaux de "That's just what you are" et de "Frankestein". Mais l'essentiel de l'instrumentation est assuré par Jon Brion. Collaborateur de longue date qui produit par ailleurs le morceau de plastique. Un opus nettement plus agressif que "Whatever", paru en 1993, mais qui reste cependant encore en deçà de l'intensité électrique dispensée par des formations telle que Veruca Salt ou des Amps.

 

The Proclaimers

Hit The Highway

Cinq années après avoir commis "Sunshine On Leight", album qui s'est vendu à plus d'un million cinq cent mille exemplaires, les jumeaux Reid nous reviennent avec un troisième opus. Pas de bonne ni de mauvaises surprise, puisque les onze nouvelles chansons de cet "Hit The Highway" auraient pu tout aussi bien figurer sur les deux premiers morceaux de plastique. Le disque est d'ailleurs ponctué d'une version légèrement revisitée du best seller « I'm gonna be ». Une collection de chansons intimistes, fragiles, volontairement désuètes qui justifient, en notre for intérieur, le sentiment de prêter l'oreille à la réplique la plus contemporaine des Everly Brothers...