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Pascal Obispo

MillésimeS

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Auteur, compositeur, interprète, Pascal Obispo est né à Bergerac, en France. Il sort son premier elpee, « Le long du fleuve », chez EMI, en 1990. Entre cet opus et « MillésimeS », il a publié dix nouveaux albums. Sans oublier les multiples collaborations qu’il accorde, notamment et régulièrement, à Johnny Halliday, Zazie, Natasha St-Pier ou encore Florent Pagny…

« MillésimeS » constitue le premier best-of de Pascal Obispo. Ce disque est sorti le 7 janvier 2013. Il réunit les 30 titres les plus populaires de l’artiste ; et le tout est enrichi de cinq morceaux immortalisés en ‘live’.

Entre le 7 janvier et le 24 mars, Pascal Obispo a vendu 140 000 cds. Pendant neuf semaines, « MillésimeS » est demeuré dans le ‘Top 10’ des hit-parades en France. Celles du 7 janvier au 3 février et du 11 au 24 février, il a même été au sommet des charts. En Belgique, il a également rencontré un franc succès. Durant cinq semaines, cette compile est restée en tête des ventes.

« MillésimeS » réunit de nombreux classiques du chanteur français. C’est ainsi qu’on retrouve « Lucie », le titre inspiré (ou non) de l’australopithèque répondant au nom de Lucy, découverte en 1997. La musique est soulignée par les accords de piano. Le texte est très marqué par le besoin d’aimer et de vivre à fond nos existences, ‘car on ne vit qu’une vie à la fois’. Zazie partage un duo sur « Les Meilleurs Ennemis », une compo envoûtante, caractérisée par son intensité instrumentale. Et Natasha St-Pier sur « Mourir Demain », un morceau qui suscite la réflexion, car il interroge l’individu sur l’instant où la mort frappe. Quand il portait les cheveux longs, Pascal Obispo avait gravé un single très pop intitulé « Tombé pour elle », une chanson qui avait permis à sa carrière de prendre son envol. Le timbre aigu de sa voix si caractéristique va devenir sa marque de fabrique. Le titre maître de cet opus est manifestement sa chanson la plus personnelle. Et pour cause, il l’a écrite suite à la naissance de son fils, Sean en, 2001. Cependant, la plage la plus bouleversante est probablement « Rosa ». Inspiré de l’histoire de Rosa Parks, ce récit déjà très touchant, est littéralement rendu dramatique par l’instrumentation. Quant au texte, recherché et profond, il dévoile l’aspect humain du Français.

Le chanteur est en concert depuis mars, et devrait l’être tout au long de cette année. Il se produira dans toute la France pour promouvoir son album. Une tournée qui passera notamment par Paris, Marseille, Limoges, Biarritz avant de s’achever à Strasbourg le 21 décembre 2013.

 

Phosphorescent

Muchacho

Écrit par

Matthew Houck revient trois ans après publié « Here’s To Taking It Easy », les bras chargés de ce qui est probablement l’œuvre la plus aboutie et la plus fun de sa discographie. Phosphorescent élargit sa gamme et propose un disque d’Americana tranquille, celui dont on laisse les notes défiler tranquillement sous le soleil. A l’image d’un « Sun, Arise ! (An Invocation, An introduction) » dont Bon Iver serait vert de jalousie. De ce « Terror In The Canyons (The Wounded Master) », pépite du genre, ultra classieuse. D’un « Ride On/Right On » étonnamment efficace. Ou de « A Charm/A Blade », débutant comme un Fleet Foxes pour s’achever dans une explosion de trompettes et une ambiance à la Ed Sharpe & The Magnetic Zeros.

Porté par l’envoûtant single « Song For Zula », « Muchacho », sixième LP du grand barbu, réussit à retenir l’attention de bout en bout. Ce qui n’était pas nécessairement le cas auparavant. Accompagné de sa troupe de Mariachis, Phosphorescent rayonne enfin. A la bonne heure !

Phosphorescent investira la Rotonde dans le cadre des Nuits Botanique ce 9 mai (complet). Il déposera ensuite ses valises le 15/08 sur la plaine de Kiewit, dans le cadre du Pukkelpop.

