Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Eric Maïolino

Ange Heureux

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A la vision de la pochette de son deuxième mini album, on se demande ce qui a bien pu passer par la tête d’Eric Maïolino pour qu’il adopte la pose du gamin photographié sur « Boy » de U2… On pensait que Nancy Marano (voir archives) avait gagné le prix de la plus hideuse pochette de l’année, mais il vient d’être largement détrôné par ce professeur de mathématique, musicien à ses heures. Maïolino semble, en effet, être très influencé par les gros vendeurs de variété française, comme Obispo et Goldman. Il ne faut donc pas s’attendre à être surpris par ces 7 chansons qui oscillent entre ballades compassées et funk propre sur soi. « Des clichés » chante-t-il d’ailleurs à la fin de la plaque. Oui mon vieux, des clichés, beaucoup trop !

The Makers

Stripped

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Sur son site Internet, le groupe The Makers est présenté comme un des groupes roi du garage-rock… Hybridation sublime entre les Rolling Stones et les Stooges, le quatuor aurait même influencé les Hives… Hum, ouais, faut voir… Premièrement, tout critique rock consciencieux sait bien qu’il faut toujours se méfier des groupes aux biographies dithyrambiques autorédigées. Deuxièmement, si certaines informations écrites à propos des The Makers ne sont pas fausses, il convient cependant de mettre préventivement un frein à toute bouffée d’enthousiasme prématuré… Ainsi, à l’écoute de « Stripped », on se demande toujours où sont passées les pierres qui roulent alors que l’iguane et les frères Asheton ne semblent chapeauter l’ensemble que de très très loin… Par contre, les dingues de glam-rock vaguement punky et les aficionados des Guns’n’Roses période « Appetite For Destruction » risquent fort de faire dans leur pantalon, tant les références évidentes des The Makers semblent plutôt à chercher du côté des New York Dolls ou du défunt groupe d’Axl Rose. Des morceaux comme « Out Of Your World » (proche de « It’s So Easy » des Guns) ou encore « Long Love » (clone de « It’s Too Late » des Dolls) devraient d’ailleurs vite forcer les amateurs du genre à amener l’ensemble de leurs dessous chez le teinturier. A contrario, rien ne sert de s’inquiéter pour vos Dim si d’aventure vous êtes allergique aux chanteurs à longue chevelure décolorée et que les grosses guitares fleurant bon les collants en nylon (NDR : motif panthère) vous donnent mal à la tête…

Malin Plaisir

Malin plaisir

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Il y a quelque chose d’attachant et en même temps d’agaçant sur cet album. Agaçant, parce que les arrangements et les orchestrations ont tellement été fignolés qu’on a l’impression qu’il a fallu dix ans pour le terminer. Agaçant, parce qu’on ne sait pas trop si la musique relève de la pop, de la variété ou de la chanson française. Agaçant parce que Domino, la chanteuse, possède une si belle voix que parfois (« Héroïne »), elle en remet une couche, comme si elle devait défendre ses chances face au jury de la StarAc. Une voix belle et vraiment attachante, lorsqu’elle campe un hybride entre Véronique Sanson et France Gall. Attachant, parce que le jazz s’incruste en filigrane sur toutes les chansons. Dans l’esprit d’un Berger et surtout d’un Voulzy, auquel le duo emprunte la fluidité mélodique. Une chanson comme « Seul au monde » aurait même pu être interprétée par Souchon ! Ah oui, parce que Malin Plaisir est un duo. Parisien. Constitué d’un couple : Domino et Eric Parmentier. Avant d’entreprendre cette nouvelle aventure, Eric avait joué dans quelques groupes rock/blues. De la guitare, mais aussi des percussions. Sur cet opus éponyme il s’y réserve également les claviers, la basse et la lapsteel, tout en privilégiant les six cordes acoustiques. Un instrument qu’il partage avec Jacques Parmentier (NDR : son frère ?). Une chose est sûre ce ne sont pas des manchots, leur style en picking me rappelant tantôt Al Stewart, tantôt Mark Knopfler. Côté vocal, Eric dispose d’un timbre qui évoque parfois Jean-Jacques Goldman. Pourtant, une plage comme « Des heures des jours, des semaines » n’a pas été composée par Goldman. Heureusement, d’ailleurs ; car ce type d’affinités est plutôt pour me déplaire. Mais quel malin plaisir ont-ils donc à vouloir brouiller les pistes ?

