Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (23 Items)

Bruce Springsteen

Un manifeste de Bruce Springsteen dans les rues de Minneapolis

Écrit par

Le Boss, Bruce Springsteen, se lève une fois de plus pour affronter un moment difficile de l’histoire des États-Unis, en écrivant un nouvel hymne urgent intitulé « Streets Of Minneapolis », qu’il a partagé plus tôt cette semaine.

À propos du morceau, Bruce déclare :

‘J’ai écrit cette chanson samedi, je l’ai enregistrée hier et je vous la présente aujourd’hui en réaction à la terreur d’État qui s’abat sur la ville de Minneapolis. Elle est dédiée au peuple de Minneapolis, à nos voisins immigrés innocents et à la mémoire d’Alex Pretti et Renee Good’.

Le single est en écoute ici

 

Bruce Hornsby

Bruce Hornsby a rendez-vous chez le psy…

Écrit par

Bruce Hornsby a embrassé l'évolution constante de son style musical tout au long de sa carrière, en expérimentant aussi bien dans l’univers du jazz, du bluegrass, du rock, de la musique classique que de la country.

Le nouvel elpee du chanteur/compositeur/pianiste, sortira le 27 mai. Enregistré l'été dernier, il s’intitulera « Flicted ». Un premier extrait, « Sidelines », vient de paraître en vidéo. Il a bénéficié du concours d’Ezra Koenig de Vampire Weekend et Blake Mills à la guitare, qui coécrit, par ailleurs le morceau. A ce propos, Hornsby a déclaré : « Sidelines » est une chanson consacrée à l'hystérie sous diverses formes, depuis les procès des sorcières de Salem dans les années 1600 jusqu'à la panique actuelle liée aux pandémies. Et elle est disponible

 

 

Bruce Springsteen

Letter to you

Écrit par

Le nouvel elpee du boss est dédié à des camarades décédés ; des musiciens qui figuraient, à une époque ou une autre, dans ses backing groups. Et tout particulièrement son saxophoniste Clarence Clemons, disparu en 2011 (E Street Band) et puis George Theiss, plus récemment, des suites d’un cancer. Ce dernier est l’avant-dernier membre de Castiles, band au sein duquel ils militaient au cours de leur adolescence. « One minute you’re here », morceau qui ouvre l’opus et « I’ll see you in my dreams », qui le clôt, évoquent le souvenir de ces défunts.

Coproduit par Springsteen et Ron Aniello, « Letter to you » traduit le sentiment de nostalgie éprouvé par l’artiste. Autant dans les lyrics que la musique. Alternant ballades mélancoliques et plages rock mid tempo, généreusement alimentées par les musicos de l’E-Street Band (Hammond, piano, drums, basse, sax, grattes électriques et acoustique), le 20ème LP studio du septuagénaire ne devrait pas perturber ses nombreux aficionados. Sur l’excellent « If I was a priest », compo qui date de 1972, et « Song for orphans », il emprunte des inflexions à Bob Dylan. On retrouve également l’un ou l’autre refrain hymnique. A l’instar de « Ghost », un rock flamboyant souligné de chœurs. On épinglera encore la très jolie mélodie de « Last man standing » et l’offensif « Burning train » ; mais il faut reconnaître que ses berceuses romantiques, parfois enrobées d’orchestrations symphoniques auraient plus facilement eu leur place sur le dispensable « Western stars ».

Bruce Springsteen

Western Stars

Écrit par

Soit la musique de Bruce Springsteen est riche, alors fertilisée par des tas d’instruments basiques (basse, guitares, orgue, piano, drums), ou épurée, trempant alors dans le country/folk. Mais pour enregistrer ce « Western stars », le boss a voulu ajouter des arrangements symphoniques. Parfois subtilement, mais souvent, jusqu’à l’emphase. Ce qui ne pose pas trop de problème, lorsqu’il marche sur les traces de The Divine Comedy. A l’instar de « The wayfarer » ou de « Sun down », deux morceaux au cours duquel, il croone comme Neil Hannon voire Neil Diamond. Mais en général, ces arrangements surchargent inutilement les compos, et notamment les plus country/rock. Pourquoi en remettre une couche, lorsque les interventions de pedal steel et de Hammond sont aussi lumineuses ? Enfin, étonnant, sur « Chasin’ wild horses », une plage traversée par un violoncelle, et « Somewhere north of Nashville », Springsteen emprunte les intonations de Dylan. Sans quoi, sur ce long playing, il décrit une nouvelle fois l’Ouest américain, à travers ses road trips, mais aussi nous parle des héros qui l’ont inspiré, dont John Wayne sur le titre maître. Une petite déception ! M’enfin, pour la fin de l’année, Bruce devrait graver un nouvel LP, mais flanqué de son E Street Band…

