Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Christina Rosmini

Christina Rosmini en toute inti…

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Artiste méditerranéenne aux origines espagnoles, corses, et italiennes, nourrie de flamenco, de musiques sud-américaines, orientales, indiennes... et de chanson française, Christina Rosmini a mis au monde un univers artistique qui lui ressemble. Dans « INTI », son dernier album, ses compositions solaires aux accents hispaniques, allient tradition et modernité dans une veine pop élégante, qu’elle emprunte, avec la complicité de ses excellents musiciens et de leurs musiques additionnelles, pour ce nouveau voyage. Ses textes ciselés délivrent des thèmes d’actualité et universels, souvent en lien avec les peuples autochtones à qui elle rend ici hommage, toujours avec humanisme et émotion, mais résolument sans nostalgie.

En musique, Christina Rosmini nous fait découvrir le voyage enivrant d'une auteure compositrice solaire qui nous embarque avec elle dans son tour du monde. La voix chaleureuse de Christina Rosmini est à l'image de sa personnalité : généreuse, sensible, magnétique. Elle offre une interprétation, une présence scénique et une énergie communicative qui provoquent invariablement émotion et enthousiasme auprès du public. Ses différentes créations l’ont amenée sur les scènes de France, d’Europe, d'Amérique Latine, d’Inde, du Maghreb et du Moyen-Orient.

Le clip de « Le Temps Qui Passe » est disponible ici

 

Chris Murphy

Two Rivers Crossing

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D’origine italo-irlandandaise, Chris Murphy a vécu, travaillé et étudié à New York, Boston et Seattle, avant de s’établir à Los Angeles, en Californie, où il vit toujours. Depuis plus de 25 ans, il enchaîne les projets et les collaborations. Ce compositeur/multi-instrumentiste et surtout, violoniste, a gravé plus 16 elpees solos et plus de 20 albums collaboratifs.

Tout au long de « Two Rivers Crossing », un opus découpé en 6 pistes, armé tout simplement de son instrument de prédilection, il nous invite à vivre un périple au cœur de l’Amérique de Tom Sawyer.

Si les lignes de violon se superposent élégamment, il faut reconnaître que l’ensemble manque parfois de relief. Bref, si son folk/americana s’écoute avec plaisir, c’est sans doute dans les ‘saloons’ des Etats du Mississipi ou du Tennessee qu’il serait le plus à même de donner la pleine mesure de son potentiel…

 

Christine & The Queens

Christine and The Queens en écoute dans le noir…

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‘Pitchblack Playback’ a proposé une expérience d'un genre nouveau, ces 5 et 6 juin 2023, dans plusieurs villes du monde (Bruxelles, Berlin, Los Angeles, New York, Chicago, Seattle) afin de découvrir le nouvel album de Christine And The Queens, « Paranoïa, Angels, True Love » : son écoute totalement dans le noir.

Les fans pouvaient tenter d'acheter leurs billets pour l'un de ces événements en s'inscrivant à la newsletter de Christine and The Queens, afin de découvrir le nouvel album en avant-première. La réunion du public et de la musique tout simplement, dans des conditions d'écoute idéales, pour une expérience hors du commun ! Une séance d'écoute particulière uniquement sur invitation. Le nouvel album de Christine And The Queens produit par Mike Dean (Lana Del Rey, Beyoncé), est paru ce 9 juin 2023 et la pochette est illustrée par Paolo Rovers.

Votre serviteur a posé sa candidature et s’est rendu à cet évènement hors du commun. Tout au plus 30 personnes pour la découverte. A 19h00 précise, l’écoute débute, avec un dispositif à placer sur les yeux pour être totalement dans le noir.

Un concept album ou un opéra pop-rock théâtral dont de nombreuses chansons avec profusion d’ivoires ou de cordes et parfois de longs solos de 6 cordes accrocheurs et hautement électrisés. « Tears Can Be so Soft » est né d’un sample de Marvin Gaye qui a attiré l’attention, avec son arrangement de cordes à la fois enivrant, élégant et apaisé dans la mélancolie.

Peut-être parce que, après un disque perturbé et dynamisé par la mutation identitaire d’un Christine/Chris/Redcar désormais genré au masculin, ce nouvel album dont l’écriture a précédé « Les Adorables Etoiles » nous replonge dans le deuil qui avait accéléré cette transformation. Habités par le chagrin de la perte brutale de sa mère, inspirés aussi par « Angels in America », l’œuvre du dramaturge américain Tony Kushner, évocation tentaculaire du sida et de la marginalité dans le New York des années 1980. L’album réunit vingt titres, dont pas moins de trois enregistrés en compagnie de Madonna. Les autres invités sont Mike Dean et 070 Shake. Le premier extrait dévoilé est « To Be Honest ». Le son est ample, électronique, théâtral et laisse augurer d'une œuvre intense. De l'opus, Chris dit encore : ‘« Paranoia, Angels, True Love », est la clé d'une transformation à cœur ouvert, une prière pour le soi, celui qui respire et prend vie à travers tous les amours dont il est composé’. Entre transidentité et exploration esthétique, entre blues électronique et complaintes quasi mystiques, l’album-fleuve questionne les limites de la pop. Il est interprété en anglais avec parfois quelques vagissements en langue de Voltaire. L’artiste avait laissé le nom de Christine and the Queens en 2016. Héloïse Letissier revient au premier nom de son projet musical, après avoir créé les personnages de Chris et de Redcar.

