L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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The Ultimate Dreamers + Implant

Les implants paradoxaux de The Ultimate Dreamers

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Après avoir gravé l’album « Paradoxical Sleep », The Ultimate Dreamers poursuivent leur exploration sonore en proposant « Paradoxical Implants », un EP de remixes aussi audacieux qu’inspiré. Ce projet particulier est né d’une collaboration étroite avec leur producteur de longue date Len Lemeire, figure emblématique de la scène électronique et cerveau d’Implant.

À l’origine simple commande de remixes, « Paradoxical Implants » a rapidement pris une toute autre dimension. Emporté par l’élan créatif, Len Lemeire a déconstruit puis reconstruit six morceaux de Paradoxical Sleep – des titres qu’il connaissait intimement pour les avoir déjà façonnés en studio. Le résultat ? Bien plus qu’un EP de remixes : une véritable fusion entre deux univers, où le post-punk mélancolique de The Ultimate Dreamers se confronte à l’électronique tranchante et industrielle d’Implant

Sur « Paradoxical Implants », The Ultimate Dreamers livrent une relecture audacieuse de leur propre matière musicale et bâtissent un pont fascinant entre post-punk et électronique, confirmant une fois de plus leur goût pour les croisements artistiques forts et singuliers.

MPL

Bisou Magique : Le câlin auditif de MPL !

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Bisou magique, le nouvel album de MPL, est enfin sorti !

Un bisou magique c’est un petit geste qui console et qui redonne le sourire. Il suffit simplement d’y croire !

C’est ce que les cinq amis d’enfance ont tenté de faire avec ce nouvel opus : des chansons qui rappellent que l’amitié, l’amour et la tendresse sont parfois les meilleurs des pansements.

Le disque a été pensé comme un manège musical, un grand huit des émotions où chaque chanson est une partie du parcours. Ça monte, ça descend, le cœur se soulève, on rit ou on ferme les yeux. Au détour d'un looping on croise Clou (Sans avion) et Ben Mazué (Fleur Bleue), deux voix amies venues ajouter leur lumière à l'attraction.

On espère que vous êtes bien attaché.e.s et on vous souhaite un bon voyage avec cet extrait.

Temples

L’exotisme de Temples…

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Produit par Sean Ono Lennon, le nouvel opus de Temples, « Exotico », paraîtra ce 14 avril 2023. Il a été mixé par Dave Fridmann (Beach House, Spoon, The Flaming Lips, Mercury Rev).

En attendant, il nous propose son nouveau single, « Gamma Rays », sous forme de clip et il est disponible

A propos de cette vidéo, James Bagshaw a déclaré : ‘Dans les paroles du couplet, nous parlons de la grandeur de la nature, puis le refrain renverse la situation, cela ressemble à un air d'été joyeux où l'on parle de profiter des rayons, mais en vérité, profiter des rayons gamma risque de vous tuer. Il s'agit donc de cette juxtaposition de beauté et de danger que l'on trouve souvent dans la nature…’

Grâce son collage de psychédélisme, de krautrock et de dream-pop, « Exotico » donne vie à ce monde avec des détails cristallins, tout en explorant un large éventail de thèmes existentiels : l'impermanence, la mortalité, notre connexion avec la nature et l'immensité sauvage de l'esprit. À la fois cérébral et céleste, le résultat est une œuvre véritablement immersive…

La profonde connexion créative avec l'auteur-compositeur / musicien / producteur et leurs 12 jours de sessions Exotico ont marqué un changement significatif par rapport à l'approche autonome à laquelle les musicos avaient adhéré depuis l’enregistrement de son premier elpee. À cette fin, le groupe a élargi sa palette musicale pour inclure une vaste gamme d'instrumentation ; un choix approprié pour un corpus de travail inspiré par tout, des symphonies classiques aux bandes sonores d'horreur italiennes en passant par les groupes de filles de l'ère Brill Building.

Temples

Hot Motion

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« Hot motion » constitue le troisième elpee studio de Temples, une formation issue de Kettering, dans le Northamptonshire, fondée en 2012. Réduite à un trio depuis le départ du drummer, parti rejoindre la Fat White Family, elle nous propose 11 nouveaux titres de psyché pop particulièrement sophistiqués. Dispensés un peu dans l’esprit de Tame Impala. Particulièrement raffinées, les voix rappellent tantôt T. Rex (NDR : coïncidence, mais quand on voit la tête bien bouclée du chanteur James Edward Bagshaw, on pense immédiatement à Marc Bolan) ou même les Beatles. Bon, vous l’avez compris, la mise en forme est parfaite. Un peu trop quand même. Difficile de comprendre qu’un groupe aussi percutant en ‘live’ soit aussi mou du genou sur disque. Attention, les mélodies sont soignées, les guitares bien balancées, parfois réminiscentes des White Stripes, mais sous son profil le plus mainstream ; on y recèle la présence de synthés et même du mellotron sur le morceau final, « Monuments ». Mais qu’elles soient baroques, légèrement prog, menaçantes, serpentueuses, hymniques ou contagieuses, les compos semblent surtout destinées à plaire au grand public. Temples bientôt sur un label major ?

Amplifier

Insider

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Difficile de coller une étiquette à Amplifier. A la fois heavy et post rock, le trio établi à Manchester est annoncé comme le meilleur des combos british de ces cinq dernières années ! Connaissant l’objectivité des journalistes anglais quand il est question de redorer le blason de la ‘Grande Dame’ (NDR : elle n’est plus la référence absolue en matière de rock depuis des lustres, il faut le reconnaître), nous avons préféré écouter cet « Insider » deux fois plutôt qu’une avant de vous livrer nos commentaires.