 

Team Ghost

Rituals

Écrit par

Alors que M83 goûte au plaisir de la célébrité au pays de l’oncle Sam, Nicolas Fromageau, l’un de membres fondateur du groupe (aux côtés d’Anthony Gonzalez) refait surface. Après avoir quitté M83 en 2009, il a décidé de se consacrer entièrement à son groupe, Team Ghost. A l’origine, le line up était limité à un duo. En l’occurrence Fromageau et Benoît De Villeneuve (chant, guitare, claviers), mais rapidement il va passer à un quintet. Sous ce format, le combo français va publier quelques Eps, se produire lors de festivals prestigieux et même assurer le supporting act de Crystal Castles. « Rituals » constitue leur premier elpee.

« Rituals » ne manque pas de références. Elles pullulent même. A tel point, que parfois, on ne sait plus où donner de la tête. Les nappes de claviers, les rythmes électro, les guitares noise partent un peu dans tous les sens. Et difficile de trouver ses repères. Cependant, peu à peu, au fil des écoutes, on commence à discerner une certaine structure. « Away » lorgne vers My Bloody Valentine, alors que l’excellent « Things are Sometimes Tragic », en direction de Foals. Le climat est ambient et nébuleux. Il alterne entre dépressions tempétueuses (« Curtains) et apparentes accalmies, accalmies troublées par de superbes coups de tonnerre. Cependant, si la face sombre de leur musique, observée en début de parcours, se révèle fort intéressante, le côté plus enjoué manque de caractère. A l’instar du plus pop « Montreuil », balisé par des synthés. Mais dans l’ensemble cet elpee s’avère d’honnête facture.

 

Maïa Vidal

Spaces

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Maïa Vidal est née à Santa Barbara, en Californie, le 20 février 1988. Elle a appris le violon à New York, où elle a monté son premier groupe Kievan Rus, un combo intégralement féminin, en compagnie duquel elle publie « Get Out of My Basement », dès 2003. Auteur, compositeur, interprète et musicienne, ce petit bout de femme s’est ensuite lancé dans une carrière solo, en 2009. « Spaces » constitue son second opus et fait suite à « God Is My Bike », paru en 2011. 

Toutes les chansons de cet opus baignent au sein d’un climat paisible, visionnaire. Elles sont à la fois grisantes et émouvantes. Parfois, on a parfois l’impression d’être transporté dans un univers magique voire paradisiaque. A l’instar de « Bright », « The Big Shift » ou « Everything Was Beautiful », plages au cours desquelles sa voix devient angélique. Une voix naturellement délicate. Indolent et romantique, « Everything Was Beautiful » nous replonge dans nos rêves. L’instrumentation entretient ce charme. Le titre maître est davantage pop et dynamique. Mais hormis « Katerina », un morceau légèrement plus vivifiant, le reste des compos sont empreints de mélancolie douce et manque singulièrement de rythme. C’est d’ailleurs le principal reproche que l’on peut adresser à l’artiste.

Atmosphérique, éthérée, la musique proposée par Maïa Vidal, sur ce long playing, devrait surtout séduire les mélomanes en perpétuelle recherche d’évasion… 

En concert dans le cadre des Nuits Botanique, le vendredi 3 mai 2013.

 

Kate & Joe BB

Kate & Joe BB (Ep)

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Kate BurningBabe et Joe BillyBoy sont deux artistes décalés. Ils se sont rencontrés en 2009. Kate travaille comme serveuse dans un bar à Bruxelles. Alors qu’il vient de terminer son concert, Joe va prendre un verre à l’Archiduc et y croise celle qui deviendra sa compagne artistique…

Dès le début de l’Ep, on se rend compte que le duo est influencé par la musique des eighties. Joe BB prononce soit le nom de sa collègue soit le sien, et Kate nous dévoile quelques moments de leur existence, mais également certaines facettes de leur personnalité. « Egoïste » lorgne davantage vers Gainsbourg, surtout dans la manière de chanter de Joe BillyBoy. Pourtant, le tempo est plus rapide et la voix, plus grave. Néanmoins, les similitudes sont troublantes. « J’en peux plus d’être une star » affiche une palette différente du style adopté par le couple. Le refrain est très rythmé et le refrain accrocheur. Kate BurningBabe se réserve un solo sur « Lost », colorant le refrain d’une teinte électro pop insulaire. Chaque plage est un nouveau témoignage, de la capacité des deux artistes, à s’imprégner de la musique qu’ils proposent.

Et pour que votre info soit complète, sachez que le duo a reçu le concours, lors des sessions d’enregistrement, de Thierry Rombaut à la basse et d’Emma Meurice au violon ainsi qu’aux claviers.