Les prochains concerts en Belgique

02/07 - Werchter, BE @ Rock Werchter Festival

12/09 - Bruxelles, BE @ Cirque Royal

18/11 - Seraing, BE @ OM Concerts

Tracklist

« Overture » / « Tears Can be so soft » / « Marvin descending » / « A day in the water » / « Full of life » / « Angels crying in my bed (feat. Madonna) » / « Track 10 » / « Overture (feat. Mike Dean) » / «  He’s been shining for ever, your son » / « Flowery days » / « I met an angel (feat. Madonna) » / « True love (feat. 070 Shake) » / « Let me touch you once (feat. 070 Shake) » / « Aimer, puis vivre » / « Shine » / « We have to be friends » / « Lick the light out (feat. Madonna) » / « To be honest » / « I feel like an angel » / « Big eye ».

Christine & The Queens

Les larmes de Christine & the Queens

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Christine and the Queens propose son nouveau single, « Tears can be so soft », qui figurera sur son prochain album, « Paranoïa, Angels, True Love ». Cet elpee sortira le 9 juin prochain. Accompagné d’un clip tourné à Los Angeles et à nouveau réalisé par l’artiste, le titre est une ode mystique faisant l’éloge des bienfaits des larmes. Et il est disponible

Quant à l’inspiration première de ce single, Chris a déclaré : ‘Il est né d’un sample de Marvin Gaye qui a attiré mon attention, avec son arrangement de cordes à la fois enivrant, élégant et apaisé dans sa mélancolie’. Chris voulait ainsi créer un son qui opèrerait un sentiment d’espace hypnotique, presque utérin, dans lequel une voix pourrait émerger de sa solitude, soit une interaction complexe entre la souffrance qui motive les larmes et le doux effet de guérison qu'elles peuvent avoir…

En concert

28/05 - Saint-Brieuc, France @ Art Rock

06/06 - Lyon, FR @ Nuits de Fourvière

02/07 - Werchter, BE @ Rock Werchter Festival

06/07 - Luxembourg @ Neumünster Abbey

18/08 - Charleville-Mézières, FR @ Cabaret Vert

25/08 - Paris, France @ Rock en Seine

12/09 - Bruxelles, BE @ Cirque Royal

13/09 - Zurich, CH @ Unique Moments Landesmuseum

20/11 - Lyon, FR @ Le Radiant

21/11 - Toulouse, FR @ Le Bikini

23/11 - Marseille, FR @ Le Silo

25/11 - Lille, FR @ L'Aeronef

Christine & The Queens

To be honest (single)

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Il n’est pas dans les habitudes de votre chroniqueur de rédiger des articles sur des chansons interprétées dans la langue de Shakespeare, mais les quelques phrases qui y sont prononcées dans celle de Molière servent d’excuse et justifient le bonheur d’écrire une chronique à propos de ce titre de toute beauté.

Redcar, alias Christine and the Queens, nous livre un morceau magnifique, céleste.

Cette chanson constitue une prémisse de l’elpee « Paranoïa, Angels, True Love », dont la sortie est prévue pour le 9 juin 2023.

L’opus a été écrit, interprété et coproduit par Redcar en compagnie de Mike Dean (Lana Del Rey, Beyoncé). On y retrouve aussi, sur plusieurs morceaux, la participation de 070 Shake et Madonna.

On comprend mieux la qualité de la production musicale qui nous entraîne du début à la fin. Les nappes électro et l’écho sur la voix nous permettent de prendre notre envol afin de nous conduire vers la quintessence de l’artiste, une plage stratosphérique dont les paroles poétiques sont à double sens.

Le clip onirique (à découvrir ici) est d’une douceur et d’une force incroyables.

Redcar y est habité par son art, sa passion, et transperce nos âmes de sa présence et son regard. Les clips tournés à la mer et tout particulièrement sur la plage sont rarement réussis, car il s’agit d’un procédé éculé dont les artistes abusent. Mais ici, le noir et blanc laiteux, la lumière, les contreplongées communiquent un moment de grâce au cours duquel il danse de manière complice et envoûtante avec la mer et le soleil. La toute fin se termine sur un flash de couleur. C’est une œuvre d’art.

Merci Redcar de faire partie de la scène musicale actuelle, on a hâte de découvrir l’album.

Pour les dates de concerts, c’est

Méthode chanson

 

 

Christian Death

Evil becomes rule

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Fondé en 1979 par Rozz Williams, Christian Death vient de graver son 17ème elpee. Et il s’intitule « Evil Becomes Rule ». Mais l’histoire de cette formation est très complexe, puisqu’à une certaine époque, suite à des dissensions au sein du groupe, il existait deux versions de Christian Death. Soit une drivée par Rozz Williams (NDR : devenue Christian Death featuring Rozz Williams, après décision judiciaire) et l’autre par Valor Kand. C’est celle de ce dernier qui nous propose donc son nouvel opus. Rozz, lui est décédé en 1998, après avoir notamment sévi chez Shadow Project en compagnie d’Eva O et participé au projet indus Premature Ejaculation.

