Selon Suecide High, le chaos a son charme

Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur, guitariste et chanteur belge passé par Hulk, La Muerte et Triggerfinger. Pendant plus de deux décennies, il a écrit, enregistré et tourné au sein de formations qui ont laissé…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Bodega

Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

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Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus mélodique et chaleureux, dans le sillage des Stone Roses et de Jane’s Addiction.

Le disque a été enregistré durant une résidence de six semaines dans une église désacralisée de Leeds, sous la direction du producteur Matt Peel (Yard Act, Eagulls). Cette nouvelle étape se manifeste aussi dans les textes, désormais plus poétiques, intimes et moins didactiques. La formation revisite notamment « Slow Train » de Bob Dylan dans une version profondément remaniée, tout en préservant son goût pour les concepts.

Cette sortie coïncide par ailleurs avec un nouveau projet de Ben Hozie. Le guitariste et chanteur annonce son quatrième long métrage, « Jack London Calling », une comédie romantique punk rock dont le tournage doit débuter ce mois-ci à Brooklyn. Nikki Belfiglio, également membre de BODEGA, figure au casting.

Originaire de New York, BODEGA occupe depuis plusieurs années une place singulière dans le rock indépendant américain. Mené par Ben Hozie et Nikki Belfiglio, le quintette s’est révélé au public grâce à « Endless Scroll » (2018), « Broken Equipment » (2022) et « Our Brand Could Be Your Life » (2024), trois disques souvent rapprochés du post-punk de Talking Heads, Devo, The B-52s ou Sonic Youth.

BODEGA ne se limite toutefois pas à cette étiquette. Ben Hozie décrit le projet comme une formation de « rock conceptuel », définie avant tout par l’écriture et une approche musicale ouverte. Son répertoire puise autant dans l’indie rock de Pavement et Guided By Voices que dans le hardcore punk de Black Flag et 7 Seconds, exploré sous l’alter ego NODEGA.

Le clip de « Weather me » est disponible là

 

 

The Waterboys

The Waterboys et Steve Earle : Fisherman’s Blues en eaux vives

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The Waterboys – Fisherman’s Blues Revue feat. Steve Earle

Certaines tournées anniversaire se bornent à exhumer un disque culte, à en suivre docilement l’ordre des titres et à miser sur la nostalgie. Mike Scott n’a jamais vraiment appartenu à cette catégorie. Pour cette ‘Fisherman’s Blues Revue’, The Waterboys emprunte donc une autre voie : retrouver non seulement les chansons, mais l’esprit d’une période où folk irlandais, rock, country, soul et poésie se mêlaient sans solliciter l’aval de quiconque. Aucune première partie n’est prévue au programme. La file, impressionnante, s’étire jusqu’aux abords de la Bourse. Votre serviteur triche un peu et se glisse vers l’entrée en trentième position afin d’obtenir une place assise à l’étage. Pour rendre l’aventure plus savoureuse encore, Scott a convié un compagnon de route idéal : Steve Earle, figure majeure de l’Americana, qui ne se contente pas d’interpréter trois chansons avant de disparaître. Il rejoint pleinement la troupe, à la guitare et à la mandoline. Le concept revendique d’ailleurs l’esprit de la Rolling Thunder Revue de Bob Dylan : des musiciens qui entrent, sortent, échangent leurs répertoires et transforment le concert en vaste hootenanny électrique.

À Bruxelles, le terme « vaste » n’a rien d’abusif : près de trois heures de musique, de 19 h 30 à 22 h 25, pour vingt-sept morceaux. De la Big Music avant le retour vers l’Irlande. L’ouverture par « Don’t Bang The Drum » tient presque lieu de manifeste. Avant de plonger dans les brumes celtiques de Fisherman’s Blues, Mike Scott rappelle d’abord ce qu’incarnaient les Waterboys du milieu des années 80 : une formation capable de bâtir un rock ample, romantique, fervent, sans basculer dans le pompeux. « Glastonbury Song », « How Long Will I Love You ? », puis surtout « A Girl Called Johnny », prolongent ce retour en arrière. Cette dernière précède d’ailleurs la présentation des musiciens, comme si Scott voulait souligner que cette Revue repose autant sur ceux qui l’entourent que sur sa propre présence. Le plateau impressionne : Steve Wickham au violon, Brother Paul aux claviers, Famous James au piano, Aongus Ralston à la basse, Eamon Ferris à la batterie et Roar Øien à la lap steel, avant même l’arrivée de Steve Earle (Page ‘Artistes’ ici).

Ce sextuor élargi a été pensé pour retrouver la liberté instrumentale des années Fisherman’s Blues. Puis surgit « The Whole Of The Moon ». Impossible pour Scott d’écarter l’un des sommets de son catalogue, mais la soirée ne s’articule finalement pas autour de ce classique. Très vite, le concert quitte le territoire des « tubes » pour chercher une matière plus organique. Par « We Will Not Be Lovers » et « Medicine Bow », les Waterboys renouent avec cette tension qui a toujours rendu leur musique difficile à enfermer dans une simple case folk-rock. Et lorsque résonnent « The Raggle Taggle Gypsy », « Sweet Thing / Blackbird », « Strange Boat » ou l’instrumental « Dunford’s Fancy », nous revoilà dans cette zone musicale singulière où Van Morrison croise les pubs de Galway, où Dylan rencontre la tradition irlandaise et où un violon peut occuper autant d’espace qu’une guitare électrique. La présence de Steve Wickham demeure essentielle. Il reste l’un des principaux liens vivants avec cette époque et son violon constitue depuis toujours l’une des signatures émotionnelles du Fisherman’s Blues des Waterboys. La première partie s’achève magnifiquement par « The Stolen Child », adaptation du poème de W.B. Yeats : un moment suspendu rappelant que, chez Mike Scott, littérature et mysticisme n’ont jamais servi de simples ornements.

Après un entracte de vingt minutes, Steve Earle entre dans la danse pour la seconde partie du set, et la soirée change aussitôt de couleur. Plutôt que de lui ménager une simple parenthèse acoustique, les Waterboys plongent directement dans son univers par « Copperhead Road ». Un sacré choix pour relancer les hostilités.

La rencontre fonctionne précisément parce que ces deux mondes partagent beaucoup plus de points communs qu’il n’y paraît. Scott vient du rock britannique nourri de folk irlandais ; Earle de la country, du folk américain et du roots-rock. Tous deux cultivent pourtant la même fascination pour Dylan, les chansons traditionnelles et cette conviction qu’un morceau doit pouvoir tenir sur quelques accords, pourvu qu’il raconte une histoire.

« Guitar Town », « My Old Friend the Blues » et « I Ain’t Ever Satisfied » transforment alors momentanément l’Ancienne Belgique en saloon imaginaire. « Volver A Celaya » ajoute une autre nuance à cette revue qui refuse décidément les frontières musicales. C’est ici que le concept prend tout son sens : il ne s’agit plus vraiment de « The Waterboys en compagnie de Steve Earle », mais d’une bande de musiciens puisant simultanément dans deux répertoires. Même « Dead Flowers » des Rolling Stones trouve naturellement sa place entre « When Ye Go Away », « When Will We Be Married ? », « Come Back To Galway » et « Has Anybody Here Seen Hank ? ».