 

The Besnard Lakes

Until in excess, imperceptible UFO

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Formation montréalaise, The Besnard Lakess est emmenée par le couple Lasek-Goreas. Et « Until in excess, imperceptible UFO » constitue leur quatrième opus. Un disque qui fait la part belle au shoegazing et au psychédélisme. Déjà, en observant l’illustration de la pochette, on en a la conviction. La musique est dense, aérienne et contemplative. Elle nous invite à survoler des paysages sonores nébuleux, quelque part au sein d’un monde parallèle, pendant 50 minutes, partagées en huit morceaux. Les voix et les guitares sont sous reverb’ et se glissent délicatement entre les nappes de claviers. Un opus à écouter sous le casque de préférence. Mais le tour de force accompli par la formation, c’est que malgré le style atmosphérique, éthéré, le mélomane est constamment tenu en éveil. A cause des mélodies contagieuses et des variations de tempos inattendues. A l’instar de l’excellent « Catalina ». Et tout au long de « 46 Satires », les claviers et la voix féminine rappellent les meilleurs moments de My Bloody Valentine.

Pour enregistrer cet elpee, le combo canadien a reçu le concours de plusieurs concitoyens, et notamment de Spencer Krug (Sunset Rubdown, Wolf Parade,…) ainsi que Sarah Page (The Base Brothers).

« Until in excess, impercemptible UFO » constitue l’album le plus abouti de The Besnard Lakes. Un véritable régal ! 

 

Bleached

Ride Your Heart

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Le soleil s’invite sous les traits des sœurs Calvin.

Et bien difficile (et au demeurant inutile) d’y échapper.

Ces deux ex-Mika Miko laissent derrière elles comme une traînée de poudre sulfureuse et reviennent au-devant de la scène à travers ce nouveau projet au patronyme vaguement ‘grungien’ de Bleached.

En vérité, « Ride Your Heart » est un manifeste, une véritable propagande pour la bonne humeur, propice aux coudes qui valsent candidement dans les côtes du voisin, le sourire frondeur en bandoulière.

En témoigne le premier titre « Looking For A Fight ».

Ces baroudeuses ont de la gouaille. Directes, sans ambages, Jennifer et Jessica savent comment faire sonner leur bastringue et proposent douze précieuses pépites d’un Rock Garage qui, s’il n’invente rien, se réapproprie les codes du genre (faire simple avec trois fois rien et plein de bonnes idées) et délivrent une des bandes-son de l’été Indie(n).

Comment rester de marbre à l’écoute de « Next Stop », comment refuser une telle invitation à « Ride Your Heart » ?

Mélodies, riffs ravageurs, voix nineties et faussement sucrées mais sans édulcorant, cette recette est certes éculée, mais sous l’effet de certains filtres, elle produit toujours son effet.

Ok les filles, vous êtes parvenues à conquérir mon cœur. En route !

 

!!!

THR!!!LER

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Yes !!! Le voilà, le disque qui renvoie « Strange Weather, Isn’t It ? » aux oubliettes. Les six fantastiques de NY et Sacramento reviennent au galop en publiant « THR!!!LER », leur Thriller à eux, celui qui mettra peut-être un peu de beurre dans leurs épinards. La formation à la réputation ‘live’ exemplaire nous dévoile un cinquième effort studio qui a retenu presque toutes les erreurs du précédent essai. !!! se réinvente de la manière la plus efficace qui soit, en bénéficiant du concours de Jim Eno (Spoon), et la paire de Simian Mobile Disco, aux manettes. Si le coup de foudre n’est pas forcément instantané, deux ou trois rembobinages suffisent à traiter le sextet de putain de génie.

« Even When The Water’s Cold » annonce la couleur. L’insolence d’un « Louden Up Now » n’a plus lieu d’être. Nic Offer développe son chant et laisse la pression monter petit à petit. Après le refrain ultra obsédant du morceau d’ouverture, Nic Offer et sa bande appuient légèrement sur le champignon pour des « Get That Rhythm Right » et « One Girl / One Boy » au groove implacable. Shannon Funchess, partie pour d’autres horizons (Light Asylum), délègue la touche féminine du disque à Sonia Moore, ‘connue’ pour ses oooh et aaahs sur le « 2 Legit 2 Quit » de MC Hammer. La chanteuse appuie de sa présence le côté un peu plus Pop et R’n’B de « THR!!!LER » (le single « One Boy / One Girl », « Except Death » et son diabolique hook final).

