New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Scott Hepple

Ashes to Wildflowers

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 Scott Hepple and the Sun Band

Issu de Newcastle, en Angleterre, Scott Hepple and the Sun Band est une formation de rock psyché dont les références ultimes sont puisées chez d’illustres rockeurs comme Black Sabbath ou Neil Young mais aussi le plus ‘moderne’ Ty Segall. Son premier elpee, « Ashes to Wildflowers », a été enregistré dans les studios de Duncan Lloyd (leader de Maxïmo Park) par le producteur américain Carl Saff (vu aux côtés de Sonic Youth, Ty Segall, J. Mascis) et il met en exergue des sonorités psyché, blues, rock et folk comme aux meilleurs moments des années 70. La voix ressemble parfois à celle de Jack White mais surtout Neil Young et le tout est parfaitement vintage jusqu’à la production analogique qui devrait faire des ravages sur vos platines.

Podcast # 16 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Scott Hepple

Le parfum de cendres aux fleurs sauvages de Scott Hepple and the Sun Band…

Écrit par

Scott Hepple and the Sun Band

Scott Hepple and the Sun Band est une formation britannique de psyché/rock dont le premier elpee, "Ashes to Wildflowers", paraîtra ce 22 septembre 2023.

Originaire de Newcastle, le groupe privilégie un son 60's/70's, puisant ses influences aussi bien chez Neil Young, Black Sabbath, The Beatles que Ty Segall.

"Ashes to Wildflowers", a été enregistré en analogique sous la houlette de Duncan Lloyd, de Maxïmo Park, et masterisé par le célèbre ingénieur Carl Saff, basé à Chicago (Sonic Youth, Ty Segall, J Mascis).

‘Le thème principal de l'album, la réincarnation, va de pair avec la production’, explique Scott. ‘Je voulais produire le son analogique brut et saturé qui prévalait à la fin des années 60 et au début des années 70, d'où je tire une grande partie de mon inspiration’.

Issu de ce long playing, le clip de "Letting go" est disponible

 

Scott Mickelson

Known to be Unknown

Écrit par

Scott Mickelson évolue dans la vaste catégorie du rock dit ‘classique’. Mais il s’agit ici, d’un rock, peut-être classique, mais qui véhicule un message politique très clair !

L’artiste de la Bay Area déploie ses ailes depuis sa base arrière de San Francisco sur son 4ème elpee, « Known to be Unknown ». Explorant aussi bien le rock, le psyché, le jazz que la country et se distinguant par sa riche instrumentation (mandoline, banjo, cordes et cuivres sont au programme), ses compos, qu’il interprète d’une voix rappelant de façon évidente celle devenue patinée avec l’âge d’Eddie Vedder, aborde des sujets assez sérieux comme le ‘trumpisme’ ou la pandémie tout en conservant, dans l’expression sonore, un esprit résolument 60’s (« Die Trying »). Et si les plages adoptent un profil classique, elles se révèlent souvent hymniques (« UNarmed American » nous plonge dans un bain définitivement americana) et libèrent une bonne dose d’énergie (l’instrumental « Blur in the Memory »).

Calum Scott

A écouter religieusement…

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Ce samedi 24 septembre, Calum Scott se produit au Cirque Royal de Bruxelles. Cet auteur-compositeur britannique (NDR : il est originaire du Yorkshire) a été révélé en 2015, lors de l’émission Britain’s Got Talent 2015, concours au cours duquel il avait décroché la sixième place. Depuis, outre ses deux albums (« Only Human » en 2018 et « Bridges » en 2022), il aligne les tubes : « Rhythm Inside », « You Are The Reason » (NDR : son duo en compagnie de Leona Lewis), « No Matter What », « Only Human », « Where Are You Now » (NDR : une compo issue de sa collaboration avec Lost Frequencies) et enfin, sa version du « Dancing On My Own » de Robyn, désormais pratiquement plus connue que l’originale…

Mitch James assure le supporting act. Issu d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, ce chanteur-auteur-compositeur-guitariste est également responsable de deux elpees, à ce jour. Il a acquis une solide réputation pour sa franchise affichée sur les réseaux sociaux, mais aussi lors de ses prestations en ‘live’, à travers des chansons chargées d’émotion et convaincantes. Il a aussi décroché quelques tubes, à l’instar de « Bright », « Blue Skies », « 21 » ou « Old News ».

Sur les planches, il assure les vocaux et s’accompagne à la gratte semi-acoustique. Il est soutenu par un préposé à la guitare électrique. Première constatation, Mitch a une belle gueule. Il doit faire des ravages auprès du sexe féminin. Simple, interactif, il est très proche de son public et dégage un fameux capital sympathie. Lorsque les compos s’emballent, elles se chargent d’électricité. Son acolyte, à la sa six cordes, ne lésinant alors pas sur l’intensité de ses riffs. Mais la plupart du temps, il se contente de faire consciencieusement son job.

Le set s’ouvre par le hit semi-acoustique « No Fixed Above ». Les émotions de Mitch transpirent littéralement au travers de ses chansons. Les morceaux défilent : « Bright », « Blue Skies », « 21 », « Old News » deux extraits du second opus, ainsi qu’une cover de Kodaline, « All I Want ». A l’issue de sa prestation, on en est convaincu, Mitch pourrait suivre le chemin tracé par Ed Sheeran...

Trois plateformes sont posées sur le podium. Celle de gauche va accueillir un drummer, du milieu, un claviériste, et de droite, une violoniste ainsi qu’une violoncelliste. Devant cette dernière estrade, vont opérer un bassiste et un guitariste.

Scott Calum, c’est d’abord une voix, une voix captivante, grisante naturellement puissante, mais aussi capable d’une infinie douceur qu’il met au service de chansons qui traitent d’amour, d’intimité, de soutien à ceux qui l’entourent, et notamment à l’égard de sa sœur Jade, mais surtout de spiritualité. A l’instar de morceaux comme « Run With Me », au cours duquel Calum Scott chante ‘I Will Be Your Church’ qui semble être l'amour de sa vie. De « Rise », également. Un titre mystique, dont l’énergie est boostée par les applaudissements. Et bien évidemment de « Biblical ». Le piano épouse sa voix à travers une histoire d'amour profonde et dévotionnelle. Il va d’ailleurs interpréter plusieurs compos en mode piano/voix, moment choisi par les autres pour se retirer derrière la scène. Mais manifestement, le concours du violon et violoncelle apporte une autre dimension à son répertoire.

Tel un évangélisateur, il fait participer la foule. Mais au lieu de bougies, ce sont des iPhones qui s’allument régulièrement au sein de l’auditoire. Féérique !

Tout au long de « Boys in the street », la reprise de Greg Holden, il lui communique ses sentiments et à la fin de cette adaptation, il verse même une larme. Et dans le même esprit, « Heaven » baigne au sein d’un océan de mélancolie.

Scott ne va pas oublier ses tubes « You are the reason et « Where Are You Now », mais sans Lost Frequencies ; et puis en rappel, sa reprise de l’inévitable « Dancing on My Own » de Robyn, manifestement supérieure à la version originale.

