La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Moonflowers & Mini-skirts

Compositeur allemand de musiques de films et de séries tv des Swinging Sixties, Peter Thomas n'a jamais récolté les lauriers d'une gloire pourtant amplement méritée. Ses œuvres pour le grand et petit écran (Edgar Wallace Mysteries, Jerry Cotton, Space Patrol,…) n'ont de fait pas à rougir face aux standards illustres de ses collègues, Burt Bacharach (" Casino Royale ") et Henri Mancini (" The Party ") en tête. Cette compilation devrait donc remettre les pendules à l'heure. Dès l'ouverture, " Opium " donne le ton : psychédélique et colorée, la musique de Thomas se savoure à la petite cuillère, sans aucune modération. Trompettes enchanteresses, soupirs féminins lascifs, gimmicks jazzy oniriques : l'immersion dans la culture pop des années soixante est totale. Même l'égérie disco Donna Summer est de la fête, déroulant sa voix câline sur une rythmique culottée, pleine de flûte et de d'arrangements félins (" Black Power "). Fort de ses origines teutonnes, Thomas fait aussi la cour à deux stars d'outre-Rhin, Senta Berger et Uschi Glas : imaginez Brigitte Bardot ou Claudine Longet susurrer avec panache des mots d'amour dans la langue de Goethe. Exquis ! A l'instar d'un Michel Legrand, Peter Thomas ose donc le format chanson, mais aussi les incartades plus délirantes, genre SF (" Malaparte Sinus ", à la Manfred Hübler, un compatriote). Entre easy-listening jazzy et fusion sophistiquée, Thomas étonne encore, trente ans plus tard. A (re)découvrir au plus vite, le temps de ressortir les mini-jupes et les chemises cintrées façon Austin Powers.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

More Parts Per Million

Ces derniers mois, Sub Pop revient joliment à la charge, alors qu'on croyait le label en perte de vitesse depuis la fin des 90's : Hot Hot Heat, Kinski, Fruit Bats, Pleasure Forever, et maintenant ces quatre rockeurs de Portland, déjà nos amis. The Thermals qu'ils s'appellent, et leur musique est chouette : du garage-punk DIY enregistré sur un quatre-pistes dans la cuisine du chanteur. Eux préfèrent qu'on décrive leur rock vintage comme du " No-fi " : d'accord, mais paraît qu'il faut les contacter pour employer leur vocabulaire… Et si c'était de l'antigarage ? Ces distorsions constantes, du chant (entre John Lyndon et Jeffrey Lee Pierce), des guitares et de la batterie (une casserole ?) : on croirait presque entendre les Moldy Peaches jouer du punk ou les Buzzcocks répéter dans un tambour de séchoir (qui tourne vite). En à peine une demi-heure, The Thermals saccagent le rock, salissent le punk et tabassent le grunge : une vraie tuerie. Tout cela, n'empêche les maux de tête et les baffles qui grésillent, se déguste avec joie. ‘Very fucking listenable’, comme ils le disent eux-mêmes.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

High Anxiety

D'accord, Therapy ? n'a plus rien à prouver… Depuis leur séminal " Troublegum ", les Irlandais ont essuyé pas mal de plâtres : changement de batteur (Fyfe Ewing, puis Graham Hopkins, et maintenant Neil Cooper), bides retentissants (" Semi-Detached ", trop propret), relégation en seconde division rock'n'roll,… Mais Andy Cairns et sa bande n'ont que faire des changements de mode : leur sous-estimé " Suicide Pact - You First " (1999) annonçait d'ailleurs le garage-punk revival de ces derniers mois, sans que personne n'y ait pourtant jeté une seule oreille. Therapy ? a beau être une affaire de nostalgiques, c'est toujours avec joie qu'on retrouve leur power-rock bien troussé, aux refrains imparables et à l'énergie débordante. D'autant que ce nouvel album pourrait bien renouer avec le succès d'antan, à cette époque bénie où " Nowhere " et " Die Laughing " squattaient les charts et faisaient trembler les pâturages de nos festivals d'été. C'était peut-être vite dit, mais pour toute une cohorte de fans de rock sympa et accrocheur, Therapy ? était alors le meilleur groupe du monde. 2003 : tout ça sent un peu le moisi. Ce que l'on trouvait burné en 1995 passe aujourd'hui, chez les ados, pour de gentilles berceuses. Qu'à cela ne tienne, Therapy ? n'a pas dévié de son obsession originelle, celle de composer le tube pop-rock ultime, qu'on chantonne sous la douche en moulinant des bras. Les nouvelles claques signées Therapy ? s'appellent ainsi " Stand In Line ", " If It Kills Me ", " Nobody Here But Us ",… Il y en a d'autres, aux influences revendiquées (les Ramones, les Buzzcocks, voire Joy Division), et même un titre de plus de cinq minutes, carrément diabolique (" Rust "). Therapy ? se marre, comme toujours, et nous aussi. D'accord : Cairns et Co. ne se réinventent guère, pas plus qu'ils ne s'intéressent aux nouvelles technologies et à ses genres dérivés (l'électro n'est pas encore au programme), mais là n'est pas la question. La seule chose qui compte, c'est qu'on s'amuse pendant quarante minutes, en se foutant pas mal des tendances et du reste… Et dans ce domaine, Therapy ? reste une valeur sûre.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

