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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Infekted by Dr. Lektroluv

Troisième volet des aventures du Dr. Lektroluv au pays de l'electroclash. Une version eighties, sexy et branchée de la techno la plus binaire, d'habitude abonnée aux machines (f)roides et aux crises de personnalité (anonymat et schizophrénie). C'est parti donc pour une heure d'électro décomplexée, plus proche d'une certaine idée de la pop (immédiateté et candeur) que de celle d'une musique programmée et rigide (0,1,0,1, etc.). Evidemment, à force de tirer sur la corde de la hype, ce bon vieux Dr. éprouve quelques difficultés à trouver de nouveaux patients infestés par le syndrome du beat septante-dix : Japanese Telecom (alias Drexcija), Crème de Menthe, Adult… Autant d'artistes déjà présents dans le track-listing des deux volumes précédents. Heureusement, restent " Living On Video " de Trans-X et " The Game " des NYC Survivors, deux grands classiques limite new beat qu'il fait bon de réentendre aujourd'hui, pour mesurer le chemin parcouru, mais aussi pour se rappeler de cette époque bénie où le " smile " et les écussons Volkswagen faisaient fureur dans les discothèques branchées du royaume… Tout cela, certes, ne fait pas avancer le schmilblick de la musique électronique, mais c'est toujours mieux que danser sur " Becassine It's My Cousine " dans les soirées Gloubiboulga.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Global Psychedelic Trance Compilation Vol. 9

Lu dans le catalogue automne-hiver Spirit Zone, page 109 : " Superbe île déserte en plein océan indien, à dix kilomètres de nage de Goa (bouées en option), capitale néo-baba de la trance psychédélique et des full moon parties. Hôtel de charme pour hippies alter-mondialistes. Chambre à lit double (conditions spéciales pour échangistes), petit déjeuner compris, à base de guarana et de feuilles pilées de haschisch (XTC en supplément catalogue, voir annexes pages 210). Profitez du soleil transcendantal et des nombreux bars techno-ambient sur les péniches du port de l’île. Ambiance assurée ! Au programme : DJ Antaro, légende insulaire élevée dans la grande tradition bouddhiste et végétarienne – karma puissant et fédérateur. Dansez jusqu’au bout de la nuit dans une atmosphère relaxante et amicale ! Gabbers s’abstenir. Prix : 1000 €/semaine. Conseil : prévoir moustiquaire, laxatif et monnaie d’échange en vue d’amadouer les autochtones, réputés agressifs depuis que leur île est envahie de pseudo-hippies gavés de pilules et de discours d’amour et de paix. " Et papa, tu me paies un voyage à Goa pour mon 20/20 en macroéconomie de gestion ! ? Trop zen, quoi !!!… Euh, non ! ".

Joell Mull nous vient de Stockholm, où semble-t-il on le vénère pour son doigté légendaire. Le black metal et le country-rock, très peu pour lui : notre bonhomme préfère donc mixer des galettes techno, genre boum boum tûûûûût les bras en l'air et les dents bien serrées. Il faut bien dire que ce genre de mix casse un peu la tête si on l'écoute chez soi sans les accessoires adéquats (sifflet fluo, marcel Cherry Moon et Buffalo orange). Certes, l'exercice auditif peut servir comme palliatif Gym Tonic ou pour s'échauffer les membres avant toute sortie en boîte. Ca fait poum ça fait tchak ça fait poum ça fait tchak : avec Hardcell, DJ Rush ou Marco Bailey, il y a toujours du bon gros BPM à s'envoyer fissa, avant l'épilepsie. Déconseillé toutefois aux fonctionnaires des soirées " At Seven ", sous peine de passer pour des beaufs le lendemain au bureau.