Jack Bruce & Robin Trower

Songs from the Road (cd + dvd)

Écrit par

Thomas Ruf nous propose une suite à la collection "Songs from the Road", à travers ce cd et ce dvd, qui met en exergue son catalogue en ‘live’. Et pour la circonstance, il nous réserve une belle surprise en exhumant une prestation de Jack Bruce associé à Robin Trower.

Jack Bruce est une icône de la musique rock contemporaine. Il nous a malheureusement quittés en octobre 2014. Il avait 71 ans! Très bon chanteur, doublé d'un excellent bassiste, il a participé à l’aventure de la vague blues anglaise des sixties, à l’instar de l’Alexis Korner Blues Incorporated, du Graham Bond Organization, du Manfred Mann et parfois du John Mayall's Bluesbreakers ; sans oublier, en 1966, à l'avènement du premier super groupe, The Cream, auprès d’Eric Clapton et de Ginger Baker.

Le parcours de Robin Trower est très différent. En 1967, il devient guitariste chez Procol Harum. Très marqué par le jeu de Jimi Hendrix, il fonde, dès 1973 son trio, le Robin Trower Band. En 1981, Bruce et Trower forment le trio B.L.T., en compagnie du batteur Bill Lordan ; une aventure qui donnera naissance à deux elpees, un éponyme en 81 et "Truce" (Isidore remplaçant Lordan), l'année suivante.

La set list du concert enregistré fin février 2009, à Nimègue, réunit l'essentiel du contenu de l'album "Seven moons", que les deux artistes avaient réalisé ensemble en 2005, déjà, en compagnie du même batteur Gary Husband, un musicien qui avait beaucoup milité dans l’univers du jazz rock, côtoyant notamment John McLaughlin, Allan Holdsworth et Billy Cobham.

Et l’opus s’ouvre par le morceau éponyme. Une version superbe qui calibre déjà l'atmosphère de ce spectacle, dont les morceaux imprimés sur un tempo lent sont privilégiés. Bien sûr inspiré par Hendrix, Robin joue tout en délicatesse, tout en restant sur la réserve ; et dans ce registre, c’est vraiment un guitariste de grande classe. "Lives of Clay" baigne au sein d’un même climat. Brillant, Trower maîtrise à merveille ses effets sonores. Indolent, "Distant places of the heart" est bercé de mélancolie. Lors de la version du célèbre "Sunshine of your love", l'un des fleurons de Cream, la basse de Bruce entre en extase. Mais ce qui caractérise le mieux Bruce et Trower, ce sont  les compositions atmosphériques ; à l’instar du superbe "Carmen" qui figurait sur "B.L.T". "So far to yesterday" nous entraîne dans un trip psychédélique. Quoique bien maîtrisées, les cordes de Robin entrent en transe. "Just another" pousse le périple un peu plus loin ; une remarquable plage au cours de laquelle Trower est au sommet de son art. Il écrase ses pédales sur "Perfect place". "Bad case of celebrity" est un blues lent dépouillé, avant que Trower ne se réserve quelques lignes très hendrixiennes sur "Come to me". En fin de set, Bruce se libère pour conduire deux covers de Cream, l'inévitable "White Room" et "Politician". Un excellent concert!

 

Jack Bruce

RIP Jack Bruce

Écrit par

Jack Bruce, musicien devenu notoire pour avoir milité comme bassiste et chanteur de l'un des tous premiers super-groupes de l’histoire du rock, The Cream, auprès d'Eric Clapton et de Ginger Baker, est décédé ce 25 octobre, à son domicile dans le Suffolk en Angleterre, il avait 71 ans.

Pas de cause de décès avancée, mais il souffrait d'un cancer du foie.

Début des sixites, Jack Buce a participé à l'éclosion du blues en Angleterre. Il a sévi au sein de l’Alexis Korner Blues Incorporated de Graham Bond Organisation et, plus brièvement, des Bluesbreakers de John Mayall.

The Cream est né en 1966. Il réunissait trois musiciens déjà légendaires de leur vivant.

Jack Bruce entame ensuite une carrière personnelle, et publie l’elpee "Songs from a taylor", en 1969. En 45 années, il gravera une douzaine d'albums personnels dont le dernier, "Silver rails", était sorti en mars 2014.