x2

Tout au long de ce premier album solo, Tes compile le meilleur du hip hop actuel : samples inventifs, ambiances cinématiques, phrasé percutant et incisif, paroles tranchantes, beats old school, rythmes incendiaires,… Ce natif de Brooklyn réussit l'énorme gageure d'à la fois sonner pop et underground, de réconcilier tous les clans, des fans de rap noceur aux tenanciers de l'avant-garde sous-terrain (l'axe Anticon/Def Jux/Mush). L'entreprise Lex commence donc à porter ses fruits : après la compile " Lexoleum ", brillant faire-valoir du hip hop le moins putassier (voir chronique), la succursale de Warp lâche ses premiers poulains dans l'arène. On parierait bien 100 contre 1 sur Tes, un sacré bon cheval : sans baisse de régime, l'animal franchit tous les obstacles avec une aisance d'outsider qui n'a rien à perdre. Sur " In The City ", le New-Yorkais donne ainsi sa version du 11 septembre, étonnamment frivole : des samples joyeux, des cuivres dansants, et cette voix, tendue, nasillarde, comme si Mike Skinner (The Streets) avait déménagé à Brooklyn. Après ça se corse, avec trois titres plus sombres, dans la veine du label d'El-P : les (gros) sons plombent l'ambiance, qui n'est plus à la fête… On se croirait presque dans la quatrième dimension (l'excellent " Fool Time "). Le plus surprenant chez Tes, c'est cette habileté à jongler avec les styles, à nous plonger d'un titre à l'autre dans de nouvelles atmosphères, soit futuristes (" Trigga Da Whistla ", à la Beans), soit old school (" Late To Work ", feat. LoDeck). D'une profondeur insoupçonnée, son rap accroche dès les starting-blocks : en 30 minutes top chrono, Tes aligne ainsi douze petites bombes. Record à battre, les paris sont ouverts.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Peace Is Tough

Pas exactement un nouvel album, ni une compile, " Peace is Tough " se veut en fait un parfait condensé de ce que Terranova fait de mieux, à savoir de l'électro pour danser sans paraître trop bête, bref de la techno pas gogo, qui s'écoute aussi bien chez soi qu'en discothèque. Conçu comme un album à destination des néophytes (les pauvres !), " Peace is Tough " rassemble donc tous les ingrédients qui ont forgé l'image et la réputation du groupe de Berlin : des beats incendiaires, des invités de marque (Cath Coffey des Stereo MC's et Ari-Up des Slits) et des gimmicks funky, le tout bien secoué pour faire péter l'ambiance. " No Peace ", le titre d'ouverture, démarre pourtant dans la soie, par ses chœurs languides et ses cuivres chaloupés… Juste le temps que le moteur chauffe et lâche enfin les gaz, sur " Rhythm Without a Pause " et les frénétiques " Addict " et " Get It On ". De toute façon, Terranova n'a pas peur des contrastes : un morceau comme " Rockmongirl ", plein de guitares rock, précède un " Walk With Me " presque chill out, avant le retour des grosses basses et des BPMs à plein régime. Cinq inédits et six remixes : il n'en faut pas plus pour devenir fan de Terranova, dès la première écoute. Quant aux autres, ils dansent déjà depuis belle lurette. Il serait bien dommage de ne pas les rejoindre.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Higher Planes

On connaît Jimi Tenor comme un musicien hors normes, sorte de Dr. Funkestein un peu foldingue qui manie orchestres, BPMs et humour potache avec une certaine dose de talent… et de kitscherie. Depuis le jazz-électro bon marché (mais très gai) d'" Intervision " en 1996, le Finlandais s'est essayé, avec plus ou moins de bonheur, au funk (" Organism ", 1999), au bazar à cordes et à cuivres (" Out of Nowhere ", 2000), bref à tout et n'importe quoi. Après un bref retour à la maison-mère (Säkhö, le label électro de ses débuts), Jimi Tenor a quitté Warp (les trois albums cités plus haut) pour Kitty-Yo, refuge allemand de Peaches et de Gonzales. Pas étonnant quand on sait l'amour que porte Tenor pour le décalé, le sexy, les capes à paillettes et les pitreries en tous genres. Pour son nouvel album, " Higher Planes ", Jimi se la joue tout à la fois Frank Zappa, Caravan, Georges Clinton, Lalo Schifrin (" Dirty Jimi "…) et Weather Report - traduisez : funk, prog, soul, free jazz et musique de film. En ayant convoqué, une fois n'est pas coutume, tout un orchestre déjanté, Jimi Tenor ne donc s'est refusé aucun caprice… Ou comment ressusciter l'esprit ‘big band’ seventies, cette époque tant bénie où l'on osait encore toutes les fusions, même celles les moins fréquentables. Peu taillé pour les radios, cet " Higher Planes " sonnerait donc comme du Hawkwind revu et corrigé par Chick Corea en pleine descente d'acides. Une chose est sûre : hors des modes et des diktats FM, Jimi reste toujours aussi largué. Et c'est pour ça qu'on l'aime.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Vivant

