La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (11 Items)

Palace

La découverte de soi à travers la musique…

Écrit par

Survolé par la voix angélique de Leo Wyndham, Palace, trio de blues-rock londonien, signe « Ultrasound », un opus éthéré et habité de musique des limbes, celles où erre l'enfant que portait la compagne de Léo, victime d'une fausse couche. Cet accident a chamboulé la vie de couple. D’autant plus que doté d'une sensibilité à fleur de peau, il avait déjà été marqué par les drames personnels, dont la séparation de ses parents et la mort d'un proche. Ce long playing à la beauté émouvante voire poignante, au spleen mélancolique, à la splendide ambivalence entre perte et espoir, se veut avant tout un hommage au courage de sa compagne et à la puissance des femmes en général.

En compagnie de Rupert Turner, guitariste du groupe, il évoque ce quatrième elpee et sa... conception.

Vous avez ‘accouché’ de quatre elpees en huit ans. C'est peu ou c'est beaucoup ?

(rires)

Rupert : Ce n'est pas excessif. Nous avions besoin de temps afin de vivre des expériences et ensuite pouvoir les traduire en chansons.

Mais pourquoi dès lors avoir publié deux Eps l'an dernier, plutôt qu'un album entier ?

Leo : Il est préférable que les idées très soient claires quand on souhaite enregistrer un album, à la fois unique et original. Les Eps sont destinés à combler les intermèdes et permettre à la musique d'éclore entre-temps. De plus, c'est amusant à réaliser.

Pour vous, Leo, la formation représente-t-elle une famille, et notamment à la suite des épisodes douloureux que vous avez personnellement traversés ?

Leo : Certes, mais tout le monde en connaît dans sa vie. Pour nous tous, Palace est comme une famille élargie, un endroit où nous pouvons nous sentir en sécurité et partager ce que nous ressentons.

Avez-vous été touché par la réaction des autres membres à ce qui vous est arrivé ?

Léo : Absolument. Lorsqu'on passe dix ans dans un groupe, chacun de ses membres, un jour ou l’autre, est confronté à ce type d'événement. Chaque fois qu'un drame est survenu dans mon existence, le soutien reçu de la part de mes deux comparses a été remarquable, et plus qu'essentiel. La compréhension est immédiate, notre amitié très forte et le soutien profondément enraciné. Ce qui en dit long sur notre entente…

Quel est l'origine et le sens du morceau « Cocoon » ?

Rupert : Une idée émanant de « Love Is The Precious Thing », la chanson qui la précède sur l'album. Cet instrumental s'est développé à partir de ce titre dont nous avons en quelque sorte utilisé des éléments pour ensuite les inverser, les manipuler, les démembrer afin que la trame s'effondre dans une sorte de désordre intense.
Leo : Oui, c'est un beau bordel (il rit) ! L'album traite, en profondeur, des idées de la création, de la vie et de la mort ; le son de ce magnifique morceau permet d'imaginer ce qu’on éprouve quand on est dans le ventre de sa mère : un cocon sécurisant, enveloppant, fait d'énergie et de chaleur. Le titre s'imposait de lui-même. Nous l'avons placé au milieu de l'album pour obtenir cet effet de pause, de calme... sans voix ; une sorte de sanctuaire au milieu du disque.

Sur « Goodnight Farewell », dernier titre de l'elpee, on a l'impression d'entendre un cœur battre.

Leo : Exactement ! La grosse caisse constitue le cœur qui bat tout au long de la plage. Il y a, en quelque sorte, l'idée de donner vie dans cette chanson. Ce qui semblait la meilleure façon de terminer l'album…

Ce disque rendrait-il un hommage à la femme et à l'amour ?

Leo : Oui, à bien des égards, et à ma partenaire en particulier. J'ai été témoin de son incroyable force et de sa résilience. Je n'aurai pu faire preuve d'une telle force. Nous souhaitions célébrer la puissance des femmes.

Vous avez accordé un premier concert, il y a un mois. Était-ce compliqué d'interpréter des chansons aussi intimes en public ?

Léo : Elles peuvent l'être lorsque les évènements sont récents, dans votre esprit et votre chair. Lorsque je les ai interprétées pour la première fois, en direct, je l'ai ressenti de manière très intense et émouvante. Je revivais les événements, mais, par ailleurs, chanter ses chansons devant une foule, m'a obligé à lâcher prise. C'est un processus très cathartique qui participe à ma convalescence.