Mando Diao

Bring ´Em In

D’accord, cet album est sorti déjà depuis longtemps… Ca tombe bien qu’on en parle maintenant, puisque bizarrement Mando Diao n’a pas eu chez nous le succès médiatique escompté. Et pourtant « Bring ‘Em In » regorge de tubes rock garage qui valent bien ceux des Hives. Sur le morceau d’ouverture, « Sheepdog », on entend un type crier des « Yeah Yeah Yeah ! ! ! » sur un tapis roulant de guitares furibardes, tandis qu’un orgue s’emballe et fait la nique à la batterie, qui pourtant n’est pas en reste. Oui, Mando Diao crache un rock’n’roll diablement jouissif. Tout à fait rétro (en vrac, ces Suédois sonnent comme les Kinks, les Animals, les Sonics, les New York Dolls, les Rolling Stones… Et se prétendent meilleurs qu’eux)… Mais solidement burné quand même. Comme quoi la nostalgie, ça a parfois du bon : rappelez-vous les Primal Scream et leur « Rocks/Jailbird » de l’âge de pierre… Ici c’est pareil, et ça fait un bien fou. Bizarre que les Mando Diao, pourtant des stars dans leur pays, soient passés inaperçus chez nous. On le redit, même si on risque de passer pour des radoteurs : il y a sur ce disque de sacrées pépites rock’n’roll. Conseil d’ami : si quelqu’un vous assure un jour que le rock est mort, prêtez-lui « Bring ‘Em In »… Après une moue dubitative, il sera bien obligé d’avouer qu’il avait tort. En fin de compte un secret se savoure mieux quand il est partagé.

Manic Street Preachers

Lifeblood

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Qu’il est loin le temps où Manic Street Preachers parodiait le punk pour véhiculer un message politique violent et nihiliste. Qu’il est loin le temps de « Generation terrorists » où la formation se réclamait du Clash, de Led Zeppelin, du Who et de Gun’s Roses pour dispenser un rock’n roll morbide et autodestructeur. Qu’il est loin le temps où ce quatuor gallois était parvenu à transformer sa violence intérieure en douleur humaine. Faut dire que depuis la disparition de Richey James, en 1995, le ressort était cassé. La sortie d’« Everything must go », l’année suivante, avait encore fait illusion. Puis l’inspiration est devenue de plus en plus rare. Avec pour résultat ce 7ème album studio pathétique. Hormis « 1985 » (NDR : un coup d’œil dans le rétroviseur ?), « Empty souls » (NDR : titre évocateur !) balayé par un piano sonore et le final « Cardiff afterlife » et ses superbes arrangements, le reste ressemble de plus en plus à du Stranglers post Cornwell, mais sans les claviers (NDR : encore que la bande à Jean-Jacques Burnel semble reprendre du poil de la bête). « Glasnost » semble même avoir piqué ses sonorités de guitare chez Mike Oldfield. Consternant !

Aimee Mann

Live at St. Ann´s Warehouse

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L’air de rien, Aimee Mann enjolive sa discographie depuis le début des années 90. La quarantaine franchie, la dame a traversé des périodes d’introspections musicales ("Whatever"-1993), des temps de folles exubérances alternatives ("I’m with stupid"-1995), une bande originale magistrale pour le compte du fameux "Magnolia" de Paul Thomas Anderson ("Bachelor n°2"-2000) et une romantique échappée spatiale ("Lost In Space"-2002).
 
Aujourd’hui, Aimee Mann nous propose un aperçu de trois soirées estivales passées sur les planches new-yorkaises du Saint Ann’s Warehouse de Brooklyn. Cette esquisse pertinente nous offre non seulement l’opportunité de la (re)découvrir visuellement par l’entremise d’un DVD (trois concerts parmi tant d’autres) mais aussi et surtout grâce à la subtile complémentarité du cd "live" (curieusement amputé de trois titres par rapport au DVD). Avant de porter un quelconque jugement de valeur à cet enregistrement, applaudissons la mise en forme de ce double ouvrage, la liberté sélective procurée à "l’auditeur/téléspectateur". Pour une fois, le choix lui est laissé. A ce titre, le DVD-CD "Live at St. Ann’s Warehouse" demeure une expression exemplaire à méditer, une plus-value de qualité pour tout un chacun. Le DVD d’Aimee Mann ne s’éloigne jamais des clichés alignés ces dernières années par l’industrie du disque. Classique dans le traitement des images, la partie visuelle s’adresse essentiellement aux admirateurs de toujours.
 