Seule ombre au tableau, « Fine Fine Fine ». N’est pas John Pugh qui veut. Alors lorsque le petit nouveau (Rafael Cohen, bassiste et ex-Supersystem) s’empare du micro, le fan s’insurge. Erreur de parcours ou pas, « Fine Fine Fine » aurait parfaitement trouvé sa place au sein de la discographie de New Order, mais tombe ici comme de la farine dans un sachet de coke. Côté percus, ça tape fort, mais la voix devient rapidement soûlante. Une incartade vite oubliée, vite pardonnée. Notamment par l’entremise de « Station (Meet Me At The) », titre de clôture, qui reprend l’exercice des percus tapageuses avec brio et dévoile un !!! rageur et rock’n’roll.

Au rayon des incontournables, on surlignera trois fois (évidemment) l’énorme « Slyd », premier morceau de « THR!!!LER » à avoir été dévoilé par la formation. Produit par James Ford, « Slyd » est une sorte de deuxième volet de « The Hammer », tout en crescendo. Une belle invitation au laisser-aller, conclue par un kaléidoscope de beats subversifs.

Et à chaque sortie de !!!, son tube ultime ! Après « Intensify » (« !!! »), « Me & Giuliani… » (« Louden Up Now »), « Must Be The Moon » (« Myth Takes »)  et « The Hammer » (« Strange Weather, Isn’t It ? »), au tour d’un morceau de  « THR!!!LER » de rejoindre le tableau d’honneur. Le rouleau-compresseur qui va te faire perdre toutes les calories de ton corps en un temps record est également le plus surprenant de la galette. Caractérisé par sa mélodie insidieuse, son air estival à ne pas y toucher et ses textes quasi susurrés, personne ne le voit arriver. Et v’là qu’au bout de quelques minutes, « Careful » te saute à la gorge et prend possession de chaque recoin de ton cortex cérébral pour t’emmener vers une chute énorme, mais tellement rapide, que tu gardes la touche ‘repeat’ à portée de main. Une conclusion qui promet jolies vagues dans le public lors de sa retranscription live.

Bref, « THR!!!LER » est le condensé parfait d’un chk chk chk réinventé et d’un chk chk chk fidèle à ses valeurs. Des valeurs simples, claires et nettes : dance or die motherfuckers !

!!! feront trembler le chapiteau des Nuits Botanique ce 6 mai.

 

Yasmine Hamdan

Ya Nass

Écrit par

Née en 1976, Yasmine Hamdan est libanaise. Elle compose et chante ses propres chansons. Ses influences majeures ? Elle les puise parmi les grandes vocalistes arabes du milieu du XXème siècle, comme Aisha El Marta ou Shadia. En 1997, elle fonde Soapkills en compagnie de son homonyme, Zeid Hamdan. Elle s’installe ensuite à Paris et apporte son concours à CocoRosie. Puis bosse auprès de Mirwais. C’est en 2009, qu’elle enregistre son premier album intitulé « Aräbology ». Trois ans plus tard, elle publie son second elpee solo, un disque éponyme mis en forme par Marc Collin. Ce long playing vient de sortir à l’échelon international, mais sous le titre de « Ya Nass ».

« Ya Nass » est découpé en treize morceaux. Tous chantés en arabe. Cette belle langue vocale, parfaitement maîtrisée par l’artiste libanaise, s’accouple agréablement bien au style de l’artiste, un style qui oscille entre folk, électro, pop et trip hop.

« Deny » ouvre la plaque, une plage au cours de laquelle la guitare prend une place importante pour soutenir la voix de Yasmine Hamdan. Plus calme, plus sensuelle, « Shouei » est une compo au rythme bien contrôlé. « Samar » accroche instantanément, un morceau au cours duquel les chœurs et la voix de Yasmine entrent parfaitement en osmose. Titre le plus court de l’elpee, « Khayyam » est également le plus paisible. Il est même paradoxalement susceptible de vous ressourcer. En fermant les yeux, on a l’impression d’effectuer un périple a travers le monde arabe. Un beau moment d’évasion. Plus nostalgique, « Beirut » se réfère inévitablement au nom de la capitale du Liban, son pays d’origine. Et sans comprendre les paroles, on semble entendre les mots ‘ma fille aha mal, ma fille aha mal’