The Cream s'était reformé à deux reprises : en 1993 lors de leur intronisation dans le Rock Hall of Fame et, plus longuement, en 2005 et 2006.

Roger Waters, le bassiste de Pink Floyd, estimait que Bruce était le bassiste le plus doué de sa génération.

 

Bruce Springsteen

Bruce Sprinsteen & 1 (Dvd)

Écrit par

Produit par Ridley Scott, ce documentaire aligne toute une série de témoignages recueillis auprès des fans du Boss qui expliquent la raison pour laquelle il mérite leur admiration. Des anecdotes, des souvenirs, des moments d’émotion entrecoupés de quelques archives qui s’adressent surtout à ces inconditionnels.

Le plus intéressant procède des 6 titres immortalisés sur la scène d’Hyde Park, dont deux en compagnie de McCartney (« When I saw her standing there » des Beatles ainsi que le standard de r&b popularisé par les Isley Brothers et les Fab Four, « Twist and shout »). Et franchement ce (trop) court bonus vous donne vraiment envie d’aller assister à un concert de Srpingsteen. Soutenu par son E-Street Band (cuivres et chœurs y compris), il s’y révèle impressionnant de maîtrise et de charisme…

 

Bruce Soord with Jonas Renkse

Wisdom of Crowds

Écrit par

Bruce Soord, tête pensante de Pineapple Thief, et Jonas Renkse, fondateur et chanteur de Katatonia, ont donc décidé d’enregistrer ensemble. Et « Wisdom of crowds » constitue le résultat de leur collaboration. Paradoxalement, à première écoute, on pense à la rencontre entre Archive et Depeche Mode. Mais les nuances sont bien plus subtiles qu’elles n’y paraissent. D’abord le poids de l’électro est quand même conséquent. Sans pour autant négliger les parties de guitare. Atmosphériques sur les plages les plus mélancoliques. A l’instar des ballades « Pretend » et « Centre of gravity ». Percutantes lors des pistes à caractère indus. Comme sur « The light » et « Radio star ». Acoustiques également. Sur « Frozen north », une piste violentée par des envolées indus puissantes auxquelles viennent se joindre des interventions de violon. L’opus recèle des plages qui seraient probablement devenues des hits, si elles avaient été interprétées par Depeche Mode. Et je pense tout particulièrement à « Pleasure » ou au discoïde « Slacked naked », des titres sur lesquels la voix de Jonas emprunte certaines inflexions à Dave Gahan, alors qu’en général son timbre campe un hybride entre Guy Garvey (Elbow) et Paddy McAloon (Prefab Sprout). Le disque s’achève par une longue plage de 12’, une compo qui fait un peu la synthèse de l’œuvre, tout en lorgnant vers Paradise Lost. Ah, oui, il y a un bonus track. Encore une ballade. Pas vraiment utile. Sans quoi, si ce « Wisdom of Crowds » ne brille pas par son originalité, il reste agréable à écouter…

 

Bruce Springsteen

Collection : 1973-2012

Écrit par

Les 18 compos les plus populaires du boss, enregistrées entre 1973 et 2012, réunies sur cette compile. Il doit d’agir déjà de la septième. Bref, si vous ignorez tout de Bruce Springsteen, ce disque constitue la meilleure manière de se familiariser avec son style bien yankee. Mais si vous êtes un inconditionnel, seul le booklet peut vous sembler intéressant. En ce mois de septembre l’artiste et son E Street Band tournent en Amérique du Sud (‘Wrecking ball tour’), puis feront un break avant d’accorder toute une série de dates aux Antipodes, soit en Australie et en Nouvelle-Zélande, à partir de février 2014.

 

Bruce Springsteen

Wrecking Ball

Écrit par

Bruce Springsteen serait en colère. Enfin, c’est ce qui transparaît dans les lyrics des chansons de son nouvel opus. Il rejoint en quelque sorte les rangs des indignés aux States, qui en ont marre des spéculations financières, des institutions bancaires qui jouent aux apprentis-sorciers, etc. Bref, de cette dérive du néo-libéralisme. Ce sont d’ailleurs les thèmes qu’on retrouve dans les textes de ses chansons. Très bien ! Mais, Bruce ne nous apprend rien de bien neuf. Il enfonce, en quelque sorte, des portes ouvertes. M’enfin, il est populaire, et si son message peut avoir un quelconque impact sur les décideurs à travers le monde, alors on pourra le remercier. Mais honnêtement, j’en doute…