Le pendant sonore s’avère bien plus intéressant, nécessaire pour pénétrer l’univers délicieux de notre charmante folk-rockeuse. Quelques applaudissements en guise de préface s’effacent progressivement et laissent gambader la douceur de "The Moth", titre inaugural. Les souvenirs d’une chanson en compagnie de Bernard Butler titillent ensuite nos tympans par la grâce de "Sugarcoated". Le soin accordé à la production de cette représentation publique épate et confère des relents de ‘best-of’ à ce concert estival. Encore sous le charme de "Wise up", jolie complainte romantique, nous poursuivons l’aventure au gré des paroles de "Save Me", titre propice à la délectation mélancolique. Combien de larmes ont glissé sur nos joues à l’écoute de cette rédemption ? Apprécier et pleurer. Aucune alternative ne peut s’envisager. Au son des derniers accords de sa chanson, Aimee bénit son assistance : "God bless you", soutient-elle avec ferveur. Cette grande blonde serait-elle une nouvelle missionnaire, venue ici-bas pour convertir la foule massée à ses pieds ? Cette parenthèse spirituelle, court moment d’évasion apostolique, se confirme à l’entame de "Stupid Thing". Chose idiote mais à laquelle nous n’avions jamais songé. Pourtant, cette fois, le rêve laisse place à une cure de réalité en compagnie de cette voix d’ange. La tessiture céleste d’Aimee Mann représente une bonne part de paradis, une voûte imaginaire de nuages blancs et de bonheur. Trop heureuse d’être descendue sur terre, notre tête blonde s’égare parfois dans l’euphorie de son concert où certaines compositions perdent de leur mélancolie originelle. Mais jamais, au grand jamais l’envoyée du ciel ne s’égare du droit chemin.

Marah

20,000 Streets Under The Sky

Les frères Bielanko ont sans doute trop écouté Bruce Springsteen dans les années 80 : on pourrait s’arrêter là, tant ce disque (leur troisième) nous rappelle le Boss d’il y a vingt ans, celui qui ouvrageait dans les charts US en exhibant fièrement son torse poilu, avant de devenir, après le 11 Septembre, le plus fier ambassadeur de la cause républicaine ultraconservatrice. Mais là n’est pas la question : alors, Marah, bien ou pas ? A vrai dire, et vous l’aurez compris : plutôt bof. La bio cite « Exile on Main Street » des Rolling Stones et « Music From Big Pink » du Band comme références. En ce qui nous concerne, on pense davantage à Hootie and The Blowfish et au Dave Matthews Band, bref que du poids lourd FM, moche comme du rock de fonctionnaires. Sans doute que dans la file à la banque ou lors d’un « walking dinner » chez IBM, ça le fait. Il paraît même que Nick Hornby adore… Cette fois on sortira notre joker. Encore un peu de pâté, quelqu’un ?

Nancy Marano

You´re Nearer

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L’aimable vieille dame qui trône sur l’abominable pochette de cette plaque est américaine. Erudite en jazz, chanteuse et arrangeuse de talent, elle jouit d’un grand respect dans le métier. Elle est ici accompagnée d’une formation batave pour reprendre une douzaine de standards de la chanson et du jazz (Dave Brubeck, Gershwin, Jobim). La prise de son est d’une grande qualité et met admirablement en valeur le savoir faire des musiciens en présence. Ethéré, vaporeux, limite cocktail, ce jazz est très proche de celui que pratique Sarah Vaughan. La voix fait office de cuivre supplémentaire et chaque instrument y va de son solo. Nancy Marano possède d’ailleurs un bel organe vocal et manifeste un certain talent pour les arrangements. J’attribuerai même une mention spéciale à sa reprise du « Zingaro » de Jobim et Buarque… Totalement désuet mais agréable à l’écoute, « You’re Nearer » est une bonne idée cadeau si vous avez quelqu’un dans votre entourage qui souffre des nerfs, car « You’re Nearer » est, à défaut d’être intégralement passionnant, fichtrement relaxant…

Florent Marchet

Gargilesse

« Alors tu t’es marié/A Levallois-Perret/Tu as trouvé une maison/Et un job à la con/(…) C’est bizarre mais à seize ans/Tu étais plus émouvant/Ils étaient moins cons tes héros/C’était Lennon et Mc Enroe » : d’entrée de jeu, Florent Marchet n’y va pas de main morte, détruisant de ses mots cinglants nos petites certitudes de bourgeois confortables. Découvert il y a un an sur la compile CQFD des Inrocks (leur concours de démos), ce Français de province (Lignières-en-Berry) conte les désarrois quotidiens de la masse bien pensante : tous ces gens qu’on rencontre, et qui sont « Tous pareils/(…) A descendre la pente/Dans les surfaces de vente ». Ces gens-là, frappés par l’ordinaire, c’est nous, même si c’est dur à admettre. Tel un Delerm moins cultureux, un Souchon (cette voix !) revenu de la variet’, Florent Marchet libère la langue française en osant la frotter au songwriting à l’anglaise. « Je n’ai pensé qu’à moi », bel ouvrage d’impertinence, pourrait même être un tube : avec ses guitares en vol serré, c’est sans doute le titre qui nous renvoie le plus à nos doutes d’égocentriques urbains. Ailleurs, les violons se cognent au piano, et les paroles à nos bobos. « Bourgeois bohèmes » ? Que Florent Marchet se rassure : nous non plus, on n’aime pas toujours « La vie réelle/De (nos) repas individuels »… Mais grâce à ses chansons, on espère s’en tirer… Parce que comme lui, « on ne veut pas rater le coche/on ne veut pas d’une vie moche ». A partir d’aujourd’hui, promis, on va commencer à sérieusement faire gaffe.