Country, folk irlandais, rock’n’roll : à ce stade, inutile de chercher où commence l’un et où s’achève l’autre. Parmi les titres qui résument le mieux l’entreprise, « And a Bang On The Ear » occupe forcément une place particulière. Lors du lancement de cette Fisherman’s Blues Revue à Glasgow quelques jours plus tôt, Steve Earle avait déjà pris part à une version réinventée du morceau, enrichie de paroles personnelles intégrées au récit de Scott. La presse britannique a souligné combien cette collaboration donnait un nouvel élan au répertoire au lieu de se contenter de le reproduire. C’est probablement la grande réussite de cette tournée : le passé irrigue chaque instant, sans jamais se figer en pièce de musée. Reste encore le rappel. Steve Earle l’ouvre par « The Galway Girl », morceau si compatible avec l’univers des Waterboys qu’on pourrait presque oublier qu’il ne leur appartient pas. Arrive enfin « Fisherman’s Blues ». Nul besoin de le placer au début du spectacle ni d’en faire l’unique raison d’être de la soirée.

Plutôt que de conclure par un dernier tube des Waterboys, tous se rassemblent autour du traditionnel « Will The Circle Be Unbroken ? ». Pendant 2 h 55, l’Ancienne Belgique aura vu se croiser Écosse, Irlande et Amérique, poésie et rock’n’roll, mandoline, violon, piano et lap steel guitar.

En conclusion : une soirée généreuse, parfois presque excessive par sa durée, mais dont l’ampleur participe pleinement au plaisir ressenti ; moins une commémoration de Fisherman’s Blues qu’une célébration vivante de tout ce qui l’a rendu possible.

(Organisation : Greenhouse Talent)

Boogie Beasts

Le blues de Burnside rallumé au fuzz par les Boogie Beasts

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Boogie Beasts feat. Kenny Brown

Il y a des soirs où le Zik-Zak évoque moins une salle de concert du Brabant wallon qu’un vieux juke joint égaré au cœur du Mississippi. Samedi 29 août, quelques mesures ont suffi aux Boogie Beasts pour faire voyager Ittre de l’autre côté de l’Atlantique. Pour cette soirée particulière, le quatuor belge avait convié un invité de premier plan : Kenny Brown, ancien compagnon de route et guitariste de R.L. Burnside. Le contexte donnait forcément une couleur singulière au concert. En 2026, les Boogie Beasts célèbrent leurs quinze ans d’existence ainsi que le centenaire de la naissance de R.L. Burnside, auquel ils viennent de consacrer le long playing « Don’t Be So Mean ! ». Sorti en avril, ce disque rassemble onze morceaux issus de l’univers du maître du North Mississippi Hill Country Blues, entourés notamment de Duwayne Burnside, Luther Dickinson, G. Love, Pablo van de Poel, Cedric Maes et, justement, Kenny Brown parmi les invités.

Smokin’! ouvre la soirée à 19h30 par son « Hot Heavy Blues » alternatif, croisant stoner désertique, rock massif et tension maîtrisée. Avant l’arrivée des fauves, la formation aux racines belgo-britanniques allume la première mèche et remplit parfaitement son rôle : hausser progressivement la température et préparer les oreilles à la suite. Le Zik-Zak saluera d’ailleurs une première partie qui a lancé les hostilités de belle manière. On pourrait presque parler d’un cinquième membre en la personne de l’ingénieur du son Olivier Delescaille, qui a retravaillé les morceaux de Smokin’! pour leur version live et confirme une solide maîtrise de son domaine (Page ‘Artistes’ ici).

Setlist : « Coming Up », Grace », « Bones », « Home Town », « Blues Bell », Grave Diggetz », « Time ».

Puis arrivent les Boogie Beasts. Inutile, chez eux, de chercher un blues lisse, repassé et rangé dans sa boîte. Chez les Belges, le genre garde les chaussures couvertes de boue. Jan Jaspers et Patrick Louis font rugir leurs guitares, Fabian Bennardo lacère l’air à l’harmonica, tandis que Gert Servaes martèle derrière ses fûts un rythme primitif, répétitif, presque tribal. La formule paraît élémentaire sur le papier ; sur les planches, elle devient redoutable.

Le Hill Country Blues repose précisément sur cette idée : moins raconter une histoire harmonique que provoquer une transe. Un riff tourne, la batterie s’y arrime, l’harmonica vient tailler dans l’ensemble, puis tout recommence jusqu’à ce que le morceau semble perdre toute notion de début ou de fin. Les Boogie Beasts comprennent parfaitement cette mécanique, mais refusent d’en livrer une reconstitution historique. Ici, Burnside traverse le garage rock, le fuzz et une brutalité contemporaine qui évoque parfois davantage une cave surchauffée qu’un club de blues traditionnel. Kenny Brown page ‘Artistes' là)

, bras droit historique de R.L. Burnside, ancre cette filiation. Les titres de « Don’t Be So Mean ! » forment évidemment le cœur de cet univers. « Jumper On The Line », « Going Down South », « Skinny Woman », « Shake ’Em On Down », « Poor Black Mattie » ou encore « Snake Drive » possèdent cette même matière : quelques accords, un groove obsédant et l’impression que le morceau pourrait tourner vingt minutes sans perdre en tension. Sur disque déjà, le quatuor ne se contente pas de reproduire Burnside : il passe son répertoire dans une broyeuse où se mêlent blues, garage et psychédélisme. Ce soir, une présence modifie toutefois l’équilibre. Lorsque Kenny Brown rejoint les Belges, la soirée gagne en profondeur. Pas le simple « guest » venu poser quelques notes avant de disparaître : Brown établit un véritable pont vers l’histoire célébrée. Compagnon de route de R.L. Burnside durant des décennies, également associé à Junior Kimbrough, le guitariste connaît cette musique de l’intérieur. À ses côtés, les Boogie Beasts n’ont pourtant rien d’élèves intimidés. La rencontre fonctionne parce qu’aucune génération ne cherche à s’effacer devant l’autre. Brown apporte une guitare slide rugueuse, terrienne, jamais démonstrative par réflexe. Les Beasts lui opposent leur mur de fuzz et leur énergie garage. Deux époques dialoguent sans donner l’impression de visiter un musée du blues. C’est là que réside l’une des grandes réussites de cette soirée. Rendre hommage à R.L. Burnside aurait pu conduire à une révérence un peu scolaire. Les Boogie Beasts choisissent l’inverse : saisir cette musique, la salir encore et la remettre en mouvement. Une démarche fidèle à l’esprit de « Don’t Be So Mean ! », où Kenny Brown participe aux versions de « Skinny Woman » et « Snake Drive ».

Quand la formation accélère, le Zik-Zak paraît vite trop étroit pour contenir le groove. Les riffs tournent en boucle, Servaes cogne dans une économie de moyens qui décuple la puissance, Bennardo fait hurler son harmonica et les guitares se répondent entre saturation et slide. Nul besoin d’effets spectaculaires : un ampli, un riff, du rythme, et la mécanique s’enclenche. Le blues demeure ici une musique vivante. C’est aussi ce qui distingue les Boogie Beasts de nombre de formations blues-rock. Le quatuor ne cherche pas le grand solo héroïque ni la démonstration technique permanente. Son moteur se situe plus bas : dans le ventre. Un morceau doit d’abord groover avant de briller. Une guitare peut grincer, une note déraper, un harmonica hurler. Cette imperfection assumée donne au concert son impact physique. On retrouve quelque chose de John Lee Hooker, du blues hypnotique de Burnside et de Junior Kimbrough, mais aussi cette intuition partagée par des combos comme The Black Keys : entre blues primitif et garage rock, la frontière reste très mince.