Tena vient de chez nous, existe depuis 1995 et a déjà donné plus de 200 concerts, dont les premières parties de Jeff Bodart, PPZ30 et Machiavel. Bref, que du beau monde ! Autant vous prévenir de suite : le groupe pratique un rock variet'. Non pas de la pire espèce, mais juste d'un intérêt limité. Des guitares grandiloquentes, des mélodies bateau, des paroles pleines de jeux de mots douteux (" Laissons Lucie Faire " : elle est bonne), un accent irritant, et une pochette bien laide. En plus s'appeler Tena, ce n'est pas très joli : ne manque plus qu'un " i ", et bonjour le ver solitaire.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

You´re the driver, I´m the singer

Avant Telefunk, Simon Pieters-Holsbeek et Arnoudt D. Pieters jouaient du rock sous le nom de Cords. Depuis 1999, ils ont troqué les guitares contre des samplers et des synthés, sans pour autant devenir plus perfectionnistes. Le lo-fi, ici, a la vie dure : Simone, moins gueularde qu'Anouk ou Krezip (ils sont Hollandais), tente de singer Louise Rhodes et Roisin Murphy, avec un filet de voix bien approximatif. A vrai dire, elle chante bien faux (" Atlantic City ", " Goodbye Tiger "), et ce n'est pas les samples, simplets et clichés, qui la soutiennent dans ses jérémiades… En ce sens, le trip-hop de Telefunk est à l'image de la pochette signée Arnoudt : fade, amateur et bon marché. Mais surtout, honteusement peu inspiré : " Sleepy Time " sonne comme du Broadcast de série Z, " My Lazy Ears " (tu parles !) tente de copier, avec ses accordéons, le " I Miss You " de Björk, " Light In My Hand " voudrait piétiner les plates-bandes drum'n'jazzy de Lamb,… Seul " Transformation of Time ", sous ses airs de Mazzy Star/PJ Harvey plongé dans un bain de BPMs cotonneux, sauve la mise. Le dernier morceau, " Wishingwell ", une complainte à la slide guitar assez pelante, nous endort pour de bon. " It's sleepy time, just one more song ", susurrait déjà la Simone au début de l'album… Euh, ça ira comme ça, merci.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Vintage Hi-Tech

Le premier album de Steve Spacek et Morgan Zarate symbolisait la renaissance d'une soul anglaise élégante, nourrie aux mamelles du trip hop le plus moelleux et du space funk à la Herbie Hancock. Pour son deuxième effort discographique, le duo réemploie les mêmes recettes, avec plus ou moins de bonheur. La surprise n'est évidemment plus au rendez-vous, et la sauce a tourné au vinaigre… Il faut bien le dire : ce " Vintage Hi-Tech " n'évite pas les redites, et laisse comme un goût amer… Cette voix voluptueuse est devenue pompeuse, ces tapis de beats suaves n'impressionnent plus trop l'amateur. C'est que pas mal de temps s'est écoulé entre " Curvatia " et cette nouvelle livraison, sans qu'on ait attendu leur retour avec grande impatience. L'eau du trip hop et de la nu-soul a depuis coulé sous les ponts, et n'est plus si limpide qu'il y a cinq ans. Du gros poumtchak à peine groovy de " It's Not Gonna Happen " (ah oui ?) aux samples infantiles de " Amazing ", Spacek ennuie. Ce n'est que vers la fin, avec ce " 123 Magic " langoureux à la D'Angelo et le beau " La Bougie ", que la soul futuriste du duo nous sort de notre torpeur. Un peu tard, quand même, pour qu'on crie encore au génie.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The Way We Get By (single)

Spoon = cuillère/album de Can/groupe rock texan fondé il y a dix ans par Britt Daniel et Jim Eno, dont le dernier album, " Kill The Moonlight ", est sorti l'année dernière. Voilà pour le glossaire. A propos de ce disque : il s'agit d'un single (le sautillant " The Way We Get By ", assez proche de la pop dandy d'Ed Harcourt et des frasques au piano de Ben Folds Five), assorti de quatre titres live, de deux inédits (dont un bâti sur des clappements de mains, l'autre plus rock'n'roll) et de trois vidéos Quicktime plutôt lo-fi. Sympa, mais pas essentiel. A choisir, mieux vaut garder ses sous pour le dernier I Am Kloot ou l'Electric Soft Parade.

 

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