Marillion

Marbles

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Une plage d'introduction de plus de 9 minutes ! Sombre et complexe, "The Invisible Man" plonge immédiatement l'auditeur dans l'univers tourmenté de Marillion, fer de lance du néo prog anglais depuis près de vingt ans. Annoncé par les fans comme le digne successeur du conceptuel "Brave", l'album tant attendu n'en possède pas le charme et la force, mais dévoile des pièces ambitieuses au son résolument moderne. Entre peine et espoir, "Marbles" constitue un voyage émotionnel profondément triste et désespéré. Aujourd'hui plus proche de Radiohead que de Gentle Giant, le combo se moque des normes établies dans le rock progressif "traditionnel" pour se forger une identité musicale inclassable. Enregistré au Racket club, studio privé du groupe situé en pleine campagne anglaise, "Marbles" est le fruit d'une approche assez révolutionnaire du business. Comme "Anoraknophobia", il a été financé partiellement par les fans qui, en pré-commandant l'album via Internet, ont permis au groupe de concilier liberté artistique et assurance financière, sans être dépendant de l'investissement de la part de sa firme de disque. Pour remercier ses indéfectibles admirateurs, le band de Steve Hogarth offre un packaging haut de gamme dans la version digipack double CD qui comporte un livret de pas moins de 128 pages (uniquement disponible via le site du groupe).

Marjorie Fair

Self Help Serenade

Derrière ce joli nom aux consonances féminines se cache en fait un seul homme, Evan Slamka, songwriter timide à la verve mélodique impressionnante. S’il fallait résumer l’écoute de ce disque en quelques mots, on userait sans doute de métaphores climatiques : un dimanche matin, la rosée glissant sur l’herbe vermeil, deux colibris butinent le liquide muqueux d’une jonquille épanouie… « Self Help Serenade » est la bande-son d’un été ensommeillé, qui lentement se réveille et déploie ses charmes fragiles. Doucement les mélodies s’étirent, et les guitares chatouillent nos oreilles encore bourdonnantes d’une nuit pleine de rêves : on y aurait rencontré les fantômes d’Elliott Smith et de Lennon, l’un portant le bonnet de Damon Cough (Badly Drawn Boy), l’autre un badge de Mercury Rev au revers de sa veste. Entouré de trois potes qui l’aident à concrétiser ses plus belles visions du bonheur, Evan Slamka tricote de tendres chansons en duvel coat, qui tiennent au chaud 24h/24. Voilà le disque qu’il nous fallait pour passer les vacances en toute sérénité : Marjorie Fair, comme toute bonne musique, adoucit les mœurs et nous fait retrouver le sourire. L’une des découvertes de l’année, qui distille ses charmes troublants sans tambour ni trompette.

Mark Lanegan

Bubblegum

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Véritable antithèse de l’idole pop, Mark Lanegan en est aujourd’hui à son sixième opus solo. Une carrière qu’il semble aujourd’hui vouloir aujourd’hui privilégier, après avoir sévi chez Sreaming Trees et Queens Of the Stone Age. Pour enregistrer ce « Bubblegum », il a reçu le concours de quelques grosses pointures, et en particulier Greg Dulli (Afghan Whigs et Twilight Singers), Izzy Stradlin et Duff Mc Kagan des Guns n’ Roses, Josh Homme et Nick Oliveri des Q.O.T.S.A., ainsi que PJ Harvey. Cette dernière y échange un duo particulièrement réussi sur le très groovy « Hit the city », et puis sur le blues maladif et sensuel « Come to me ». Du blues, cet elpee n’en manque pas. Mais un blues urbain, contemporain, abordé un peu à la manière d’un Nick Cave. Il rend même un hommage aux pionniers de ce style sur « Like Little Willie John », qu’il interprète dans un registre très proche d’un John Renbourn, Bert Jansch, voire encore Roy Harper. Faut dire que son baryton ravagé par le whiskey et la drogue se prête bien à ce type de musique. C’est d’ailleurs la voix de Lanegan qui est le point central de l’expression sonore. Et pas seulement sur « Bombed », composition minimaliste limitée à son chant, une guitare sèche et quelques backing vocals féminins, un peu comme chez Léonard Cohen. Tout au long de ce disque, Mark confronte ses propres démons, en traitant des horreurs existentielles, du désespoir de l’âme tourmentée, des ruptures, de sexe malsain et même de mort, pour les assassiner (ses démons !) de sa langue effilée comme la lame d’un poignard. Une œuvre sombre, riche, abrasive, qui recèle des plages plus musclées, voire imprévisibles. A l’instar du tribal et stoogien « Sideways in reverse » (NDR : parlerait-il du cunnilingus ?), du tempétueux « Metamphetamine blues » (NDR : imaginez un Tom Waits qui aurait décidé de voyager en Zeppelin !), du velvetien « Driving death valley blues », et de « Can’t come down », mélange de frénésie et de drum’n bass qui aurait pu naître d’une rencontre entre Tricky et Nick Cave. Un Cave qui hante encore et toujours Lanegan, sur la prière lancinante « When your number isn’t up » et le douloureux « Wedding dress », titre sur lequel il échange un duo avec son ex épouse Wendy Rae Fowler (NDR : l’enregistrement avait sans doute eu lieu avant la séparation !), une ballade meurtrière qui aurait pu figurer sur l’album « Murder ballads » (NDR : c’est malin !). Un must !