Au Zik-Zak, cette musique trouve un terrain particulièrement favorable. La proximité entre le podium et l’auditoire abolit presque toute distance. Impossible d’observer poliment un band de blues depuis le fond de la salle : dès que le riff démarre, chacun se retrouve happé par la même machine. Le concert se transforme peu à peu en longue cérémonie électrique, où les morceaux semblent s’enchaîner davantage par leur pulsation que par une logique de démonstration.

Lorsque la dernière décharge retombe, il reste l’impression d’avoir assisté à bien plus qu’un simple hommage. Burnside n’est plus là, mais son blues respire encore. Les Boogie Beasts auraient pu regarder dans le rétroviseur ; ils préfèrent appuyer sur l’accélérateur. Aux côtés de Kenny Brown, le quatuor belge rappelle d’où vient cette musique tout en prouvant qu’elle peut encore sonner dangereuse, charnelle et actuelle en 2026. Pas de vernis vintage inutile, pas de leçon d’histoire interminable : des guitares crades, une batterie obstinée, un harmonica possédé et ce groove du Mississippi capable de transformer une salle d’Ittre en juke joint pendant quelques heures. Pour ses quinze ans, Boogie Beasts pouvait difficilement trouver meilleur compagnon de fête qu’un musicien ayant vécu cette histoire auprès de R.L. Burnside. Et pour le Zik-Zak, la rentrée commence dans le fuzz, la sueur et le boogie.

En résumé : un hommage qui regarde Burnside droit dans les yeux plutôt que de s’incliner devant sa légende.

Pour l’anecdote, lorsque le guitariste de Smokin’! est retourné en loge ranger ses guitares, Kenny Brown

effectuait des pompes, preuve d’une discipline qui l’aide à rester en forme.

Setlist : « Jumper On The Line », « Alice Mae », « Poor Black Mattie », « France Chance », « Peaches », « Fireman Ring The Bell », « Shake ‘Em On Down », Walking Blues », « Skinny Woman », « Shake Your Moneymaker », « Going Down South », « Blues #2 », « Snake Drive », « Big Mama’s Door ».

Rappel : « Nobody But You », « You Don’t Love Me »

(Organisation : Rock Nation et Zik-Zak)

Bonnie Prince Billy

Un ‘live’ pour Bonnie ‘Prince’ Billy

Écrit par

Bonnie ‘Prince’ Billy, nom de scène du musicien Will Oldham, sortira un nouvel album live intitulé « Ghosts of American Psychonauts » le 18 septembre. Cet opus de 8 titres a été enregistré au Pico Union Project à Los Angeles pendant le week-end de la Saint-Valentin 2025, quelques semaines seulement après la sortie de « The Purple Bird ». Il comprend trois titres tirés de cet elpee, réarrangés à l’aide de nouveaux instruments, ainsi que d’autres morceaux phares du répertoire de BPB. Vous pouvez écouter dès aujourd’hui la version de « London May » (avec London May lui-même, ancien membre de Samhain, à la batterie).

Cette prestation réunit les partenaires de tournée d’Oldham, Thomas Deakin (clarinette, guitare électrique accordée plus bas) et Jacob Duncan (flûte, saxophone), ainsi que de nombreux invités, dont le susmentionné May à la batterie, Emmett Kelly (basse), Ryder McNair (piano), Dv DeVincentis (saxophone), Patrick Shiroishi (saxophone) et Dave Ferguson (qui a produit « The Purple Bird » et chante ici sur « Downstream »).

Oldham déclare : ‘Tous ceux qui sont sur scène (sur cet album) savent raconter des histoires à travers la musique et s’appuient sur cette narration pour créer des espaces réels et vivants. En février 2025, à Los Angeles, nous avions des histoires à partager les uns avec les autres et nous l’avons fait à travers un jeu de va-et-vient intense et cathartique entre nous, mais aussi avec le public. Le son de l’album n’a aucun sens, pas plus que sa durée, selon les critères habituels, et cela permet à l’album de faire ce que nous attendons de la musique : créer son propre sens. Quand on est sur la route depuis des années, on ne peut nier que la route est aussi notre chez-nous, car c’est là que se trouvent la plupart de nos amis et de notre famille. La scène et le public étaient remplis d’amis et de proches, et c’est dans la musique que nous nous retrouvons’. 

« London May » est disponible sous forme de clip vidéo là

One_Eared Boy

One-Eared Boy, la lumière au milieu des ruines

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Né en Normandie, Paul B. Picard, alias One-Eared Boy, développe un songwriting d'ombre et de matière, sculpté lentement, sans effets superflus :  de l'indie rock contemporain qui cherche la lumière dans les failles. Sur scène, il défend ce répertoire en trio guitare / basse / batterie, dans un format resserré, frontal, sans écran entre la musique et le public.

Trois mois après l'EP One-Eared Boy and the Orphan Train Riders qui installait un univers de silences, de paysages en ruine et de personnages à la marge, One-Eared Boy dévoile Annie Anymore. Non pas une parenthèse, mais un nouveau chapitre. Une autre porte d'entrée dans ce monde où les hymnes semblent avoir été enregistrés dans une chapelle abandonnée et où les guitares remplacent les sermons.

Dès les premières mesures, Annie Anymore avance avec une urgence inhabituelle chez One-Eared Boy : des guitares abrasives, un rythme en mouvement permanent et une ampleur de production qui évoque autant l'énergie primitive de Fell In Love With A Girl que les grands espaces sonores de The Suburbs d'Arcade Fire. Les fantômes de Jay Reatard, Thee Oh Sees et Ty Segall ne sont jamais loin, mais toujours au service d'un songwriting profondément narratif.

Avec One-Eared Boy, les chansons ressemblent moins à des confessions qu'à des reliques : elles recueillent ce qui risque d'être oublié. Annie Anymore poursuit cette démarche en mêlant l'urgence du garage rock à une écriture hantée par la mémoire, les absents et les traces qu'ils laissent derrière eux. Plus qu'un nouveau single, Annie Anymore confirme l'ambition d'un projet qui construit, morceau après morceau, une véritable mythologie : quelque part entre une procession nocturne, un vieux cantique déformé par les amplis et une lumière qui persiste au milieu des ruines.

A découvrir ici.

Westside Cowboy

Westside Cowboy, et ça continue…

Écrit par

Westside Cowboy publiera son premier elpee, It Goes On, le 21 août 2026 chez Island Records. Fondé à Manchester il y a trois ans, le quatuor réunit Jimmy Bradbury et Reuben Haycocks aux guitares et au chant, Aoife Anson O’Connell à la basse et au chant, ainsi que Paddy Murphy à la batterie. Nourrie par les débuts du rock’n’roll, de Lonnie Donegan au Velvet Underground, la formation privilégie des morceaux directs, concis et volontairement imparfaits. Enregistré aux Greenmount Studios de Leeds sous la houlette du producteur Loren Humphrey, l’opus compte onze titres et condense la confusion, le désespoir et l’espoir propres à la jeunesse. Cette tension traverse notamment Kick Stones (The Boys), morceau d’ouverture inspiré par une version live de What Goes On du Velvet Underground. Réalisé en collaboration auprès du FC United of Manchester, son clip rend hommage au club détenu par ses supporters et à la communauté qui l’entoure. Déjà dévoilé lui aussi, Pin Up Boys bénéficie également d’un clip (et il est à découvrir ici). Deux premiers aperçus d’un elpee que Westside Cowboy souhaite immédiat, sincère et sans ornements superflus.