Réduit à l’état de trio, le band californien nous prouve, sur cet album, qu’il n’a pas perdu la pêche. En effet, non seulement cet LP libère une belle énergie, mais surtout, il s’ouvre à de nouveaux horizons sonores, perspectives qu’on avait rarement décelées sur les essais précédents. Et tout particulièrement le recours à des gammes plutôt exotiques, d’alternate tunings à la guitare et de rythmes originaux qui créent une ambiance menaçante et mystérieuse collant parfaitement à la musique du combo, une musique qui oscille du goth rock au gothic metal, en passant par le post punk et le death rock.

Cependant, elle opère également quelques incursions dans la pop, à l’instar de « Blood Moon », morceau au cours duquel la manière de traiter la guitare et le refrain lorgnent carrément vers Muse. Et puis de « Beautiful », dont l’intro est assuré par un quatuor à cordes et qui se nourrit généreusement d’électro. On a même droit à un mix entre éléments électriques et sonorités acoustiques, presque celtiques, sur « Who Am I, Part 1 ».

La production et les arrangements sont soignés (orchestrations et ajout de certaines percussions) et les titres s’enchaînent naturellement.

Coup de cœur pour « Abraxas We Are » qui s’ouvre sur un excellent duo vocal tout en donnant l’impression d’être en présence de deux personnalités en conflit. De quoi accentuer le côté maléfique du climat de ce long playing.

Un excellent album je vous recommence vivement tant pour ses compos ‘outside the box’ que pour les morceaux plus traditionnels !

Chris Cohen

Chris Cohen

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Après l’illustre Leonard mais aussi les très talentueux Tim ou Gabriela, place à Chris Cohen, fils de Kip Cohen, un ponte de l’industrie musicale à Los Angeles, et de l’actrice Lynn Carlisle… Ex-Deerhoof et The Curtains, mais aussi membre du backing group d’Ariel Pink, ce multi-instrumentiste particulièrement doué a embrassé une carrière solo en 2012 ; et cet essai éponyme constitue son troisième long playing. Autobiographiques, ses lyrics relatent notamment le divorce de ses parents, mais également le coming-out de son père, des textes qui se posent sur des plages soft-pop-psyché-rock léchées, très marquées par les 70’s. Le Californien ose cependant insérer des solos de saxo sur « Edit Out » ou du clavecin sur « Twice in a Lifetime »… A premier abord discrète et sans prétention, la musique de Chris Cohen révèle son incroyable richesse au fil des écoutes. Rien que celle du psyché/pop « Green Eyes » devrait vous convaincre. Mac Demarco n’est pas fan pour rien…

Chris Robinson

Servants Of The Sun

Écrit par

Chris Robinson Brotherhood

Chris Robinson n’est pas inconnu des fans des Black Crowes, puisqu’il était le chanteur de ce groupe yankee.

Après l’avoir écouté plusieurs fois, sans véritablement convaincre son auditeur, ce sixième LP du CRB finira au rayon ‘Rock Classic’. Il est fort peu probable qu’il ressortira de son bac pour finir usé par le diamant de votre platine. Ce ne sera pas dû aux musiciens qui sont néanmoins des pointures dans leur domaine mais plutôt à un manque de créativité, de folie qui suscite les ‘Waouw !’

L’album se laisse écouter sans piquer l’intérêt. Il risque d’induire la somnolence du chauffeur écoutant les morceaux de cet opus en streaming au volant de sa voiture.

Trois morceaux sur dix ont un peu bousculé mon indifférence. Il s’agit tout d’abord de « Rare Birds », par son côté plus groovy. Ensuite « Madder Rose Interlude », un intermède psycho-déjanté de 43 secondes. Et enfin le titre final, « Smiling Epitaph », qui réveille l’écoute de cet elpee dans sa dernière minute. Hélas l’épitaphe joyeuse est tardive pour cet essai transpirant la routine transportée par les ‘serviteurs du soleil’. Me semblerait qu’il y avait comme une éclipse le jour de sa conception.

Christophe

Mythique Christophe à Tournai?

