La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Tiger Lou

Is my head still on ?

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Etrange album ! A premier abord, son style racoleur ne dérange pas trop. L’auteur de cette plaque, un type appelé « Tiger Lou », possède un sens mélodique indéniable. Les chansons sont bien produites, bien calibrées. Le genre de truc qui pourrait passer en radio sur NRJ et plaire aux ménagères de 30 à 55 ans. Et puis, au fil des écoutes, c’est l’overdose. Trop de ficelles classiques utilisées et usées jusqu’à la corde. Une voix qui en remet un couche (ou plusieurs, selon). Bref, on y retrouve des fautes de goût, un peu partout. Une impression malsaine de « plastique » (est-ce que vous suivez ?) façonné pour plaire à un public de supermarché suédois (puisque c’est la nationalité de notre homme) néanmoins branché (pensez à un célèbre marchand de meubles scandinave que l’on ne citera pas par peur de faire de la pub). In fine, le verdict tombe : comme pour les célèbres cakes à la cannelle que l’on peut également y acheter : ‘une fois ça va, deux fois bonjour l’indigestion…’

Lovedrug

Pretend you´re alive

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Fondé en 2002, Lovedrug nous vient de l’Ohio. Une formation drivée par Michael Shepard et Adam Ladd, responsable d’une sorte d’émocore teinté de britpop (Muse, JJ72, Coldplay) et de grunge (Soundgarden). Si la voix de Michael est ainsi aussi gémissante et théâtrale que celle de Matt Bellamy, son falsetto est beaucoup plus tendre et moins éthéré. « Pretend you’re alive » constitue leur premier opus. De facture inégale, ce disque est partagé entre power pop, compos mid tempo et ballades hymniques. Et de manière générale, les morceaux les plus intéressants se signalent par la présence du piano, varient régulièrement de rythme et/ou consomment une électricité frénétique, vivifiante (« In red », « It won’ last »). Côté lyrics, Lovedrug aborde essentiellement les thèmes de la vérité, de l’amour et de la mort, ainsi que de tout ce qui réunit ces sujets.

Low

A Lifetime Of Temporary Relief – 10 Years Of B-Sides & Rarities

‘Dix ans de faces B et de raretés’: autant dire que pour Low, grand groupe slowcore devant l’éternel, il s’agit d’un véritable événement, tant le trio excelle dans l’incunable, le collector, la cover qui tue (en vrac : les Beatles, Spaceman 3, les Smiths, Wire, Pink Floyd,…). Ce box de 3 cd’s et 1 DVD (documentaire de Mark Gartman) est une perle, forcément, et tous ceux qui sont fans se précipiteront pour l’acheter toutes affaires cessantes. D’ailleurs comment ne pas aimer la divine langueur de ces mormons de la cause « quiet is loud » ? Il n’y a rien à jeter dans ce box : c’est du grand art, d’un groupe au style maintes fois imité, rarement égalé. Un maître achat pour tout amateur d’ambiance sépulcrale et de torpeur hivernale… Et l’occasion idéale pour replonger dans la discographie sans fautes d’un des groupes les plus influents de cette dernière décennie. C’est dit !

Lower Forty-Eight

Skin Failure

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Monotreme Records est donc un label à retenir. Suite à l’excellente (?) chronique consacrée au tout excellent « City of dis » de The Mass, Monotreme (UK) envoie donc un deuxième band américain sur mon lecteur. L’engouement ressenti pour The Mass laisse place à un ennui tout relatif concernant LFE. Disons que mon époque Fugazi, avec tout le respect que je leur dois, est passée, toujours à la recherche que je suis de nouvelles émotions. Jamais véritablement mordant, LFE tombe plus rapidement dans le college band plutôt que d’incarner un quelconque porte-drapeau d’une scène noisy rock alternative ricaine. Un retour donc vers la grande époque fin 80 début 90 où sévissaient Husker Dü, Slint ou certains énergumènes de chez Amphetamine Records. Jamais mauvais, mais jamais transcendant non plus.