 

Downtown Boys

Le luxe public des Downtown Boys

Les Downtown Boys, groupe à la fois sauvage et puissant, sortiront « Public Luxury », leur nouvel album et successeur de « Cost of Living », le vendredi 26 juin 2026. Ce nouvel opus recèle les titres phares « The City Begins », « Sirena », « Viva La Rosa », « You’re a Ghost » et l’imposant « No Me Jodas ». Dans le clip de « No Me Jodas », les Downtown Boys se produisent avec une énergie explosive devant un public en extase dans un petit club de Brooklyn.

La chanteuse Victoria Marie commente ainsi la vidéo : ‘Le clip de “No Me Jodas” (traduction : ‘ne me cherche pas’) s’inspire de l’esthétique de la ‘chicha’, une culture musicale originaire du Pérou qui traite également d’économie, de travail, de fête, de vie, de désir et de vie nocturne. L’éthique, comme l’explique Chacalón, un musicien de chicha, se résume en deux mots : chamba et vacilón (travail acharné et fête)’.

Depuis leur création, les Downtown Boys n’ont cessé d’aller de l’avant en tant que projet artistique et politique. La chanteuse Victoria Marie et le guitariste et chanteur Joey La Neve DeFrancesco se sont rencontrés pour la première fois lors de réunions syndicales alors qu’ils travaillaient ensemble dans un hôtel de Providence, dans le Rhode Island, et ont écrit bon nombre des premières chansons du combo, qui évoquaient leurs efforts de mobilisation et les conditions de travail abusives auxquelles ils étaient confrontés. Le quintette est complété par le saxophoniste et synthétiste Joe DeGeorge, la bassiste Mary Jane Regalado et le batteur Joey Doubek. Au fil des années passées à créer et à tourner, Downtown Boys n’a cessé de grandir en tant qu’artistes, musiciens et militants. Leur nouveau long playing place la politique au premier plan tout en déployant le son le plus urgent et le plus puissant que le groupe n’ait jamais produit.

‘Cet album est plus ambitieux et plus riche que tout ce que nous avons fait auparavant’, explique DeFrancesco. ‘En composant cette musique, j’ai essayé de me rapprocher de l’ambiance et du son de nos concerts, car c’est là que l’on apprécie le mieux Downtown Boys. Quand nous jouons, les guitares, les claviers, les saxophones, les chants et les intros, ainsi que la foule qui crie avec nous, se fondent en une énergie magnifique et cathartique. Nous voulions que ces chansons transmettent toute la profondeur de cette expérience live à l’enregistrement lui-même’.

Le nouveau single « No Me Jodas » est disponible sous forme de clip là

 

 

Agnès Botty

Agnès Botty : quand grand-mère inspire, ça donne des frissons !

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Agnès Botty, premier single, nouveau projet, l’histoire est belle

Derrière ce projet il y a Jerôme Magnée (chanteur de Dan San, Oootoko). 

Jérôme a été repris dans un appel à projet du Studio londonien, Real World, Il envoie une démo comme une bouteille à la mer et est repris. Il arrive sur place, rencontre une partie de Portishead, et se rapproche très vite de John Baggott , le pianiste. (aussi pianiste chez Massive Attack et Robert Plant). 

Jérôme est arrivé à Londres avec une idée de chanson, il commence a travailler avec John Baggott, tous les deux, composent très vite les bases du titre Mister Beckett, dans la foulée, ils accrochent Chris Hughes ( producteur de légende Tear For Fears, Gabriel, Plan, Mc Cartney) qui booke un studio. 

Lors de la prise ils se rendent compte que le micro n’est pas adapté au timbre de Jérôme, et vont aller frapper à une porte au fond du jardin, où un certain Peter… leur prêtera le sien. Le titre est mixé dans la foulée. Il est le premier single d’un album à venir fin de l’année. 

Agnes Botty  était la grand-mère de Jérôme, elle était pianiste et lui a appris la musique, ce projet lui est dédié. 

Le clip de Mister Beckett est à voir ici.

Bruno Bower

Push to the Limits : Bruno Bower tutoie ses propres frontières

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Bruno Bower présente son tout dernier titre, « Push to the limits », avec la participation talentueuse du groupe de rock Panoply.

Les grandes guitares électriques et acoustiques nous replongent dans les années 90 et rappellent The Stone Roses, voire Radiohead. Bref, c’est efficace : Rock, Folk, avec un petit rythme de marche !!! 

Il compose sa première chanson en 1982 et n’a jamais arrêté depuis. 

Il écrit en anglais ou en français, selon la mélodie qui lui vient, car c’est pour lui l’aspect essentiel de ses chansons. 

Il a joué dans différents groupes de rock en France et donné plus d’une centaine de concerts depuis le milieu des années 80. 

Son univers musical est plutôt Classic Rock. Il alterne entre des titres anglo-saxons percutants et des chansons en français aux textes corrosifs. 

Curieux ? Alors, écoutez ceci.

Karaboudjan

Mitroglou : Karaboudjan ne connaît pas le hors-jeu !

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Trois syllabes pour se poser sur les trois piliers de ce morceau surprotéiné : Le sport, la politique et le polyamour.

Mise à l’honneur du plus grand footballeur, osons le dire, artiste du ballon rond, demi-dieu que l’Olympe ait porté.

Bien accompagné de tous les artistes de toutes les disciplines que Karaboudjan a bien voulu déterrer, et porter aux nues dans une explosion garage, punk et psychédélique.

L’amour du sport, multidisciplinaire, polyamoureux, politique, apparatchik, à part Kostas Mitroglou

Découvrez ce titre en cliquant ici.

Downtown Boys

Le luxe public de Downtown Boys

Écrit par

Le nouvel elpee de Downtown Boys ; « Public luxury », paraîtra le 26 juin 2026. Successeur de « Cost of Living », ce disque marque une nouvelle étape pour le groupe, tant sur le plan musical que politique.

Pour accompagner cette annonce, les Downtown Boys partagent un premier extrait massif : « No Me Jodas » ainsi que son clip officiel. Réalisée par John McKay, la vidéo capture le groupe en pleine décharge d’énergie face à un public survolté dans un petit club de Brooklyn, et met également en scène le Mariachi Internacional Tapatío de Álvaro Paulino. Et il est à voir et écouter ici.

Co‑produit par Joey La Neve DeFrancesco et l’ingénieur du son Seth Manchester, « Public Luxury » a été enregistré au studio Machines With Magnets à Pawtucket (Rhode Island) et masterisé par Heba Kadry. Le long playing recèle notamment « The City Begins », « Sirena », « Viva La Rosa », « You’re a Ghost », le morceau‑titre, ainsi que plusieurs chansons chantées intégralement en espagnol.

Sur « Public Luxury », les Downtown Boys poursuivent leur trajectoire singulière, mêlant punk, indie et influences latines, tout en plaçant la politique et le collectif au cœur de leur propos. Le combo décrit cet album comme le plus vaste et le plus proche de l’intensité de leurs concerts à ce jour : un son cathartique, dense et fédérateur.

Pensé comme une affirmation radicale —‘tout pour tout le monde’ — « Public Luxury » s’inscrit dans la continuité idéologique de « Full Communism », tout en regardant résolument vers l’avenir. Un disque puissant, urgent et profondément vivant, à l’image d’un groupe qui n’a jamais cessé d’avancer.