Setlist : « Rise », « I’ll Be There », « Cross Your Mind », « Last Tears », « Biblical », « Flaws », « The Way You Loved Me », « Boys In The Street » (Greg Holden cover), « Bridges », « This Love (Maroon 5 cover), « Where Are You Now » (Lost Frequencies & Calum Scott cover), « Run With Me », « If You Ever Change Your Mind », « You Are The Reason », « Heaven ».

Rappel : « Dancing on My Own » (cover de Robyn)

(Organisation : FKP SCORPIO)

 

Scott Walker

Décès du crooner Scott Walker…

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De son véritable nom Noel Scott Engel, Scott Walker est décédé ce 25 mars 2019, à l’âge de 76 ans. Après avoir a tâté du cinéma, joué de la basse, comme musicien de studio (NDR : c’est là qu’il rencontre Jack Nitzsche et Phil Spector), mais encore chez les Ventures et les Dalton Brothers, cet Américain a véritablement débuté sa carrière, à la mi-sixties, à Londres, au sein des Walker Brothers, groupe qui impliquait également l’ex-Standells, Gary Leeds, ainsi que John Maus. C’est d’ailleurs en Angleterre qu’il va définitivement s’installer. Leur style vocal est alors comparable à celui d’autres faux-frères, les Righteous Brothers, c’est-à-dire qui privilégie les ballades langoureuses aux arrangements luxuriants. Le trio décroche même un énorme tube en 1966, « The sun ain’t gonna shine anymore » (voir et écouter ici). Et puis, détail qui aura son importance, le band reprend un titre de Burt Bacharach (« Another tear falls »). Quant au look, il est vraiment d’époque : coupe au bol, lunettes noires, etc., un peu dans l’esprit des Beatles. C’est au moment où la popularité est à son comble que le trio se sépare, non sans avoir encore publié un album et un dernier 45 tours, « Walking in the rain », une cover d’une compo signée Mann et Kurt Weil, transformée en tube par les Ronettes, grâce aux arrangements de Phil Spector. On y arrive. Il s’intéresse alors de plus en plus à Jacques Brel, dont il reprend plusieurs titres, dont « Au suivant », « Ne me quitte pas » ou encore « Jackie », en version anglo-saxonne, of course. C’est à cette époque que sa diction va devenir de plus en plus théâtrale voire emphatique. Ce qui va influencer énormément la manière de chanter de David Bowie. S’il continue à adapter d’autres auteurs, il commence à composer de plus en plus son répertoire. En 1975, les Walker Brothers se reforment en enregistrent trois elpees, dont le dernier, gravé en 1978, « Nite flights », s’inspire à son tour de Bowie et de Brian Eno. A partir de la mi-eighties, il va se faire plus rare. Ce qui ne va pas l’empêcher d’expérimenter d’autres pistes, dont la B.O. pour le cinéma mais également la musique post-industrielle. Il faudrait un bouquin pour retracer le parcours de cet artiste qui, nonobstant son absence de popularité, depuis la fin des 70’s, a marqué de son empreinte l’histoire de la musique pop et rock…  Sans oublier qu’outre Bowie, il a influencé des groupes ou artistes comme Joy Division, Marc Almond, Jarvis Cocker (Pulp), Thom Yorke (Radiohead) et surtout Neil Hannon (The Divine Comedy).

RIP

Jill Scott

Diva, poétesse et prêtresse...

‘Jill Scott est la diva de la nu-soul’, s'entend-t-on dire un peu partout dans les médias, toujours en manque de nouvelle sensation black depuis la putréfaction de Michael Jackson. Mais la nu-soul, qu'est-ce que c'est ? Juste un retour aux sources de la soul, quand Stax et Motown régnaient en maîtresses frivoles sur la musique black, bien avant que le new jack déverse sa mélasse dans nos oreilles, à l'orée des années 90. Aujourd'hui donc, de nouvelles égéries soul reviennent sur le devant de la scène, ravivant l'esprit frondeur de Berry Gordy en célébrant les noces entre soul, rap et techno. Fini les galipettes bodybuildées estampillées MTV (Usher, Sisqo, R. Kelly : pouah !), car la seule chose qui intéressaient ces laveurs de vitres, ce sont les derrières de gazelles en rut. Eh bien justement : Jill Scott a un énorme derrière, comme Macy Gray et Angie Stone, mais elle ne se contente pas de le remuer pour faire bramer les mâles : elle fait aussi de la musique, et de la bonne, en digne descendante d'Aretha Franklin et de Billie Holiday, les influences hip hop en plus.

Jill Scott ne fait donc pas partie de ces donzelles qui roucoulent en balançant leur poitrine de gauche à droite et de bas en haut, dans des clips souvent chauds mais illustrant pourtant une musique tiède. Son premier album, " Who Is Jill Scott ? ", en est la preuve : hésitant entre l'introspection calfeutrée de sonorités reposantes (piano, cordes) et l'étourdissement vocal proche du R.E.S.P.E.C.T. de sa grande sœur de cœur, les chansons de Jill Scott sont une douceur pour l'oreille, à consommer sans modération. En concert, c'est encore mieux, vu qu'on a Jill Scott en chair et en os devant soi, tantôt nous susurrant ces histoires douces amères dans un écrin musical de toute beauté, tantôt nous évoquant avec humour et sensibilité sa jeunesse tourmentée, traces d'un passé de poétesse ou d'enfant de chœur, voire des deux. C'est qu'entre les chansons (The Way, One Is The Magic Number, saisissants), la diva nous abreuve de ses expériences, une fine ligne mélodique l'accompagnant en sourdine pour mieux souligner son flow puissant et (parfois) revanchard, héritage des " spirituals " du début du siècle dernier, ces chants religieux dans lesquels se répondaient pasteur et fidèles dans la joie et l'ivresse. Sauf qu'aujourd'hui, c'est elle la prêtresse, et nous ses fidèles, à laquelle nous répondons par la danse et le sourire aux lèvres, immergés dans cette AB devenue sanctuaire à la gloire de la soul. " Who Is Jill Scott ? ", nous lance-t-elle pleine d'allant… Réponse : une sacrée chanteuse, à la voix d'or pleine de trésors, et dont la musique nous donne des chaleurs. En un mot : Respect.

Calum Scott

L’émotion à fleur de peau…

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Calum Scott entame sa tournée européenne, un périple destiné à promouvoir son premier elpee, « Only Human », paru en mars dernier. Un disque enregistré sous la houlette des producteurs Fraser T Smith (Adele, Ellie Goulding), Jayson DeZuzio (Skylar Grey, Imagine Dragons) et Oscar Görres (Taylor Swift, Britney Spears). Scott est considéré comme un véritable phénomène au Royaume-Uni.