Venons-en maintenant à l’aspect musical de son 17ème album studio. Lors des sessions d’enregistrement, outre son E-Street Band, il s’est entouré d’une armée de collaborateurs. Sur trois compos, on retrouve même feu son ami saxophoniste Clarence Clemons, membre de son groupe, décédé l’an dernier. La plupart des plages de ce « Wrecking Ball », sont inondées d’arrangements. Luxuriants, ils asphyxient littéralement les mélodies. On a même droit à des chœurs gospel. Les hymnes ‘springsteeniens’ sont plutôt rares, et lorsqu’ils émergent, c’est sans grande conviction. Finalement, c’est quand le boss en revient à plus de simplicité qu’il retrouve des couleurs. Sur son rock plus carré, « We take of our own » qui ouvre la plaque, tout d’abord. Mais surtout lors de ses compos qui trempent dans le country/folk. Tout d’abord, « Easy money », un morceau digne des Pogues et puis « Death to my hometown ». Caractérisé par ses interventions de flûte celtique (penny whistle), il aurait pu figurer au répertoire des Dropkick Murphys. Et puis en fin de parcours, l’excellent « We are alive », une plage allègre, balisée par un banjo et hantée par le spectre de Johnny Cash. On épinglera encore une piste qui sort du lot par son originalité, « Rocky ground », une ballade mid tempo, légèrement soul, au milieu de laquelle un intermède de rap a été judicieusement glissé, un peu dans l’esprit de Beck. Dommage que tout l’album ne soit pas de cette trempe. Une petite déception…

 

Bruce Springsteen

The promise - The lost sessions : Darkness on the Edge of Town

Écrit par

Comme son sous-titre le précise, cette œuvre réunit des titres qui avaient été éliminés de l’album “Darkness on the Edge of Town”, publié en 1978. Dont « Fire », popularisé par Robert Gordon. Et surtout le célèbre « Because the night » que le boss avait écrit en compagnie de Patti Smith, en 1978. Une compo traduite, à l’époque, en hymne rock, par la Chicagolaise.  La compile recèle, en outre, des versions différentes de morceaux, qui figuraient sur l’édition originale. La plupart d’entre eux avaient cependant déjà été retenus pour différentes compiles, dont le triple elpee « Live 1975-1985 » ; mais il en restait encore. De quoi ficeler ce double opus, en attendant une suite à « Workin on a dream », dont la sortie remonte à janvier 2009.

Je ne vais pas vous décortiquer toutes les compos qui figurent sur cette double plaque. Simplement vous préciser qu’elles avaient été enregistrées en compagnie du E Street Band. Et puis qu’à cette époque, le boss était en bisbille avec son ex-manager, un conflit qui va même se muer en conflit juridique. Ce qui explique le ton ténébreux et austère de la plupart des chansons, même si la seconde plaque se révèle un peu plus allègre. N’empêche le résultat est tout à fait convainquant et échappe à la catégorie des compiles de type ‘Fonds de tiroirs’…

 

Bruce Haack

Farad : The Electric Voice

Écrit par

Bruce Haack est décédé en 1988. Dans l’univers de la musique électronique, c’est un phénomène. Et surtout un maître. Et pourtant, il ne jouit pas d’une grande notoriété. Né à Alberta, ce Canadien a pourtant réalisé une véritable révolution dans l’univers des synthétiseurs ; et on ne compte plus les artistes qui reconnaissent Haack comme influence majeure. Des noms ? Cut Chemist, J Dilla, Beck ou encore Eels. Ce sont, bien sûr, les plus illustres. Bruce a également laissé une discographie monumentale. Au cours de son existence, outre ses disques personnels, il a apporté sa contribution à une multitude de projets aussi différents les uns que les autres. Depuis les shows télévisés (Mister Rogers), aux spots publicitaires, en passant par les compilations. Et puis, il est également responsable d’un véritable chef-d’œuvre émargeant à l’acid-rock-techno : « The Electric Lucifer ». Edité en 1970, cet elpee avait été entièrement réalisé à l’aide d’un Moog et de vocoders prototypés.