En concert le samedi 4 mai 2013, à l’Orangerie, dans le cadre des Nuits Botanique

 

Fela Kuti

The Best of the Black President 2

Écrit par

Bien avant Barack Obama, Fela Kuti s’est vu collé une étiquette de ‘Black President’. En compagnie de son drummer, Tony Allen, il a créé un courant musical qui a influencé et influence encore un nombre incalculable de musiciens : l’Afrobeat ; soit un mix de funk et de jazz dynamisé par des rythmes traditionnels africains… Riche, cette musique véhicule, en outre, un message sociopolitique, en dénonçant les injustices, critiquant l’impérialisme occidental ou épinglant le comportement indécent de certains gouvernements africains corrompus.

Comptant plus de 70 (!) albums à son actif, le maître ne se repose jamais. Aussi, il faut féliciter le label Kitting Factory de remettre un peu d’ordre dans nos idées, en publiant des compilations consacrées à cet artiste. Elles sont intitulées, bien évidemment, « The Black President », et le second volume vient de paraître. Il recèle 12 morceaux qui ne descendent jamais sous des 10 minutes. Y figurent le classique « Everything Scatter » (1975) ainsi qu’une longue version de « Sorrow Tears and Blood » inspirée des émeutes de Soweto, en Afrique du Sud. L’intro du booklet a été rédigée par la star du hip-hop US Akon et une analyse exhaustive des plages a été réalisée par le critique musical Chris May, grand fan du maître.

Cette figure mythique de la musique africaine avait été constamment harcelée par le régime militaire de son pays, au cours des années 70 et 80 ; et on comprend mieux pourquoi la dictature militaire n’avait pas trop apprécié ses textes, dont sont extraits quelques brûlots subversifs. Un double opus d’une durée totale de 150 minutes. On en a donc pour son argent !

 

Low

The invisible way

Écrit par

Pour enregistrer son 10ème opus, Low a bénéficié du concours de Jeff Tweedy. Des sessions qui se sont déroulées à Chicago, dans les studios du leader de Wilco. Et première constatation, hormis « On my own », les déflagrations électriques ont été éliminées. Tout comme la reverb, d’ailleurs. Pour mieux mettre en exergue les harmonies vocales échangées entre Mimi Parker et Alan Sparkawk. Enfin au moins sur la moitié des plages. Une approche susceptible de rappeler le mouvement ‘west coast’ de la fin des sixties et du début des seventies. Pensez à Crosby, Stills & Nash, Emmylou Harris ou encore Gram Parsons. Sur le légèrement plus dynamique « So blue », elles nous entraînent même presque dans le gospel. La plupart des compos sont balisées par la sèche (parfois une électrique simplement grattée) et le piano. En mode slowcore, bien entendu. Mais si les climats proposés sur les chansons restent atmosphériques, ils ne dérivent plus dans l’éther extatique (NDR : ça rime !) Une seule fois quand même, sur l’exception qui confirme la règle. Finalement, c’est aussi la compo que je préfère. Elle démarre pourtant en mode acoustique, avant de se libérer dans l’intensité électrique. Sans pourtant oublier de nous réserver de superbes échanges vocaux entre Mimi et Alan. De l’elpee, j’épinglerai encore les légèrement plus dynamiques « Clarence White » et la ballade mid tempo « Just make it stop ». Pas que le reste du long playing soit de mauvaise facture. Au contraire. Mais une majorité de pistes sont un peu trop indolentes et minimalistes à mon goût, surtout quand elles sont privées d’électricité.

En concert au Cirque Royal, ce 8 mai 2013, dans le cadre des Nuits Botanique.

 

Israel Martinez

The minutes

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« The minutes » constitue le septième album d’Israël Martinez. Cet artiste mexicain est considéré comme un spécialiste de la musique ambient minimaliste.

Les dix titres qui figurent sur son nouvel album ont été enregistrés à Mexico, entre 2011 et 2012. Dans le contexte sociopolitique difficile que traverse son pays aujourd’hui, il cherche à dénoncer les problèmes liés au cartel de la drogue, de la corruption, etc.

Si la démarche est louable, on ne comprend pas trop bien la méthode utilisée. Et pour cause, Martinez a enregistré les bruits urbains de la capitale mexicaine (NDR : on entend des personnes qui marchent, travaillent, etc.) et en a concocté un patchwork. Le résultat est indigeste. Perso, si je souhaite prendre un bain de foule, je descends dans la rue.