« Say The Words » exprime le sentiment d'inutilité d'un homme dans ces circonstances…

Leo : Un sentiment de désespoir et une perte de soi. Mais il témoigne également que je suis devenu conscient de la pression exercée sur les femmes pour qu'elles aient des enfants, de faire passer au second plan leur indépendance et leur carrière, pour rendre un homme heureux, notamment.
Par ailleurs, lors d'une fausse couche, nous pouvons ressentir en tant qu'homme un sentiment de perte et de désespoir ; il est très perturbant, et troublant de ne pas savoir où se situer et quel rôle tenir au cours de ce drame.

Cet opus incarnerait-il, dès lors, l'enfant que vous n'avez pas eu ?

Leo : Je ne crois pas. L'album est plutôt un moyen, comme la musique l'est souvent pour beaucoup, de découvrir et de comprendre une situation incroyablement difficile, de créer des liens, un moyen de trouver une sorte de carte intérieure pour donner du sens à un événement traumatisant. La musique est une manière de se connecter à soi-même et à ses expériences, de s'adapter au monde qui vous entoure et de donner un sens aux événements, à un traumatisme, à la perte, à l'amour et à toutes ces choses. C'est une découverte de soi.

Palace : « Ultrasound » (Virgin) sortie le 5 avril 2024

En concert à l'AB le 30 octobre prochain

Palace

Dévastation et délivrance pour le leader de Palace, Leo Wyndham…

Écrit par

Le quatrième long playing de Palace, "Ultrasound", paraîtra ce 5 avril 2024.

Le groupe a retrouvé Adam Jaffrey pour la production de l'album, huit ans après avoir travaillé ensemble sur son premier essai ("So Long Forever", 2016). Ce nouvel opus rassemble les deux Eps sortis en 2023 ("Part I - When Everything Was Lost" et "Part II - Nightmares & Ice Cream"), ainsi que sept toutes nouvelles compos.

Alors qu'il écrivait les premières chansons de l'elpee, la compagne du frontman Leo Wyndham a fait une fausse couche tardive. "Ultrasound" est naturellement devenu le journal ouvert d'une année de lutte entre la dévastation et la délivrance. ‘Il était incroyablement difficile de comprendre ce qui s'était passé, d'y faire face et d'aller de l'avant’, explique Leo. ‘L'album est le voyage de cette expérience - commençant par une perte, puis une période de traitement, et enfin l'acceptation, la libération et la croissance. Et je suis en admiration devant les femmes qui en font partie. Leur dignité, leur force et leur courage leur permettent de faire face à ces choses qui dépassent l'homme…’

La vidéo de Bleach est disponible ici

 

 

Palace

Quand tout était perdu pour Palace…

Écrit par

Ce 18 juillet 2023, Palace publiera un nouvel Ep, « Part I - When Everything Was Lost », un recueil de quatre titres qui introduit des cordes riches et profondes dans l'arsenal sonore de Palace, en s'appuyant sur le son mélodique et mélancolique qui est désormais leur marque de fabrique.

Après avoir sorti deux singles extraits de ce disque, « How Far We've Come » et « All We've Ever Wanted », en début d'année, Palace nous en propose un troisième, « When Everything Was Lost ». Et il est en écoute ici

Leo Wyndham, le leader du groupe, a déclaré à propos de ce nouvel Ep : ‘Il parle de la façon de vieillir avec quelqu'un et d'essayer d'évoluer et de s'adapter aux choses que l'on n'imagine pas ou que l'on ne prévoit pas. Les choses qui vous font plancher, mais qui finiront par vous lier. Entrelacés. Inséparables.’