Le label californien Stones Throw Records (J Dilla, Peanut Butter Wolf, etc.) a donc décidé de se pencher sur l’œuvre atypique de ce curieux personnage qui a toujours cru à l’entretien d’une relation entre l’Homme et la Machine. « Farad : The Electric Voice » constitue une véritable mine d’or en matière d’électronique primitive. Il réunit quelques uns des meilleurs titres issus du catalogue de Haack. Soit enregistrés entre 1970 et 1982. Les sonorités ‘homemade’ imaginées par Haack et sa technique du vocodeur démontrent que l’artiste cherchait avant tout à expérimenter les sons. Dans l’univers des compos structurées, il est inégalable. Car ces nappes sonores ne sont vraiment perceptibles que si l’on ferme les yeux. C’est la seule manière d’entrer dans son monde merveilleux, illuminé de grooves psychédéliques et réverbs éblouissantes. Haack méritait bien son heure de gloire ! Si vous êtes un jour tombé sous le charme des vocodeurs dispensés par Daft Punk ou Simian Mobile Disco, ceux de Monsieur Haack devraient vous enchanter. Et même contaminer votre matière grise…

 

Bruce Gilbert

This way (réédition)

Écrit par

« This way » constitue le premier album solo du guitariste de Wire, Bruce Gilbert. Il date de 1984 et vient d’être réédité, après remasterisation. Un disque dont les deux premiers morceaux étaient destinés à sonoriser « Do you me ? I did », une chorégraphie imaginée par l’enfant terrible du ballet britannique, Michael Clark. Deux plages qui s’étalent respectivement sur 20’09 et 10’18. Les deux autres morceaux, « Here visit » et « U, Mu, U », quoique de durée plus brève (NDR : 5’53 et 3’12), s’inscrivent cependant parfaitement dans la philosophie sonore de cette œuvre expérimentale. Synthés, bourdonnements, boucles, chœurs et tutti quanti, sans oublier les inévitables rythmes pulsants, tissent une texture semi-ambient, semi-postindustrielle, qui aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre Stockhausen, Einsturzende Neubauten et Popol Vuh. A l’écoute de cette musique, vous êtes successivement envahis par des tas de sentiments : l’inquiétude, l’angoisse, la peur voire le cauchemar ; mais aussi la quiétude et l’évasion. Une œuvre avant-gardiste pour l’époque, devenue intemporelle, mais qui s’adresse exclusivement à un public averti…

Jack Bruce & Robin Trower

Seven Moons Live

Écrit par

Est-il vraiment nécessaire de vous présenter Jack Bruce et Robin Trower ? Oui ? Bon, OK, je m’y colle. De son vrai nom John Symon Asher Bruce, Jack Bruce est né en Ecosse. Le 14 mai 1943. Faites le compte, il vient de fêter ses 66 ans. Tout jeune, il étudie le violoncelle ; mais, c’est le rock et le blues qui l’attirent. Armé d’une basse, il fait son instruction au sein de diverses formations, au nombre desquelles figurent les Blues Incorporated et surtout les Blues Breakers de John Mayall. Un beau jour de 1966, il décide de fonder un power trio en compagnie de Ginger Baker et Eric Clapton. Le nom du groupe : The Cream.

Robin Leonard Trower est né le 9 mars 1945. Il est un des membres fondateurs de Procol Harum (NDR : « A Whiter Shade of Pale », vous vous souvenez ?) C’est un des ‘guitar heroes’ issu des seventies. Son jeu, tout en pédale wah wah, lui avait d’ailleurs valu, à l’époque, le surnom de ‘White Jimi Hendrix’.

Dans les années 80, ces deux musiciens légendaires, accompagnés du batteur Bill Lordan, enregistrent, sous le nom de BLT, deux albums (« BLT » et « Truce ») devenus aujourd’hui incontournables. En 2008, plus d’un quart de siècle plus tard, les deux compères décident de remettre le couvert en s’associant au batteur anglais Gary Husband (Level 42, Gary Moore, John McLaughlin, Allan Holdsworth). De cette association nait « Seven Moons », un excellent elpee alliant le classic rock, le jazz et le blues.

« Seven Moons Live » a été immortalisé à Nijmegem en Hollande, le 28 février 2009, alors que le groupe n’en était qu’à sa troisième prestation ‘live’ depuis sa formation. Au menu de la setlist, une grande partie des titres figurant sur « Seven Moons », bien sûr ; mais aussi quelques classiques de Cream (« Sunshine Of Your Love, « White Room » et « Politicians ») ainsi que « Carmen » un extrait de l’album « BLT ».