Franchement, j’aurais quand même espéré que cette bande-son nous transporte quelque part en Amérique Centrale. Mais pas du tout. Il n’y a pas de mélodie et encore moins de paroles. En espagnol, par exemple. Histoire de teinter l’expression sonore d'exotisme. Juste du bruit quotidien sans la moindre particularité, ni, je le répète, le moindre intérêt.

Martinez n’a pas atteint son objectif en publiant ce disque. Il a perdu son temps, et moi aussi, rien d'autre.

 

Jean-Louis Murat

Toboggan

Écrit par

Jean-Louis Murat est un fan de Robert Wyatt et de Neil Young. Manifestement, il a bon goût. Pourtant, on ne peut pas dire que l’Auvergnat s’inspire du célèbre Canadien ou de l’ex-Soft Machine. En fait, il se sert d’un climat fondamentalement folk, pop ou rock pour véhiculer sa poésie française…

Venons-en maintenant à son 19ème long playing. Qu’il a enregistré chez lui. Faute de moyens financiers. Car si ses disques précédents étaient de toute bonne facture, ils n’ont pas rencontré le succès escompté. Il a d’ailleurs quitté le label Universal, pour débarquer chez PiaS.

L’instrumentation est minimaliste et se limite à de la sèche, un orgue et des arrangements (NDR : reproduisant cependant orchestrations de cuivres ou de cordes, suivant les titres, et même un peu de moog), sans oublier les pecus (NDR : notamment indiennes sur « Belle »). Mais parmi les 10 compositions de ce long playing, il parvient à y glisser 3 morceaux un peu plus pétillants, dont « Over and over ». Une manière de bien équilibrer l’ensemble.

Le titre de son nouvel opus ? « Toboggan ». Un choix qu’il explique par son admiration pour les comptines. Celles d’Anne Sylvestre, en particulier. Plusieurs titres (« Le chat noir », « Amour n’est pas querelle », etc.) sont d’ailleurs tramés comme des fables. Quant à ce qu’elles soient destinés aux enfants, c’est une autre histoire, même si les siens ont apporté leur collaboration sur l’un ou l’autre titre, et si on entend de nombreux bruitages insolites (NDR : ‘cartoonesques’ sur « Voodoo simple ») ainsi que des cris d’animaux, tout au long de l’elpee : loup (« Il neige »), chiens et une véritable ménagerie sur « Robinson », plage au cours de laquelle, en fin de parcours, sa voix est triturée à la manière d’un Connan Mockasin. Il chuchote ou pose doucement sa voix, de son baryton toujours aussi velouté, sensuel, et très régulièrement, il la dédouble.

Outre les thèmes consacrés à la religion, à la résignation et à la vieillesse, Murat aborde également celui de l’amour sous sa forme la plus charnelle (« Agnus dei babe », « Belle »), et sur la dernière piste, (« J’ai tué parce que je m’ennuyais »), du meurtre ainsi que la culpabilité.

Bref, un très bel album à la fois provocateur, troublant mais aussi et surtout propice à la réflexion pour cet artiste incontournable, dans le monde de la (véritable) chanson française…

En concert le dans le cadre des Nuits Botanique, le 5 mai 2013, à l’Orangerie.

 

Benjamin Biolay

Jusqu’aux portes du Paradis…

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Auteur-compositeur-interprète et chanteur, Benjamin Biolay est né en 1973 dans le Rhône, à Villefranche-sur-Saône, très exactement. Il s’illustre d’abord en composant quelques chansons pour l’album d’Henri Salvador, « Chambre avec vue », en 2000. Depuis, il a apporté sa collaboration à de nombreux artistes, et notamment Françoise Hardy, Carla Bruni, Vanessa Paradis, Julien Clerc ou encore 113. Publié en 2009, son double album « La Superbe » récolte un franc succès. Plus ténébreux voire plus rock (encore que les compos recèlent des traces de hip hop et d’électronica) son sixième opus, intitulé « Vengeance », est paru en novembre 2012, et il épingle de nombreux duos. Echangés notamment en compagnie de l’ex-Libertine Carl Barât ou d’Oxmo Puccino. C’est d’ailleurs pour défendre cette œuvre que la nouvelle coqueluche de l’Hexagone est partie en tournée…

Et si sur disque, pour réaliser ses duos, il invite régulièrement collaborateurs et collaboratrices, ce soir il assume lui-même les deux voix. Sous cette forme, « Ne Regrette Rien », le titre pour lequel il avait pourtant reçu le concours d’Orelsan en studio, constitue une des meilleurs moments du concert. Tout comme « Laisse aboyer les chiens ». Mais la plus grosse surprise nous viendra de la participation de Vanessa Paradis, lors du premier rappel. Ensemble, ils vont interpréter « Profite », en fin de parcours.