Christina Marocco

A côté du soleil

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Sicilienne, la belle Cristina a vécu dans la grisaille de Turin. Après avoir tâté du théâtre, elle a décidé de tenter sa chance du côté de la variété française. Un duo avec Marc Lavoine l’a installée auprès du grand public et elle tente le grand coup en commettant cette plaque qui parle beaucoup d’amour. Quelques auteurs prestigieux y participent, notamment Carla Bruni et Lara Fabian. « A côté du soleil » contient même quelques chansons in italiano qui lorgnent vers le public de Laura Pausini... Ni pire ni meilleur que ce qui se fait habituellement en variété française, cet honnête produit de large consommation n’échappe pas au formatage intensif en règle dans le milieu. Les aspérités sont soigneusement gommées, si ce n’est le charmant accent italien de Cristina, qui apporte un peu de personnalité à ce produit anonyme.

Luna

Rendezvous

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Après 13 années d’existence ponctuée de 7 albums studio, Luna a donc décidé de se séparer. Une bien mauvaise nouvelle, pour celles et ceux qui vouent une grande admiration à cette formation devenue culte. Consolation : son leader a décidé de monter un nouveau projet. Produit par Bruce Goggin (Phish, Pavement), « Rendezvous » nous plonge à nouveau au sein d’un univers intimiste propice à la rêverie. Sensualité, esthétisme, quiétude et style servent de ligne de conduite à une musique élevée au rang de la poésie. Et aucun des onze fragments de cet opus ne déroge à cette règle. A l’instar de Richard Llloyd et Tom Verlaine chez le défunt et mythique Television, Dean Wareham et Sean Eden conjuguent leurs guitares avec tendresse, légèreté, subtilité, pour en tisser des mélodies soyeuses, croustillantes, sur lesquelles Dean vient poser son timbre vocal, jamais tout à fait parlé, jamais tout à fait chanté ; un peu comme un fantôme qui laisse ses traces de pas dans la neige. Et pendant ce temps, Britta Philipps alimente la contre mélodie à l’aide de sa basse, plutôt que de s’en servir comme instrument rythmique. Parmi les onze fragments de cet elpee, deux sont cependant chantés par Sean. Tout d’abord « Broken chair ». Une plage proche de la country alternative d’un Grandaddy, qu’il interprète de son falsetto rappelant Jonathan Donahue. Et puis le crazyhorsien « Still at home ». Un disque qui ne manque pas de surprises. Adressant même un clin d’œil au « Just like heaven » de Cure sur l’enlevé « Speedbumps » et au « More than this » de Roxy Music sur l’excellent « Star spangled man ». L’œuvre épingle également l’adaptation d’un poème d’Edward Lear, « The owl & the pussycat ». Ecrit par un écolier, ce texte prend ici une dimension visionnaire. Et si l’ombre du Velvet plane encore sur le capricieux « Malibu love nest », cette plaque recèle également une nouvelle version d’« Astronaut ». Figurant sur l’Ep « Close cover before striking », elle bénéficie ici d’une adaptation plus rapide, plus dansante, dans l’esprit de New Order. Epatant !

Lampshade

Because trees can fly

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Lampshade possède la particularité de réunir musiciens danois et suédois. Un quintette qui recèle une chanteuse douée d’une superbe voix : Rebekkamaria. Dont le timbre rappelle tantôt Björk, tantôt Stina Nordenstam, tantôt Henriette Sennenvaldt (la vocaliste du collectif danois Under Byen). Musicalement on navigue plutôt au sein d’une sorte de post rock qui doit autant à My Bloody Valentine qu’à Mogwai. Encore que la musique se révèle ici beaucoup plus luxuriante. Et les moments de quiétude font rarement appel au minimalisme. Pourtant, si l’intensité sonore est quasi constante, la présence d’une trompette ou d’un violoncelle apporte une touche méditative, plus atmosphérique, à l’ensemble. « Because trees can fly », constitue leur premier opus, un disque qui ne manque pas de charme, même si les influences sont encore beaucoup trop distinctes…