Cette septième fournée " Essential Underground " propose cette fois deux mixes alléchants du Suédois Christian Smith et de l'Anglais Ben Sims, après John Selway (le comparse de Smith), Marco Bailey, Claude Young, DJ Rush et bien d'autres. Si Christian Smith délivre ses conseils prodigues de maître ès platines en privilégiant le gros poumtchak qui tape, Ben Sims, lui, se veut plus subtil (comprenez : plus tech-house) sans pour autant passer pour une chochotte. Dans les deux cas, c'est parfait pour danser jusqu'aux petites heures, de préférence en singlet et le Red Bull en poche. Au programme de ces deux sets bien condensés, que du BPM martial, donc : Technasia, Hardcell, Midas, Blake Baxter, Jeff Mills, Dave Clarke, Mark Broom, Dave Angel et encore bien d'autres petits soldats de la techno spartiate. A écouter le samedi soir pour s'échauffer tel un marathon man ou dans la bagnole en direction du club le plus proche. Le lendemain matin, du trip hop fera mieux l'affaire, sauf en cas d'after prolongée. Demandez conseil à votre médecin !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Eskimo - Volume IIII

Les compilations Eskimo ont le mérite incontestable de déterrer de vieilles pépites funk, disco et électro, trop souvent éclipsées par la mode dance actuelle qui pourtant s'y abreuve. Cette fois, l'exemple type tient en un morceau, imparable et séminal : " Passion " des Flirts, un groupe d'ingénues qui connut son heure de gloire au début des années 80, sous la tutelle du producteur, aujourd'hui légendaire, Bobby O. Ce " Passion ", tout fan d'élektroklash le connaît sans le savoir, puisque Felix Da Housecat l'a samplé sans vergogne pour son tube avec Miss Kittin, " Silver Screen Shower Scene ". Mais ce n'est pas la seule perle de cette excellente compile, dont la noble ambition est donc de remettre les pendules à l'heure (après minuit, quand la fête commence) : de ce " Keep It Up " délirant (L.U.P.O., 1990) au classique disco de Gary's Gang (" Let's Lovedance Tonight ", 1979), tout le monde devrait y trouver son compte… Et, surtout, s'étonner devant ses propres préjugés (du disco ! ?) mis ainsi à sac, dès l'insertion du cd dans le lecteur. Parce que face à ces tubes d'un autre âge, et pourtant toujours aussi déments, il deviendra désormais difficile de faire l'impasse sur cette période tant décriée, et pourtant rythmée par les soupirs lascifs de Donna Summer (vous préférez les beuglements de Nickelback ?). Et oui, du disco… Mais pas celui des Bee Gees ni de Village People. Plutôt celui de Larry Levan, de Martin Circus et de Faze O. A côté de ces hymnes à la débauche, Angie Stone, Mekon et Zero dB, les rares rescapés de notre nouveau millénaire, sonnent même anecdotiques. C'est dire la qualité de cette entreprise de réhabilitation, plutôt faramineuse.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Fifth Column

Ce disque est sorti dans l'indifférence la plus totale et pourtant il recèle une douzaine de chansons fantastiques, pleines de folie douce et de mélodies fantastiques. Derrière U.N.P.O.C. se cache Tom Bauchop, un Ecossais friand de mélanges incertains et de " la la la " complètement extatiques, comme s'il singeait Wayne Coyne jouant du Hidden Cameras en sniffant du poppers. Mieux vaut ne pas savoir ce que ce doux dingue consomme quand il compose : écouter ses délires suffira pour l'instant… D'autant qu'à jeun, les effets sont plus rapides. Ouh la ! Ces chœurs sautillants ! Cette guitare désaccordée ! Cette voix qui part en couilles et pourtant nous ravit ! C'est tellement beau qu'on en pleurerait ! Sauf qu'on en rit, et qu'on en redemande, même pas rassasié de ces rythmes sautillants et de ces sifflements bancals. Tom Bauchop est notre ami. Avec lui, la vie semble si belle ! On pense à ce vieux Brian Wilson et à Frank Black : quelle drôle de tête ils doivent faire devant telle désinvolture ! Et pourtant c'est magique. Psychédélique ! Ca plane trop chez U.N.P.O.C. ! Avec notre sourire béat on a peut-être l'air un peu bête, mais c'est parce que les autres, les pas drôles (bouh !), ils peuvent pas comprendre ! " C'est quoi, cette critique ? Un message subliminal des Raeliens ? Une incitation à la défonce ? ", se dit le blaireau en manque de sensations fortes. Bah, euh, même pas vrai ! Allez, tous avec moi ! La, la, la, la , laaaaa, I don't feel too steady on my feet, la la, laaa… Oh oh, ah, ah, zou, pa paaaaaaaaaaaaa ! ! ! (" Oui, mais, hum ! S'rait pas un peu concon ce type ? Et puis d'abord c'est quoi ce site de minables ? ").

