Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Folkloric Feel

Enfin un label canadien qui ne fait pas dans le post-rock épique ou l’électro concréto-expérimentale ! Arts & Crafts est le refuge et le terrain de jeu d’un groupe encore honteusement méconnu, mais sans doute plus pour longtemps : Broken Social Scene. Un collectif aux humeurs musicales changeantes, dont Apostle of Hustle est une excroissance free-folk ; en l’occurrence Andrew Whiteman, un de ses guitaristes. D’entrée, l’électron libre nous en met plein les oreilles : ça part dans tous les sens, comme si Wilco avait pété un câble et voulait envoyer valdinguer tout ce qu’on connaît du rock. Ses clichés, ses refrains connus, ses codes en vigueur. Du folk sixties au post-rock en passant par le sadcore et la bossa nova (« Animal Fat »), Apostle of Hustle ne préfère pas trancher. Cette fuite en avant pourrait laisser certains perplexes, mais l’avenir appartient à ceux qui osent l’hybridation. Et dans le genre, Andrew Whiteman (secondé par Feist sur certains titres) est plutôt balèze. Folklo ? Non : zozo. Un grand album postmoderne.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Nolita

Tout le monde connaît Keren Ann, du moins indirectement puisqu’elle signa, il y a quatre ans, le morceau « Jardin d’hiver » d’Henri Salvador, qui lui valut les louanges du public et de la presse. Cette Hollandaise d’origine a depuis sorti quatre disques (3 sous son nom et le Lady and Bird) et celui-ci constitue son cinquième ; mais le premier que les Américains découvrent. Une œuvre qu’elle a écrite et enregistrée à New York, son nouveau port d’attache. « Nolita » est d’ailleurs la contraction du nom du quartier où elle habite : « North Little Italy ». Il paraît d’ailleurs que là-bas ça marche bien pour elle, beaucoup de gens la comparant déjà à Suzanne Vega, pour son écriture folk pleine de charme, d’autant que depuis deux albums Keren Ann chante en anglais, et de moins en moins en français… Même si elle se réclame avant tout de la tradition française, mentionnant Barbara et Françoise Hardy pour modèles à suivre. Autre nouveauté de ce disque : pas de traces de Benjamin Biolay aux arrangements ou à la production. Jusqu’ici on les associait souvent, comme une sorte de couple inséparable. Mais pour la circonstance, Keren Ann a tout fait toute seule. L’occasion de se rendre compte qu’elle est une des musiciennes les plus talentueuses de l’Hexagone, et qu’elle a beau sortir un ou deux disques par an, elle n’en perd pas son inspiration et sa fraîcheur. Au niveau de l’instrumentation, « Nolita » se révèle ainsi d’une incroyable chaleur : il y a des cuivres à la Chet Baker, des chœurs soprano, du violon yiddish, de la contrebasse, et même du spoken word : c’est du grand art, c’est frais, c’est charmant, bref on en redemande, et on ne devrait pas attendre longtemps, vu l’inspiration débordante de cette jeune fille du nord.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Two Conversations

Voilà le genre de groupe qu’on aimerait faire connaître à tous ses potes, parce que personne n’en parle alors que c’est si bien. The Appleseed Cast, donc : cinq Américains qu’on imagine un peu torturés (mais pas trop), qui avouent sans rougir leur amour pour le shoegazing, l’indietronica à la Postal Service (Christopher Crisci chante comme Ben Gibbard) et le postcore tendance Trail of Dead. Mais The Appleseed Cast ne se résume pas à une vulgaire somme d’influences : c’est bien plus que ça, si on prend la peine d’y prêter l’oreille. C’est justement ici que réside le problème : voilà un groupe qui enfile les belles mélodies comme autant de perles sur le fil d’un collier, mais qui ne sortira sans doute jamais de son statut de petit groupe culte… Des perles, oui, mais jetées aux pourceaux. Comment résister, pourtant, à des chansons comme « Hanging Marionette », « Fight Song », « Innocent Vigilant Ordinary » ou le magique « A Dream For Us », une ballade slowcore à verser bien des larmes ? C’est EMOuvant, sensible, inspiré… N’en jetons plus (des perles) : The Appleseed Cast est un groupe à découvrir d’urgence.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

(en attendant)