Mais la véritable surprise va nous venir du supporting act. En l’occurrence Daniel Docherty. A cause de sa technique en picking et de sa voix à l’accent scottish qui sent bon les Highlands. Les sonorités de sa gratte sont tellement cristallines que vous en avez des frissons partout. Il se produit seul, armé de sa semi-acoustique et d’une loop machine qu’il maîtrise à merveille. Même les tapotements sur le corps de son instrument servent à créer des boucles et surtout le rythme. Et c’est en superposant ces différentes couches sonores, qu’il élabore ses mélodies. Trempée dans le folk, sa musique est plutôt vivifiante et me fait penser tour à tour à celles de The Passenger, Ed Sheeran, Jeff Buckley, Matt Simons ou encore Mumford and Sons. Conteur et troubadour des temps modernes, ce natif de Glasgow a un énorme potentiel. Qu’il est possible de discerner sur ses deux Eps, gravés à ce jour « This Holy Fire » (2016) et « Life Is What Make Of It » (2017), et surtout son hit « Hold Me », une véritable petite perle…  

Place ensuite, à la tête d’affiche. Sur les planches Calum Scott est soutenu par un bassiste, un drummer, un claviériste/pianiste et un guitariste/claviériste. Il débarque vêtu d’une veste cintrée de couleur noire, jaquette qu’il laissera rapidement tomber. Et il salue d’emblée le public.

Sa voix est particulièrement émouvante, une émotion décuplée suivant les morceaux choisis, et tout particulièrement lors de la chanson dédiée à sa sœur. 

Le set s’ouvre par le hit « Come Back Home ». Calum joint le geste à la parole et tend régulièrement la main gauche vers la foule. Il saute sur place lorsque le rythme s’accélère. Son timbre devient carrément soul tout au long de « Only Human », un titre au cours duquel il ouvre son cœur, même si la section rythmique finit par s’imposer pour libérer un solide groove. Et dans le même esprit, caractérisé par ses beats électro, « Rhythm Inside » est destiné au dancefloor.

Premier single issu de l’opus, « You Are The Reason » évoque la douleur dans l’amour. Grâce à sa voix, il parvient à transformer cette souffrance en beauté positive. Interactif, il va expliquer, pendant 5 bonnes minutes, sa démarche artistique et sa conception de l’écriture de son album. La musique est devenue, en quelque sorte, une thérapie qui lui a permet de contrôler ses émotions...

Il dédicace « Good To You » à la ville de Bruxelles. Agglutiné devant le podium, le public féminin réagit et pousse des cris. Une des filles lui adresse un ‘I love You’. Il répond dans un français presque parfait ‘Moi aussi, je vous aime tous’.

Il interprète « Not Dark Yet » armé de sa sèche, mais uniquement accompagné du pianiste. Et c’est limité aux ivoires et à sa voix, qu’il attaque « Hotel Room », tout au long duquel on n’entend pas une mouche voler. Le public boit littéralement ses paroles. Les autres musicos deviennent alors spectateurs en regardant Calum dans son exercice vocal. Et suivant la même formule, « Won’t Let You Down » est enrichi par les chœurs de ses musicos.  Des chœurs ‘cathédralesques’ ! Dans ces circonstances, le travail opéré par l’ingé son est primordial, et à cet égard, il est à féliciter. « Won’t Let You Down » est la fameuse compo écrite pour sa frangine qui a lancé sa carrière. Et l’artiste est tellement ému qu’il ne peut retenir ses larmes en fin de parcours. Il lui faudra quelques secondes pour reprendre ses esprits, avant qu’il ne s’excuse auprès du public de cet épanchement de sensibilité, qui l’applaudit chaleureusement. Manifestement, on peut affirmer qu’il s’agit d’un artiste à taille humaine. Electro/pop nerveux, « Give Me Something » clôt une jolie prestation d’une bonne heure ; mais en quittant l’estrade, Scott signale qu’il accordera un rappel.

Un encore au cours duquel il est en parfaite communion avec la fosse, tout au long de « If Our Love Is Wrong », qui connaît les paroles par chœur ; et qu’il ponctue par la somptueuse cover du  « Dancing On My Own » de Robyn, à nouveau abordée en mode piano/voix. Tout au long de ce set chargé d’émotion, l’artiste s’est mis à nu en vidant son cœur et son âme.  

Setlist : « Come Back Home », « Only Human », « Rhythm Inside », « You Are The Reason », « Good To You », « Not Dark Yet », « Hotel Room », « No Matter What », «Won’t Let You Down », « What I Miss Most », « Give Me Something ».

Rappel : « If Our Love Is Wrong », « Dancing On My Own ».

(Organisation : Live Nation)

 

 

Scott Ellison

Good morning Midnight

Écrit par

Agé de 63 ans, ce chanteur/guitariste est originaire de Tulsa, dans l’Oklahoma. Au cours des 80’s, il a émigré à Los Angeles. La décennie suivante, il monte son blues band et publie ses premiers elpees, "Chains of love", en 1993 et "Live at Joey's", en 1995. Il retourne ensuite chez lui, à Tulsa. Depuis, non seulement il tourne constamment, mais il soigne sa discographie. Son dernier opus, "Elevator man", était paru en 2015. "Good morning Midnight" a été enregistré dans l'Oklahoma. Un disque pour lequel il a de nouveau reçu le concours du producteur/compositeur Walt Richmond, un personnage qui a notamment bossé pou JJ Cale et Eric Clapton. Lors des sessions, de nombreux musiciens de studio sont venus apporter leur collaboration.

Ex-Bob Seger and The Silver Bullet Band, Chris Campbell se réserve le micro sur "Sanctified", le morceau qui ouvre l’opus. Puissante et éclatante, sa voix réplique à celle de  Marcy Levy, une ancienne choriste d'Eric Clapton. Perçante, la guitare d'Ellison finit par se poser avant d’occuper tous les espaces libres. Talonné par ses notes courtes et tranchantes, Scott chante comme un possédé l’enlevé "No man's land". Signé par son ami Steve Pryor, disparu depuis une année déjà, "Last breath" constitue certainement une des meilleures plages du long playing. La voix de Scott est plus claire. Il se consacre à la slide alors que Brad Absher (NDR : membre de Swamp Royale) se réserve la guitare baritone. Reggae/blues, "Hope and Faith" est tapissé par l’orgue Hammond de Danny Timms (NDR : il a milité au sein des backing groups de Willie Nelson et Kris Kristofferson). "Mysterious" baigne également au sein d’un climat exotique, une piste qui aurait pu figurer au répertoire de Clapton. Blues/rock classique "Another day in paradise" nous entraîne à Chicago. Imprimé sur un mid tempo, le soul/blues "You made a mess" est chargé de feeling. Guitare et orgue son bien mis en exergue sur "Good morning midnight", un blues enlevé souligné par les interventions à l’harmo de Junior Markham, un ami de Tulsa ! L’intro de "Tangled" emprunte des riffs rythmiques ‘rollingstoniens’, une plage au cours de laquelle Scott opère une sortie très remarquée à la slide. Instrumental, "Wheelhouse" change radicalement de style. Tout en swing, ce jazz jump est judicieusement illuminé par le piano de Danny Timms, la trompette de Mike Bennett et le trombone de Steve Ham. Blues urbain largement amplifié, "Big City" met le cap sur Memphis, les interventions de gratte évoquant carrément Albert King. Cet LP s’achève par "When you loves me like this", un shuffle transpercé par l'harmonica de Markham et caractérisé par un dernier envol généreux sur les cordes…