Lucid Ann

Lost in Luna Park

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Deuxième maxi cinq titres pour cette formation angevine fondée en janvier 2003. Leur credo ? La noisy pop. Et en écoutant ce disque, il est manifeste que le groupe voue un culte à Sonic Youth et à Ride. Ce qui n’est pas pour me déplaire, lorsqu’on retrouve dans ce rite sonore, toute la magie électrique des deux mythes. Et d’électricité, il en est question tout au long de ce morceau de plastique enregistré au Conservatoire National de Paris. Ce qui n’est pas classique ( ?!?!?!). Tour à tour atmosphérique, bringuebalante, féroce, chatoyante, torturée ou bruitiste, elle sert des mélodies contagieuses, entêtantes et terriblement efficaces, parfaitement soutenues par une basse cotonneuse. Dommage que le chant soit un peu trop terne. Si au début, il accentue l’aspect ténébreux des compositions, au fil du temps, il finit par lasser…

Ludicra

Another Great Love Song

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Jamais frileux, Alternative Tentacles se lance dans le black metal. Hum, hum... Ce n’est pas la première fois que le label californien s’aventure sur des terres inconnues. Approchant et signant des groupes tels que Neurosis, Logical Non Sense, Dead and Gone ou encore Brujeria, Mister Biafra affichait depuis longtemps son ouverture d’esprit dans le choix de son catalogue, tout en s’écartant du punk hardcore qui fit sa renommée ainsi que celle de son écurie. Jamais frileux mais pas tête brûlée non plus. Ludicra compte en ses rangs des ex Impaled/Gorgoroth et ex Exhumed, noms familiers aux ‘connoisseurs’ du label Relapse (NDR : encore et toujours Neurosis ainsi qu’une flopée de bands aux noms ridicules). C’est dire que le pari n’est pas énorme. « Another Great Love Song » constitue le deuxième album de ce quintet originaire de la Bay. Drivé par une chanteuse hargneuse à souhait, Ludicra y alterne moments épiques chers au genre, passage folko et autres synthés gothiques, avant de sonner l’hallali toutes guitares, double grosse caisse et gorge profonde dehors. Plutôt varié à défaut d’être toujours inspiré, le choix de la voix féminine évite tous les désagréments inhérents à celle masculine finissant émasculée. Un opus qui reste donc dans la bonne moyenne.

Eric Lugosch

New Tradition

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Adepte du fingerstyle, Eric Lugosch est un remarquable guitariste. Cocktail savoureux de ragtime, de blues, rhythm & blues et jazz, sa musique est typiquement américaine. Issu de Philadelphie, il avait entamé sa carrière au sein du Philadelphia Boys Choir. Comme chanteur. Avant de se mettre à la guitare, après avoir écouté le Révérend Gary Davis, le Mississippi John Hurt ou encore Leo Kottke. A ce jour, il est responsable de six albums : "Strike" en 1985, "I wanna know" en 89 et "Making models" en 94 ; ainsi que "Black key blues" en 97, "King heroes" en 99 et ce « New Tradition », trois elpees parus chez Acoustic.
 
En ouverture, "Sovereignty Motreshka" reflète la beauté immaculée de la guitare quasi classique. Dès "The old stomping ground", une compo qu’il interprète de sa voix claire et juste, on entre dans l’univers du ragtime blues. Son jeu sur les cordes est concis, léger, complexe et très technique. Un exercice de style qu’il accomplit à la perfection tout au long des plages instrumentales : depuis "Marching through Georgia" et "Brighton camp", deux fragments empreints de beauté champêtre, à "Strung out", une plage au cours de laquelle il se pose en maître du fingerstyle, en passant par "Springboard Chop", un morceau pour lequel il est soutenu par une solide section rythmique que suit sagement l’harmonica de James Conway. Sa guitare acoustique rayonne également sur des plages chantées. A l’instar de "Texas Radio". Signé Cecil Gant, "I wonder" est un blues couvert d’accents subtilement folk. Et qui peut rester indifférent à la pureté de "We can go" et de "Jungle Jim", deux compos qu'il chante en compagnie de Michael Smith et de Michael Lapchick ? Eric Lugosch vit aujourd'hui à Chicago. Il enseigne à l’Old Town School of folk music et au Wisconsin Conservatory of Music de Milwaukee.