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

A Hundred Days Off

Il y a quelques mois, tout le monde se posait encore la question de savoir si Underworld pouvait continuer sans son principal metteur en sons : Darren Emerson… Certes, leurs enregistrements 'live' étaient toujours aussi dévastateurs : Rick Smith et Karl Hyde pouvaient bien balancer la sauce sur scène, on n'y voyait que du feu… Mais sur disque, pourraient-ils se débrouiller tous seuls, sans les galettes techno que Darren leur rapportait de ses virées nocturnes et desquelles ils s'inspiraient (parfois), sans cette fougue juvénile qu'il amenait au groupe… Rick et Smith : 40 ans chacun ! Des vieillards pour l'industrie du BPM… Underworld, bon pour la pension, les plages chill-out d'Ibiza et les compiles lambda ? Rassurez-vous : tout au long de ce quatrième album, Rick et Karl prouvent qu'ils n'ont nul besoin de Darren pour composer, pour séduire, et surtout, pour évoluer. Certes, les furies dance-floor d'antan (" Born Slippy ", " Moaner ",…) se font plus discrètes, mais la date de péremption de notre duo techno préféré n'est pas encore au programme. Alors que les Chemicals s'essoufflent, qu'Orbital s'enlise dans une électro bon marché et que les Prodigy se prennent pour les Sex Pistols, seul Underworld continue à nous surprendre, avec une santé et une constance rares. Et avec du neuf, donc, à l'image des titres " Trim " et " Ess Gee ", deux tentatives réussies de renverser la vapeur techno et de lorgner du côté du blues et de l'électronica la plus champêtre. Ces deux morceaux atypiques sont le signe d'un changement d'attitude (et de direction) de la part du duo anglais, devenu sans doute plus serein et plus mélancolique avec l'âge. Adulte, quoi. Et à tous ceux qui refusent cette évidence, qu'ils ne soient pas déçus : si Underworld s'est assagi, il n'en a pas pour autant déposé les armes. Preuve en est avec " Two Months Off " et " Dinosaur Adventure 3D ", deux bombes de dance-floor à ne pas mettre entre toutes les oreilles, sous peine de déhanchements subits et non contrôlés. Ouf, on a eu chaud : le chant du cygne n'est pas encore pour tout de suite. Euh… Tu danses ?