 

Scottie Miller

Stay above water

Écrit par

Américain, Scottie Miller est membre du Minnesota Blues Hall of Fame. Son expérience ? Il l’a forgée lors des tournées accomplies auprès du légendaire Bo Diddley. Depuis 2008, il milite également au sein du backing group de la chanteuse texane Ruthie Foster. Il est avant tout pianiste et puise son inspiration majeure au sein des tempos et rythmes de la Nouvelle Orléans. Il joue également de l'orgue, de la guitare et de la mandoline. Si Miller privilégie le blues et le rock, il aime teinter ces expressions sonores de soul, r&b, jazz, country ou funk. Il a monté son SM Band en l'an 2000 ; et cet opus constitue déjà son dixième ! Il a été enregistré chez lui à Minneapolis. Son backing group implique le drummer Mark O'Day, le guitariste Patrick Allen et le bassiste Dik Shopteau. Miller signe les douze plages et se réserve la mise en forme de cet album!

Bien carré, "Burned all my bridges" ouvre a plaque. La voix de Scottie est autoritaire. Piano et sax baryton contribuent au rythme de cette plage au cours de laquelle les cordes de Patrick finissent par s'illustrer. Allen se réserve un bel envol sur "Keep this good thing going", un funky r&b de toute bonne facture qui bénéficie du concours de Ruthie Foster au chant. Scottie et passé à la mandoline pour le titre maître, un roots rock musclé. Mais se la réserve également sur "Same page", une piste qui nous conduit dans le Sud et "Falter", un southern blues qui ne manque pas de charme, les interventions au piano et au chant lorgnant même vers Greg Allman. Allègre, entretenu par le piano, l’orgue, les cuivres et la guitare, "It better groove" est un r&b qui baigne au sein d’un climat particulièrement néo-orléanais, un morceau au cours duquel les percus de Mark O'Day libèrent une bonne dose de groove. "Let's what you do" adopte un profil funky r&b. "Come along" constitue certainement un des meilleurs titres de ce long playing. Scottie vocifère. Ou presque ! Lourdes, les percussions dirigent la manœuvre tandis que la basse est bien mise en exergue. Et lorsque les riffs de gratte s’infiltrent dans le tempo, c’est pour nous guider au cœur d’un périple aux accents orientaux.

 

Beverly Jo Scott

B.J. Scott au Stock…

Écrit par

Il y avait bien sept longues années que votre serviteur n’avait plus mis les pieds au Stock à Houdeng. A l’époque, le cover band Rock En Stock y sévissait chaque dernier vendredi du mois, dans une ambiance sympa. La salle a depuis été entièrement rénovée et elle accueille des concerts d’une capacité de 500 personnes. Elle est bien située et le son est excellent. Ce soir, c’est la fête à B.J. Scott. Pour son spectacle elle est soutenue par de nouveaux musiciens ainsi que deux choristes issus de ‘The Voice Belgique’.

Le supporting act est assuré par Romy Conzen, une chanteuse qui a du coffre ! Et de la personnalité. Elle monte sur les planches en solitaire, armée de sa seule gratte semi-acoustique. Originaire d’Eupen, elle est venue présenter de larges extraits de son second elpee, « V For Victory », sorti en avril 2017 sur le label  MVM Music. Un opus découpé en douze plages. Neuf sont interprétées dans la langue de Shakespeare et trois dans celle de Voltaire. Sexy, elle est parfaitement à l’aise derrière le micro. Son timbre est plutôt sableux et évoque Lzzy Hale, la vocaliste d’Halestorm. Et le public, qui s’est pourtant déplacé pour Beverly, va lui accorder de chaleureux applaudissements, à l’issue de sa prestation…

Surnommée ‘Mama Blues’, B.J. Scott est surtout devenue notoire pour son rôle de juré dans l’émission de télécrochet ‘The Voice’. Mais c’est avant tout une référence, dans l’univers de la soul, du gospel (NDR : à l’âge de 6 ans, elle intégrait la chorale, à l’église) et du blues, en Belgique. Pourtant, originaire de Bay Minette, en Alabama, elle n’a débarqué au sein du Royaume, qu’en 1981, où elle s’est installée. A l’âge de 17 ans, elle sillonnait déjà les States de long en large, depuis la Californie à la Louisiane… Pas étonnant qu’elle puise ses sources musicales dans le Delta du Mississippi...

Votre serviteur est tombé amoureux de sa voix rocailleuse depuis belle lurette. De cet accent qui transpire le bayou… Ce soir, elle est épaulée par un nouveau backing group. En l’occurrence le guitariste Roberto Cimino (NDR : ce Liégeois –qui milite également chez The Synd– doit compter parmi ses disques de chevet, ceux de Steve Vai, Joe Bonamassa et Jimmy Hendrix), le drummerl Vetcho, le bassiste Thierry Rombaux (NDR : il colle aux baskets de B.J. depuis quelques années),  le claviériste Raphael Debacker ainsi que les choristes dont seul Carmen Araujo Santamariaest issue de l’aventure ‘The Voice’. , Milla Brune  ne faisait pas partie de cette aventure. Il ne manque plus que Typh Barrow et les mousquetaires féminins sont réunis. La salle est blindée.

 

Le dernier opus de Scott, « Swamp cabaret », remonte quand même à 2014 ; et elle va nous en réserver quelques extraits. Mais bien sûr pas mal de reprises. Dont celle du « Used To Rule The World » de Bonnie Raitt, plus vraie que nature. Puis le « Mona Lisa  Klaxon » de Jacques Higelin, un titre très rock aux cordes chargées d’effets. Et également le « With A Little Help from my friends » des Beatles, mais abordé dans l’esprit de Joe Cocker, Beverly en profitant pour démontrer toute l’étendue de son registre vocal. Tout au long de « Light That Torch » (« Cut  & Run »), la gratte de Roberto fait des étincelles. B.J. nous réserve également quelques ballades. A l’instar du blues « If You Don’T Want Me » qui nous entraîne alors dans le bayou. Faut pas retirer ses chaussettes et faire trempette, car les alligators rôdent... Ou du limpide « No Kiss Goodbye », un morceau au cours duquel les interventions de Beverly. à la semi-acoustique, sont lumineuses. Quant à « Love Me Wild », il adopte un profil davantage roots.

C’est Carmen qui se consacre au micro pour « Something’S Got A Hold On Me », B.J. se limitant au rôle de choriste de luxe. Et Lili Gin, aka Laura Cartesiani (NDR : elle a remporté l’édition 2016 de ‘The Voice’), deux autres titres. Soit son second single, « About You », ainsi qu’une cover de Brandi Carlile, « The Story ». Elle y démontre qu’elle possède également un fameux potentiel vocal…

De son côté, Mila Brune se réserve une nouvelle compo, « Lamb And Lion » et une reprise du «To Know You Is To Love You » de BB King.