Duo originaire de Brionne (France), Amandine Rebière et David Fontaine pratiquent un rock écorché aux teintes clairs-obscurs, qui n’est pas sans rappeler les ambiances délétères de This Mortal Coil et de Siouxsie and the Banshees. A base de percussions tribales (tendance Cure période « Faith ») et d’électronique vrombissante, la musique d’Aña s’écoute d’abord le soir, ‘en attendant’ que le soleil se couche… Dommage qu’Amandine Rebière surjoue parfois son rôle de Médée cold-wave (dark folk ?) des temps modernes : pop et théâtralité font rarement bon ménage. Un début prometteur, mais quelque peu gâché par cette légère propension manifestée par le duo à pratiquer l’emphase. « Patience est mère de sûreté » : en espérant qu’Aña mûrisse encore et pour son prochain disque évite de ressasser ses mauvais penchants… pour le romantisme eighties.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Fur

Le label Domino oserait-il faire marche arrière en signant ce trio biberonné au pub-rock des années septante, du genre Ian Dury meets Motörhead ? Que les Franz Ferdinand se rassurent : leur trône de nouveaux princes pop-rock ne risque pas d’être piqué par ce trio malpoli (et mal dégrossi)… Sans doute trop occupé à ‘aphoner’ des pintes au bar du coin, entre deux répètes à la bourre. Parfois, quand l’alcool descend au creux de leur estomac, les trois lascars se réveillent : c’est la gueule de bois, que tapisse en fond sonore « Tonight’s The Night » de Neil Young (« On The Shore »). Ces types sont la face noire et cradingue du rock bien coiffé de leurs compères de label : ils rotent au micro et ne se lavent qu’en fin de semaine. Etrange : c’est Jamie Cullum des Kills qui produit. On ne le savait pas portés sur la bouteille.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The Last Laugh

Une belle fille qui caresse son chat, dans sa cuisine. Elle se demande ce qu’elle va faire aujourd’hui, après son jogging matinal et la lecture du courrier. Il fait chaud : c’est l’été. Sa guitare traîne sur le porche, dans son étui vermeil acheté à Barcelone. Après une cigarette, elle décide de répéter ses dernières chansons, celles qui figureront sur son prochain album, « The Last Laugh ». Toute seule, elle chante dans l’ombre de la gouttière qui la protège du soleil. De jolies complaintes folk à la Shivaree. Elle espère qu’en studio, ses amis d’Acuarela emmèneront leur matos de fortune (une batterie, une guitare électrique, une flûte ou un petit synthé, pourvu que ses chansons ne restent pas à l’état d’ébauches). Son style à elle n’est pas encore très affûté, mais elle y met tout son cœur : « L’important, c’est l’émotion », pense-t-elle en regardant le soleil se coucher. A l’intérieur il fait encore chaud, et la poussière vole à chacun de ses pas sur le plancher du living. Elle pose sa guitare sur le fauteuil, caresse son chat et prend son bloc-notes. Lui reste à écrire quelques paroles, qu’elle récite de sa voix si rassurante, si souple (Suzanne Vega, Chan Marshall, elle aime). Mais il est l’heure d’aller se coucher. Le chat dort déjà au pas de la porte, restée entrouverte pour laisser entrer les lucioles. Irene Tremblay ferme les yeux, l’étui de sa guitare étendu à ses côtés. Demain peut-être songera-t-elle à terminer cet album, qu’elle espère réussi et sincère. Un dernier soupir : la voilà déjà au pays des rêves.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Loupita

Il y a trois ans Kristofer Astrom sortait un premier album solo : pas du rock-EMO dont il nous avait habitué en compagnie de son excellent groupe Fireside, mais du folk country crépusculaire, à écouter les tentures bien tirées sur nos rêves de grandeur. Une musique profil bas, mais dont la beauté sourde, quelque part, nous rassurait. Tout au long de " Loupita ", Astrom creuse le même sillon, mais cette fois-ci vraiment seul. Son backing band, Hidden Truck, étant trop occupé dans d’autres projets musicaux, c’est à l’arrache, avec sa guitare et son harmonica, que le songwriter suédois continue son bonhomme de chemin. Un chemin poussiéreux sentant bon l’Amérique de Palace et de Timesbold, qu’on foule en espérant se perdre. Astrom a donc enregistré ce disque. En quatre jours. Bénéficiant de la participation de l’inconnue Britta Persson, sur certains morceaux. Aux vocaux. Et à l’instar, d’un Nona Mez chez nous, on sent le couple parfait. L’amour, toujours : le meilleur remède à la mélancolie et au surplace. Kristofer Astrom l’a bien compris, et livre ici treize titres d’une élégance cajoleuse. Joli travail!
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Auf Der Maur