 

 

Placebo

Le premier album de Placebo ressort dans une version reliftée avec démos, bonus, etc.

Pour célébrer les trente ans de la sortie de son premier elpee, Placebo annonce « Placebo RE:CREATED », une nouvelle version puissante de l’album qui les a fait connaître au monde entier en 1996. L’opus sortira le 19 juin 2026 via Elevator Lady Ltd, en collaboration avec AWAL.

Apparu à l’apogée de l’ère Britpop, Placebo contrastait fortement avec l’esprit culturel dominant. Alors qu’une grande partie de la musique britannique à la guitare de l’époque s’appuyait sur une nostalgie virile et l’identité nationale, le premier long plaing de Placebo proposait quelque chose de bien plus provocateur et contestataire. Ses chansons abordaient la sexualité, l’androgynie, la dépendance et l’aliénation avec une honnêteté rarement entendue dans le rock grand public de l’époque, imposant la formation comme l’une des voix les plus distinctives de sa génération.

Trente ans plus tard, Placebo RE:CREATED voit le groupe revenir sur cette œuvre charnière avec un regard neuf. Il propose des adaptations retravaillées et enrichies des dix titres de l’album original, ainsi que deux titres bonus issus de la mouture première, capturant la façon dont ces chansons ont évolué au fil de décennies de concerts tout en conservant l’esprit brut qui les a définies. Parmi les plages figurent les singles emblématiques de l’époque « Nancy Boy» et « 36 Degrees », des chansons qui ont contribué à établir la réputation de Placebo pour ses paroles audacieuses et sa sonorité défiant les genres.

À propos de ce nouvel elpee, Placebo explique : ‘Nous considérons cet album comme une version du réalisateur. Nous ne l’avons pas recréé à partir de zéro. Nous sommes revenus aux bandes originales et avons réinjecté dans l’album 30 ans d’interprétation de ces morceaux en concert. Ce projet visait à enfin achever l’album, à le faire entrer dans le XXIe siècle sur le plan sonore, tout en préservant l’intégrité et l’esprit de l’original. Il ne s’agit pas de l’améliorer, il n’y a rien à redire, mais de le compléter’.

Lorsque Placebo a fait ses débuts en 1996, l’esthétique et la perspective lyrique du combo ont bousculé les attentes de la culture rock britannique. Leur identité visuelle, délibérément ambiguë, glamour et provocante, allait à l’encontre des idées traditionnelles sur le genre et la masculinité à une époque où ces questions faisaient rarement partie du discours dominant. Ce faisant, Placebo s’est taillé une place pour une voix alternative d’un autre genre, une voix qui a profondément résonné auprès d’un public se sentant en marge de la culture dominante.

Aujourd’hui, les débats autour de l’identité, de l’expression de genre et de l’individualité sont plus présents et souvent plus controversés que jamais. Dans ce contexte, les origines du premier long playing de Placebo retrouvent une pertinence saisissante. Placebo RE:CREATED célèbre non seulement l’héritage de l’elpee original, mais met également en lumière son importance culturelle durable, réaffirmant à quel point cet album était avant-gardiste lors de sa sortie.

L'album a été recréé par Brian Molko et Rob Kirwan à partir des bandes originales et mixé par Adam Noble. Le résultat est une collection qui préserve l'immédiateté et la rébellion de l'original tout en poussant le son vers de nouveaux horizons.

Plus tard cette année, Placebo se lancera dans une grande tournée des arènes au Royaume-Uni et en Europe pour célébrer cet anniversaire mémorable. La formation interprétera des titres issus de ses deux premiers albums, « Placebo » et « Without You I’m Nothing », dont certains n’ont pas été joués en concert depuis plus de 20 ans ! 

« Bruise Pristine » est en écoute là

 

Airbourne

Un mur de décibels old school…

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Airbourne effectue une nouvelle tournée internationale au cours de laquelle il dévoile quelques titres inédits, réunis sous la bannière du ‘GUTSY Tour 2026’. Un sixième opus est annoncé pour juillet 2026. Et il se produisait à l’Ancienne Belgique ce dimanche 29 mars 2026. À l’entrée, la file s’étire ; la date affiche complet depuis longtemps.

La formation voit le jour en 2003. Des elpees comme « Runnin’ Wild » (2007), « Black Dog Barking » (2013) et « Boneshaker » (2019) embrasent salles et festivals aux quatre coins du globe. Le nouveau single, « GUTSY », s’inscrit dans cette veine directe : pour les Australiens, ce mot dépasse le simple intitulé et résume un état d’esprit. Sorti en 2019, « Boneshaker » reste leur dernier long playing publié à ce jour ; le disque est produit par Brian Howes et enregistré par Mike Fraser.

Originaire de Sydney, ce quatuor de hard rock revendique l’héritage du ‘pub rock’. Sa recette mêle blues électrifié et heavy metal à l’ancienne, soutenue par la rythmique solide de Ryan O'Keeffe et la voix râpeuse de Joel O'Keeffe. Depuis la fin des années 2000, le band s’est bâti une réputation grâce à des concerts très sonores, nourris par l’influence d’AC/DC et de Rose Tattoo.

La première partie revient aux Britanniques d’Asomvel. Le trio lance la soirée sur un tempo nerveux et chauffe idéalement la salle avant l’arrivée d’Airbourne. De son côté, le quatuor australien — Joel (chant, guitare) et Ryan O'Keeffe (batterie), Justin Street (basse) et Brett Tyrrell (guitare) — s’apprête à transformer l’Ancienne Belgique en cocotte-minute.

Asomvel investit le podium : son rock’n’roll primitif, teinté de thrash, déboule sans préambule. La batterie martèle, le jeu reste frontal, et l’ombre de Motörhead plane sur l’imagerie comme sur les textes. Quarante-cinq minutes durant, le trio pousse les décibels au maximum, non sans humour : ‘On est assez bruyants ?’ puis ‘If it’s too loud, you’re too old !’ L’ensemble gagnera encore en puissance lorsque les baffles Marshall, empilés autour du batteur, entrent pleinement en action. Sur « King of the World », l’intro préenregistrée « Gonna Fly Now (Theme from Rocky) » précède un déluge de lumière venu du haut. En fond d’estrade, une toile frappée du nom du combo sert de rideau, partiellement masquée par l’imposant matériel d’Airbourne. Asomvel maîtrise son sujet et décroche une belle adhésion de l’auditoire, même si la force brute l’emporte parfois sur le charisme. « Born To Raise Hell » (reprise de Motörhead) déclenche une pluie de gobelets (en plastique), lancés depuis la fosse comme depuis les balcons (Photos ici, page ‘Artistes' là). 

Setlist :  Intro préenregistrée « Gonna Fly Now (Theme From Rocky) », « King Of The World », « Louder & Louder », « Born To Rock 'n’Roll », « If It's Too Loud, You're Too Old », « Born To Raise Hell » (Motörhead cover), « Outside The Law », « Set Your World On Fire », « Luck Is For Losers », « Lone Wolf », « Take You To Hell », « Light 'Em Up », « The Nightmare Ain't Over », « Outro (The Final Bell) » (Bill Conti song).