Vu son titre, « I Need A Man To Love » ne pouvait être hanté que par Janis Joplin. D’ailleurs lors du rappel elle va proposer une superbe version de « Tell mama » (B.J. avait consacré, une tournée complète à Pearl, il y a quelque temps). Mais également une reprise très personnelle de Nino Ferrer, « Le Sud », ainsi que le classique des Animals, « The House Of The Rising Sun ». Un regret ? L’absence du frémissant « Mobile Bay »… Cependant, pas de stress, Stay tuned, on te garde encore pas mal d’années my Beverly…

 

(Organisation : Le Stock + Rock Nation)

 

Scott Weiland

Décès de l’ex-chanteur/compositeur de Stone Temple Pilots.

Écrit par

Né le 27 octobre à Santa Cruz, en Californie, Scott Weiland est décédé ce 3 décembre 2015. L’ex-chanteur de Stone Temple Pilots, groupe dont il avait été viré en 2013, et de Velvet Revolver (NDR : un combo impliquant Slash et Duff McKagan, anciens membres de Guns’n’Roses), s’est éteint dans son sommeil, alors qu’il était en tournée dans le Minnesota, en compagnie de sa formation actuelle, The Wildabouts. Pas davantage d’info pour l’instant, au sujet des circonstances de la mort de cet artiste ayant été souvent confronté à des problèmes de drogue.

C’est en plein mouvement grunge, alors que son rock plutôt classique se nourrissait surtout de  psychédélisme, de bossa nova, de funk, de punk et bien sûr de punk, que le Stone Temple Pilots a rencontré le plus de succès. Il avait d’ailleurs décroché un Grammy Award, en 1994, pour « Plush », un titre extrait du premier elpee, « Core », qui a raflé 8 disques de platine au cours des nineties ! Séparé en 2002, STP s’était reformé en 2008, avant que Scott ne soit remplacé par l’ex-vocaliste de Linkin Park, Chester Bennington. C’est alors qu’il a fondé Scott Weiland & The Wildabouts…

 

R.I.P.

 

Andra Faye & Scott Ballantine

Coulda woulda shoulda

Écrit par

Andra Faye est originaire d'Indianapolis. Dans sa jeunesse, elle apprend le violon, puis, plus tard, la mandoline, à l'écoute du spécialiste blues de cet instrument, Yank Rachell. En 1992, elle rejoint le trio féminin de blues acoustique, Saffire – The Uppity Blues women, et y retrouve Ann Rabson et Gaye Adegbalola. Le line up s’enrichit ensuite d’un bassiste. Aujourd'hui, Saffire a réduit ses activités, alors qu’Andra poursuit divers projets dont un trio de blues acoustique baptisé Andra Faye and The Mighty Good Men et un autre combo répondant au nom d’Andra Faye and the Rays, en compagnie du claviériste Charlie Chessman et du gratteur Scott Ballantine. Ce dernier est un passionné de jazz, blues, rock et country.

Le duo avait déjà gravé un premier opus en 2013, "Laying down our blues". Et la suite de leur collaboration est opérée sous un format acoustique. Les sessions ont été réalisées en deux séances, au sein de deux studios, à Indianapolis.

Andra a une très belle voix, élégante, naturellement puissante. Elle domine l'ouverture, "Walkin' home to you". Elle assure la basse, le principal support rythmique, et accorde déjà une sortie éblouissante sur son violon. Les cordes acoustiques de Scott sont d'une grande fraîcheur. Andra passe ensuite à la mandoline, dont elle joue autoritairement et se consacre au micro pour "Crackheaded man", une plage signée par son partenaire. Plus rythmé, "It's a new day" est un blues plus classique que Miss Faye chante passionnément, secondée par Scott. Et les échanges exécutés entre la guitare et la mandoline sont de haute facture. Sans surprise, "Take it slow" est un blues lent (NDR : il a été écrit par Liz Pennock, une chanteuse/pianiste floridienne de blues). Les cordes acoustiques dispensées par Ballantine sont très belles. Le couple file la parfaite harmonie sur "Blues for a crappy day". Et les échanges réalisés entre la six cordes et le violon sont tout aussi brillants. "Too much butt" libère un swing naturel. Rythmé, le titre maître rocke. Le duo chante à l’unisson cette compo qui procure d'excellentes vibrations. Ballade traditionnelle, "Standing in the need of prayer" met en exergue la voix de Ballantine. Celle d'Andra domine "Workin' Mama is gone", un excellent blues au cours duquel se conjuguent guitare et mandoline. La reprise dépouillée du "Feels like rain" de John Hiatt se distingue par son exercice vocal plutôt remarquable. Séduisant, cet opus s’achève par  "Clyde", une ballade illuminée par la mandoline de Miss Faye.

 

Scott Ellison

Elevator man

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Agé de 61 ans, ce chanteur/compositeur/guitariste est originaire de Tulsa, dans l’Oklahoma. En 1981, il avait eu le privilège de se produire en compagnie du légendaire Clarence 'Gatemouth' Brown. Au cours des eighties, Scott s’établit à Los Angeles et début des nineties, il monte son propre band. Il grave alors ses premiers elpees : "Chains of love" en 1993 et "Live at Joey's" en 1995. Il retourne ensuite chez lui à Tulsa et publie alors "Steamin" en 1997, "One step from the blues" en 2000, "Cold hard cash" en 2001, et "Bad case of the blues" en 2003. Son Scott Ellison Band rencontre pas mal de succès. Paru en 2008 sur le label Earwig, "Ice storm" recèle même un hit, "Cadillac woman". Son dernier opus, "Walking through the fire", remonte à 2011. "Elevator man" a été enregistré à Tulsa, sous la houlette de Walt Richmond, un claviériste qui tournait régulièrement avec le regretté JJ Cale et Eric Clapton. Scott signe les treize plages.