 

Shabazz Palaces

The Don of Diamond Dreams

Écrit par

Shabazz Palaces, le déjà cultissime duo hip-hop issu de de Seattle ‘is back’ après un hiatus de plus de 3 ans. La formation bicéphale réunissant Ishmael Butler (déjà quinquagénaire et ex-Digable Planets) et le multi-instrumentiste Tendai ‘Baba’ Maraire ouvre son sillon hip-hop dit ‘abstrait’ aux influences free-jazz sur le label pourtant très rock Sub Pop ; et ce depuis 2009. « The Don of Diamond Dreams », son 5ème album, constitue probablement l’œuvre la plus optimiste et la plus abordable du tandem ‘afrofuturiste’ tout en conservant sa patte de ‘maverick’ un brin visionnaire. Cette petite ouverture est probablement due aux travaux du fils de Butler, Lil Tracy, collaborateur du regretté Lil Peep. Attention, Shabazz Palaces ne renverse pas non plus ses fondamentaux et le tout reste aventureux et loin des standards hip-hop actuels, grâce à ses touches p-funk, de trap et ses visions ésotériques. Pas de surprises mais une belle réussite.

Caravan Palace

Un show démentiel, haut en couleurs et très électrique.

Écrit par

Ce soir, le concert de Caravan Palace ne semble pas sold out ; et pourtant, le Cirque Royal est plus que bien garni. Surtout la fosse. En fait –et cette manœuvre devient la norme– les gradins se sont dépeuplés au profit du parterre. Faut dire que pour assister au show de cette formation hexagonale et participer à la communion entre le groupe et l’auditoire, c’est l’endroit idéal.

Issu de Braine-l’Alleud, Sonnfjord assure le supporting act. Le groupe est drivé par la vocaliste Maria-Laetitia Mattern. Elle est soutenue par son frère Aurelio (Paon, Lucy Lucy) aux claviers, François de Moffarts (Lucy Lucy) à la basse et au chant, Jérome Van den Bril à la guitare ainsi que Fabio Zamagni (Noa Moon) aux drums. Le quintet a publié un Ep six titres, « Up The Woden Hills », en février 2015, au sein duquel il va notamment puiser afin d’établir sa set list. Les musicos forment un triangle, derrière Maria. Un peu à la manière de BRNS, afin de renforcer la cohésion au sein du band.

Le set est très similaire à celui accordé, à l’AB Club, il y a un mois, en première partie de Joe Be (voir ici ). L’estrade est plus grande. Toujours aussi lymphatique, le public ne va vraiment réagir qu’en fin de prestation.

Le line up de Caravan Palace implique Arnaud Vial (guitare, programmation, synthétiseur), Charles Delaporte (contrebasse, synthétiseur, programmation), Hugues Payen (violon, programmation, scat, synthétiseur, chant), Antoine Toustou (machines, synthétiseur, trombone, chant), Camille Chapelière (clarinette) et Paul-Marie Barbier (vibraphone, percussions). Tous participent aux chœurs. Et bien sûr, Zoé Colotis au chant, à la danse et à la chorégraphie.

Caravan Palace a publié son troisième elpee, « <|°_°|> », en octobre dernier. Un opus qui fait suite à un éponyme et « Panic ». Et sur son dernier long playing, l’électro/swing s’est teinté de hip hop, de rockabilly et même de soul. C’est d’ailleurs dans le tracklisting de cet LP que le collectif va largement puiser ce soir. Sans pour autant négliger les tubes et les standards...

Mais sur les planches, c’est surtout l’aspect festif du show qui fascine. Chaque musico a droit à son estrade sur laquelle il descend à tour de rôle pour se mettre en exergue, et dans la foulée, haranguer la foule. Cependant, c’est Zoé qui est la véritable maîtresse de cérémonie. Et elle doit avoir mangé du lion, ce soir. Elle débarque vêtue de ses rituels mi-bas noirs et va constamment changer de fringues tout au long de la soirée. Et le plus souvent, en quatrième vitesse. En début de spectacle, elle a enfilé une robe de couleur noire garnie de franges argentées.

Le set s’ouvre par le cinglant hit « Comics » (« <|°_°|> »). Zoé grimpe sur son estrade et s’immobilise. Armé de sa clarinette, Antoine maintient la pression pour « Lone Digger ». Il ne s’agit que la deuxième chanson, et c’est déjà le souk dans la fosse. Faut dire que le light show nous en met plein la vue. Même votre serviteur, bien installé au balcon, a des fourmis dans les jambes. Et commence à remuer du popotin. Bien dégagé, l’étage s’y prête à merveille. Alors, pourquoi pas de se défouler ? Plus électro, « Suzy » fait la part belle au ‘tchack tchack boum’. Et c’est un régal !