L’ambiance reste électrique : la foule, très variée, vient clairement pour célébrer ce moment privilégié. Sur les planches, en revanche, le rock se décline ici dans une esthétique très masculine, doublée d’une surenchère matérielle. Plutôt qu’une démonstration de force, chaque band déploie un véritable arsenal : murs d’amplis et d’enceintes Marshall, rivalité assumée à coups d’empilements. Lorsque Airbourne prend possession du podium, Ryan O'Keeffe est cerné par une montagne d’amplis, surmontée d’une imposante rampe LED qui arrose la fosse de lumière. Le thème de ‘Terminator’ s’efface, une guitare solitaire s’installe, puis le cri de Joel O'Keeffe tranche l’obscurité. Torse nu, jean largement troué, il déclenche l’explosion des poings levés, tandis que la sécurité rattrape sans relâche les surfeurs qui franchissent la barrière.

Airbourne ouvre le bal par « Gutsy », premier de deux inédits présentés ce soir. « Cradle to the Grave », très AC/DC dans l’esprit, introduit ensuite un bloc de titres issus de « Black Dog Barking ». « Hungry » puis « Back in the Game » s’enchaînent, et l’auditoire scande spontanément le nom du quatuor. Joel O'Keeffe, toujours prêt à provoquer, trinque dès la première bière et s’amuse à projeter des gobelets bien remplis vers la fosse, déjà emportée par un circle pit aussi agité que relativement bon enfant. Sur « Raise the Flag », le groupe ranime le souvenir d’Angus Young et d’une certaine école du hard rock. Moment de bravoure : porté au milieu de la foule, Joel s’éclate une canette sur la tête et arrose au passage ses voisins de nectar ambré.

Le riff mid-tempo de « Cheap Wine And Cheaper Women » relance la machine, avant une courte respiration destinée à présenter un autre inédit. ‘Envie d’apparaître dans un clip ? Voici « Alive After Death »’. Un caméraman rejoint le podium, et la foule se prend vite au jeu. Le morceau frappe juste, mené par un riff massif, même si l’attrait du moment filmé semble tout aussi décisif. La fin du set prend des allures d’apothéose sur « Live It Up » : sirènes, chant collectif, puis apparition du ‘bar éphémère de Lemmy’. Les bières volent ‘à l’australienne’ ; la fosse tente d’attraper les gobelets, au prix de quelques douches involontaires.

En rappel, « Ready To Rock » sonne comme un hymne, Joel menant les chœurs entre deux solos incendiaires. Sur « Runnin’ Wild », l’équipe technique basée à Manchester rejoint le podium, et le combo salue au passage les emblématiques enceintes Marshall qui dominent l’estrade. La soirée s’achève dans une déflagration de guitares saturées, fidèle à la promesse de départ.

Certains auditoires viennent pour écouter, d’autres pour célébrer : ce soir, la fête l’a emportée nettement. Sans ménager les décibels, Asomvel puis Airbourne ont livré un rock’n’roll live brut, parfois viril dans l’attitude, mais pleinement assumé. Finalement, une soirée intense, taillée pour les amateurs de sons épais et old school.

(Photos ici)

Setlist :  Intro préenregistrée : « Main Title (Terminator 2 Theme) » (Brad Fiedel song), « Gutsy », « Too Much, Too Young, Too Fast », « Cradle To The Grave », « Hungry », « Back in the Game », « Raise The Flag », « Cheap Wine & Cheaper Women », « Alive After Death », « Diamond In The Rough », « Breakin' Outta Hell », « Live It Up ».

Rappel : « Ready To Rock », « Runnin' Wild »

(Organisation : Live Nation)

 

Boogie Beasts

Boogie Beasts rend hommage à R.L. Burnside

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Le groupe belge de blues-rock alternatif Boogie Beasts rend un hommage vibrant à la légende du Hill Country blues R.L. Burnside sur « Don’t Be So Mean ! – A Tribute to R.L. Burnside », un nouvel album attendu pour le 17 avril 2026. Pour ce projet d’envergure, le quatuor s’est entourée d’invités internationaux prestigieux : G. Love, Duwayne Burnside (fils de R.L. Burnside), Kenny Brown (guitariste historique), Luther Dickinson (North Mississippi Allstars, ex‑Black Crowes), Cedric Maes (The Sore Losers) et Pablo van de Poel (DeWolff).

En éclaireur de cet opus hommage, Boogie Beasts dévoile « Shake ’Em On Down », une relecture hypnotique et rugueuse d’un classique de R.L. Burnside. Fidèle à l’esprit du Hill Country blues du Mississippi, le groupe y injecte son énergie brute et sans compromis. Le titre se distingue également par la participation de G. Love, qui y appose sa signature ‘Philadelphonic’, à la croisée du blues, du groove urbain et du hip‑hop.

Le groupe explique : ‘Adolescents dans les années 90, on a grandi avec le grunge. À cette époque, G. Love & Special Sauce faisaient figure d’outsiders. Leur mélange de blues et de hip‑hop était totalement inédit et nous a profondément marqués. Son album Philadelphia Mississippi*, mêlant hip‑hop et Hill Country blues, faisait naturellement écho à notre projet. Lorsqu’on lui a proposé de participer, il a accepté avec enthousiasme. Avec lui, « Shake ’Em On Down » a pris une couleur nouvelle, très personnelle. On est particulièrement fiers de cette collaboration’.

Au‑delà d’un simple album tribute, « Don’t Be So Mean ! » célèbre un double anniversaire : les 15 ans de Boogie Beasts et le centenaire de la naissance de R.L. Burnside. Le single s’accompagne d’un clip animé DIY, imaginé et réalisé par Fabian Bennardo (harmonica), prolongeant l’approche artisanale et viscérale chère au groupe.

Grâce à cet hommage sincère et habité, Boogie Beasts confirme son attachement profond au blues du Mississippi tout en le réinventant à travers une vision résolument contemporaine.

CONCERTS DE PRÉSENTATION D’ALBUM :

-16/04/2026 : Macca Club, Hasselt (BE) – special guest : Cedric Maes

18/04/2026 : La Bonne Source, Fleurus (BE)

CONCERTS :

25/04/2026 : Reflektor, Liège (BE) – double affiche DeWolff

27/04/2026 : Des Konings Fest/Burgerweeshuis - Deventer (NL)

02/05/2026 : Moulin Blues – Ospel (NL) – feat. Pablo van de Poel (DeWolff)

09/05/2025 : Ancienne Belgique, Bruxelles (la première partie de Robert Jon & The Wreck)

20/06/2026 : Waogstock Festival, Neer (NL)

De nouvelles dates belges et internationales seront bientôt annoncées.

La vidéo de « Shake ’Em On Down », est disponible ici

 

 

Boulevard des Airs

Bref mais intense

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Boulevard des Airs (BDA) célèbre ce soir son grand retour au Cirque Royal, sixième étape d’une tournée 2026 qui inaugure véritablement la série des Zéniths et des grandes salles en Belgique, en France et au Luxembourg. La formation tarbaise investit les planches du Cirque Royal sous la bannière de son sixième opus, « Je rentre à la maison », dont elle dévoile de larges extraits à l’auditoire. BDA séduit par ses méga-hits — « Cielo Ciego », « Emmène-moi », « Je me dis que toi aussi », « Bruxelles » ou encore « Allez Reste » (en compagnie de Vianney) —, fusionnant pop, folk, chanson et musiques actuelles. Peines, amour, engagement : le répertoire du combo touche chaque spectateur. Le travail autour du dernier disque explore notamment la thématique du harcèlement scolaire.