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Tout comme votre serviteur, et avec un cœur de rocker, vous avez sans doute encore en tête l'image de ce beau blondinet élevé au sein de la variété et responsable de tubes un peu ‘cul-cul’, dont le plus notoire demeure « Aline ». Pourtant, Daniel Bevilacqua (de son vrai nom) a fait son grand retour sur scène en 2002, après une longue traversée du désert…C'est donc partagé entre cette image, qui risque d'ailleurs de le poursuivre jusqu'à perpétuité, et les critiques élogieuses de ses derniers concerts accordés au Bota et aux Francofolies en 2002 (après…27 ans d'absence !), que l'on attendait la venue de ce représentant de la chanson française. Très vite, l'image du bon blondinet s'estompe : c'est le visage aigri, les cheveux blancs, et derrière des lunettes fumées que le chanteur fait son entrée sur scène, dans un début de show chimérique. Des contrastes, il y en aura tout au long de la soirée : malgré son physique, sa voix, bien à lui, n'a pas pris une ride. Impressionnant et froid au début, il brise rapidement la glace en se rapprochant du public, lui contant sa vision de Tournai. Frappants aussi les arrangements parfaits, tantôt mélancoliques et simplistes, tantôt plus recherchés, de ses vieux morceaux dépoussiérés : « Les marionnettes » et « Les mots bleus ». A l'heure où de nouvelles stars adaptent ce tube inusable, Christophe a véritablement offert une bouffée d'air frais à la chanson française, témoignant d'une longévité que l'on attendait plus. Si en 1965, il criait « Aline » pour qu'elle revienne, ce dimanche c'est ‘Chris-tophe’ qu'a scandé le public tournaisien, lors des rappels. Quel «succès fou» ! Et quelle émotion ! Une émotion omniprésente, que le chanteur a bien rendu, allant jusqu'à rester sur scène un bon quart d'heure après la fin du concert, pour signer des autographes, tout en arborant un large sourire à ses fans. Et oui, rangeons au tiroir nos a priori sur ses tubes de ‘variété à 2 balles’, et rendons nous compte de l'authenticité du personnage, afin de ne pas attendre sa mort pour se dire que l'on tient là un véritable artisan de la chanson française. En surpassant les apparences et en le croisant après le concert, force est de constater que Christophe a su garder son charme et ses beaux yeux, une intégrité artistique et une sensibilité à fleur de peau, aussi bien sur scène qu'en dehors.

 

 

Chris Bergson Band

Bitter midnight

Écrit par

Chris Bergson est issu de New York City. A l’origine, ce chanteur/guitariste s’intéressait essentiellement au jazz. Ce qui lui a permis d'accompagner quelques grandes voix du style, dont Norah Jones. Il se convertit progressivement au blues et publie alors "Blues for some friends of mine", en 1997, ainsi que "Wait for Spring", en 2000. Cinq elpees plus tard, dont un "Live at Jazz Standard", gravé en 2014, il nous propose ce "Bitter midnight". Manifestement, au fil du temps, il s’est forgé une solide réputation…

"Pedal tones" ouvre la plaque. Un funky blues élaboré qui met bien en exergue le traitement à la slide, une intervention rappelant un Little Feat originel. Southern blues/rock enlevé, "520" baigne au sein d’un univers proche de l’Allman Brothers Band. A cause de l’attaque bien spécifique de la guitare, mais également de la voix, proche de Greg Allman, ainsi que de l’orgue injecté par Craig Dreyer. Lorsque Chris s’inspire de BB King sur ses cordes, le résultat est remarquable. Son doigté et son feeling exacerbé font mouche sur "Just before the storm", mais également "Bitter midnight", un blues lent bien cuivré. Mr Bergson nous invite à pénétrer au cœur du blues, et tout particulièrement dans le delta du Mississippi. Et le voyage est vraiment excitant, une expédition au cours de laquelle sa slide se révèle gouailleuse tout au long d’"Explode and contain" et "61st & 1st", au cours duquel il nous réserve un envol créatif face au Wurlitzer de Craig. Indolent, "Blues for Dave" plonge à la racine du blues, une piste caractérisée par une intervention à la slide, empreinte d’une grande sensibilité. "Another day" évoque Procol Harum, une très belle plage entretenue par la voix chaleureuse et l'orgue Hammond de Craig Dreyer. Chris se produira au Pays-Bas et en France, en mai, juin et juillet prochain…

 

Chris Barnes

Hokum Blues

Écrit par

Issu de New York City, Chris est écrivain, comédien, humoriste et musicien. Et il apprécie tout particulièrement le blues. Son nouvel opus se consacre au Hokum Blues, un style qui a rencontré un certain succès dans les années 20 et 30. Un blues dont les textes, le plus souvent humoristiques, se permettait des allusions à caractère sexuel. C'était notamment une spécificité propre aux ‘minstrel shows’ ou aux vaudevilles du début du vingtième siècle. Le hokum blues s’est développé après 1920, grâce à des artistes comme les Hokum Boys (Georgia Tom et Tampa Red), Bo Carter, Tampa Red et Lil Johnson.

Chris "Bad News" Barnes vient de mettre en boîte cet album consacré à ce style, plus particulièrement le répertoire des Hokum Boys, en compagnie de 5 musiciens, dont le guitariste Jimmy Vivino (NDR : un ex-Levon Helm Band) et l'harmoniciste Steve Guyger (NDR : il a milité au sein du backing group du Chicagoan, Jimmy Rogers). Les 14 plages de cet elpee ont été mises en boîte en 48 heures !

Le notoire "It hurts me too" de Tampa Red ouvre la plaque. Vivino à la slide et Guyger à l’harmo y tirent leur épingle du jeu. Jimmy se déchaîne sur ses cordes, et Miss Bette Sussman (Bette Midler, Whitney Houston), au piano, sur l'amusant mais remuant "Let me play with your poodle". Barnes se prête généreusement à cette comédie musicale, qui recèle, une homogénéité certaine. Derrière ses fûts, Shawn Pelton imprime le Bo Diddley Beat au très rythmique "It's tight like that". "Things about coming my way" est traité au bottleneck alors que "Keep your mind on it" adopte un rythme bien syncopé… 

 

Chris Rea

Road songs for lovers

Écrit par

Agé de 67 balais, Chris Rea est loin d’être un illustre inconnu. Chanteur/guitariste, mais également auteur-compositeur, il possède de solides références. Son premier elpee solo, "Whatever happened to Benny Santini?", date de 1978. Il devra cependant attendre la sortie de son cinquième album, "Water sign", paru en 1983, pour récolter du succès. Un succès confirmé par "Shamrock diaries", gravé en 1985. Depuis, il a publié une vingtaine d’opus, dont "Blue guitars", en 2005, un box réunissant 11 cd de nouveaux titres, un livre et un dvd. Chris est régulièrement victime d’ennuis de santé. Et depuis les débuts de sa longue carrière. Ainsi, en décembre 2017, il s'était alors écroulé sur scène, lors d’un concert accordé en fin de sa tournée.