Lorsqu’Antoine troque sa clarinette pour un immense sax alto, Hugues (NDR : c’est le violoniste) se prend pour un kangourou. Seul Arnaud, le guitariste, reste impassible sur son siège haut. Ses interventions dispensées dans un style manouche, sont élégantes. Pour « Midnight », Antoine a récupéré son sax conventionnel, alors que les préposés aux machines balancent la sauce. Dans la fosse, tout le monde danse. Zoé réapparaît dans des fripes hip hop, y compris les baskets ! Avant que la troupe n’attaque le rap swinguant et dansant « Midnight ». « Wonderland » nous entraîne dans l’univers de la boxe. Et c’est le puissant « Mighty » qui clôture le show. 

Mais ce n’est pas fini. Le collectif va encore revenir à deux reprises. Lors du premier rappel, les artistes s’autorisent un selfie, dos au public. De quoi immortaliser l’événement.

Et lors du second, le band va nous accorder « The Dirty Side Of The Street ». Un show démentiel, haut en couleurs et très électrique.

Caravan Palace est programmé dans le cadre du prochain festival LaSemo. A ne manquer sous aucun prétexte ! (Pour la section photos, c'est ici)

(Organisation : Progress Booking)

Caravan Palace

Panic

Écrit par

La troupe rétro de Caravan Palace avait opéré une entrée remarquée, lors de la sortie de son premier album éponyme. Publié en 2008, ce disque qui recelait des singles imparables comme « Jolie Coquine » et « Suzy », s’écoulera à plus de 150 000 exemplaires. Leur mélange de jazz, de swing et d’électro va également faire le bonheur de nombreux festivaliers, s’offrant même une bonne cure de pub, sur TF1, à l’époque ! Le projet fondé en 2005 par Arnaud Vial (guitare et synthé), Charles Delaporte (contrebasse et synthé) et Hugues Payen (violon et synthé) marche alors clairement sur les traces du Gotan Project, dans un registre plus jazz manouche toutefois. Trio à l’origine, le line up s’est depuis enrichi d’un quatrième larron, en l’occurrence Antoine Toustou, ex-bassiste d’Izia.

« Panic » constitue leur nouvel elpee. Pas de réelle évolution dans leur musique, mais toujours ce mix entre l’univers parisien des années 40 et les sonorités électro chères à Massive Attack ! Un état d’esprit remarquablement traduit par l’illustration de la pochette, en l’occurrence un robot chevauchant la Tour Eiffel à la manière de King-Kong sur l’Empire State Building de New-York. Lors des sessions d’enregistrement, la formation française a reçu le concours de la chanteuse Colotis ‘Layatoya’ Zoé, sur des titres plus langoureux comme « Sydney » ou davantage down-tempo tel que « Queens ».

Et le public devrait facilement flamber à l’écoute de l’irrésistible single « Clash » ou des très dansants « Beatophone » et « Dirty Side »…

Certes, on a parfois l’impression que ces vignettes rétro-futuristes sont destinées à sonoriser des pubs, mais la qualité des compos est indéniable !

 

Caesars Palace

Youth is wasted on the young

Écrit par

Le premier album de ce quatuor suédois était sorti en 1998 ; mais il vient seulement de bénéficier d'une distribution officielle en Belgique. Un disque dont la plupart des compositions sont hantées à la fois par la britpop d'Oasis (NDR : surtout son premier opus) et le garage d'Inspiral Carpets. Oasis tout d'abord. A cause du timbre vocal de César Vidal. Aussi miaulant que celui de Liam Gallagher. Et puis des sonorités dispensées par la six cordes. Electriques, vibrato, elles semblent sortir directement du manche de Paul ‘Bonehead’ Arthurs. La mélodie de " My abduction love ", semble même avoir été calquée sur celle de " Supersonic ". Inspiral Carpets ensuite. Dès que le farfisa entre en lice. Et aussi paradoxalement que cela puisse paraître, ce clavier n'est pas joué par un membre du groupe, mais par David Nyström. Un musicien de studio particulièrement apprécié sur la scène scandinave ; et qui marque véritablement de son empreinte l'ensemble de l'opus. Une empreinte psychédélique, revivaliste, dont le doigté est aussi savoureux et rafraîchissant que celui de Clint Boon. Autre invité de marque : Klas Ahlund. Un personnage qui avait apporté son concours à l'album " Desireless " d'Eagle Eye Cherry. Non content d'avoir produit l'elpee, il assure également la quasi-totalité des parties de guitare acoustique. Avec beaucoup de subtilité, il faut le reconnaître. Deux fragments épousent cependant un profil plus punk. En l'occurrence " Anything you want " et " She' a planet ". Et puis un seul une perspective gothique. L'intro "Sort it out". Un morceau qui libère un groove digne de Sisters Of Mercy. Excellent !