Cinq ans après « Loin des yeux », la formation, née dans la cour de récréation du lycée Marie-Curie de Tarbes, revient sur le devant de l’estrade avec « Je rentre à la maison ». Ce long playing, encore plus dansant que les précédents, alterne thèmes intimistes et universels, sonorités world, pop, folk et électro, et permet à BDA de dialoguer avec des invités tels que Carbonne, L.E.J. et Lémofil, un exercice qu’ils affectionnent. Cette fois, Boulevard des Airs, fidèle à son esprit de partage, relève un nouveau défi : le titre éponyme de l’opus devient le socle d’un projet pédagogique destiné aux établissements scolaires et associations. Dans ce disque, le mot ‘maison’ s’entend au sens large du terme : racines, identité, famille, odeurs, images, pays, toit, paysages, amis, attachement à ce qui nous construit — la ‘maison’ dans toutes ses acceptions. Il s’agit d’un refuge intérieur, fait de souvenirs, de visages, de couleurs et de saveurs : une identité-puzzle propre à chacun, en perpétuelle évolution.

Avant le supporting act, un documentaire d’une dizaine de minutes est projeté sur un écran géant, afin d’expliquer le projet pédagogique de BDA. Il est présenté par Florent Dasque et le nouveau chanteur du groupe, Eyal.

La première partie est assurée par une chorale d’enfants et d’adolescents, à savoir la chorale de l’association ’One Star One Destiny’.

Elle est constituée de jeunes gens âgés de 10 à 16 ans. Plus de septante filles et garçons rejoignent l’estrade, entourés par des instrumentistes : un bassiste, un préposé à la guitare électro-acoustique, un violoncelliste, un clarinettiste et une claviériste installée sur le côté droit, dans les gradins supérieurs. L’auditoire demeure clairsemé. La chorale interprète « Emmène-moi », « Bruxelles » puis « Je rentre à la maison ». Belle performance pour ces adolescents et initiative remarquable de la part de BDA, qui a convié cette chorale.

À 20 h 25, lorsque les huit musiciens de la BDA apparaissent devant nous, la salle affiche complet. Le décor s’articule autour de diverses estrades de hauteurs variées, sur lesquelles s’installent les six instrumentistes, protégés par des parois vitrées et ceinturés de rampes de LED. L’ensemble évoque une vaste demeure, sublimée par des jeux de lumière. Au-dessus du podium, en arrière-plan, s’élèvent, au rythme de la musique, six immenses pavillons (anciens conduits d’écoute de tourne-disque, dits gramophones, semblables à celui du célèbre tableau ‘La Voix de son maître’), dont le centre accueille des spots LED.

Le concert débute sur les chapeaux de roue : toutes les lumières convergent vers l’avant pendant l’installation des artistes, notamment le batteur Chacha Angela, positionné au centre et en fond, sur son estrade. À sa droite, les cuivres : Jean-Baptiste Labe (trombone) et Manu Aurousset (trompette). Le guitariste Jean-Noël Dasque se place devant le batteur, tandis que sur les deux estrades de gauche prennent place Jérémie Plante, derrière les claviers, et, juste devant, Laurent Garnier (basse, clavier), laissant toute la place à l’avant pour Florent Dasque, aux six cordes et au chant, accompagné du nouveau vocaliste Eyal, très interactif auprès de la foule. C’est bien sûr l’ADN du duo : interactivité et talent pour chauffer la fosse.

Après une introduction très électro, le set enchaîne sur « Demain de bon matin ». Les sons s’articulent autour du batteur, solidement soutenus par les six cordes et des cuivres omniprésents.

Vient ensuite « Si la vie avance », extrait du long playing de 2018 « Je me dis que toi aussi ». Cette chanson assume pleinement le virage électro. C’est ce versant que votre serviteur savoure : des sonorités ciselées, des claviers parfaitement synchronisés au batteur. Premier extrait du nouvel opus à découvrir sur les planches : l’éponyme. Ici, la connexion entre le band et les spectateurs s’avère totale (l’auditoire est en ébullition). Les deux frontmen expliquent le message avant d’entamer la chanson. La chorale, postée sur les côtés, entonne le refrain à tue-tête, suivie de près par toute la salle. Les lumières inondent le podium et éblouissent la fosse.

« Bruxelles » embraie : ils jouent à domicile, expriment leur amour pour la Belgique et embrasent l’estrade. S’enchaînent « Ce n’est pas si facile » et « Balkan ». Le nouvel elpee invite à la danse et distille une mélancolie, porté par des guitares acoustiques foisonnantes et des claviers. Sur « Balkan », la folie s’empare du public, galvanisé par les cuivres et surtout un immense sousaphone qui mène la danse. L’énergie festive, marque de fabrique de Boulevard des Airs, rayonne.

Le spectacle touche à sa fin, mais le final capte toute l’attention, notamment pendant « Allez Reste ». Le duo de chanteurs s’assied sur le bord des planches et entame la chanson en acoustique. Ils invitent la foule à reprendre le refrain. Cela ne prend pas. Ils se relèvent et laissent carte blanche à l’auditoire pour l’interprétation : d’abord « rock’n’roll », puis « reggae », « afro », « disco » et enfin « rap ». Cette liberté séduit la fosse et la formation prolonge le plaisir. Sans interruption, ils lancent le rappel par « Seul ici », puis « Regarde-moi », et concluent sur « Je me dis que toi aussi ». Voilà, c’est terminé. Bref mais intense.

Toujours portés par une énergie débordante et une interaction directe auprès de la foule, les concerts offrent un mélange de pop et de chanson française. Nous avons profité d’une ambiance scénique soignée, pour un moment festif. Un peu court : rappel inclus, 75 minutes. L’auditoire quitte la salle conquis et joyeux, des étoiles plein les yeux.

Setlist : « Intro », « Demain De Bon Matin », « Si La Vie Avance », « Je Rentre A La Maison », « Bruxelles », « Ce n’est Pas Si Facile + Balkan », « Emmène-Moi + Salsa », Pas Mieux Ailleurs », « Allez Reste »

Rappel : « Seul ici », « Regarde-Moi », « Je Me Dis Que Toi Aussi ».

(Organisation : Live Nation & Next Step)

 

Bonnie Prince Billy

L’amitié et la communauté de Bonnie ‘Prince’ Billy…

Bonnie ‘Prince’ Billy, nom de scène du musicien Will Oldham, sortira un nouvel album studio intitulé « We Are Together Again » le 6 mars chez Domino/No Quarter. À la suite de « The Purple Bird », Oldham a commencé à travailler sur cet elpee avant son séjour à Nashville pour enregistrer celui-ci, puis s'y est remis au printemps dernier, emmenant ces 10 chansons au studio End of an Ear à Louisville avec ses compagnons de tournée actuels Jacob Duncan (flûte et saxophone) et Thomas Deakin (clarinette, sifflet, guitare électrique baryton, accordéon, cornet), ainsi que Ryder McNair, Chris Bush, Ned Oldham et Erin Hill.

Oldham note : ‘Même si nous ne le percevons que vaguement, nous vivons actuellement un changement de monde. Celui dans lequel nous sommes nés est en train de disparaître, remodelé et dénudé par l'action humaine. Il reste à savoir ce que nous allons transmettre et comment nous allons refuser de nous abandonner. » We Are Together Again » semble être une réponse’.