Amplifier a fait mouche lors de ses apparitions durant l’été dernier au festival de Roskilde, ou encore au très metal Download Fest ainsi qu’à notre Pukkelpop national. Rien d’étonnant ! Les compos d’« Insider », après une deuxième écoute attentive, s’infiltrent dans votre mémoire pour ne plus en sortir. Entre douleur et jouissance, la musique d’Amplifier est lourde comme une chape de plomb, mais sait aussi se faire aérienne, vicieuse, incisive, voire psyché dans son développement et ses atmosphères. Les comparaisons avec Tool sont inévitables, tant le combo s’inscrit dans une démarche similaire, mais nous soulignerons également des liens incontestables avec l’immense mais méconnu combo british Oceansize. Menée de façon très énergique, la section rythmique laisse également une place prépondérante au groove, tandis que le guitariste-leader Sel Balamir use sans modération de pédales aux effets les plus variés, saturation en tête.

La production est particulièrement soignée. Lorsqu’on connaît les compétences des producteurs Steve Lyon (The Cure) et Chris Sheldon (Foo Fighters), on comprend mieux pourquoi cet opus a une pêche d’enfer. Amplifier séduira les fans de Black Sabbath comme ceux de Sonic Youth. Vivement recommandé !

 

 

Tample

Summer light

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Au sein d’un univers où on ne compte plus le nombre de formations qui se sont lancées ou ont opté pour l’électro/pop, difficile de se faire une place au soleil. Et pourtant la tendance ne semble, pour l’instant en tout cas, pas prête de s’inverser. Quatuor bordelais, Tample a également décidé de s’y plonger. Dansante (sauf pour le dernier morceau, le mélancolique « Kings of earth »), la musique navigue quelque part entre Phoenix, M83 et Girls In Hawaii (celui des derniers disques, of course). S’il n’y avait la guitare, tour à tour limpide (« Chimer » »), surf (le contagieux « Runaway ») ou funkysante (le plus disco « One might stand ») et cette basse qui assure la contre-mélodie sur deux plages, dont la dernière citée et « Runaway », ainsi que la voix diaphane du chanteur, on resterait sur sa faim. Il y a bien un peu de sifflotement sur deux pistes qui apporte un zeste d’insouciance à un ensemble hésitant entre climats allègres, mélancoliques, atmosphériques ou angoissants (« Power » et son tempo martial) ; mais si les claviers émoustillent parfaitement l’opus, la boîte à rythmes, bien trop basique, finit par plomber le tout.

 

Psychic Temple

IV

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Psychic Temple, c’est le projet de Chris Schlarb, chanteur/guitariste qui jouit d’une certaine notoriété auprès de ses pairs, puisque non seulement il a déjà bossé en compagnie de grosses pointures comme Nels Cline, Mike Rossi (Philip Glass Ensemble), Will Oldham, ou Mike Watt, mais il a le chic pour s’entourer d’une belle brochette de collaborateurs, lorsqu’il enregistre un album (NDR : pour votre info, sachez qu’il a aussi fréquenté le studio Muscle Shoals…) Ainsi, pour concocter « IV », il a notamment reçu le concours de la légende du folk/rock insulaire Terry Reid, Avi Buffalo, le batteur de jazz Chad Taylor, le vétéran Max Bennett (Hot Rats de Zappa, Joni’s Court & Spark, etc.) ainsi que Terry Allen. Mais aussi d’une brouette de musicos de studio qui assurent cuivres, claviers (Hammond, piano électrique), sitar, grattes (sèche, électrique, slide, mandoline, etc.), violon, drums, double basse et on en passe ; Schlarb se consacrant le plus souvent à la guitare acoustique, électrique ou à douze cordes, et se réserve les parties vocales, qu’on pourrait qualifier de vaporeuses…

Puisant son inspiration dans le jazz, le country/rock, la folk/soul et l’ambient, la musique de Psychic Temple est à la fois visionnaire, ensoleillée et cool, naviguant à la croisée des chemins des univers sonores imaginés par Todd Rundgren, Steely Dan, Brian Eno, The Sea & Cake, High Llamas, Poco ou Crosby Stills & Nash. Tout un programme !

Temples

Maîtres dans l’art de faire du neuf avec du vieux…

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Ce mercredi 19 avril, le Grand Mix à Tourcoing nous invite à opérer un grand bond dans le passé. Enfin, grand, c’est très relatif, puisque ce retour va nous replonger dans les seventies. Et être réalisé par deux formations qui ont forgé leur réputation en proposant un son réminiscent de cette époque. Sortez les moustaches, cheveux crollés et vestes brillantes, c’est parti pour un voyage dans le temps.

Creatures monte sur l’estrade à 20h45 (NDR : oui c’est tard pour une première partie !) Un quintet londonien dont le look du chanteur rappelle Jeff Lynne, le leader d’Electric Light Orchestra. Son nom ? Bobby Voltaire ! Plutôt charismatique, il se trémousse dans tous les sens. Le set est rétro et parfaitement assumé. Le décor est donc bien planté. Quant à la musique, elle se révèle à la fois colorée et variée. Dans un contexte contemporain, cette situation pourrait sembler ridicule ; mais comme le style colle à l’attitude, l’effet est garanti. Et vu que les musicos affichent une mine sympathique, on passe un bon moment. (Pour les photos, c’est ici).