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

1992-2002

Dix ans déjà qu'Underworld fait péter sa techno racée aux quatre coins du monde, que Karl Hyde et Rick Smith écument les festivals et balancent leur gros son devant des milliers de " trainspotters " extatiques, gueulant " Lager Lager Lager " jusqu'à l'extinction de voix. Dix ans qu'on se réjouit d'entendre chaque nouvelle plaque du duo/trio (Darren Emerson s'est barré en 2000, pour des questions, semble-t-il, de royalties), qu'à chaque tube (tous rassemblés ici, de " Dirty " à " Two Months Off ") on repart en trombe sur le dance-floor, qu'on se démène comme des fous sur l'incroyable " Moaner " (tcheu, quelle claque - et c'est à chaque fois pareil), qu'on reprend son souffle (un peu) sur " Pearls Girl " et " Rez ", en espérant les voir en live au prochain Werchter, parce que c'est sur scène qu'ils sont les meilleurs. Underworld est un des rares groupes techno " première génération " (Orbital, Chemical Brothers, Prodigy, Leftfield : les cinq Glorieuses) à tenir encore la route, et à tout dévaster à chaque apparition scénique, sans la moindre trace d'essoufflement. Avec " Born Slippy ", ils ont accouché d'un tube monstre sans équivalent dans toute l'histoire de la musique électronique (à l'exception de " Blue Monday "), qui déclenche, chaque fois qu'il est joué (en concert ou dans une soirée), l'hystérie la plus totale. Mais le répertoire d'Underworld ne se limite pas à cet hymne fédérateur - celui d'une génération qui a grandi avec la techno : Underworld, c'est aussi " Dirty Epic ", " Shudder/King of Snake ", " Push Upstairs ",… Autant de titres qui allient puissance et finesse, dynamisme et mélancolie. Grâce à sa formule magique - Karl Hyde et son chant détaché, Rick Smith et son assurance méticuleuse, Darren Emerson et son implacable dextérité de DJ -, Underworld peut se targuer d'être un groupe unique en son genre, d'où sa longévité et son succès de masse. Un succès qu'on espère voir durer encore une décennie de plus. Au moins !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Re : Done

" Re : Done " est la relecture de " One ", le dernier album en date de Tonny Svensson et Jens Minke, alias Universal Funk. Un exercice moins périlleux qu'il n'y paraît, puisque le nu-jazz, par sa nature, se prête bien aux circonvolutions house et downtempo les plus chaloupées. Le Norvégien d'Athome Project transforme ainsi " Rain " en lounge cuivrée, tandis que Tweak insuffle de gros beats à " Trains and Planes ", plus dance-floor qu'à l'origine. Tout, ici, est d'ailleurs affaire de groove, comme si Universal Funk voulait absolument convaincre de la justesse de son patronyme. " Streets of Havanna " (Swell Session Remix) se drape pour l'occasion de références latino un peu trop appuyées, tendance Buscemi et consorts… La suite se limite à quelques bâillements polis. Seul Mikael Delta, avec son remix moins carte postale de " Smokin' Love ", plein de BPMS moites et de sax cavalier, sauve la fin du disque. Trop passe-partout pour accrocher l'oreille, cette compile s'écoute d'abord en fond sonore. A moins d'aimer danser les genoux mous et les yeux mi éclos.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Des courbes de choses invisibles

Téléfax est le groupe fer de lance du label-plate-forme Dora Dorovitch. Un vivier sans cesse mouvant d'artistes atypiques qui partagent tous l'envie féroce de battre en brèche les clichés rock, électro et jazz. Projet né de l'esprit tourmenté d'un duo post-situ (Francisco Esteves d'Experience et Frank Valayer), Téléfax brouille les pistes du rock en y injectant des samples littéraires et cinématographiques, des rythmes laborantins, des cuivres haletants et du chant déclamé, rappelant à bien des égards Diabologum et Programme (forcément…). Les laptops à l'ouvrage et les guitares en défrichage, Téléfax côtoie élégamment les plus hautes sphères du post-rock et de l'électronica, dans un désordre contrôlé où l'on décèle les ombres fugaces de Boards of Canada (" Des courbes de choses invisibles "), Mogwai (" Hal Tasmeouni "), Slint et Tortoise. Hybride électr(on)ique des " Choses " de Perec et du cinéma de Lynch et Grandrieux, l'album de ces Français du sud (l'accent agaçant de Thomas Mery de Purr, invité-producteur) émeut par ses partis pris (expérimentation, réflexion) et ses mélodies en trompe-l'œil. Certains n'y verront sans doute que de la masturbation d'intellos branchouillards : en énonçant d'une voix soufflée des banalités pour mieux souligner l'inanité des " choses " qui nous entourent, Téléfax incarne seulement nos peurs et nos doutes les plus matériels, sous une lourde chape de bleeps et de larsens.

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