Un son spécifiquement ‘Tulsa’ imprègne "Holler Help", le morceau qui ouvre l’LP. La voix de Scott est excellente. Torturée par les effets, sa gratte nous assène une véritable claque. Et "Arlene" poursuit dans cette même veine, mais sur un riff créé par la basse de Charles Tuberville, alors qu’invité, le vétéran local Jimmy Markham tire son épingle du jeu à l’harmo. Puissants, les vocaux d’Ellsion sont soutenus par un chœur féminin, tout au long de "Behind that smile", un blues lent aux accents dramatiques, tapissé par les interventions luxuriantes de l’orgue Hammond et balayés d’accès de gratte bien sentis. Très roots/blues, "Fishsticks and Jelly" nous entraîne vers le delta. Sous l’impulsion de la slide acoustique aux cordes métalliques. Soulignée par celles des choristes, la voix d’Ellison est au bord de l’agonie tout au long du funky blues "Elevator man". Le tempo accélère sur "Jesus loves me", une piste au cours de laquelle la gratte, tranchante et acérée, ne tient plus en place et hurle sous les doigts nerveux de Scott. "School girl" baigne au sein d’un climat néo-orléanesque. Les rythmes sont festifs et percussifs. La section rythmique y excelle, tant Chuck Blackwell sur ses drums que Tuberville à la basse. Ce qui n’empêche pas la six cordes de décoller pour atteindre un nouveau sommet. Largement amplifiée elle s’extirpe des percus brutes et dépouillées, pour nous emmener dans les collines du Nord du Mississippi sur "Put you down". Le bassiste Jon Ferris, le batteur Robbie Armstrong et l’harmoniciste Jimmy Markham apportent un solide coup de main à Mr Ellison sur le shuffle puissant et entraînant, "Hit it, get it and go". La gratte pousse sans cesse de petits cris tout au long de "Wear out your welcome", un autre blues nonchalant. Nouveau coup de boost au tempo pour amorcer "I thought I'd be gone", un blues pétillant que chante Scott d’une voix affectée, pendant que la section rythmique impose un tempo implacable et que la slide frémit. Le mal de vivre envahit le sauvage "My little sheba". Le climat y est métallique, volontairement belliqueux. Nous ne sommes pas loin de la frénésie du hilbilly institué dans le Mississippi. En finale, "She's on my trail" synthétise parfaitement cet opus. Le son est musclé et offensif. La section rythmique opiniâtre, incitant le leader à faire geindre sa guitare, le plus souvent possible. Le meilleur opus de Scott Ellison. Passionnant !

 

Scott Weiland

Blaster

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Quel plaisir de retrouver Scott Weiland, un artiste américain à la voix si particulière, dont le groupe qu’il drivait à l’époque a marqué mon adolescence : le fantastique Stone Temple Pilots. Au cours des 90’s, la formation a ainsi publié des albums incontournables comme « Purple », « Core » ou encore « Tiny Music », des opus devenus cultes pour cette époque qui naviguait entre grunge et hard-rock. On avait ensuite quelque peu perdu la trace du Californien, hormis des problèmes liés à ses addictions ainsi que sa participation au supergroupe Velvet Revolver… alors que les autres musicos de Stone Temple Pilots ont récemment engagé Chester Benington de Linkin Park, pour le suppléer au chant !

Scott a donc remonté un nouveau band, The Wildabouts. Et a donc enregistré en leur compagnie ce « Blaster », qui n’affiche pas le lustre de ses compos d’antan, même si l’un ou l’autre morceau rock tient parfaitement la route, à l’instar de « White Lightening » ou « Amethyst ». A contrario, le team se plante carrément quand il se vautre dans le rock pompier, comme sur les plus vulgaires « Modzilla » ou « Bleed Out». Heureusement, Weiland possède toujours cette voix si particulière capable de booster des morceaux ‘moyens’, pour les transformer en ‘très plaisants’. Et « Blue Eyes » ainsi que la chouette reprise du « 20th Century Boy » de T-Rex, en sont les plus belles illustrations. Sans quoi le reste de l’LP lorgne davantage vers le rock FM cher à Aerosmith que celui des Stone Temple Pilots grande époque…

 

Beverly Jo Scott

Swamp cabaret

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Beverly Jo Scott ou si vous préférez B.J Scott a une carrière déjà bien remplie. Et un parcours qui lui a permis d’acquérir une fameuse expérience. Elle est originaire de l'Alabama, près de Mobile. Ses racines sont donc sudistes. Et dans sa musique, se mêlent dès lors blues, gospel, country, folk et rock. A 22 ans, cette chanteuse/guitariste/compositrice fait le grand pas et vient s'installer en Belgique où elle vit d’ailleurs toujours aujourd'hui, à Wezenbeek-Oppem, très exactement. C'est en 1990 qu'elle publie son premier single, sa version du célèbre "C'est extra" de Léo Ferré. Son premier album, "Honey and hurricanes", paraît l’année suivante. Depuis, elle en a publié une dizaine y compris trois elpees live. Elle a apporté son concours à de nombreux artistes, et tout particulièrement à Arno. En 2005, elle monte un spectacle baptisé "Planet Janis", tout naturellement consacré à l'inoubliable Janis Joplin. Au cours des dernières années sa côte de popularité est montée en flèche. Tout d’abord en participant comme jury à "The Voice Belgium" sur la RTBF, puis en animant l'émission ‘BJ Sunday Brunch’, tous les dimanches midi sur Classic 21. "Swamp Cabaret" constitue son premier opus studio depuis cinq ans déjà. Elle signe dix des onze plages de ce disque, des lyrics qu’elle a écrits dans sa langue maternelle.

"Mobile bay" est une superbe ballade empreinte de douceur. BJ nous avoue qu'elle est toujours prête à tout quitter pour retrouver certains espaces qui ont hanté sa jeunesse, dans l'est de l'Alabama, à deux pas de la Floride. Grave, suave, harmonieuse, sa voix est soulignée par l’harmonica de Larry T Wilson, un ami issu de l'Alabama! Autre ballade, "If you don't want me" est enrobé de chœurs féminins, une plage au cours de laquelle Marcus Scheibmaier se réserve l’orgue et Julz Parker la guitare. "Love me wild" est une piste pop/rock plus vivifiante, séduisante aussi. BJ y module sa voix en fonction du tempo, Anthony Crawford apporte une coloration ‘americana’ à l’aide de la pedal steel, alors que Thierry Plas injecte toute son agressivité dans les cordes. Chanson intimiste, "Love me wild" est sculptée par les cordes acoustiques de BJ et les bruitages électroniques de Scheibmaier. "Southern pearl" nous entraîne dans le Sud profond. En Louisiane même. Un blues aux sonorités métalliques, trempées dans la reverb. Miss Scott la chante de sa voix expressive, légèrement écorchée, face à la slide de l’ex-Wet Willie, Rick Hirsch. Encore une autre ballade : "Worry". Une compo envahie de cordes synthétiques d’où émerge quand même le violon de Tom Morley (NDR : un musico issu de l'orchestre symphonique de Mobile) et des voix féminines. Plutôt southern rock, "Working after midnight" est un titre bien électrique, subtil, alimenté par le gratteur belge Fabrice Manzini. On reste dans la ballade, mais roots pour "No kiss goodbye", une plage à la mélodie limpide. Très présente, la guitare baritone de Hirsch apporte de la solennité à l'ensemble. Excellent roots/rock, "Are you the one" repose sur une structure instrumentale impeccable : section rythmique, orgue, violon, voix. Après "Swamp Cabaret", le combo attaque "Rockabilly legend", un rock'n'roll signé Bo Roberts et Len McCumber. Epaulé par Fabrice Manzini, BJ se consacre à la gratte électrique. Et l’opus de s’achever par une ballade folk roots empreinte de tendresse, "Fall up that hill"…

 

Scott & Charlene’s Wedding

Any port in a storm

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Drôle de patronyme pour ce groupe fondé par un Australien exilé à New York. En fait il s’agit du nom de la série TV préférée de la mère du leader, Craig Dermody, quand il était gosse. Lorsqu’il a publié son premier opus, en 2010, « Para Vista Social Club », il vivait encore à Melbourne. « Any port in a storm » constitue donc le second opus de Scott & Charlene’s Wedding, même si en en 2012, on recense un split cd partagé en compagnie de Peak Twins.