Lydia Lunch

Rendezvous

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Alors si vous considériez Peaches, Chicks on Speed ou Britney Spears comme les femmes les plus ouvertement Sex & Drugs & R’n’ll (merci Ian Dury), je m’en vais vous remettre vos pendules à l’heure. Parce que question indépendance, underground, sex & violence, Lydia Lunch se pose là. Depuis la fin années 70 et son band no wave Teenage Jesus and the Jerks, Lydia – de son vrai nom Koch - explore musicalement les voies transversales et tourmentées de l’âme humaine. Actrice, photographe et chanteuse, elle a multiplié depuis les projets solos mariant diverses expressions artistiques et opérant de nombreuses collaborations au sein du milieu alternatif (Bithday Party, Sonic Youth, Foetus, Einsturzende Neubauten, Swans, Die Haut… pour la séance de rattrapage, l’inavouable anthologie 3CD “Crimes Against Nature”). Ce nouvel album “Smoke in the Shadows” dévoile une de ses nombreuses facettes. Celle qui marie jazz, ambiance de film noir et spoken word (je vous rassure, pas tout le temps!) Des histories de meurtre et de road movie dans une ambiance à la David Lunch, euh Lynch, mais - et c’est là la réussite de Lydia Lunch -, avec des titres qui tiennent debout tout seuls. Et la voix rauque, graveleuse et envoûtante de Lydia de vous accompagner jusqu’au bout de la nuit. Aaaargghhhh!

Lyrics Born

Later that day…

Écrit par
Membre actif de la clique hip hop Quannum (dont le plus célèbre membre est Dj Shadow), Lyrics Born nous propose son premier effort solo. L’habitant d’Oakland présente ici une mixture de funk hip hop où il alterne chant et rap d’une grosse voix assurée. Il est accompagné par des chœurs féminins lascifs qui font un peu penser à Chaka Khan. Tout ceci se déroule sur une série d’instrumentaux luxuriants confectionnée par l’intéressé où basse et batterie se taillent la part du lion (est mort ce soir). C’est simple et funky mais bizarrement la sauce prend rarement. Le tout est très bien produit mais il n’y pas de mélodie qui retienne l’attention. Lyrics Born est un bon artisan mais son flow monotone donne l’impression qu’on entend à chaque fois le même morceau tout au long de l’album. Mais tout n’est pas à jeter. « Do that there », qui bénéficie de la production de Cut Chemist des Jurassic5, apporte un excellent moment de hip hop old school. On pourrait citer aussi « One session » avec le groupe Altered Egos et son refrain jamaïcain. Pour le reste, y a rien qui fait tilt, comme diraient les Snuls.

La Ruda

24 images/seconde

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La France abonde de ces groupes dont les noms sont des déclinaisons à l’infini du mot ‘ska’. La musique proposée mélange, en général, punk rock, métal, reggae, ska (NDR : évidemment !) et chanson française à caractère ‘musette’. La Ruda Salska est l’une des figures de proue de ce mouvement en expansion. Elle propose une nouvelle plaque à l’énergie adolescente, gorgée de paroles idéalistes et ‘conscientisées’. Hormis la plage titre qui lorgne du côté de Mickey 3D et « Naouël » qui rend hommage (involontaire ?) à Richard Gotainer, il n’y a rien qui surprenne vraiment dans cette collection. A la longue, les paroles naïves se révèlent fort crispantes et les déflagrations électriques deviennent systématiques. A retenir tout de même, les sympathiques « Chanson pour Sam » et « Tonio », petites oasis de fraîcheur perdues au milieu de ce qui reste tout de même une lassante accumulation de clichés qui plairont surtout aux éternels adolescents.

The Ladybug Transistor

The Ladybug Transistor

Il ne faudrait pas grand-chose pour que The Ladybug Transistor soit considéré comme un grand groupe de pop. Pour l’instant, il s’agit seulement d’un « petit » grand groupe de pop (ou vice versa), bref un groupe qui a tout pour plaire mais auquel il manque ce « quelque chose » qui fait la différence. C’était le cas des Papas Fritas. C’est toujours le cas des High Llamas. Ce sera sans doute toujours celui des Nits. Un tube ? Peut-être. Une image ? Bah… Un scandale ? Le vrai problème, c’est que The Ladybug Transistor plaît sur la longueur et la durée, à une époque où le prédigéré s’étend même à nos pratiques auditives… Cette pop est raffinée mais manque, pour l’auditeur lambda, d’évidence. Cette pop est trop classe. C’est triste à dire mais l’élégance ne paie plus, à moins de s’appeler Tindersticks, Lambchop ou Belle & Sebastian. Il faut dire ce qui est : les costumes à paillettes, le rimmel qui coule, la langue bien pendante, les chœurs à la Queen, les riffs qui arrachent, le beat qui kiffe, les procès avec l’avocat d’O.J. Simpson, les références à Gang of Four et New Order, les pantalons rouges, les covers de Led Zeppelin au Moog, les rouflaquettes, les clips de Chris Cunningham, le sexe, les Neptunes en guests, etc. Voilà ce qui plaît aux masses ! Non mais vraiment, quel monde… Y a plus de saisons ! Faute de grives on mange des merles, et quand le vin est tiré il faut le boire… Mais les petits ruisseaux font les grandes rivières, et puis c’est bien connu : tout vient à point à qui sait attendre.