Dans les chansons d'Oldham – et dans le cercle d'autres artistes réunis sous le nom de Bonnie ‘Prince’ Billy – l'amitié, la communauté et la joie obstinée de créer de l'art avec d'autres deviennent un moyen de persévérer. Il ne s'agit pas d'un déni de l'effondrement, ce qui serait une illusion, mais d'une sorte de défi : rester pleinement humain, pleinement joyeux, dans un monde dont l'horizon se rétrécit.

Jim Marlowe a assuré l'ingénierie des sessions d'enregistrement et coproduit l'opus en compagnie d’Oldham. Le premier titre partagé du long playing s’intitule « They Keep Trying To Find You », accompagné d'une vidéo produite par Jake Forman et chorégraphiée et réalisée par Abi Elliott.

« We Are Together Again » ne résout pas la peur, mais y répond par l'harmonie. C'est un album sur le miracle tenace de la communauté et sur le fait que tant qu'il y a des voix qui s'élèvent ensemble, la demande elle-même devient espoir.

Le single « They keep trying to find you » est à découvrir sous forme de clip là

 

Debout Sur Le Zinc

La mémoire électrique de Debout sur le Zinc

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La sensation que cette nouvelle production, bien léchée, a un réel potentiel pour parler autant aux fans de longue date qu’aux nouveaux venus. Le disque se renouvelle beaucoup au fil de l’écoute, notamment grâce aux deux voix lead différentes, et l’on est assez loin de l’image de « chanson festive » qui colle parfois trop à la peau du projet. Les retours des médias sont positifs.

Effectivement, considéré parfois comme discret, le groupe a pourtant su se renouveler et occupe encore une place de choix dans l’Hexagone, fédérant toujours un public nombreux après trente années de scène et plus de 2000 concerts. En témoigne notamment le concert parisien à venir à La Cigale (14/02/2026), déjà quasi complet ! Ce nouvel album interroge la mémoire, le temps et la quête d’un nouveau souffle dans le tumulte de l’époque. C’est un tout nouveau voyage incandescent, dont chaque chanson est une étape : un souffle pop intemporel, sans complaisance ni posture.

Refuser la mascarade, préférer la sincérité tranquille aux cris factices : voilà l’élégance cachée de cette chanson. « Je ne manque pas de cœur » est un éclat d’authenticité dans un monde de faux-semblants. Simon Mimoun – auteur.

En trois tableaux allégoriques, l’animation illustre le combat dichotomique que se livre l’auteur de la chanson. Pris au piège d’un mécanisme implacable et tiraillé entre son désir de liberté et son envie de plaire, il navigue comme la méduse entre l’ombre et la lumière. Damien Pelletier – réalisateur du visualizer.

La formation enchaînera ensuite par une tournée hexagonale 2025-2026 de plus de trente dates, et un concert parisien à marquer dans son agenda : La Cigale, le 14 février 2026.

Le single « Ferme Les Yeux » est disponible sous forme de clip ici et celui au consacré à « Je Ne Manque Pas De Cœur » là  

Pour les précommandes pour l’album en format Vinyle / CD, c’est ici

The Belair Lip Bombs

A nouveau The Belair Lip Bombs

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The Belair Lip Bombs sortira son nouvel elpee, « Again », ce 31 octobre. Il fera suite au premier, « Lush Life », paru en 2023. Réunissant Maisie Everett, Mike Bradvica, Jimmy Droughton et Daniel ‘Dev’ Devlin, la formation australienne s’est formée, il y a huit ans, dans une banlieue de Melbourne.   

Sur « Again », le groupe fusionne ses influences individuelles pour créer une collection de chansons indie-rock entraînantes. L'album a été produit par le groupe, Nao Anzai et Joe White. Le single principal, « Hey You », est une mélodie jubilatoire construite à partir d'un synthé en boucle. La vidéo qui l'accompagne a été réalisée par Angus Fielder. Et elle est à voir et écouter ici

The Belair Lip Bombs se distingue par sa combinaison de rythmes rapides, de mélodies de guitare chaudes et des vocaux cathartiques de Maisie.

Born Idiot

Le traumatisme lié à la vie infinie de Born Idiot

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Au fil des années, Born Idiot s’est imposé comme une des figures de proue de l’indie-pop française, avec pour marque de fabrique textes désabusés, mélodies entêtantes, envolées synthétiques et guitares rock. Des sales gosses biberonnés à Crumb et aux Strokes, dont le romantisme est contrecarré par la vanité de la société moderne. Après un hiatus post-covid, la formation rennaise est de retour avec « Infinite LifeTrauma », ode à la fin du monde annoncée.

Au travers de ses dix morceaux, ce nouvel opus explore avec une sensibilité aiguisée les contours d’un monde en ruine, entre amour naufragé et chaos global. On y traverse des rêveries solitaires (« Lonesome »), des visions dystopiques où l’humain se perd dans la machine (« Human Price »), ou encore des romances suspendues entre nostalgie et apocalypse (« The Last Bisou »). Le morceau éponyme, véritable pépite mélancolique, aborde l’ennui amoureux dans nos sociétés modernes : des couplets blasés et des refrains entêtants viennent refléter la monotonie affective d’un quotidien désenchanté.

Claviers kitsch et guitares rêveuses côtoient des riffs plus abrasifs, et chaque titre de ce nouvel elpee devient une capsule où le réel se dissout dans un onirisme lucide. Le groupe y affirme une posture plus frontale, entre romantisme cynique, satire sociale et envie d’embrasser l’effondrement dans un dernier slow électrique.

"Infinite Life Trauma" le nouvel album de Born Idiot sortira le 26 septembre !

Pour en connaître davantage sur le groupe, consulter la page ‘Artiste’, en cliquant Born Idiot en rouge, dans le cadre ‘Informations complémentaires, ci-dessous.

 

They Are Gutting a Body of Water

Le gros lot pour They Are Gutting a Body of Water

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They Are Gutting a Body of Water sortira son nouvel elpee, « LOTTO », ce 17 octobre. Le groupe de Philadelphie propose un son défiant e dispensant des riffs menaçants et des distorsions hurlantes.

TAGABOW, initialement un projet solo de Doug Dulgarian, est devenu une formation à part entière. Dulgarian, inspiré par la communauté DIY, a plongé dans la musique après une cure de désintoxication. Le combo est devenu notoire pour son approche expérimentale du shoegaze et ses tournées DIY.

« LOTTO » marque un retour au format live-band, avec une critique de l'artifice croissant dans le monde moderne. Dulgarian exprime ses craintes quant à l'homogénéisation de l'art due à la technologie.

Outre sa musique, Dulgarian dirige le label Julia’s War, influençant la scène indie rock.

Le clip de « Trainers » est disponible là

 

 

The Flying Bones

Who are the Flying Bones ?

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Issu de Rennes, The Flying Bones est a vécu deux périodes. L’une ‘garage-psyché-punk’ et l’autre, ‘math-fuzz’. Ce duo réunit Fabien Joffard (batterie/chant) et Thibault Talmont (guitare/chant).

Et sur son premier elpee, il est parvenu à compiler les meilleurs morceaux de ces deux phases.

On y retrouve donc la fougue spontanée du garage, la férocité sans concession du punk, les constructions alambiquées ou en looping du math rock, de motifs noise, des touches de folk et de lo-fi, mais aussi des envolées psychédéliques des seventies…

Parfois, sa musique rappelle des groupes comme Oh Sees ou Snapped Ankles.

Et chanté en français, le titre « Déception » fait un peu la synthèse de toutes ces références. C’est le morceau qui a été clippé ; et il est disponible là

Podcast # 85 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

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