Mais venons en à cet opus. Ce qui frappe d’abord, c’est la voix de Dermody. Laconique, désabusée, elle campe un hybride entre Bob Dylan, Shaun Ryder (Happy Mondays) et Mark E. Smith (The Fall), évoluant même parfois à la limite du faux. Le titre qui ouvre l’elpee, « Junk shop », baigne même dans un climat ‘madchester’. C’est un peu l’exception qui confirme la règle, car le reste de l’opus –enfin l’essentiel– évoque à la fois les Replacements (la structure punk) et les Skids voire Big Country (ces cordes de guitares tintinnabulantes, angulaires, épiques, épousant parfois même la sonorité d’une cornemuse). Pas toujours une bonne idée, même si l’ensemble tient bien la route. Finalement, c’est quand ces grattes se fondent mieux dans l’ensemble que les compos sont les plus convaincantes. A l’instar de « Downtown », caractérisé par sa section rythmique plus marquée, dans l’esprit de Celibate Rifles et de Radio Birdman. Encore que cette section rythmique soit généralement offensive, même sur les ballades que je qualifierai d’uptempo.

On évoquera quand même la nature des lyrics. Parfois complètement loufoques. Comme sur « 1993 », traitant d’une conférence de presse organisée dans le cadre d’une rencontre de la N.B.A. Démontrant que Craig est capable d’écrire une chanson sur tout ce qui lui passe par la tête…

Et l’Ep « 2weeks », qui enrichit l’elpee, corrobore mon point de vue. Sur les cinq titres, les guitares sont tout aussi scintillantes, mais moins envahissantes et surtout plus subtiles, parfois même semi-acoustiques (Feelies ?). A l’instar de « My world ». Et puis participent activement à un morceau irrésistible, imprimé sur un tempo tribal hypnotique, « I wanna die ». Ou alors se révèlent judicieusement filandreuses, comme sur « Hazy morning » qui nous renvoient une nouvelle fois aux Replacements…

 

Randy Scott

Out of the blue

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Malgré son jeune âge, ce chanteur/guitariste s’est déjà forgé une certaine notoriété. Et pour cause, il a décroché le 4ème titre de 'King of the blues" organisé par le Guitar Center. Randy cite volontiers Robben Ford, Freddie King et Albert Collins comme principales références. Il est originaire de Detroit. Ses parents écoutaient du blues. Sa mère était pianiste au sein de l’Eglise Pentecôtiste. Il a appris à jouer de la guitare dès l’âge de 11 ans. Mais rapidement, il émigre à Hollywood où il fréquente le LA Guitar Institute. Mais curieusement, il abandonne alors la musique pendant une dizaine d’années, pour se consacrer à l'informatique. Ce n’est qu’après avoir participé au concours ‘Guitar Center’, qu’il décide de revenir à ses premières amours… Sa victoire va lui permettre d’enregistrer cet album. C’est également son premier. Los des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours du drummer Gary Novak, du bassiste Travis Carlton (Robben Ford Band) et du claviériste Jeff Babko (Larry Carlton Band). La production a été confiée à Pete Anderson (Roy Orbinson, Jackson Browne, Buck Owens, KD Lang, …)

Des cordes acoustiques ouvrent "Ramblin' man blues", avant que l'amplification ne soit branchée. Nerveuse, la plage ne maque pas de charme. L'orgue de Jeff est à l'avant-plan. La voix de Randy passe bien la rampe. Elle n’est pas vraiment puissante et me fait penser à celle de Robben Ford. Le quatuor affiche une belle cohérence. "Whiskey from the bottle" est toujours aussi vivace. Jeff est passé au piano. Randy opère une première sortie remarquée sur les cordes, dans un style emprunté au jazz, avant que le piano ne le relaie. "Nothin' but a thang" épouse un profil davantage funk. Travis adopte le mode slappin' sur sa basse. Le jeu aux cordes est très fluide et inspiré. Gary martèle ses fûts afin de canaliser les interventions des autres instrumentistes. "Can't quit on you" est un blues lent de bonne facture. Mais manifestement, Scott est davantage un adepte de la technique pure que du feeling exacerbé du blues ; néanmoins, il n’a pas à rougir du résultat. "Never enough" bénéficie d’arrangements plus complexes. Les changements de tempo sont savamment structurés. La dextérité du jeu de Randy est vraiment impressionnante. Enlevé, "Mean hearted woman" est un blues plus classique. L'envol est superbe. L’impact franc et direct. Mais c’est Albert Lee, invité pour la circonstance, qui en est le responsable. Il signe d’ailleurs deux soli dans son style inimitable. "Don't call it love" est une composition qui accroche immédiatement l'oreille ; et c'est bien dans ce style que Scott se révèle le plus personnel et même le plus brillant. Ballade blues indolente et particulièrement mélodieuse, "Kisses like cherries" nous réserve une superbe partie de guitare. Belle à en pleurer ! Exercices de style instrumentaux, "Out of the blue" et "Talking my maby down" mettent en exergue la virtuosité de Scott ; des morceaux au cours desquels il a tout le loisir de s’aventurer dans l’univers du jazz. Excellente plage, "Fire" met bien en valeur les différents musicos. Très rock, "Hell to pay" déménage littéralement. Les interventions de Jeff Babko aux ivoires sont détonantes. Albert Lee assure la part rythmique et se réserve le premier solo, tout en picking. Acoustique, "Tommy's tune" clôt l’opus. Un morceau instrumental au cours duquel Scott est seul avec son blues…

 

Scott Kelly, Steve Von Till & Scott ‘Wino’ Weinrich

Songs of Townes Van Zandt

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Dans l’univers du country/folk américain, Townes Van Zandt est un artiste légendaire. Il n’a réellement jamais été très populaire auprès du grand public. Il était, par contre, très apprécié de ses pairs. Notamment Willie Nelson, Merle Haggard, Emmylou Harris, Steve Earle, pour ne citer qu’eux. Il a eu une existence assez compliquée. Introverti, il était accro à l'alcool et aux drogues. Ses problèmes psy est ses démons intérieurs, il les reflétait à travers des textes sombres. Il était né en 1944, au Texas. Musicalement, il sera d'abord influencé par le bluesman noir Lightnin' Hopkins et par Bob Dylan. De son vivant, il a publié une dizaine d'albums. Il est décédé à 52 ans, des suites d'une fracture de la hanche.

Trois artistes à la tête du label Neurot ont tenu à rendre cet hommage à l'artiste disparu. Un choix surprenant quand on sait qu’ils trempent surtout dans le metal. Scott Kelly est chanteur et guitariste chez Neurosis, Tribes of Neurot et Shrinebuilder, Steve Von Till, au sein de Neurosis et Tribes of Neurot et Scott ‘Wino’ Weinrich, de Saint-Vitus ainsi que Shrinebuilder. Ils défendent également une carrière individuelle. Ces collaborations croisées expliquent sans doute le partage de ce projet. Sur ce ‘tribute’, ils interprètent, à tour de rôle, trois compos de Van Zandt. Un projet institué par leur ami Ansgar Glade, responsable du label My Proud Mountain (NDR : le titre d’une chanson de Townes), créé pour la circonstance.