Klang (UK)

No sound is heard

Écrit par
Nouveau projet de Donna Lorraine Mathews (ex-guitariste et chanteuse d’Elastica), Klang est un trio responsable d’une musique pop/rock extrêmement épurée qui semble vouloir s’effondrer à chaque instant sous l’effet d’une crise d’anémie. Squelettiques et intimistes, les compositions – que soutiennent une rythmique basse/batterie minimaliste et le jeu de guitare asthmatique de Miss Lorraine - s’enchaînent assez agréablement. On pourra bien évidemment regretter la faiblesse mélodique de l’ensemble mais ce serait faire un faux procès au groupe. Le souci majeur de Klang ne semble en effet pas de produire des pop songs chatoyantes, mais plutôt de créer des ambiances et des textures sonores diverses…Un registre, quelque peu répétitif, au cours duquel notre joyeuse bande ne s’en tire pas trop mal…

The Knife

Deep cuts

Du synthé cheap eighties et la voix d’une pipette qui imiterait Kate Bush : voici The Knife, duo électro-kitsch de Suède qui croit que les Bangles sont à la mode. De l’eurodance poussive et maladroite, qui nous ferait presque regretter les samedis de kermesse et ces auto-scooters : en plus ici y a pas de floche – mais en même temps un tour gratuit ça donne même pas envie. Heureusement que parfois Olaf et Karin (c’est leur nom) se rendent compte que trop de pommes d’amour tue la mélodie : le beat une fois discret, on ose enfin ranger nos Boules Quiès (« This Is Now », très Dot Allison, « Handy Man », très Playgroup). Sinon c’est écœurant comme la chenille qui démarre à l’envers : la prochaine fois qu’on écoutera un disque des Knife, on prévoira le sac plastique. Mieux vaut rester prudent.

Greg Koch

13x12

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Greg Koch a reçu sa première guitare à l’âge de 12 ans. A cette époque il n’a d’oreilles que pour son idole : Jimi Hendrix. Il passe ensuite quatre ans à l’Université du Wisconsin. Il y étudie et y apprend toutes les techniques de la guitare jazz. Il forme alors son groupe dans sa bonne ville de Milwaukee : GK and the Tone Controls. Cette formation décrochera cinq fois le Wisconsin Music Award dans la catégorie "Artiste Blues de l’année" et Greg sept fois l’Award du "guitariste de l’année". A cette époque il commettra cinq albums indépendants. En 2001, il signe chez Favored Nations, le label du guitariste Steve Vai. Il leur concède deux albums : "The grip" et "Radio Free gristle".
 
Ce nouvel opus, double de surcroît, réunit l’essentiel de ses précédentes productions. Découpé en treize plages, le premier disque implique le chant. N’en recelant que douze, le second est exclusivement instrumental. Ce qui explique le titre "13 x 12"! Très grand spécialiste des guitares Fender, il est l’auteur de quelques bouquins et est le responsable de plusieurs DVDs consacrés aux techniques de cet instrument.
 