Il faut attendre 21h40 pour voir Temples relayer le supporting act, sur les planches du Grand Mix. Et la foule s’enthousiasme en regardant ces quatre jeunes gars, issus des Midlands, vêtus de fringues d’une autre époque. Faut dire qu’en publiant « Volcano », son deuxième opus, le band a frappé fort ! Ce qui lui a valu d’hériter d’un surnom pas facile porter : ‘Les nouveaux Tame Impala’. La pression est donc sur ses épaules avant de défendre à la fois cet elpee et son nouveau statut. Dès les premiers morceaux, on constate que non seulement la set list alterne plages du second et du premier LP, mais que celles de ce dernier ont été retravaillées, allongées, pour les besoins du ‘live’. « Sun Structures » et « Keep in The Dark » bénéficient ainsi d’une prolongation instrumentale qui le différencie de sa structure classique. Et puis, ces développements s’inscrivent bien dans un contexte néo-seventies. En outre, les jeux de lumières collent parfaitement au show  On imagine d’ailleurs que les concerts se déroulaient, à l’époque, dans ce climat, au sein des clubs londoniens. Ce qui compense, quand même, le manque de communication des musicos. Probablement une question de timidité. Il y a encore du travail à accomplir dans ce domaine…

« Certainty » et « Mystery Of The Pop » constituent certainement les deux sommets du set.  Et qui démontrent que le deuxième long playing est bien meilleur que le premier. Ce qui ne va pas empêcher Temples de nous réserver deux morceaux –superbes par ailleurs– du premier, lors du rappel (NDR : que la foule a dû réclamer avec insistance !) : « A  Question Isn’t Answered » et surtout « Shelter Song ». De quoi convaincre les derniers sceptiques. Pas de doute, ces jeunes britanniques sont passés maîtres dans l’art de faire du neuf avec du vieux. Et lorsque le band aura réussi à chasser ses complexes, il risque fort de prendre une autre dimension… (Pour les photos, c’est )

(Organisation : Grand Mix)

Breezy Temple

Millions of Suns Left

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Breezy Temple réunit Miss Moon (voix) et Sharl-Hot Ganache (guitare, basse, percussions, synthés). Originaire de Reims, le duo militait auparavant au sein d’une formation de post-rock. Paru sur le label français Partycul System (NDR : qui héberge également Feu Robertson) "Millions of Suns Left" constitue son second opus. Il fait suite à "Cattleya Songs", paru en 2004.

Basiquement folk, la musique de Breezy Temple concède des accents blues et prog rock. Les lyrics ne sont pas issus de leur plume ; mais de ‘Leaves of Grass’, un recueil signé par le poète américain Walt Whitman. Donc ils sont interprétés dans la langue de Shakespeare. La plaque s’ouvre par « Breezy Day », une plage folk minimaliste, brumeuse, au cours de laquelle la voix de Miss Moon est simplement soutenue par une sèche. Piste sombre, « Wrenched and Sweated » se charge enfin d’électricité. Privée de véritable accroche, la suite éprouve toutes les peines à décoller. Finalement, il faut attendre que la voix de la chanteuse soit au bord du déraillement pour que l’expression sonore commence à susciter notre curiosité. Et le long playing s’achève par un morceau de 18 min (!!!), rappelant qu’avant de fonder son nouveau projet, Sharl-Hot Ganache ne jurait que par le post-rock. Sans décrocher le moindre succès, malheureusement…

 

Simple Minds

Un enfer pavé de bonnes intentions…

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Simple Minds se produit presque chaque année, en Belgique. Et en 2015, il est programmé pour le 14 novembre, à Forest National. Le groupe écossais y transite, dans le cadre de sa tournée ‘Big tour music’. Et demain, elle s’arrêtera au Lotto Arena d’Anvers. Le concert est bien sûr sold out. Et les abords de la salle sont bien quadrillés par les forces de l’ordre. De quoi rassurer une foule encore traumatisée par les événements tragiques qui se sont déroulés à Paris, la veille, et notamment au Bataclan. Une fouille est exécutée à l’entrée, et le public se plie de bonne grâce à ces désagréments.

« Theme For Great Cities » a été choisi pour introduire le show. Il est 20h15 et il est décrété une minute de silence en hommage aux victimes de la veille. Les cinq musiciens et les deux choristes s'avancent ensuite en ligne, d’un pas solennel. Ils sont émus. Jim nous salue. Il est applaudi chaleureusement par un auditoire qui ne fait qu'un avec les artistes. Jim prend la parole : 'En général, c’est cool d’être chanteur dans un groupe de rock, mais parfois c’est très difficile quand comme ce soir on doit s’exprimer et qu’on ne trouve pas les mots… Je vous demande de respecter une minute de silence pour tous ceux qui ont perdu la vie hier à Paris, et après nous jouerons !' Un drapeau français est affiché sur les deux 2 écrans placés derrière le combo.

Les musiciens originels ont vieilli physiquement et en particulier le chanteur Jim Kerr, le guitariste Charlie Burchill et le drummer Mel Gaynor. Le bassiste Ged Grimes, également (NDR : il est né au début des 60’s, mais n’a intégré le band qu’en 2010). Le line up est complété par le claviériste Andy Gillepsie, la choriste/claviériste/guitariste Catherine Anne Davies, et à partir de la deuxième partie du set, la très jolie Sarah Brown.

Pas de supporting act. Le spectacle est divisé en deux parties. La set list réunit 28 morceaux. Quatorze pour la première, onze pour la deuxième, sans oublier les trois titres du rappel. Et un entracte de 15 minutes sépare les deux premiers actes, d’une durée de 75 minutes chacun. La part belle est faite au dernier elpee, « Big Music », sorti l'an dernier.

Jim déambule sur l’estrade de gauche à droite (NDR : ou de droite à gauche, pour ne pas froisser les partis politiques…), au bord du podium, élevant toujours son micro de manière aussi caractéristique. Il va au contact des premiers rangs pour donner et partager sa musique. Il s’accroupit régulièrement, fait le grand écart ou s’agenouille, suivant un même rituel. Pas besoin de lever les mains, la foule applaudit chaleureusement le premier hit : « Waterfront ». Les cordes de guitare sont étincelantes et les claviers généreux, tout au long de cette chanson ténébreuse. Pendant « Up on the Catwalk », des spots de couleur jaune balaient la scène. Par rapport à la version originale (NDR : parue en 1984), la nouvelle est enrichie de claviers particulièrement electro. Le light show passe au bleu et au rose pour « See The Lights » (« Real Life »), une compo plus paisible balisée par le tandem basse/guitare. Placée sur une petite estrade, Catherine Anne Davies a les cheveux roux. Elle est vêtue d’une robe fuschia scintillante et de bas collants verts. Elle a empoigné sa gratte électro-acoustique et se réserve le chant. Sa voix est puissante, mais ne manque pas de charme. Jim en profite pour changer de costume, en coulisses. Dans la foulée, Charlie, lui, troque sa gratte acajou pour une autre de couleur blanche. Et elle adopte des sonorités davantage funkysantes. Le light show déborde du podium et balaie la salle. Une adaptation écourtée de « Promised You a Miracle » (« New Gold Dream ») plus tard, les spectateurs ont de plus en plus de fourmis dans les jambes. Pendant « Mandela day » (« Street Fighting Years »), qui rend hommage à feu Nelson Mandela, Jim tourne son micro vers l’auditoire qui reprend les paroles en chœur. Le chanteur affiche alors un large sourire…