 

Caesars Palace

Cherry kicks

Écrit par

Si le premier opus de cet ensemble suédois était inspiré à la fois par la britpop d'Oasis et le garage d'Inspiral Carpets, il faut reconnaître que chez ce " Cherry kicks ", les influences semblent avoir été totalement digérées. Tout d'abord, David Nyström qui nappait la plupart des mélodies de son farfisa, n'intervient plus que sur deux fragments. En fait, il a cédé le relais au nouveau drummer, Nino Keller, qui en fait une utilisation moins envahissante, lorsqu'il ne rend pas les sonorités plus synthétiques. Ensuite, le chant de Cesar Vidal s'est presque débarrassé de ses inflexions ‘miaulantes’, ‘liamgallagheresques’. Enfin, à l'instar, des claviers, les guitares se fondent mieux dans l'ensemble. Résultat des courses, le garage pop de Caesars Palace a pris une forme fort proche de celle de 22 Pisterpirkko, mais en plus dynamique et en plus contagieux. D'ailleurs on pourrait facilement siffloter les douze chansons de cet elpee, le matin, sous la douche…

 

Palace Music

Lost blues and other songs

Encore un nouvel album de Will Oldham! Enfin, pas tout à fait. Plutôt une compile partagée entre extraits de maxi-singles, faces B de singles, inédits et nouvelles versions de chansons plus anciennes; sans oublier la cover de Sally Timms, " Horses ", et puis cet " Untitled " sixtiesant, habilement liquéfié dans les claviers ouatés, argentés. Un recueil qui laisse une plus grande place à l'instrumentation rock. Basse, batterie et bien sûr guitare. A l'instar d'un Vic Chessnutt. C'est à dire capable de dispenser une intensité électrique aussi blanche que chez le Crazy Horse de Neil Young. Comme sur " Riding " et sur la seule reprise de l'elpee. Ou encore de déchirer l'âme d'un mélomane à l'aide de quelques accords de guitare sèche. Parce que l'inspiration demeure fondamentalement country/folk. Et pas seulement parce qu'on y retrouve régulièrement un banjo, un violon, un harmonica ou une steel guitar. Mais parce que les chansons ont été composées à l'aide d'une guitare acoustique. Une formule idéale pour ainsi permettre à la voix poussiéreuse, intimiste d'Old de vagabonder au sein du climat brumeux et mélancolique de son lost blues et de ses other songs...

 

Palace Music

Arise therefore

Palace Brothers, Palace Songs, Palace Music et Palace, c'est du pareil au même. Enfin presque. Puisque derrière ces différents patronymes, ce cache un certain Will Oldham, compositeur, guitariste, chanteur et surtout leader de cet ensemble yankee. Du Kentucky. De Louisville, très exactement. Une formation qui pratique, nonobstant le recours aux claviers, à la basse, aux guitares acoustiques ou électrifiées, aux drums et aux percussions, un country rock blues minimaliste. Un style desséché par la mélancolie languissante, désolée, morbide, des lyrics autobiographiques de Will et tourmentés par le falsetto troublant, spectral, dont les inflexions vocales rappellent parfois un certain Robert Wyatt...

 

Palace Music

Viva last blues

Réduction de patronyme, mais pas de changement fondamental de style pour ces ex-Palace Brothers. Basiquement country mais successivement filtré à travers le blues de Tom Waits et le psychédélisme atmosphérique de Cowboy Junkies. "Viva last blues" ne respire donc pas la joie de vivre. Mais la déprime, la mélancolie, la tristesse. Il règne pourtant une magie brumeuse, tout au long de cette œuvre, produite par Steve Albini. Une intensité ténébreuse, écorchée par la voix brisée d'Oldham, qui épanche son spleen à travers des lyrics autobiographiques, douloureux, alors que les cordes de guitares sinueuses, languissantes, et les accords de piano subtilement maladifs vagabondent au loin, dans les ombres poussiéreuses du destin...