L'album s'ouvre par "Beg, borrow and steal", une plage blues bien rythmée. Greg est doué d’une bonne voix. La technique de l’ensemble est de très bon niveau. T Lavitz (NDR : pour votre information sachez que T Lavitz relève de la formation jazz-rock, The Dixie Dregs) se met en évidence aux claviers, pendant que la six cordes s'articule sur des thèmes jazzyfiants. Plus rock'n'roll, "Dr Jekyll" est imprimé sur un tempo très rapide. T Lavitz est passé au piano. Constituée de Kevin Mushel à la basse et de Gary Koehler aux drums, la section rythmique ronronne. L’ensemble s’aventure au cœur de structures assez complexes. A l’instar d’"Ain't got problems", qui évolue sur une trame plus funky ; mais la richesse musicale est en permanence au service de l'ensemble. Greg aime jouer en picking. Il reconnaît volontiers Albert Lee, comme une de ses influences. Et son interprétation de "Smack dab" en est la plus belle démonstration. Tout est parfaitement en place. Mais personnellement, je regrette que le son soit si propre, presque clinique. La voix de Koch colle très bien à "Too broke", un blues assez lent pour lequel Sam Steffke (NDR : un jazzman de Boston) se réserve l'orgue. Toujours dans le domaine du blues lent, il reprend avec bonheur le classique de son idole Hendrix, "Red house". Il s'y sent comme un poisson dans l'eau. L'attaque d’"All the same" est opérée comme les bons shuffles texans. Dans un style qu’immortalisait avec autorité, Stevie Ray Vaughan. "Rain, sleet or snow" épouse une ligne mélodique fort proche de l’Allman Brothers Band fréquenté par Dicky Betts. L'album recèle quelques particularités. "Heed the need" tout d’abord. Une ballade aux accents légèrement hard rock qui s'éloigne franchement du blues. Je préfère nettement le rock'n'roll pop de "Flyover country" ou de "Fall from Grace".
 
Sculpté dans un excellent jazz rock, le second opus est donc uniquement instrumental. Et dans cet univers sonore, j’épinglerai "Nash Vegas", un exercice de style empreint de virtuosité, qui met en exergue l'excellent harmoniciste de Milwaukee, Steve Cohen.

Leighton Koizumi

When the night falls

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Le rédacteur de la bio qui accompagne le CD promo de ce déjanté rocker italien ne fait pas dans le détail: "Leighton Koizumi est le meilleur chanteur de rock n' roll après Mick Jagger et Iggy Pop !". Nous nous permettrons d'être plus nuancé dans nos propos. Leighton emprunte à l'un et à l'autre, possède sans nul doute de nombreuses qualités de frontman et chante la musique garage des sixties avec une étonnante sauvagerie animale. Mais il n'est pas le nouvel "Iguane" ! Néanmoins ce "When the Night falls", enregistré avec la collaboration de "Tito and thee Brainsuckers" constitue un bien bel hommage aux authentiques ‘rebels’ des années 60. Treize classiques de ces glorieuses années revisités pour le plus grand bonheur des fans du genre ! Et pour les néophytes, l'occasion de constater que le punk rock est né bien avant la vague de 77. Au programme, "99Th Floor" (Moving Sidewalks), "You Mistreat me" (The Outsiders"), "I need you" (The Kings), No Friend of mine (The Sparkles), Milkcom blues (Chocolate Watchband), "No fun" (The Stooges), "Signed DC" (Love), et en guise d'ouverture le survitaminé "Leavin Here" popularisé par Motorhead au début des années 80. Un excellent éventail du vrai rock garage à recommander chaudement à tout amateur des White Stripes, des Vines, des Raveonettes et autre Bellrays.

Kool & The Gang

The Hits : Reloaded

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Responsables de cette opération, les cadres commerciaux auraient mieux fait d’appeler ce disque « Prend l’oseille et tires-toi ». Symptomatique d’une nouvelle habitude dans l’industrie de la musique, les compilations de hits reliftés pour toucher un public plus jeune sont de plus en plus courantes. Après la tentative ratée du « True Love » de Toots & The Maytals et en attendant la sortie de la compilation des duos d’outre-tombe de Nirvana (NDR : qui ne saurait tarder), c’est au tour de Kool & The Gang de passer sous le bistouri. Formation phare du funk des seventies, ces talentueux gaillards ont déjà été largement samplés par les producteurs hip hop et r’n’b. Non contents de profiter tranquillement des juteux droits d’édition générés par ces emprunts artistiques, ils décident de nous proposer un remake de ces duos prestigieux pour ramasser l’éventuelle monnaie qui traînerait dans les portefeuilles. Atomic Kitten, Blue, Lisa Stansfield, Liberty X, Sean Paul, grands connaisseurs du recyclage faisandé, remplissent leur part du contrat en adaptant notamment « Ladies Night », « Get down on it ». Des versions qui n’apportent rien aux originaux mais qui commencent déjà à faire mal dans les hit-parades. Jamiroquai, Redman, Mousse T et Youssou N’Dour sont les seuls à mettre un peu d’âme et d’humour dans ce qui ressemble plus à une réunion de yuppies de Wall Street qu’à de la musique.