Le premier volet du concert s’achève par  « Don't You (Forget About Me) ». Pour meubler l’entracte, Mr. Kerr nous conseille d'aller goûter des chocolats.

Un petit medley (« Five to One / Book Of Brilliant Things ») annonce le retour de S.M. Catherine s’y consacre aux claviers. A la fin du pot-pourri, Jim remonte sur l’estrade. Il a enfilé sa veste écossaise en tweed. Le combo nous réserve une reprise des Doors : « Five To One ». Bouleversant ! Compo mythique, « Someone Somewhere in Summertime » est un véritable brûlot en ‘live’. Et pourtant, l’enfer y est pavé de bonnes intentions. Surtout celles au cours desquelles Simple Minds et le public entrent en communion. Il ne faut pas oublier que c’est en Belgique que la formation a récolté ses premiers succès. Ravi, Jim lâche un ‘Fucking Forest National’. Ce qui reflète la magie du show vécu ce soir. Jamais l’intensité n’a faibli. Faut dire que le public était chaud boulette…

La pression retombe d’un cran pour « All the Things She Said », un titre remarquablement enrichi par les chœurs. « Let It All Come Down » termine le deuxième acte. Jim remercie longuement l’auditoire.

En rappel, « Big Music » amorce le débarquement des pompiers. Micro placé bien haut devant lui, Jim invite tout simplement la foule à le suivre, une dernière fois. « Sanctify Yourself » clôt ce très chouette concert. Mais en sortant de Forest National, on ne peut s’empêcher de penser aux victimes du Bataclan…

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

 

The Trouble With Templeton

Rookie

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Méconnu sur le Vieux Continent, The Trouble with Templeton rencontre un certain succès chez lui, en Australie. Fondé en 2011, le groupe a choisi pour patronyme, le titre d’un épisode de la série américaine The Twilight Zone. Son leader, le chanteur/compositeur Thomas Calder, vient à peine de fêter ses 23 ans. « Rookie » constitue leur premier album. La sortie de ce disque a permis au combo d’assurer, la première partie des tournées, au pays des kangourous, de Father John Misty ou encore de Monsters and Men.

D’emblée, il faut reconnaître que Thomas Chalder a un sens aigu de la mélodie, à l’instar de « You Are New » qui fait instantanément mouche. Cet opus est partagé entre morceaux entraînants (« Six Months in a Cast ») et plus mélancoliques. C’est la rencontre entre l’instrumentation acoustique et électrique qui procure à l’ensemble, son relief particulièrement agréable. Une influence majeure ? Port O’Brien. Encore que « Whimpering Child » lorgne carrément vers Radiohead. Et la voix de Calder, proche de celle de Thom Yorke, n’est pas étrangère à cette impression.

Bref si l’ensemble tient la route, il faut déplorer l’un ou l’autre accident de parcours. « Like a Kid », tout particulièrement. Les interventions de grattes évoquent… Shaka  Ponk… De mauvais goût ! M’enfin, pour un premier essai, le résultat est plus que satisfaisant. Une fois de plus, Bella Union a eu le nez creux.

Simple Minds

Big Music

Écrit par

Durant les années 80, surfant sur la vague New Wave, ces Ecossais ont connu des heures glorieuses. D’abord dans l’univers de l’underground. A travers leurs trois premiers elpees, « Life in a Day » et « Real to Real Cacophony », en 1979, puis « Empires and Dance », en 1980. Ensuite en gravant des singles fédérateurs comme « I Travel », « Love Song », « Promised You A Miracle », « New Gold Dream », « Don’t You Forget (About Me) », enregistré spécialement pour le film « The Breakfast Club » ou encore « Alive And Kicking ».

Fortement engagées, les compositions « Mandela Day » et « Belfast Child » ont laissé des traces indélébiles dans l’inconscient collectif. Celles-ci traitaient respectivement de la polémique en Afrique du Sud et des tensions communautaires qui sévissaient en Irlande.

Divers échecs peu ou prou importants suivront. L’engouement du public disparaîtra. Les détracteurs raconteront que ce groupe fondé en 1977 a fait son temps, laissant de beaux hymnes derrière lui…

C’est mal connaître la créativité des indissociables Jim Kerr et Charlie Burchill. En effet, Simple Minds revient en force en publiant un seizième album baptisé « Big Music ». 

Titre prétentieux n’est-ce pas ? Le combo glaswégien aurait-il attrapé la grosse tête ? Que nenni ! Et pourtant… Sans être le disque de la consécration, il est certainement celui de la renaissance !

La plage d’ouverture « BlindFolded » donne le ton ! On y retrouve la signature musicale electro-rock/synthé-pop qui a fait leur succès d’antan. Les quadras ne s’en plaindront pas !

On se délectera, tout au long de cet opus, de la voix envoûtante de son chanteur flirtant inlassablement avec les riffs de guitares incisifs, dans un climat aux sonorités industrielles singulières.  