Tout le monde connaît Melissa Auf Der Maur : ex-bassiste de Hole, ex-bassiste des Smashing Pumpkins. Comme si son arrivée au sein des deux groupes avait précipité leur chute… Puis un groupe de reprises de… Black Sabbath, et enfin ce duo avec Sirkis, de bien triste mémoire. Pas terrible comme plan de carrière. Ne restait plus à la belle Canadienne que l’exercice solo pour vraiment nous convaincre : pas de bol, parce que dans le genre « gros riffs métallo-gothiques sans odeurs sous les bras (Rexona) », c’est plutôt râpé. Auf Der Maur (Melissa, ça fait un peu pute) avait pourtant appelé tous ces vieux potes à la rescousse : Matt Chamberlain et James Iha (ex-Smashing Pumpkins), Josh Homme, Mark Lanegan et Nick Oliveri (QOTSA, ou plutôt ex-), Chris Goss (Masters of Reality), Jeordie White (ex-Twiggy Ramirez, ex-Marilyn Manson). Cet album, en somme, c’est un peu le club des ex : on se mate un film à la téloche en bouffant des saucisses Zwan. De temps en temps, il y en a un qui trouve un riff bien couillu et c’est Melissa qu’est toute contente. Parfois elle râle parce qu’elle n’a pas envie de passer pour une copieuse alors tout le monde la laisse tranquille au piano (« Overpower Thee ») et elle braille comme une enfant gâtée. C’est pas bien, Melissa, de gémir comme ça. Allez reprends ta basse, et fais-nous un p’tit solo. Voilà, t’es contente ?
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Autour De Lucie

Le titre, éponyme, marque l’envie chez Valérie Leulliot de revenir au plus simple, à l’instantané d’une mélodie qui dévoile sans détours ses charmes féminins. Moins de mélancolie, plus d’euphorie : Autour de Lucie ne tourne plus autour du pot, et c’est tant mieux. Tout au long de ce quatrième album, Valérie Leulliot s’impose comme seule maîtresse à bord de ce navire qui tangue doucement en pleine mer écarlate : sur le pont, on divague en regardant le soleil se lever, illuminant de ses jolis rayons les voiles à peine gonflées par la brise du grand large. Bercées par une lumière reposante, ces onze chansons dévoilent un groupe qui préfère aujourd’hui goûter à la vie au présent qu’aux souvenirs du passé. Le passé, c’était la tristesse, l’électronique, l’âpre saveur d’une existence douloureuse. Aujourd’hui Valérie Leulliot s’improvise nouvelle princesse pop, telle une Sarah Cracknell à la française, belle « femme à l’eau de vie/qui boit jusqu’à la lie ». Produit par Stéphane Briat (Air, Phoenix), « Autour de Lucie » distille ses climats tempérés avec l’innocence retrouvée d’une songwriter en paix avec elle-même. Parfois singulièrement pop (l’excellent « Personne n’est comme toi »), toujours tendre et lumineux, ce disque s’avère parfait pour passer l’été en toute quiétude, à l’ombre des cerisiers en fleurs. Onze chansons savoureuses et pleines d’entrain, qui nous persuadent une fois pour toutes qu’Autour de Lucie, il fait bon vivre.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Life on the Fly

Oui, c’est vrai, il y a John McEntire, le Steve Albini du post-rock intello. Et Rob Mazurek, de Chicago Underground Duo/Trio. Du beau monde, à imprimer sur un sticker pour que l’album d’Azita se vende mieux. Parce que sinon, autant dire que c’est plutôt mal barré pour la petite : ce mélange de cuivres, de jazz classique et de piano cabaret (oh, tiens, un vibraphone !), on dirait « Pretzel Logic » interprété par Stereolab. Autant dire rien de très bandant : « Life on the Fly », c’est The Sea and the Cake en même pas space (… cake), un machin vaguement branchouille mais pas très sexy. Au rayon ‘femmes entichées du type de chez Tortoise’, autant se taper Via Tania : sa musique à elle est deux fois plus charmante.
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