Korn

Greatest Hits

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A première vue, ce best of n’a guère d’intérêt. Ce n’est ni la reprise du “Word up” de Cameo ni d’“Another brick in the wall” du Pink Floyd qui le rend intéressant. Ni le tracklist à proprement parler, au demeurant impeccable, enfilant les hits (le but du best me dirait vous) de manière rétrospective, puisant 2 à 3 titres dans chaque galette. Remarquons que l’argument “cross over” de Korn est complètement écarté. Pas de rapper à l’horizon. Du rock bien balancé sur 15 titres. Non, là n’est pas l’intérêt. Mais alors ??? Alors le Dvd mes amis ! Et quel Dvd. Flash-back : le matin du 24 novembre 2003, une radio annonce un concert de Korn. Pour le soir même. Le spectacle est gratuit et se déroulera au mythique CBGB de New York... Double cohue. Gratuité et exiguïté. La nuit tombe. A cette époque de l’année, normalement, personne ne se ballade en tee-shirt dans cette métropole. Surtout pour y faire le pied de grue depuis le matin. Le groupe arrive. On imagine facilement les minutes qui paraissent des heures avant la montée du band sur scène. 7 titres y seront joués. De quoi concocter un mini best of. Au départ, le tracklist était bien plus conséquent. Mais dans la fournaise et par mesure de sécurité le set sera écourté. Les grands bénéficiaires de cette opération sont bien sûr les (quelques) fans qui ont réussi à y accéder ; mais de manière plus indirecte Korn. Replacé dans une salle et non pas dans des stades, le groupe rappelle sa dimension humaine et s’inscrit dans la lignée des grands groupes de scène. Et Jonathan Davis chante vraiment. Les musiciens jouent vraiment. Exit l’image d’une machine en pilotage automatique. Pour les petits veinards qui ont chopé le concert diffusé sur une chaîne musicale il y a quelques semaines, pas besoin de ce best of. Pour les autres et pour épingler le commentaire d’un témoin de l’événement : ‘Je n’ai rien vu, mais je sais que c’était génial’. Soyez de ceux qui ont vu !

Korn

Take a look in the mirror

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Désirant contrecarrer la mise en ligne prématurée (NDR : à l'insu de leur plein gré) de leur nouveau rejeton, Korn décida donc d'avancer la date de sortie de "Take a look...". Cet avancement dans le planning marketing de Sony est-il à la base de la démi-déception/joie que procure ces 13 nouveaux titres? Nous savions que le finalement bien nommé " Untouchables ", précédente galette sortie fin 2002 (ils ne chôment pas les petits gars de Bakersville !), avait bénéficié d'un travail studio particulier. Chiadé dans ses moindres détails, l'album remettait Korn aux avant-postes de la scène néo-métal bien souffreteuse à l'époque. Mais ne doit-on pas également voir le premier changement de personnel depuis la création du groupe comme un effet négatif ou tout au moins perturbant, pour ce groupe qui place la "famille" au premier rang de leurs valeurs ? David Silveria a en effet laissé sa place derrière les fûts (pour sûrement passer derrière les casseroles de son resto) à Wally Balljacker, inconnu au bataillon, moins créatif et percutant. Le groupe semble être à un tournant. A ce titre le livret parle de lui-même : des photos puisées ça et là tout au long des 10 ans d'existence du groupe. Musicalement, les racines sont clairement identifiables. On retrouve donc la cornemuse si chère à Jonathan Davies; un rap enlevé en compagnie de NAS. Mais aussi deux hommages : le premier, à peine dissimulé, sous la forme d'une reprise (une première ?) du tellurique "One" des vétérans de Metallica. Capté lors d'une soirée hommage aux grands-pères du trash diffusée sur MTV, Korn balance un titre sévèrement burné, personnellement réinterprété et de surcroît, de fort belle manière. L'autre hommage, plus "caché", vous saute aux oreilles au troisième titre, "Counting on me", où Munky et Head s'aventurent dans du pur Black Sabbath... Papy Ozzy, le clin d'oeil est appuyé... C'est Jack qui doit le prendre pour lui ! Bon au-delà des ces piailleries, "Take a look..." réserve son lot des tueries, mais n'atteint pas le niveau de ses productions antérieures. Pour quiconque entre dans l'univers torturé de Korn, passe encore. Les puristes verseront une petite larme...