Hormis quelques titres décevants comme les (trop) formatés « Blood Diamonds » et  « Let The Day Begin », l’elpee recèle de véritables perles comme « Midnight Walking » « Human » ou encore « Spirited Away ». Ce dernier a le potentiel pour faire de beaux jours radiophoniques. Et puis, sur le bonus cd de la version Deluxe figure deux covers. D’abord le « Dancing Barefoot » du Patti Smith Group, sur lequel Annie Lennox vient poser son timbre de voix remarquable. Puis une version assez ‘dance’ du « Riders on the storm » des Doors.

Malgré l’absence d’une véritable remise en question artistique, il s’agit sans doute du meilleur opus du groupe depuis longtemps ! L’énergie est enfin retrouvée !

Vous aviez dit ‘simple d’esprit’ ? 

 

Temples

Entre hype et véritable talent…

La musique psychédélique est un peu comme le Phoenix : régulièrement, elle renaît de ses cendres pour livrer un nouvel avatar, héritier des traditions des années sixties et seventies. Après The Church (« Heyday ») dans les années '80, Oasis et Kasabian dans les années '90 et plus récemment, Tame Impala, Black Angels et Animal Collective, Temples, une formation originaire de Kettering dans le Northamptonshire, vient de prendre le relais. Soutenus par Noel Gallagher, l’ex-guitariste/compositeur d'Oasis, ils rencontrent actuellement une ascension assez fulgurante. Leur passage au Botanique nous permettrait donc d'aller vérifier si nous étions en présence d'un 'hype' comme l'Angleterre nous en fourgue régulièrement ou s'il s'agissait d'un véritable talent en pleine éclosion.

La salle de l'Orangerie est bien remplie et ce qui est frappant, c'est l'étendue des tranches d'âge représentées : depuis le vieux hippie reconverti au consumérisme jusqu'aux jeunes branchés arborant fièrement une frange à la Brian Jones. Sur scène, pas de surprise : les musicos ont le même look que dans leurs clips vidéos : le chanteur/guitariste, James Edward Bagshaw, est un croisement entre Syd Barrett et Marc Bolan et l'autre membre fondateur, le bassiste Thomas Edison Warmsley, semble sorti du groupe glam The Sweet.

Au moment où les musiciens montent sur les planches, on entend la musique de « Daydream », le célèbre hit du groupe belge Wallace Collection ;  mais, sacrilège, dans une version 'cover' ! Une furieuse faute de goût, si vous voulez mon avis. Enfin, dès le premier titre du concert, le superbe « Colors To Life », on doit se rendre à l'évidence : les lascars savent jouer ! Le son est parfait, les harmonies vocales époustouflantes et l'ensemble donne l'impression d'un professionnalisme sans faille. Ces petits morveux n'ont qu'un album à leur actif, l'envoûtant « Sun Structures », paru en février dernier sur Heavenly Recordings, et ils sont déjà au top de leurs capacités techniques.

La musique de Temples est un véritable kaléidoscope d'influences diverses. Dans l'ensemble, on pense évidemment à la pop psychédélique de la fin des 60’s : Pink Floyd (période « See Emily Play »), Beatles (« Tomorrow Never Knows »), The Monkees, The Zombies, The Easybeats ou The Byrds. Mais on reconnaît également ça et là quelques touches de T.-Rex (« Keep It Dark »). Dans « Sun Structures », les triolets exécutés en parfait parallélisme par les quatre musiciens font irrémédiablement penser au Yes du début des années '70.

Le public est parfaitement réceptif mais c'est « A Question Isn't Answered » qui provoquera le plus de réactions. La rythmique presque tribale évoque Kasabian et on est emporté par les mélodies très simples, jusqu'à la superbe finale a capella. Un joli moment ! Dans « Mesmerize », la formation s'autorise une digression instrumentale assez bruitiste, dans la tradition psyché. « Sand Dance » clôture le set, révélant des accents Zeppeliniens du meilleur acabit. En rappel, Temples interprètera un « Shelter Song » dominé par des harmonies vocales très 'sixties', que n'auraient pas reniées les Mama's & Papa's.

Au final, un concert techniquement parfait mais sans véritable grain de folie. Les musicos sont appliqués. Comme de bons élèves, ils reproduisent les sonorités de leurs aînés mais, ils en oublient qu'il faut casser le moule, briser le carcan, si l'on veut exister en tant qu'artiste. De plus, dans les mélodies, ils abusent, en général, de ‘clichés’, des clichés qui après quelques écoutes, se transforment en ‘rengaines’. Et surtout, l'ensemble est trop apprêté, trop propre ; on ne ressent pas l'âme, la folie, la transgression du réel qui sous-tend le mouvement psyché. En conclusion, malgré des débuts prometteurs, Temples devra s’affranchir de références encore trop présentes aujourd'hui, sil veut déployer ses ailes. A vérifier lors de la sortie de leur deuxième opus !

Setlist

Colors To Life
Prisms
Sun Structres
A Questions Isn't Answered
The Golden Throne
Ankh
Move With The Season
Keep In The Dark

Mesmerize
Sand Dance

Encore :

Shelter Song

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Das Simple

In Girum Imus Nocte

Écrit par

Das Simple est un projet biscornu dont les membres semblent prendre un malin plaisir à brouiller les pistes. Il n’a, par conséquent, rien de simple à proposer à l’aube de ce second album.

Destructeurs patients de toute évidence et disséqueurs habiles de toute ligne droite, nos lascars leur préfèrent de loin les chemins de traverse et de préférence, les plus tortueuses…

Si suivre leur sillage est parfois ardu, il n’en reste pas moins que le trio marseillais s’arrange toujours pour s’assurer que nous ne nous sommes pas perdus en route.

Haletant, l’auditeur se voit offrir quelques salvatrices bouffées d’air bienvenues, avant de retrouver un rythme effréné jusqu’au prochain sommet.