La prestation débute par les remerciements de Bruce adressés au public néerlandais. Faut dire que le public dans la salle est chaleureux et accueillant. On sent le bassiste très ému de se retrouver sur les planches bataves. Aux premiers accords de « Seven Moons », et de son ‘Classic Rock Seventies’ sans grande surprise, on se dit que, malheureusement, la prestation ne sera pas inoubliable. Cependant, cette impression disparait dès le premier solo de guitare délivré par Robin Trower. Le sexagénaire n’a rien perdu de sa superbe et nous flanque une belle claque dans la tronche. Et tout au long des 77 minutes que dure ce disque, il va nous en mettre quelques unes. Car si la musique du groupe n’est pas des plus excitantes, elle est transcendée par la ‘lead’ guitare magique du grand Robin. Evidemment, les qualités de bassiste et de chanteur de Monsieur Bruce ne sont pas ici remises en cause ; pas plus d’ailleurs que l’incroyable jeu jazzy de Gary Husband. Cependant, c’est principalement à Trower que l’on doit les instants les plus remarquables de cet opus live. Comme il fallait s’y attendre, l’interprétation du « Sunshine of Your Love » de Cream, dans sa version longue de huit minutes, est l’un des tous grands moments du show. Le public ne s’y trompe pas et ovationne le groupe à sa juste valeur. La guitare de Trower fait également merveille sur les titres les plus blues de l’album, tel ce « Bad Case Of Celebrity » endiablé où le six-cordiste est magnifiquement secondé par la basse ‘ronronnante’ et la voix chaude de Jack Bruce.

En résumé, « Seven Moons Live » est une œuvre dont on peut tirer énormément de leçons. Premièrement, une leçon de rock’n’roll. Ensuite, une leçon d’humilité. Car les musiciens sont vraiment sympas avec leur public. Enfin, vu l’âge avancé des trois protagonistes, une leçon de survie.

Bruce Springsteen

Working on a dream

Écrit par

Seizième album en 36 ans de carrière pour le boss. Un disque pour lequel il a de nouveau bénéficié de la collaboration de Brenda O’Brien, à la production. Ce qui ne semble plus être une très bonne idée. Car les arrangements sont devenus un peu trop envahissants. D’ailleurs les meilleures compos de cet opus, sont aussi, le plus souvent, les moins sophistiquées. Et je pense tout particulièrement au blues rural « Good eye » et au ‘dylanesque’ « The wrestler », une compo qui a servi de B.O. au film du même nom, réalisé par Darren Aronovky », mettant notamment en scène Mickey Rourke. Bien sûr l’ensemble tient la route, et des plages comme l’‘enniomorriconesque’ « Outlaw Pete », l’hymnique « Queen of the supermarket », caractérisé par ses superbes harmonies vocales et ses cordes de guitares ‘byrdsiennes’ ou encore le ténébreux « Life itself » ne manquent pas d’allure. On épinglera également l’hommage rendu à Danny Federici, l’organiste du E Street Band, décédé des suites d’un cancer l’an dernier, sur « The last carnival ». Mais, ce lyrisme des orchestrations me fout les boules. Alors, imaginez, lorsque Bruce se prend pour un crooner à la Randy Newman (« This life » et « Kingdom of days »), on se demande s’il n’a pas pris un coup de vieux. En outre, on ne peut pas dire que son duo échangé en compagnie de son épouse, Patti Scialfa, sur le morceau country folk « Tomorrow never knows », soit une réussite. Hormis le titre maître pro-Barak Obama, peu de militantisme sur cet elpee pour ce natif du New Jersey qui fêtera ses 60 balais le 23 septembre prochain. Et pour qui on craint quand même des signes d’essoufflement. Enfin, seul l’avenir nous le dira. Si vous parvenez à vous procurer une version collector, sachez qu’elle est enrichie d’un Dvd consacré aux sessions d’enregistrement. 