Mathis Gardel assure le supporting act. Il est surtout connu pour son single « Reste encore ». Pourtant, ce jeune songwriter ne manque pas de talent. Il appartient à la génération du renouveau de la chanson française. Il reconnaît pour influences majeures, Daho et Bashung. Ce qui explique sans doute pourquoi Biolay l’a emmené dans ses bagages. Il faut dire que l'on a déjà vu et entendu pire comme première partie, d’autant que dans son style, il s’en sort plutôt bien, et puis, il a une bonne voix.  

Ce soir, Biolay sera généreux. Et va proposer un spectacle de deux heures, en forme de ‘best of’. Car non seulement il va interpréter les meilleurs morceaux de son dernier elpee, mais également, ses classiques, prenant bien soin d’équilibrer ancien et nouveau répertoire. Benjamin Biolay est une valeur sûre, en ‘live’, et il va de nouveau le prouver ce soir…

Il est 20h35. Le chiffre ‘600’ s'affiche en lettres lumineuses au fond de la scène. Une voix cynique résonne dans les haut-parleurs. Elle communique ‘Biolay fait de la pop française comme de la pop anglaise mais en moins bien’. Autodérision ? Benjamin et ses acolytes débarquent alors sur les planches et le spectacle peut commencer…

Après un "Cactus Concerto" déconcertant, Benjamin et ses musicos attaquent « Sous le lac gelé ». Le son est excellent. La formation très soudée. Benjamin Biolay paraît à l'aise sur scène. Sa voix est grave et profonde. Les arrangements sont particulièrement soignés. Il arpente le podium de long en large et lève parfois le poing, quand la foule l'acclame. Les guitares incisives ont leur mot à dire et on est ici très loin de la variété française. Le groupe s’autorise même une incursion dans la dance sur « Rendez-vous qui sait », l’électro pop (« A l’origine ») et même le funk (« Qu’est-ce que ça peut faire » et « Padam »).   

‘C'est bien d'être ici, ça fait longtemps’ déclare le chanteur, avant de se lancer dans une splendide interprétation de « La Superbe ». Une des ballades qui reflète parfaitement son univers mélancolique. Celui où il communique le mieux ses émotions. Et ces ballades seront nombreuses ce soir, puisqu’il exécutera également « La pénombre des Pays-Bas », « Aime mon amour », « Chère inconnue », « Ton Héritage » ainsi que « Confetti » (NDR : sur l’elpee, c’est Julia Stone qui lui donne la réplique).

Le public en veut encore et le Caladois réapparait sur le podium, suivi par la silhouette d'une dame. On entend les premières notes de "Profite" et une immense ovation s’élève de la foule pour accueillir Vanessa Paradis, venue en guest partager la scène avec Benjamin. Le public est ravi et le Français revient une seconde fois pour interpréter « Marlène est aux Anges ». Au bout de 120 minutes, il clôt sa prestation par l’incontournable « Les Cerfs-Volants ». Un chouette concert !

Setlist :

Cactus concerto
Sous le lac gelé
La Superbe
La pénombre des Pays-Bas
Dans la Merco Benz
Laisse aboyer les chiens
Aime mon amour
Chère inconnue
Rendez-vous qui sait
Qu'est ce que ça peut faire
Ton Héritage
Ne regrette rien
Dans mon dos
Confettis
Ground Zero Bar
15 septembre

Personne dans mon lit
A l'origine
Padam 

1er rappel

Profite (avec Vanessa Paradis)

2ème rappel

Marlène déconne
Les cerfs-volants

(Organisation AJA concerts)

 

Iron & Wine, une histoire d'esprit ...

Écrit par

            Sam Beam, alias Iron & Wine, a sorti un cinquième album le 15 avril 2013. « Ghost on Ghost » a reçu de nombreuses critiques positives, notamment celle d'Uncut : ‘A work of immense beauty and scale.’ ‘Un travail d’une immense beauté et d’une grande ampleur.’