Maniant l’art du second degré avec un sens certain du potache poussé à l’extrême (Cf. le titre “Quand LA Chine S’Eveillera Dans Ton Cul, Ça Fera Toujours Moins Mal Que l’Afrique”) les trois jeunes gens développent une série impressionnante de braquets, et les suivre tout au long de ce disque requiert une condition musicale certaine.

Si fatigante que paraît cette escapade, elle n’en reste pas pour autant dénuée d’intérêt.

Il y a parfois de l’esbroufe, un défaut de jeunesse qu’on pardonnera bien vite.

“In Girum Imus Nocte” est une grande bouffée d’oxygène en haute altitude.

Les effets secondaires (tournis, nausées et autres pertes de consciences) sont donc des risques à ne pas prendre à la légère, avant de se lancer dans l’aventure.

Mais si vous vous décidez à franchir le pas, foncez tête baissée, sans même vous retourner!

Au sein de cette orgie versatile, entre Math Rock, Noise et Jazzcore, nul doute que vous trouverez à la fois de quoi vous satisfaire et vous rebuter un brin, tant l’expression sonore part dans tous les sens.

Un univers dense et touffu comme une pelote de fil de fer d’où semble surgir une écharpe constrictor prête à vous avaler tout cru et vous régurgiter aussi vite.

Vous êtes prévenus !

 

Luke Temple

Good Mood Fool

Écrit par

La soul très cool de Luke Temple libère cette douce énergie euphorisante qui permet de booster l’humeur… « Good Mood Fool », son 5ème album, ne trompe donc personne quant à la marchandise ! L’Américain dévoile en solo une face plus lumineuse et moins vaporeuse que ses travaux opérés en compagnie de Here We Go Magic. Son falsetto clair –qui rappelle parfois celui d’Ezra Koening de Vampire Weekend (« Jessica Brown Findlay »)– illumine des morceaux aux instrumentaux 80’s (« Katie ») ou bluesy (« Hard Working Hand »). D’autres moments de grâce traversent « Good Mood Fool » comme le plus pop et quasi R’n’B « Florida » qui offre un écrin parfait à la voix si particulière de Luke Temple ou le plus funky « Those Kids ». Plus immédiate que celle d’Here We Go Magic, la pop en solitaire de Temple est une merveille qui déverse son humeur tendre et apaisante dans le creux de vos oreilles…

 

Komplikations

Efficace et sans Komplikations

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Le public était particulièrement impatient d’assister à cette double affiche prometteuse ; au point que la Zone affichait sold-out, ce soir, au grand dam des distraits et des retardataires qui s'en mordent encore les doigts. Excepté ces derniers et les gens souffrant d'agoraphobie, on ne s'en plaindra pas vu le manque certain d'affluence en ces lieux, au cours de ces derniers mois. Une défection peut-être justifiée par une programmation assez inégale pour cette salle, considérée jadis comme un rendez-vous incontournable pour les aficionados de la scène alternative...

Mais bref, la foule des grands soirs était bien réunie pour assister tout d'abord au concert de Komplikations. Formation en rangs serrés, elle implique Ben (Cheap Killers, Pirato Ketchup, Two Star Hotel, Hiatus, ...) à la batterie, Lio (Le Prince Harry, Luik, Tache) au synthé et Allen au chant (dont le CV m'est inconnu). Issue le la scène germanopho-liégeoise, cette mini ‘dream team’ consomme un minimum de moyens mais atteint un impact maximal dans un genre baptisé synth-punk. Plus agressif et décharné que l'habituel et parfois convenu electro-punk, on rencontre un exemple typique du style chez Screamers, un groupe dont le morceau culte (?), "122 hours of fears", est d'ailleurs repris en concert par Komplikations. Sur les planches ces derniers sont parfaitement soudés et on imagine d'ailleurs mal le contraire vu le minimalisme de l'instrumentation. En effet, sous cette configuration, il vaut mieux jouer carré et en symbiose sinon on peut vite passer du minimaliste au minable... Une barrière qu'ils ne franchissent pas et on les en remercie! Que du bon au contraire dans leur set. Des décharges d'énergie en flux continu comme autant d'électrochocs qui agitent les corps frénétiques venus chercher leur dose d'adrénaline délivrée par un groupe pas avare en la matière. C'est le moins qu'on puisse dire puisqu'on a eu droit a +/- 1h de prestation de leur part, peut-être un peu longuet pour une première partie, même si elle a été excellente. Il faut dire qu'ils s’étaient aussi déplacés pour fêter la release party du nouveau mini-lp "Poverty' qui justifie bien un tel enthousiasme.

Longue pause ensuite avant de passer à Frustration, quintet parisien fort attendu et qui promet de faire monter davantage la pression. A leur entrée sur l’estrade, des voix scandent ‘Allez y, foutez le feu!’, alors que certains réclament déjà des morceaux comme s’ils sollicitaient un putain de juke-box... Impassibles, les musicos laissent encore la tension monter d'un cran jusqu'à ce qu'elle devienne palpable dans les premiers rangs avant de démarrer pied au plancher. Et en route pour une belle salve de brûlots post punk comme ils savent les délivrer et comme on en trouve 13 à la douzaine sur leur déjà culte "Relax", sorti en 2006. Mais seront-ils à la hauteur de cet incontournable? Pour ce qui est du début de concert on répondra oui sans hésiter. Ils enchaînent les titres sans temps mort et sans faiblesse, déclenchant des pogos effrénés qui démarrent à proximité du podium mais s'étendent rapidement au delà et finissent au bout d'un moment par avoir raison de mon goût assez limité pour la foule et ses mouvements (...), me poussant à battre en retraite vers la moitié de la salle. A partir de cet instant, mes impressions seront très différentes notamment à cause d'un manque de présence sonore à cet endroit, le groupe jouant bizarrement très bas sur scène. Mais il semble aussi qu'ils commencent à se planter par ci par là quand ils ne foirent pas carrément un break sur un morceau qui du coup tombe totalement à plat.