Découpé en 12 plages, "Road songs for lovers", privilégie les ballades, un disque enregistré en compagnie de quatre musicos. Parmi ces plages, on épinglera le doux et profond "Nothing left behind" et "Angel of love", caractérisé par sa jolie mélodie. Mais Chris brille davantage quand il aborde le style roots qu’il teinte de blues sur une rythmique rock. A l’instar de "Happy on the road", une véritable perle lustrée par la voix flemmarde et illuminée par la slide volubile. Ou encore "The road ahead". Ainsi que "Rock my soul" et "Moving on", deux pistes assez R&B, à la finale cuivrée. Cependant, la meilleure piste est incontestablement "Last train". Elle évolue sur un rythme indolent, dans un climat de torpeur et d’inquiétude. La voix très grave accentuant cette impression. Les arrangements sont complexes. Et puis, la slide traverse littéralement, le mur de cuivres…

 

Chris Antonik

Monarch

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Chris Antonik est canadien. Issu de Toronto, très exactement. Ce chanteur/guitariste a remporté, en 2011, l’award du Maple Blues, comme 'meilleur nouvel artiste", après la sortie de son premier opus. Un éponyme. Et le second, "Better for you", a été plébiscité meilleur album de blues/rock pour l'année 2013, au pays de la feuille d’érable. L’artiste nous propose donc le 3ème chapitre de sa discographie, "Monarch", un LP découpé en treize plages dont onze sont signées par Chris ! Très à l’aise dans l’exercice du r&b, cet excellent gratteur possède, en outre, une bonne voix.

Et il le démontre dès le morceau d’ouverture, "I'd burn it all down". Il est soutenu par une section de cuivres au grand complet. Sa voix est autoritaire. Et acérés, ses accords de gratte son volontiers agressifs. Dans le style, sa reprise du "You're killing my love" de Nick Gravenites est parfaitement réussie (NDR : cette compo ouvrait "My labors", un elpee gravé par Nick Gravenites, en 1969 ; et figurait également sur "Live at Bill Graham's Fillmore West", un opus signé par Michael Bloomfield, la même année). Antonik a fort bien assimilé la technique et le feeling du légendaire gratteur californien, disparu depuis bien longtemps. Ravagé, mais sevré de cuivres, "Slow moving train" émarge au blues contemporain. Les cordes sont déjantées et aventureuses. L'orgue Hammond de Jesse O'Brien est idéalement intégré. Quand la musique adopte un profil funk, une spécialité maison, Chris est assez proche d'un autre artiste californien, Tommy Castro. Et "Gold Star", "Forgiveness is free" ainsi que "A slip in the rain", une plage caractérisée par des envols de cordes qui reposent sur une base rythmique d'une solidité exemplaire, en sont de belles illustrations. Long western blues, "Love, Bettike" se distingue par une intervention immaculée, de toute beauté, alors qu’O'Brien cumule piano électrique, synthé et mellotron! Country/blues/rock, "All our days" est une jolie plage mélodieuse alimentée par les cordes acoustiques, le piano, les chœurs et traversée par les sonorités magiques de la pedal steel que se réserve Burke Carroll… Chuck Keeping tape dur sur ses fûts tout au long de "New Religion" alors que les cordes s’embrasent, mais dans l’esprit d’un Carlos Santana! Un excellent album !

 

Christopher Duncan

The Midnight Sun

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Ce petit prodige du songwriting s’était d’abord illustré en publiant, dès 2015, le très élégant « Architect », une œuvre nominée au Mercury Prize, il faut le rappeler. Christopher ‘C’ Duncan confirme partiellement les perspectives escomptées, en publiant « The Midnight Sun »…

Entre pop de chambre et pop/folk, la musique de cet Ecossais est toujours aussi limpide et cotonneuse. Et les arrangements particulièrement subtils, réservés à ce nouvel opus, en sont encore une belle illustration. Atmosphériques, les compos sont alimentées par des nappes de synthés ou diverses boucles qui soulignent le timbre velouté de l’Ecossais. Mais si l’ensemble se révèle cohérent, il souffre quand même singulièrement d’un manque de relief, bien plus présent sur le précédent essai. En bref, toutes les plages sont impeccables, mais elles sont trop similaires. Et au fil du long playing, elles deviennent ennuyeuses. Si le jeune compositeur osait quelques saillies pop accrocheuses, à l’instar de « He Believe in Miracles », il parviendrait de nouveau à tutoyer les étoiles, tant son talent est incontestable. Et des morceaux comme « Wanted It Want It Too » et « The Midnight Sun » sont certainement révélateurs de son énorme potentiel. En fait, lorsqu’il a gravé son premier essai, C Duncan avait mis la barre tellement haute, qu’il était quasiment impossible de renouveler cette prouesse. Ce qui explique, cette légère déception… 