            Ils sera en tournée tout le mois de mai, avant de passer par la Cigale le 1er juin, à Paris, et au Cirque Royal de Bruxelles, le 3 juin 2013.

            Pour écouter « Lovers’ Revolution », un extrait de cet album, rendez-vous ici

 

The Mystic Power Tour débarque en Belgique

Écrit par

            Le 30 mai 2013, la Yo !Fest accueillera la star mondiale de reggae Alpha Blondy. Cet Ivoirien, considéré comme l’icône populaire de sa génération, sera l’un des invités de cet évènement.

            Le Forum Européen de la Jeunesse organisera pour la circonstance un débat politique destiné aux jeunes…

            Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site : http://youthforum.org/yofest/

22 ans plus tard, l’ex-Madredeus Teresa Salgueiro est de retour sur les planches de l’AB…

Écrit par

            La chanteuse portugaise est de retour. Si son départ de Madredeus ne date que de sept ans, après avoir participé à l’enregistrement de l’album « Obrigado », il y en a déjà 22 qu’elle ne s’était plus produite à l’AB. Son nouvel elpee s’intitule « O Mistério ». Il est paru en 2012.

            Elle retrouvera l’AB le 31 mai prochain, plus deux décennies après avoir débuté sa carrière en compagnie de son groupe, au même endroit.

            Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site de l’AB : http://www.abconcerts.be/

 

Etre aimé par Michael Buble…

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            Le Canadien revient en 2013 avec « To Be Loved ». Ce sixième album est sorti le 12 avril dernier. Publié deux ans après « Christmas », il s’était écoulé à 7 millions d’exemplaires, soit la deuxième meilleure vente, au cours de 2011.

            Produit par Bob Rock à Los Angeles et Vancouver, cet elpee se consacre aux chansons d’amour, parle aussi de joie et de bonheur, comme le souligne l’artiste.

            Son single (paru en février), « It’s A Beautiful Day » est disponible sur youtube : http://www.youtube.com/watch?v=VD6lgWKKLgE

Tracklist

1   You Make Me Feel So Young
2   It's A Beautiful Day
3   To Love Somebody
4   Who's Loving You   
5   Something Stupid (with Reese Witherspoon)
6   Come Dance With Me
7   Close Your Eyes
8   After All (with Bryan Adams)
9   Have I Told You Lately
10 To Be Loved
11 You've Got A Friend In Me
12 Nevertheless (I’m In Love With You) (with The Puppini Sisters)
13 I Got It Easy
14 Young At Heart

 

Le Solidays part en lutte contre le SIDA

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            Pour célébrer son quinzième anniversaire, le festival du Solidays promet une belle affiche. L’édition 2013 sera tournée vers le rock chic et l’électro choc. Objectif : récolter des fonds pour combattre le SIDA.

            Les spectateurs pourront notamment compter sur la participation de 2ManyDJs, le chanteur M, Saez, Orelsan, Raggasonic, Tryo, C2C, Kery James, Dub Inc, David Guetta, Django Django, mais aussi Sexy Sushi.

            Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site : http://www.solidays.org/

La renaissance du Phoenix…

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            Quatre ans après l’immense succès rencontré par « Wolfgang Amadeus Phoenix », le groupe Phoenix revient avec un cinquième album. Il s’intitule « Bankrupt ! » et sortira le 19 avril 2013.

            Très attendu, l’opus des Français a été enregistré entre Paris et New York, par Philippe Zdar, principalement dans le studio du quartier de Montmartre.

            Découvrez leur single « Entertainment » ici

 

Dagoba retourne aux sources…

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            Le 17 juin 2013, « Post Mortem Nihil Est » sera dans les bacs. Ce nouvel album de Dagoba, produit par Logan Mader, est très attendu par la communauté rock française.

            Pour suivre l’actualité du groupe Marseillais, rendez-vous sur leur Facebook : https://www.facebook.com/pages/Dagoba/31543627617

Tracklisting 

01. When Winter …

02. The Realm Black

03. I, Reptile

04. Yes, We Die

05. Kiss Me, Kraken

06. Nevada

07. The Great Wonder

08. The Day After The Apocalypse

09. Son Of A Ghost

10. Oblivion Is For The Living

11. By The Sword