Kunn & The Magic Muffins

Got Ska ?

Écrit par
Ce « Got Ska ? » est le premier album de cette formation luxembourgeoise. Il n’est point question de secret bancaire ici mais bien de ska, de dub et de rocksteady. Une large formation (cuivres, violon, clavier, percus) où la chanteuse Samira Messina s’exprime en italien (surtout) et en anglais (un peu). Cette plaque recèle les inévitables défauts des premières œuvres : instruments pas toujours en place, chant trop souvent limité et une production un peu plate. Bref, le groupe doit encore mûrir et gageons qu’en accumulant les concerts, et donc l’expérience, ces champignons magiques devraient être capables du meilleur. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter la chouette mélodie de « The way it is », la belle introduction de « Ieri e oggi » et le morceau caché au cours duquel Samira dicte la recette du gâteau au chocolat.

Dayna Kurtz

Beautiful Yesterday

C’est marrant : il y a deux ans, dans notre chronique du dernier album de Dayna Kurtz (« Postcards From Downtown »), on décrivait la chanson « Last Good Taste » en ces termes : « … entre Sade et l’‘I’m Your Man’ de Leonard Cohen... ». Une reprise qui, justement, se retrouve sur le nouvel album de l’Américaine ! Petit message, donc, à l’attention de Dayna Kurtz : Dayna, si tu nous entends, sache que nous sommes très fiers d’avoir pressenti deux ans à l’avance le track-listing de ton dernier album. Il est temps pour nous de prouver aux derniers réfractaires que Musiczine est décidément à la pointe de l’actualité musicale, et en avance sur son temps. Oui, chers lecteurs, ayez l’obligeance de nous laisser, pour une fois, nous gargariser de notre incroyable clairvoyance. Dayna, tu ne liras sans doute jamais cette review, et c’est bien dommage, mais sache que pour ton prochain album, une concertation avec notre équipe de rédaction serait des plus opportune. Pour éviter tout autre couac, tache dès à présent de nous réserver une ligne dans tes remerciements. « Aux rédacteurs de Musiczine, qui m’ont donné l’idée de reprendre – au hasard – Justin Timberlake ». Hit mondial. Reconnaissance amplement méritée. ‘Dayna Kurtz, la nouvelle diva de la country music’, titre le Times en 2006. ‘Je ne remercierai jamais assez l’équipe de Musiczine pour ses précieux conseils’, déclare-t-elle dans le Mojo. ‘C’est un petit webzine de Belgique, je crois… Ils font du bon boulot’. Enquête des kadors de la rock critic anglo-saxonne. ‘Musiczine : le secret le mieux gardé de la toile musicale. Un dossier de Nick Kent’. A tchao bonsoir, et continuez à nous lire chaque semaine.

Femi Kuti

Africa Shrine

Écrit par
L’‘Africa Shrine’ est une salle de concert à Lagos (Nigeria) construite par Femi Kuti grâce aux profits engrangés par ses albums et ses tournées à l’étranger. Inaugurée en octobre 2000, elle concrétisait un projet longtemps espéré par Fela Kuti ; mais qu’il n’a pas eu l’occasion de voir, puisqu’il est mort en 1997. Gageons qu’il serait fier de son intransigeant et intègre fiston qui garde hautes les flammes de l’afro-beat et de l’engagement social. Ce disque salue donc la naissance de la salle, par l’enregistrement d’un concert de Femi et de son groupe à l’Africa Shrine. L’ami Kuti ne se contente pas de proposer un florilège de ses meilleurs morceaux, mais bien dix nouvelles compos ainsi qu’une reprise de Fela, le classique « Water No Get Enemy » et ses imparables cuivres. Des chansons de haute tenue (parmi lesquelles l’excellent « I wanna be free ») conduites par un groupe ultra efficace. Evidemment, le disque ne rend pas tout à fait la fougue du combo en pleine action (Dour 2003), mais les aficionados du genre y trouveront leur compte. A noter aussi que l’opus recèle un docu DVD consacré à la genèse du projet.