Bruce Springsteen

Magic

Écrit par

Cinq ans que l’E Street Band n’avait plus enregistré en compagnie du boss. Aussi on pouvait s’attendre à un album très rock et énergique comme seul Springsteen est capable de nous fourguer. Ce n’est pas tout à fait ce qu’il nous a concocté. En fait, passé le premier titre, « Radio nowhere », plutôt enlevé et bien cadencé, l’opus fait la part belle à la pop mélodique hyper léchée. S’il n’y avait l’instrumentation luxuriante et les accès de saxophone, plusieurs compos auraient même pu figurer au répertoire de REM. On a même droit à des arrangements de cordes fastueux sur l’apaisant « Your own worst enemy » et à une chanson réminiscente du New Mersey Sound. Celui d’Icicle Works, très exactement, sur « Girls in their summer clothes » ; Bruce empruntant même les inflexions de Ian McNabb. Surprenant ! Heureusement, le reste de l’opus redresse la barque. Tout d’abord « Gypsy biker » et « Long walk home », deux plages sculptées dans un rock bien carré et hymnique ; voire « Last to die », malgré les arrangements symphoniques assez envahissants. Parcouru par un harmonica et élégamment balayé par une section de cordes, « I’ll work for your love » mêle habilement instrumentation électrique et acoustique. Une très belle chanson aux accents dylanesques. Tout comme le titre maître, une ballade émouvante privilégiant guitare sèche, mandoline et violon. Ainsi qu’un bonus track, au cours duquel Springsteen se fend d’un titre folk épuré, limité à la voix, au piano et à la sèche. Le spectre du Zim n’est pas loin. A moins que ce ne soit celui de Pete Seeger. Il ne faut pas oublier que l’an dernier, Bruce avait consacré l’intégralité d’un album à des reprises de l’activiste new-yorkais. Et aussi bien Bob que Bruce vouent une grande admiration à Seeger, tout en demeurant très engagés dans les domaines écologique, sociologique et politique. « Magic » n’échappe pas à la règle et notamment le bouleversant « Devil’s arcade ». Bruce dit tout le bien qu’il pense des pertes subies par les Etats-Unis en Irak. Construit en crescendo, ce morceau imprimé sur un tempo new wave oscille entre minimalisme et maximalisme. Bref, à 58 ans le boss a encore de beaux restes. Mais à mon humble, avis en choisissant Brendan O’Brien (Pearl Jam, Aerosmith, Red Hot) pour le produire, il n’a pas fait le bon choix.

I-tunes:

http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=263087969&s=143446

MSN-music:

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=5&catno=OD2DI6208931

 

 

 

Bruce Springsteen

We shall overcome / The Seeger sessions

Écrit par

Je dois avouer qu’avant d’écouter le 21ème album du Boss, je craignais le pire. 13 compos traditionnelles, toutes associées à Pete Seeger, avaient de quoi laisser les aficionados les plus fervents de Springsteen, sceptiques. Né en 1919, Seeger fut un personnage clef du mouvement folk revendicatif. A l’instar de Woodie Guthrie, il est considéré comme un des guides spirituels de la musique folk américaine. Il constitue d’ailleurs une des influences majeures pour Bob Dylan. Mais rendre hommage à un tel monstre sacré, en évitant les chausses –trappe de la banalité, était un pari risqué. Ce que Bruce est parvenu à gagner en faisant preuve d’imagination, sans pour autant dénaturer les compositions. Comment ? En engageant toute une armada de musiciens. Dix-sept en tout ! Qui ont enregistré ces versions en trois jours. Au sein du salon du Boss ! Dans une ambiance festive, comme il se doit. Et le résultat va au-delà de toutes les espérances, la bande de joyeux drilles privilégiant la spontanéité sur tout schéma conventionnel. Violon, accordéon, banjo, cuivres et une multitude d’autres instruments participent activement à cette ambiance de fête, la voix graveleuse de Springsteen mettant un point d’honneur à la rendre la plus allègre possible. Le disque est accompagné, en outre, d’un DVD consacré à un reportage vidéo sur l’enregistrement de l’album. Une bonne surprise !

Bruce Springsteen

Devils & dust

Écrit par
Trois ans après avoir commis “The rising”, en réponse aux attentats du 11 septembre, Bruce Springsteen nous revient sous une formule plus intimiste. “Devis & dust” n’est cependant pas tout à fait un nouvel elpee, puisque les compositions ont été écrites il y a une dizaine d’années. Elles constituent même, quelque part, une suite à The ghost of Tom Joad », paru en 1995. Pas d’E Street Band donc, mais quelques collaborateurs. Et notamment le producteur/bassiste Brendan O’Brien, le drummer Steve Jordan (NDR : un pote à Keith Richards), la violoniste Soozie Tyrell et la choriste (NDR : son épouse !) Patti Scialfa. Sans oublier la section de cordes. Tout un éventail de collaborateurs qui finalement n’interviennent que très parcimonieusement. Histoire de mettre d’abord en exergue la guitare sèche du boss et sa voix tantôt nasillarde mais douce, tantôt rugueuse et écorchée, narrant des textes qui traitent de thèmes spirituels. Histoires de vie, de deuil, de foi, de rédemption et d’amour qui déchirent la conscience de l’Amérique et des Américains. L’opus est accompagné d’un DVD paru en France et aux States sous le format ‘dual disc’, c'est-à-dire un support associant les deux technologies, en proposant le compact disc sur une face du disque et le DVD sur l’autre.