La fatigue peut-être? Toujours est-il qu'après seulement +/- 45 min et un rappel, ils tirent leur révérence. Ce qui me semble, ma foi, un peu court ; surtout que le support act a finalement joué plus longtemps.

Un set en demi-teinte donc malgré un démarrage en force ainsi qu'une première partie des plus convaincantes et à l'énergie communicative suivie par davantage de tâtonnements et autres problèmes techniques qui me laissent dubitatif. Bravo par contre à Komplikations qui ne cesse de s'améliorer tout en gagnant en efficacité et en impact.

(Organisation Plastic Team Liège/PGL Aachen)

Amplifier

Echo street

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Fondé en 1999, Amplifier nous vient de Manchester. Avant d’enregistrer ce quatrième opus, le line up du groupe avait subi quelques changements. Tout d’abord, Neil Mahoney a cédé sa basse à Alexander Redhead. Ensuite, après le split d’Oceansize, Steve Durose a rejoint le line up, comme second guitariste.

La presse spécialisée était tombée sous le charme de « The octopus », le précédent elpee du band mancunien. Un œuvre conceptuelle ténébreuse, ambitieuse, découpée en 16 plages, s’étalant sur plus de 2 heures et enrichie d’un livret de 70 pages. Et qui avait exigé une bonne année de travail. « Echo steet » n’a nécessité que 2 mois de sessions. Une œuvre moins prog (NDR : quoique !), mais publiée sur le label Kscope, c’est-à-dire qui héberge notamment Anathema, Steven Wilson et Porcupine Tree.

Un Porcupine Tree qui semble paradoxalement avoir contaminé le psychotique « The wheel ». Une constante ? Le soin apporté aux harmonies vocales. L’épuré « Between today and yesterday » rappelle même la conjugaison des voix opérée entre Crosby, Stills & Nash, à une époque bien West Coast. Sans quoi, il faut reconnaître que les références aux nineties sont omniprésentes. Les douze minutes de ballade mélancolique consacrées à « Extra vehicular » lorgnent manifestement vers le « Black hole » de Soundgarden. Sommet du long playing, le titre maître baigne au sein d’un climat éthéré digne de The Verve circa « A storm in heaven », même si les vocaux nous transportent du côté sombre de la lune… Steve Durose (NDR : ou plutôt le défunt Oceansize) marque de son empreinte « Where the river goes » ; encore que le véritable mur de son érigé à mi-parcours éveille en notre fors intérieur le shoegazing de Ride. Hormis le titre final, « Mary Rose », un rock parcouru par une ligne de basse mélodieuse, dynamisé par des drums souples et éclaboussé de cordes de guitares cinglantes, ce disque privilégie les ballades. Y compris le morceau d’entrée, une compo qui baigne dans un climat insouciant, concédant des accents de gratte réminiscents de Prince, avant de se lancer dans un irrésistible crescendo. Un bien bel album, même s’il n’atteint pas l’intensité tentaculaire d’« Octopus »…

 

Simple Minds

Always ‘Alive and Kicking’

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Simple Minds, un des groupes les plus emblématiques des années 80, est revenu à Forest National, ce 23 novembre, dans le cadre de son ‘Tour Greatest Hits+’, un périple qui fait suite à la sortie de sa nouvelle compilation « Celebrate », parue en mars, un disque sur lequel figure deux chansons inédites, « Broken Glass Park » et « Blood Diamonds ».

En pratiquant un cocktail de pop de rock et de new wave, ce groupe écossais formé à la fin des années 70 est aujourd’hui à la tête d’une discographie conséquente qui a généré une multitude de disques d’or et de platine. Ce soir ce groupe légendaire nous a gratifiés d’un véritable voyage musical à travers ses trente-cinq ans de parcours, en nous réservant ses meilleurs tubes comme « Alive and Kicking », « Sanctify Yourself », sans oublier « Don't You (Forget About Me) », considéré comme un classique des eighties.

Et cette plongée dans sa carrière artistique a démontré qu’il a profondément influencé la musique contemporaine.

En cet après-midi de novembre, le température est plutôt frisquette. Pas de quoi décourager les fans. Ils attendent dehors depuis quelques heures, afin de se dénicher une place de choix au sein de la salle. Le concert est sold out depuis des mois. Les portes s’ouvrent… Les aficionados se ruent dans l’antre de Forest. La plupart des spectateurs ont la trentaine, voire plus.

Le show commence à l’heure prévue. Jim Kerr et ses acolytes montent sur les planches et attaquent le « Broken Glass Park », avant d’affronter « Waterfront ».

Pour réchauffer la foule, rien de tel qu’« I Travel ». L’onde de choc est provoquée par la rencontre entre les nappes de synthés et la ligne de basse profilée par Charlie, pendant que Jim se démène comme un beau diable pour mettre une ambiance de feu.

Les titres se succèdent. Le public reprend en chœur « Promise you a miracle ». Les claviers épousent parfaitement le tempo. Tout comme sur « Glittering Prize ».

Jim s’accorde quelques instants de répit, lorsque Simple Minds attaque l’instrumental « Theme for great cities ». Faut dire que jusqu’alors, il s’est livré à fond.

« Someone, Somewhere in Summertime » fait vibrer l’auditoire surchauffé. Sa mélodie très sentimentale nous rappelle alors notre adolescence. On en reste bouche bée !

Malgré les années, Jim Kerr maîtrise parfaitement son répertoire. Il parvient encore à entrer en communion avec le public. Par contre, Charlie se montre plus réservé. Quoique charismatique, il préfère se concentrer sur son instrument. Et à la quatre cordes, il est toujours aussi balaise. Quant au drumming de Mel Gaynor, il allie précision et efficacité.

Lorsque le band aborde « Lovesong », le public devient euphorique. Il s’agit d’une des chansons les plus notoires de leur période post-punk. Et une des plus dynamiques accordées au cours du set.