Steve Von Till chante "If I needed you". Sa voix est grave. L’atmosphère est sombre. Les cordes acoustiques sont subtilement ponctuées par des notes amplifiées qui se fondent dans l’ensemble. Steve interprète "Black Crow blues", d’une voix saturée d’émotion. Un superbe poème empreint d’une tristesse intense. Il adapte "The snake song" sous une forme particulièrement dépouillée au sein d’un décor électronique morbide. La voix de Scott Kelly est davantage adaptée au folk. Probablement forgée par les excès, elle évolue dans le même registre pour attaquer "St John the Gambler", une compo au cours de laquelle la pedal steel de Jesse Baldwin entretient discrètement ce climat lugubre. La voix de Kelly est déclamatoire tout au long de "Lungs", un folk blues hypnotique au cours duquel le motif rythmique est inlassablement répété devant la puissance électrique, pourtant tapissée en arrière-plan. Tegumsek Valley" est loin de baigner dans la félicité. Wino se réserve "Rake" d’un timbre moins grave, qu’il souligne de cordes qui collent au texte. Il embraie par "Nothin' et "A song for", des folk song typiques. Les performances de Kelly et Von Till me semblent les plus intéressantes ; néanmoins, il est nécessaire de bien comprendre les subtilités de la langue de Shakespeare pour apprécier pleinement cette œuvre…

 

Scottyboy Daniel

Mercy!

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Scott ‘Scottyboy’ Daniel est un vétéran du blues. Il roule d’ailleurs sa bosse sur les routes depuis de nombreuses années. Il est cependant basé à Kansas City, dans le Missouri. Son backing group réunit le guitariste Joe Mika, le bassiste Matt Browning et le drummer Jerry Riccardi. Scott chante et joue de l'harmonica. Sa musique baigne essentiellement dans le blues chicagolais ou issu de la West Coast.

Scottyboy comptait déjà un premier album à son actif. Paru en 2008, il s’intitule "Flip the switch". "Mercy!" rend un vibrant et émouvant hommage à l'une des plus grandes figures du blues contemporain, l’harmoniciste William Clarke, disparu trop tôt en 1996 alors qu'il n'avait que 45 ans. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours d’un guitariste qui avait souvent joué en compagnie de Clarke, John ‘Marx’ Markowski, un musicien issu de Los Angeles. Et Mr Daniel a reçu la bénédiction de la veuve de Clarke, Miss Jeannette Lodovici, pour réaliser son projet ! Invité, Shinetop Jr, de son véritable nom Mike Sedovic (Blues Notions, Steve Gerrard & The National Debonaires) se charge des parties de piano. Pour concocter cet opus, Scott a puisé l’essentiel du répertoire parmi trois des 4 albums de Clarke parus sur le label Alligator dans les années 90 et chez "Tip of the Top", publié en 1987.

Les trois premières plages sont extraites de "Blowin' like hell" (gravé en 1990). Probablement la meilleure œuvre de William. La plage éponyme ouvre le long playing. Force est de reconnaître que Scottyboy a parfaitement assimilé le style du maître : le punch, la puissance de souffle et la technique. Tout y est. Après cette mise en bouche (?!?!?), "Lonesome bedroom" est le blues lent par excellence. Un frisson nous parcourt l’échine. Même la voix évoque Clarke. En outre, il injecte énormément d'émotion dans le jeu d'harmonica. "Lookin' to the future" est un shuffle énergique inspiré par le Chicago blues. Tout est parfaitement huilé. Les collaborateurs commencent à mettre le nez à la fenêtre. D'abord Shinetop Jr sur ses 88 touches d'ivoire. Puis Scott en personne. Et il est intenable. "A good girl is hard to find" nous transporte sur la Côte Ouest. Cet instrumental flirte avec le swing et le jazz. Le leader a empoigné l'instrument chromatique. Tout au long de cet exercice de style, Shinetop et John Marx sont comme des poissons dans l'eau. Marx est libéré. Plein de verve, il en devient même éblouissant sur les jumps californiens "Drinkin' beer" et "Your love is real". Incontestablement, c’est un des meilleurs gratteurs mondiaux dans ce style. Retour à Chicago pour le boogie blues "Love you, yes I do". Shinetop Jr brille au piano barrelhouse. Pas de moment faible. Scott est un élève hyperdoué. Sa version de "Steady" est chargée de nuances. Il s’attaque ensuite à trois plages issues de "Serious intentions", un LP sorti en 1992. Soit le saignant "Educated fool", "Feel like jumpin", caractérisé par une intervention remarquable de Shinetop et "Trying to stretch my money". "Lollipop mama" est de la pure dynamite. Mr Daniel y vide une dernière fois ses poumons. Lent et majestueux, "Tribute to William Clarke" est un long hommage exécuté sur l'harmonica chromatique. En fait, ce morceau est tout simplement la réplique du "Tribute to George Smith" que William Clarke jouait sur "Tip of the Top". 

 

Simon Scott

Bunny

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Sombre film dont ce disque se fait l’écho. Film fantasmagorique, né dans l’imaginaire de Simon Scott, ex-Slowdive dont l’entité Shoegaze aurait été absorbée par d’inquiétantes créatures et régurgité dans une giclée électrique, suave et fichtrement exaltante.

Quelques vagues réminiscences du son d’hier (« Radiances » en tête de proue), mais surtout une ambiance glauque qui s’accroche magnifiquement au navire qui tangue dans cette tempête électrostatique.

Au milieu des parasites d’un vieux téléviseur à tube, sous les néons tremblotants d’une station pétrole abandonnée dans le désert, sous le vent mauvais d’un orage cosmique ou au cœur de l’apesanteur crépusculaire d’un monde parallèle, chaque titre renvoie à de dizaines d’images que William Burroughs semblerait dessiner mentalement.

 

Scott Wino Weinrich & Conny Ochs

Heavy Kingdom

Écrit par

Scott ‘Wino’ Weinrich est une institution dans le milieu du heavy rock et du doom-métal. Depuis 1976, il a sévi au sein de groupes mythiques comme War Horse, The Mentors mais surtout chez The Obsessed et Saint Vitus. Jamais à court d’idées, l’artiste a entamé une carrière plus roots en 2010, en publiant notamment l’album « Adrift ».

Pour concocter « Heavy Kingdom » il a fait appel à Conny Ochs, un musicien allemand, surtout connu dans l’univers du folk. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Berlin. L’elpee réunit 11 plages sculptées dans une expression sonore acoustique sans fioriture, noble et austère, inspirée de Townes Van Zandt, référence palpable et évidente, et dont ils reprennent d’ailleurs « Highway Kind ». Deux voix et deux guitares sèches pour des morceaux sans doute guère transcendants, mais de bonne facture, parmi lesquels j’épinglerai quand même « Heavy Kingdom » et « Somewhere Nowhere ».

 

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