Lambchop

Aw Cmon – No You Cmon

Après l’étincelant « Nixon » et l’apaisé « Is A Woman », Kurt Wagner et toute sa clique (combien sont-ils ? Au moins une bonne dizaine…) remettent déjà les couverts, avec rien moins qu’un double album (même si au départ Wagner voulait qu’ils soient vendus séparément). Quoi qu’il en soit, les correspondances entre les deux disques sont nombreuses, ne serait-ce que par leur ambiance : dépouillée, impressionniste, malgré les quelques sautes d’humeur de « No You Cmon », le plus varié des deux. La grande nouveauté chez Lambchop, c’est l’absence du divin falsetto de Wagner sur certains titres : sept instrumentaux en tout, qui révèlent un nouveau talent chez ces dignitaires de Nashville ; celui de subtils arrangeurs d’un film imaginaire qu’on imagine contemplatif et serein… Alors que sur « Is A Woman » la voix de Wagner était mise en avant, ici elle se fait plus timide, quitte donc à tout à fait disparaître. Pour le reste c’est du pur Lambchop, bref c’est toujours aussi splendide, malgré le fait qu’un seul album aurait peut-être suffit… Mais ne boudons pas notre plaisir : deux Lambchop pour le prix d’un, ça fait quand même toujours plaisir. Que reste-t-il aux autres ?

Mark Lanegan

Here comes that weird chill

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Cet Ep prélude la sortie du nouvel album de Mark Lanegan. Plusieurs compositions de « Here comes that weird chill » devraient d’ailleurs s’y retrouver ; mais plus que probablement sous une forme différente. Découpé en 9 fragments, dont un titre caché, cet Ep a reçu le concours de quelques invités de marque. Pour la toute première fois, pas de trace de Mike Johnson ; mais bien de Josh Homme (NDR : il y joue un tas d’instruments, et notamment la guitare) et Nick Oliveri (NDR : deux membres de Queen Of The Stone Age), de Chris Goss (NDR : Chris et Nick ont sévi au sein du légendaire mais sous-estimé Masters of Reality), de Greg Dulli (Ex Afghan Whigs, Twilight Singers) et de quelques autres. Depuis que Mark a embrassé une carrière solo, ses disques sont toujours hantés par le folk et le blues. Des compositions malsaines, douloureuses, qu’il interprète de sa voix graveleuse, trempée dans le whiskey, un peu comme Tom Waits. Et je pense tout particulièrement à « Lexington slow down », un fragment empreint de mystère, balayée par un piano sonore, caressé de chœurs gospel intimistes, que Mark interprète dans un style chanté/parlé. Pourtant, les chansons de ce morceau de plastique offrent un visage beaucoup plus électrique. Davantage post industriel aussi. Et je pense tout d’abord à l’inédit (NDR : le single également) « Methamphetamine blues ». Une plage qui parvient à agréger sonorités mécaniques et harmonies luxuriantes. Autre inédit, « Skeletal history » semble avoir été conçu dans l’esprit roots d’un John Renbourn, d’un Bert Jansch voire d’un Roy Harper, puis intensifié avec emphase, comme chez Tea Party. Le disque recèle également une reprise du « Clear spot » de Captain Beefheart, une version sinueuse, psychédélique, finalement plus proche d’un Wire que de Don Van Vliet. Et puis un titre hypnotique, complexe, noisy, fruit d’une rencontre improbable entre le Velvet et Suicide : « Wish you well ». Reste le swamp rock menaçant « Message to mine » et deux tracks qui font la part belle à l’électricité. Tout d’abord « On the steps of the cathedral », déchiqueté par le feedback ; ensuite le post rock « Sleep with me » et ses paysages atmosphériques ténébreux, sinistres (NDR : ce dernier morceau fait également l’objet, d’un remix en dub). Certains nostalgiques racontent que c’est sans doute le style de musique que Nirvana aurait pratiqué si Kurt Cobain n’avait pas mis fin à ses jours…