 

Christian Kjellvander

A village : natural light

Écrit par

Agé de 40 balais, Christian Kjellvander affiche aujourd’hui 20 années de carrière au compteur. Trois ans après avoir publié l’excellent "The Pitcher", il nous propose donc son nouvel opus. Un disque intitulé « A Village : natural light ». Le songwriter reprend les choses là où il les avait laissées. C’est-à-dire en embrassant, à nouveau, une forme de folk intimiste et mélancolique, dont il a le secret. Rien de bien original, cependant, à se mettre entre les oreilles, mais des morceaux impeccablement exécutés.

Tout au long de l’opus, le spectre de Bill Callahan rôde. La sèche sert de fil conducteur à une musique qui invite également piano, chœurs et ingrédients électroniques.

« Shallow Sea » ouvre parfaitement l’elpee. Une voix féminine épaule celle, caverneuse, du Suédois. « Dark Ain’t That Dark » plonge profondément dans le spleen. Les lyrics de « Midsummer (Red Dance) » sont particulièrement sombres, nonobstant un tempo plus enlevé et une certaine distorsion censée réchauffer l’atmosphère. Et le reste du long playing est de la même veine. Une exception qui confirme la règle, le plus intense « Staghorn Sumac », piste au cours de laquelle l’artiste se livre davantage… mais sans jamais se mettre en danger. Finalement, le Scandinave est resté égal à lui-même. On n’en demandait pas plus de sa part…

 

Chris Forsyth

The Rarity of Experience I + II

Écrit par

Etabli à Philadelphie, Chris Forsyth est un guitariste/compositeur américain dont la carrière a commencé au tout début de ce millénaire. Avant de fonder le Solar Motel Band, en 2013, il a milité au sein d’une multitude de groupes. Mais il a surtout longtemps sévi dans la zone crépusculaire de l’underground, publiant quelques albums en solitaire, dont un certain « Kenzo Deluxe », en 2012. Nous y reviendrons. Tout comme sur le rôle de Richard Lloyd (Television), en compagnie duquel il a approfondi une certaine technique de guitare.

Sur ce double compact disc, le Solar Motel Band réunit Nick Millevoi à la seconde gratte, Peter Kerlin à la basse et Steven Urgo aux drums. Depuis, la sortie de cet opus, ce dernier a cédé les baguettes à Ray Kubian. Lors des sessions, il a également reçu le concours de quelques invités, dont le claviériste Shawn E. Hansen et le saxophoniste Daniel Carter.

La seconde plaque est sans doute la moins intéressante. En ouverture, « The First ten minutes of Cocksucker Blues » figurait sur l’album « Kenzo Deluxe ». Mais on ne peut pas dire que cette nouvelle version casse la baraque. Une forme de prog/rock/jazz essentiellement alimentée par des percus tribales et bien sûr la guitare de Forsyth ; le tout infiltré par un filet de clavier et traversé par saxophone plutôt free, exécuté dans l’esprit de Miles Davis. Deux autres morceaux trempent davantage dans l’ambient, même si « Old Phase » se distingue par des poussées de fièvre électriques. Enfin, on épinglera quand même la reprise du « The calvary cross » de Richard Thompson ». Chris y marmonne ses lyrics, sur une trame sonore imprimée sur un mid tempo tout en véhiculant, circonstanciellement, des accents crazyhorsiens.

Mais venons-en à la galette la plus accomplie. Les guitares sont bien sûr toujours au centre des débats. Cependant, elles évoluent dans un contexte bien plus rock, s’appuyant sur une solide section rythmique. Les deux versions de « The rarity of experience » sont épatantes. La texture de la deuxième est sculptée dans le funk blanc, même si le soliste libère des notes aussi limpides que lumineuses. Sur la première, nonobstant le riff emprunté au « Pinball wizard » du Who, c’est le spectre de Television qui se met à planer ; spectre qui rôde également tout au long de « High castle rock ». Quand au trois autres pistes (« Anthem » I et II ainsi que « Harmonium dance »), elles nous replongent dans l’univers West coast du début des 70’s, si bien incarné par Grateful Dead. Des morceaux qui dépassent le plus souvent les 10 minutes et rappellent les jams mémorables immortalisées par le groupe de feu Jerry Garcia. Et franchement, si vous aimez ce type de musique, vous ne serez pas déçus…

 

Chris Rolling

The Chris Rolling Squad (Ep)

Écrit par

Chris Rolling vit dans l'Ouest, du côté de La Rochelle et des Sables d'Olonne. Ce chanteur-guitariste a milité chez Heavy Manic Souls, une formation responsable d’un rock musclé teinté de blues. Et en montant son nouveau groupe, Chris Rolling Squad, on ne peut pas dire qu’il a changé de style. Son backing group réunit le bassiste Brice Duval et le batteur Romain Cauneau. Chris signe 4 des 5 plages de cet Ep. 