Autre grand moment du spectacle, le tube « Don’t you (forget about me) ». Une ovation phénoménale s’élève de l’auditoire. Les spectateurs sont littéralement survoltés pendant l’interprétation de ce grand classique des Minds que Jim Kerr nous incite à fredonner.

Tout au long du spectacle, Jim prend un plaisir évident à jouer avec son micro. Il le balance, le triture, le cajole, le tourne vers ses fans, pour les inciter à l’accompagner.

En fin de parcours, « New Gold Dream » transforme la salle en une immense discothèque inondée de lumières psychédéliques.

Lors du rappel, les Minds nous livrent une intro instrumentale de « Speed your Love to Me ». A cet instant, c’est Andy Gillespie qui se charge des claviers. Le band embraie alors par « Sanctify Yourself ». La ferveur du public est à son paroxysme. Il chante. Se lève et balance les mains lorsque les musicos se lancent pour le dernier hit de la soirée. Une apothéose ! Démontrant, s'il le fallait encore, qu’ils sont toujours « Alive and Kicking ».

Ce véritable voyage à travers le temps nous a permis de revivre une époque au cours de laquelle le walkman déversait leur musique directement dans notre âme, et permettait de faire le vide autour de nous…

(Organisation Live Nation) 

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Trampled by Turtles

Quelque part au cœur du Midwest…

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A l’instar de Low, Trampled by Turtles nous vient de Duluth, dans le Minnesota. Fondée en 2003, cette formation compte déjà 6 albums à son actif. Aux States, le quintet jouit d’une solide notoriété. Faut dire que la roots music y est encore très populaire. Sur le Vieux Continent, son crédit se limite aux aficionados du style. Comme chaque année, avant les festivals d’été, le Botanique tente de nous faire découvrir des artistes ou des groupes totalement méconnus du grand public. Et ce soir, ce coup d’essai s’est transformé en coup de maître…

Pour accueillir le combo étasunien, les organisateurs ont choisi la Rotonde. En configuration assise. Et le public est conséquent. Pourtant, après deux titres, on était en droit de craindre le pire pour la suite des événements. En fait, il fallait le temps que le band prenne la température des lieux. Car la suite va se révéler épatante. Le line up réunit 5 musicos. Armés d’un violon, d’une guitare, d’une mandoline, d’une basse acoustique et d’un banjo, les musicos revisitent le bluegrass traditionnel, tout en n’oubliant pas d’inclure leurs hits, imparables de l’autre côté de l’Atlantique. Et ce sont de véritables virtuoses. Et en 90 minutes, ils vont littéralement mettre le feu à l’auditoire, en adoptant une attitude presque punk ! Pourtant, cette frénésie, ils la libèrent avec respect, classe et originalité. Dispensant des morceaux issus de leurs 6 opus, dont le dernier en date, le magnifique « Stars and Satellites ». La voix de Dave Simonett est éraillée. Les interventions au violon de Ryan Young sont délirantes, et celles de Dave Caroll au banjo, épileptiques. Hormis le bassiste, les membres du groupe portent la barbe. C’est dans la tradition ! En quelques morceaux, leurs mélodies sont susceptibles de nous projeter quelque part au cœur du Midwest, dans un saloon. Une description visionnaire qui explique pourquoi leur style supposé soporifique, se mue en réalité fascinante. Et puis aussi parce que Trampled by Turtles parvient à rendre au genre, ses lettres de noblesse. Ravi, le public a même obtenu le rappel qu’il réclamait, malgré un set particulièrement copieux. Une belle découverte !

(Organisation Botanique)

 

Trampled by Turtles

Stars and Satellites

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Duluth, c’est dans le Minnesota. Robert Zimmerman, alias Bob Dylan, y est né. Low également. Mais le groupe d’Alan Sparhawk y vit toujours. Trampled by Turtles aussi. Une formation qui s’inspire plutôt du Zim. D’ailleurs, à l’instar de Chatham County Line ou de The Avett Brothers, sa musique baigne dans l’americana ou le bluegrass. De vieilles recettes préparées à base de banjo, mandoline, harmonica, outre les guitares bien sèches. Les musicos possèdent une maîtrise parfaite de leurs instruments. Mais n’oublient pas de soigner le sens mélodique de leurs compos. « Stars and Satellites » constitue déjà le 6ème long playing des Etasuniens. Il ne recèle rien de neuf, mais lorsque le band libère son énergie folle, il parvient à transcender le style. L’opus oscille entre climats paisibles (« The Calm and the Crying Wind ») et envolées up-tempo dynamisées par le banjo (« Risk ») du très talentueux Dave Carroll. L’émotion peut même devenir palpable et se révéler bouleversante. Et tout particulièrement sur le single « Alone », caractérisé par son magnifique crescendo final. 

A découvrir absolument ce 30 mai au Botanique de Bruxelles !

 

Tigers of the Temple

Death Light Fire & Darkness (Ep)

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On ne peut pas dire que la toile regorge d’infos au sujet de Tigers of the Temple. Et en tapant ce patronyme sur un moteur de recherche, on atterrit rapidement dans l’univers des tigres de Thaïlande. En fait, cette formation est suédoise. Elle nous vient même très exactement de Göteborg. Et pas la peine de le répéter 100 fois, les Suédois sont particulièrement branchés sur la musique folk. D’ailleurs le premier Ep de ce sextet scandinave en est une nouvelle démonstration.

« Death Light Fire & Darkness » est découpé en quatre plages sculptées dans un folk mélancolique et touchant, alimenté par un violon, un banjo et des chœurs. Des chœurs auxquels participe une vielle connaissance, Kristofer Åström sur les deux premiers titres, « Mental Walks » et « Lions Cape ». 

Bref, dans le style, ce Tigers of the Temple se débrouille plutôt bien ; et j’ajouterai même que cet Ep m’a mis l’eau à la bouche. J’attends ainsi impatiemment la sortie de leur premier opus… 

 

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