Lansbury

That creepy hope on love

Écrit par
Cette formation espagnole, de Gijon pour être plus précis, pratique une forme de slowcore dans la lignée de Low voire de Codéine. La plupart des compositions de ce premier opus adoptent, en tout cas, un profil aussi tourmenté. Avec plus ou moins d’activité électrique, qu’alimente régulièrement des claviers fluides, tourbillonnants, parfois même ‘floydiens’ (« Animals » ?). Vous ne serez donc pas surpris que certains fragments atteignent six, sept voire huit minutes. Les deux morceaux sculptés dans une lo fi proche de Lambchop (« Singsong for the goodtimes » et « Your starlette lingerie ») constituant les exceptions qui confirment la règle. Si toutes les chansons baignent dans la mélancolie douce, elles ne parviennent que trop rarement à atteindre l’intensité émotionnelle d’un Red House Painters. A cause de la trame mélodique beaucoup trop linéaire. Pourtant le groupe possède un potentiel indéniable ; et il le démontre tout au long du morceau final, « The birthday boy », une plage psychotique au cours de laquelle les guitares finissent par se lâcher. Et puis de l’hypnotique « A luscious moment », un morceau fouetté littéralement par des cordes de guitare incisives, vivifiantes. En outre, Lansbury peut compter sur la présence d’un excellent vocaliste : Javier Otero, dont le baryton est très proche de Stuart Staples (Tindersticks). Pour enregistrer cet elpee, la formation a également reçu le concours de Nacho Alvarez (Manta Ray), ainsi que de la chanteuse Conchi. Cette dernière sur un seul track : « Dragon ». Et il faut reconnaître que ses inflexions sinusoïdales (Kristin Hersh ?) apportent du relief à la chanson. Dommage d’ailleurs qu’elle n’échange pas davantage de duo avec Javier.

Lanterna

Highways

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Lanterna est le projet du guitariste Henry Frayne. Né à New York, il vit aujourd’hui à Champaign dans l’Illinois. Avant de se lancer dans cette aventure en solitaire, il a sévi chez Moon Seven Times et Area. « Highways » constitue son quatrième opus. Un disque pour lequel il a quand même reçu le concours d’Eric Gebow, aux drums ; et puis de Mike Bosco à la co-production et aux effets spéciaux. Pas de bassiste. Ni de vocaliste. Juste une musique instrumentale destinée aux rêves les plus atmosphériques, mais aussi fantasmagoriques. Henry avait d’ailleurs participé à la confection de la bande sonore du film de Steven Spielberg, « Catch me if you can ». Dans un style qui fait penser à Durutti Column. Ou à Vini Reilly, si vous préférez. Tour à tour épilées, grattées, plaquées, soniques, éthérées, en cascade ou reverb, les cordes de guitare trament des mélodies enchanteresses propices à la relaxation ou à l’évasion dans le temps. Fermez les yeux et imaginez vous au dessus des montagnes, des océans. Vous êtes à la recherche de paysages où tout n’est qu’esthétisme et quiétude. Pourtant, vous devez traverser des espaces vides. Qui oscillent constamment de la lumière aux ténèbres. Peut-être est-ce votre vision du futur ? Mais finalement, vous parvenez à faire le vide dans votre esprit et finissez par atteindre la sérénité. Et vous pouvez entamer ce songe de pop pure, matérialisé par le titre maître (NDR : 17’ !), un fragment qui se fond dans une ‘ambient’ que n’aurait pas renié un certain Brian Eno…

Ernest Lane

The blues is back!

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Ernest Lane est né en 1931. A Clarksdale, dans le Mississippi. Son père jouait du ‘barrelhouse piano’ et fréquentait un certain Pinetop Perkins. Ike Turner était un de ses amis de jeunesse. A 17 ans, il rencontre le mythique Robert Nighthawk et le suit à Chicago. Ce qui lui permet d’entrer aux studios de Chess Records. Il enregistre ensuite en compagnie du chanteur/guitariste Houston Stackhouse, avant de commettre deux titres pour Modern Records, sous son patronyme. Il fonde alors son groupe qui se fixe à Little Rock, en Arkansas, avant d'émigrer vers Los Angeles où il vit toujours aujourd'hui. Au début des années 60, son vieil ami Ike Turner le recrute pour faire partie du Ike and Tina Turner Revue. Mais lorsqu'il quitte l’ensemble, il emmène avec lui la plupart des autres musiciens. Ils deviennent alors les Goodtimers qui assurent régulièrement le backing du groupe pop, les Monkees. Il participe aussi, à l'époque, à la confection de trois albums de Canned Heat : "Hallelujah" en 68, "Future blues" en 70 et "Historical figures and Ancient heads" en 72. Mais le monde de la musique ne lui botte plus trop ; et il préfère prendre du recul ne jouant alors plus que pour le plaisir. Il embrasse alors la profession de vendeur de voitures, puis de transporteur routier. Christian Rannenberg (NDR : un pianiste allemand talentueux) retrouve sa trace et le convainc d’enregistrer ce premier opus. Un disque qu'il produit également.
 