Bruce Springsteen

The rising

Écrit par

L'E Street Band n'avait plus participé à la confection d'un album du boss depuis 1984. En 1995, il avait bien apporté son concours à l'enregistrement de trois inédits, destinés à enrichir un " Greatest hits ". Et puis en 1999, il avait également accompagné Bruce pour une tournée, ponctuée de l'opus " Live in New York City ". Mais pour le reste, Springsteen s'était depuis toujours passé de leurs services. Tallent, Clemmons, Weinberg et plus surprenant, les guitaristes Van Zandt et Nils Lofgren sont de la partie. Surprenant, car Lofgren avait remplacé Van Zandt, en 1984, juste avant que le groupe n'entreprenne une gigantesque tournée mondiale. Ils jouent ici ensemble. Et la râpe de Nils (NDR : faut pas oublier qu'il a joué avec Neil Young ; et en particulier participé à son chef d'œuvre " After the gold rush " !) fait des ravages sur deux morceaux de l'elpee : " Countin' on a miracle " et le remarquable " Worlds apart ", une chanson qui conte l'histoire des amours d'un soldat américain avec une musulmane, et qui bénéficie du concours d'Asif Ali Khan (tablas, harmonium, chœurs). Bruce Springsteen a toujours été l'interprète des joies et des peines des gens simples et des banlieues américaines. Ses lyrics en sont le plus parfait témoignage. Ce sont ses fans qui l'ont interpellé pour qu'il réagisse face aux événements du 11 septembre. " The rising " rend donc un hommage à la mémoire des disparus de ces attentats. Pas question ici d'incitation à la révolte prolétaire, mais un album photo de destins individuels. Tout ceci avec retenue et surtout dignité. Bref, si on ne peut pas parler d'album exceptionnel, il faut reconnaître que " The rising " est de bonne facture et surtout bien équilibré, alternant titres solides comme le rock, compositions tendres et délicates (" Nothing man " et " Empty ky "), plages hymniques (" Lonesome day ",…) et puis fragments marqués par la soul (celle de Sam Cooke sur " My city of ruins ") ou balayés de chœurs gospel. Le tout, bien évidemment, dominé par la voix âpre et virile de Springteen. Produit par Brendan O' Brien (Aerosmith, Korn, Limp Bizkit, Pearl Jam), cet elpee intègre également quelques boucles synthétiques et puis, plus étonnant encore, quelques orchestrations de cordes…

 

Bruce Springsteen

18 tracks

Cette compilation consacrée aux compositions préférées du boss a le bon goût de réserver une place à l’une ou l’autre bonne surprise. Et en particulier à une nouvelle version solo acoustique de " The promise ", que Springsteen avait commis en février 99, ainsi que deux raretés. Tout d’abord " The fever ", titre qui remonte à 1973, et " Trouble river ", une composition qui avait été écartée de l’album " The human touch ". On retrouve, bien sûr, et parfois sous des versions inédites, la plupart des standards de Bruce, tels que " Rendez-vous ", " Loose ends ", " I wanna be with you ", " Born in the USA ", " Pink cadillac " et bien d’autres ; mais pas de trace de " Linda let me be the one ", ni du pourtant très classique " Born to run ". M’enfin, célébrer un quart de siècle d’existence en " 18 tracks ", c’est déjà une fameuse performance…

Bruce Springsteen

Greatest Hits

Consacrée aux vingt dernières années, cette compile propose la plupart des hits du boss. Quatorze titres partagés entre "Born to run", "Thunder road", "Badlands", "The river", "Born in the USA", "Human touch", "Streets of Philadelphia" et quelques autres. Enrichie de quatre nouveaux morceaux : "Secret garden", "Blood brother", "This hard land" et "Murder Incorporated. Enregistrés en compagnie du célèbre E Street Band. C'est-à-dire, Nils Lofgren et Little Steven. Malheureusement, aucune trace du répertoire qui précède 1975, alors qu'un classique comme "Blinded by light" méritait largement sa place. Et puis, une sélection qui exclut un peu trop systématiquement les compositions les plus énergiques. M'enfin, c'est un "Best of", pardon un "Greatest Hits"...