"Whore" baigne au sein d’un power rock engagé. La gratte dispense des accords secs et nerveux. Une compo dynamique qui libère une énergie quasi-punk. Le spectre de feu Lemmy (Motörhead) y plane. Tout comme sur l’enlevé "My redemption", une piste au cours de laquelle Rolling s’éclate sur ses cordes. "Help me" adopte un profil bien plus blues. Et la section rythmique semble bien plus à l’aise sur ce tempo. La guitare privilégie encore les accords avant de s’autoriser un trip psychédélique ‘hendrixien’. Tout au long du shuffle brûlant "Vampire blues", la guitare semble hantée par une autre gloire défunte, le regretté Texan Stevie Ray Vaughan. Le disque s’achève par la cover du "Janet says go go go" d'Indian Red", un groupe obscur suédois qui a sévi au cours des années 90, un morceau punkabilly, caractérisé par des accords de gratte qui sortent vraiment de l'ordinaire.

 

Christophe Maé

L’attrape-rêves

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A tout juste quarante ans, Christophe Mae peut se targuer d’avoir déjà accompli un joli parcours musical !

En à peine une décennie, il est parvenu à vendre quatre millions d’albums et accordé plus de quatre cent dates de concerts, pour le plus grand bonheur de deux millions de spectateurs.

Propulsé par le single « Il est où le bonheur », l’artiste revient sur le devant de la scène après trois longues années d’absence.

Le quatrième effort studio de l’artiste constitue une rétrospective éclair sur sa vie, entre rêveries (« L’attrape rêves »), mélancolie (« 40 ans demain »), et espièglerie (« Les Amis »), le tout couché sur un lit de mélodies pop accrocheuses.

Davantage introspectif que sur ses opus précédents, le néo-quadra signe une œuvre intimiste, mais sans doute la plus aboutie. Suivant la formule consacrée, on pourrait dire, l’album de la maturité.

Mae n’hésite pas à se mettre à nu, surtout lorsqu’il chante pour son fils « Marcel » (accompagné par Jules, le cadet) et pour sa bien-aimée, Nadège Sarron, tout au long de la magnifique déclaration d’amour, « Ballerine ».

Le bonhomme sait aussi faire saigner sa plume lorsqu’il s’agit de dénoncer la cruauté barbare de l’Homme. Le texte époustouflant de Paul Ecole, « Lampedusa », relate l’histoire de ces migrants qui, tentant de trouver un havre de paix, finissent par périr en mer, dans l’indifférence quasi-générale !

Ecrit, composé et réalisé par ses soins, son dernier né oscille entre accomplissement de soi et quête inespérée de bonheur.

Rafraîchissantes, touchantes, parfois cruelles, ses compos sont interprétées avec une sincérité profonde, de cette voix rocailleuse, identifiable entre mille…

Les nombreux aficionados devraient être ravis de retrouver ce talentueux artiste, au sommet de sa forme. 

 

Chris Cohen

As if apart

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En général, Chris Cohen préfère l'ombre à la lumière. En effet, ce Californien (NDR : il est originaire de Los Angeles) jouit déjà d’un sérieux background musical ; et pourtant, il n’est guère notoire. Enfin presque. Car il a milité au sein de l'emblématique Deerhoof. En outre, ce multi-instrumentiste a également tourné en compagnie de Cass McCombs ainsi que d’Ariel Pink. Il n’a, cependant, enregistré son premier elpee solo, "Overgrown Path", qu’en 2012. Et sur le label new-yorkais en vogue, Captured Track (Mac De Marco, DIIV, Wild Nothing). Un disque qui a rencontré un joli succès outre-Atlantique. Mais est passé carrément inaperçu sur le Vieux Continent.

Quatre ans plus tard, Chris Cohen nous propose son second elpee, une œuvre qui suscite, quand même, davantage d’intérêt auprès de la critique. Et franchement, "As if Apart" le mérite amplement. Un disque découpé en une dizaine de plages psyché/rock bien torchées et contagieuses. Lorsqu’elle traverse les nappes de claviers, la guitare libère ses sonorités étincelantes, bourdonnantes ou réverbérées. Et quand les compos deviennent plus légères et paisibles, on ne peut s’empêcher de penser aux Byrds. Un titre comme « Drink From a Silver Cup » en est certainement le plus bel exemple.

Une seule condition pour apprécier « As If Apart » à sa juste valeur/saveur (NDR : sans biffer la mention inutile ? Le réécouter à plusieurs reprises. Tout simplement.

 

Christopher Duncan

Un guerrier sombre qui aime les cantiques de Noël…

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Il a fallu s'armer de patience avant que le concert de C Duncan. puisse enfin se dérouler. Initialement prévu dans le courant du mois de novembre, il avait été annulé suite aux attentats perpétrés à Paris. Suite à ceux commis à Bruxelles (NDR : comme quoi lorsque la poisse te colle aux basques, elle ne te lâche plus), on craignait donc une seconde annulation.  Heureusement, le spectacle a été maintenu et, c’est avec une certaine excitation qu’on allait enfin pouvoir découvrir la musique de Christopher Duncan, alias C Duncan, responsable d’un superbe premier elpee baptisé "Architect", un disque paru en juillet de l’an dernier.