L'album s’ouvre par "Blue and lonesome", un excellent downhome blues écrit par Memphis Slim. Ernest siège derrière le piano. Il joue sereinement et en toute décontraction, tout en chantant de son timbre bien prononcé. Une excellente entrée en matière ! Le rythme s'accélère dès "I'll be watching you". Les cuivres annoncent un R&B entraînant. La guitare s'évade timidement. Le piano règne en maître sur cette plage imprimée sur un rythme boogie woogie. L'album alterne les tempos. Le titre maître trempe dans un slow blues chaleureux. Autre boogie woogie vigoureux, "What's wrong, baby" met en exergue le sax ténor de Leo Dombecki. Ce duo ne manque pas d’allure et remet le couvert sur un nouveau blues lent intitulé "What I saw". Boogie instrumental, "Lane shuffle" démontre la technique et le feeling du musicien! "What kind of love" est une plage funky soutenue par une bonne section rythmique : Rick Jones à la basse et James Gadson aux drums. Big Jay McNeely y dispense un excellent solo de sax ténor. Il interprète alors un blues fin de soirée, qu'il a écrit en compagnie de Percy Mayfield. Il y chante d'une voix forte, proche de celle de Memphis Slim. Ernest brille de mille feux quand il s'attaque au swing blues. Et en particulier tout au long de la reprise de "Just like a woman". Un fragment qui bénéficie du concours des cordes de Steve Gannon ainsi que des cuivres de Mack Johnson et Derrick Edmonson. Autre blues lent, "Feelin' kind of lonely" permet à son guitariste Wali Ali de tirer son épingle du jeu. Un exercice de style qu’il accomplit avec beaucoup de subtilité tout en manifestant une approche jazzy. Cet excellent album s’achève par "Boogie in' at Leon's Place", un dernier boogie woogie instrumental...

Alvin Lee

In Tennessee

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Alvin Lee est loin d’être un illustre inconnu. Il est même considéré comme un des tous premiers ‘guitar heroes’ du british blues boom. Ses premières apparitions au sein du légendaire Ten Years After remontent à 1967. Une formation qui rencontra alors un succès assez rapide. A cause du jeu de guitare très speed d’Alvin, qui se nourrissait au rock'n'roll, au blues et au jazz. En août 1969, il participe au festival de Woodstock. A l’issue de cette prestation immortalisée par le film du même nom, Alvin devient une véritable superstar. Il commet alors album sur album. Jusqu'en 1975, année au cours de laquelle il éprouve le besoin de se remette en question. Ce qui n’a pas empêché le T.Y.A. de se reformer épisodiquement. En compagnie des musiciens d'origine. Ce 16 décembre, Alvin a fêté ses 60 ans. Alors que ses ex-acolytes ont engagé un jeune guitariste qui répond au nom de Johnn Gooch pour faire revivre le Ten Years After, Alvin a préféré se rendre dans le Tennessee pour enregistrer en compagnie du guitariste légendaire d'Elvis Presley, Scotty Moore et du drummer DJ Fontana. Il réalise en quelque sorte un rêve d'enfant.
 
L’opus s’ouvre de manière idéale : par du pur rock'n'roll. Un "Let's boogie" chargé de swing qu’alimente le piano sautillant de Willie Rainsford et la basse acoustique de Pete Pritchard (NDR : un des cofondateurs du label Alligator). Alvin est bien présent, mais il demeure quelque peu en retrait. Comme son titre l’indique "Rock & roll girls" persévère dans le rock n’ roll, une plage très proche du style pratiqué par Chuck Berry. Franchement plus blues, "Take my time" ralentit le rythme. La voix adopte un timbre de circonstance. "Let's get it on" évolue dans le même univers sonore. Un excellent blues légèrement teinté de country qui bénéficie de la présence majestueuse de Scotty. "I'm gonna make it" nous replonge dans le rock'n'roll. Celui des Studios Sun de l’époque Elvis. Pendant que le vieux DJ Fontana martèle ses peaux devant la basse acoustique, le père Alvin est à son affaire. La section rythmique est d'une solidité à toute épreuve. Le piano sautille. Des rampes de lancement idéales pour permettre aux cordes de s’éclater. Plus de six minutes de bonheur ! Très laidback, "Something's gonna get you" s'étire sur un rythme légèrement funky que balaie l'orgue de Tim Hinkley (NDR : un Britannique !). Le style vif, rapide et saccadé d'Alvin Lee refait surface sur l'entraînant "Why did you it". Les ivoires de Willie adoptent un profil boogie woogie. Scotty reprend des couleurs et se réserve l’un ou l’autre bref solo. "Getting nowhere fast" (NDR : il a osé l'écrire !) renoue avec une certaine quiétude. Les instruments acoustiques évoluent au sein d’une ambiance fort country. "How do you do it" et "Tell me why" trempent dans le plus pur style rock Lee. Il s’y sent comme un poisson dans l'eau. Alvin prend son pied et ne résiste pas à en profiter. Pas étonnant qu’il achève cet opus en reprenant une fois de plus son hymne personnel : "I'm going home". Un elpee sans prétention, simple comme le bon vieux rock'n'roll!