Hormis quelques personnes qui profitent du soleil dardant ses rayons sur la terrasse des jardins du Botanique, le site est pour le moins vide, ce mercredi soir. Et pour cause, seul le show du Glaswégien est programmé. Direction vers le Witloof Bar, avant 20 heures, afin de se réserver une place idéale et surtout ne pas avoir la vue partiellement obstruée par les arches en briques. La salle est loin d'être bondée. Il ne faudra donc pas jouer des coudes.

Vers 20 h les lumières s'éteignent. C Duncan monte sur l'estrade. Il est accompagné d’un bassiste, qui se plante à sa gauche, d’un claviériste, à sa droite, et d’un drummer, à l’arrière.   Le jeune songwriter se consacre à la gratte. Le set s’ouvre, tout comme sur l’opus, par l'excellent "Say". La voix de l’artiste insulaire est douce et paisible ; en outre, elle colle parfaitement à la musique. Ses musicos assurent les chœurs dans un climat propice aux belles harmonies vocales. "I'll Be Gone By Winter" est même digne des veillées de Noël. La set list alterne titres cool, comme "For", et morceaux remuants, à l'instar de "Here to There". Mais aussi de nouvelles compos, ainsi qu’une remarquable reprise du "Pearly-Dewdrops' Drops" de Cocteau Twins.

Les quatre musiciens ne sont pas des ‘bêtes de scène’ ; cependant, ils parviennent à créer une chouette ambiance en communiquant avec le public. Et tout particulièrement lorsque le bassiste dédie "He Believes in Miracles" à un ami présent dans l’auditoire qui lui avait annoncé son prochain mariage. Ce qui va déclencher une belle salve d’applaudissements. Christopher Duncan confesse que lui et sa troupe visitent Bruxelles, pour la toute première fois et qu’il comptent se rendre, dès que le concert est terminé au Delirium. Mais les spectateurs de la capitale belge sont les premiers à les dissuader. C’est une brasserie très souvent bondée qui n’attire que les touristes. Rendez-vous est donc pris, après le spectacle, pour échanger les adresses.

Après une heure de set, rappel compris, le combo écossais tire sa révérence. Il est à peine 21 heures, mais la soirée est déjà réussie.

(Organisation : Botanique)

 

 

Chris James & Patrick Rynn

Trouble don't last

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Etablis à San Diego, au sud de la Californie, Chris James et Patrick Rynn constituent un duo bien soudé. Pourtant leur style musical nous entraîne au cœur de la Cité du blues, Chicago. Chris chante et se consacre à la guitare, Patrick à la basse. Leur collaboration remonte déjà à 1990, lors de leur première visite au sein de la Windy City. Leur coopération a déjà débouché sur la confection de trois elpees, "Strop and think about this" en 2008, "Gonna boogie anyway" en 2010 et "Barrelhouse stomp" (NDR : pour lequel le tandem avait bénéficié du concours de 3 pianistes) en 2013. Ils sont tous parus chez Earwig, mais les deux premiers sont épuisés. Changement de crèmerie pour "Trouble don't last", puisqu’il est publié sur le label très dynamique, Vizztone. Lors des sessions, la paire s’est entourée de musiciens remarquables ; et tout particulièrement le batteur June Core ainsi que les harmonicistes Rob Stone et l'Indien Aki Kumar.

L’opus démarre en force par le rythmé "Shameless", un morceau pour lequel le duo est renforcé par la présence de leur ami Rob Stone, à l'harmonica. Signé par le citoyen de Detroit, Calvin Frazier, "Lily Mae" évolue sur un tempo lent. Le spectre de Muddy Waters plane tout au long de ce titre qui baigne au sein d’une ambiance réminiscente du quartier Southside de Chicago. Les interventions d'Aki Kumar à l'harmonica sont saturées d'émotion. "Lonesome whistle blues" est une plage popularisée au début des 60s par Freddie King. La nouvelle version évolue à un niveau particulièrement élevé. Les deux souffleurs s’échangent des soli exceptionnels, alors que Chris James démontre tout son talent sur les cordes. "Going down to the ocean" nous emmène dans le Chicago Westside. Tout en rythmique, l'envol exécuté par Chris est brillant. Faut dire que la section constituée de Patrick Rynn et June Core est irréprochable. Country/blues, "Trouble don't last" adopte le tempo du chemin de fer. Le "Don't drive me away" de Robert Curtis Smith est contaminé par le blues du Mississippi. Rob et Aki tirent à nouveau leur épingle du jeu à l’harmo sur l’instrumental "Steady goin'on", une plage au rythme vivace assuré par Chris James. Et finalement, ne tenant plus en place, ce dernier se lâche sur ses cordes. Sa voix se détache sur "A good idea at the time", un blues lent, indolent qu’il interprète face à un accompagnement minimaliste, dont celui de Rob Stone, empreint d’une grande sensibilité. Aki Kumar se déchaîne sur "Hard to keep a dollar", un solide Chicago shuffle qui démontre une nouvelle fois l’étendue de son talent. De toute bonne facture, cet opus s’achève par l’enlevé "Roll, tumble and slip", une compo issue de la plume de feu Sunnyland Slim, pianiste notoire issu de Chicago. Une nouvelle occasion pour autoriser un beau duel entre les deux souffleurs, destiné à nous transporter vers les sommets… 

 

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