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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

samedi, 31 décembre 2005 01:00

The Best Of

Et le Snoop brame par ses sinus qu’il est le boss (des ‘gangsta’), le pimp (d’Iceberg Slim), le gigolo, Al Capone, Malcolm X, Barry White et Eazy-E… Les biatches, le pèse, le lustre, le lucre : rien que de l’apparat, certes, mais quelle stupéfiante mise en scène. Qu’on aime ou pas cette débauche de cynisme et de mercantilisme, qu’on se sente écœuré par cette apologie de l’individualisme, du m’as-tu-vu, de la violence et du sexisme, on peut difficilement nier que ce type a pondu quelques tubes. Avec le Dre (son mentor, jusqu’à l’arrivée d’Eminem), Snoop Dogg incarne le G-Funk (pour « Gangsta-Funk »), ce rap West Coast qui s’abreuve au fleuve sacré de la soul et du… funk, et qui ne crache pas non plus sur un petit pétard, 24h/24. On ne vous déblatère pas l’histoire : elle est dans le livret. Seule précision tout à fait subjective : les meilleurs albums de Snoop, à savoir le premier (« Doggystyle ») et le dernier (« R & G (Rhythm & Gangsta) : The Masterpiece »), ne sont pas représentés ici… Bref, manque les plus gros cartons du type qui sait son nom, de « Who Am I (What’s My Name) ? » à « Signs » et « Murder Was The Case »… Un comble pour un « best of », qui fait ainsi les frais de la politique des majors. Mais les affaires sont les affaires, et Snoop préfère sans doute se défoncer et tourner des clips à la Playboy Mansion que de se casser la tête pour un cd de plus. Faudra-t-il qu’il se fasse canarder ou qu’il avale un joint de travers pour qu’on daigne sortir enfin une compile de ce nom ? D’ici là, tout le monde : ‘Bow wow wow yippie yo yippie yeah… Chuuuurch !!!’ (puis expirer la fumée).
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Set Yourself On Fire

Des Canadiens (Montréal/Toronto) signés sur Arts & Crafts (le label de Broken Social Scene, dont on retrouve ici 2 membres) : jusqu’ici rien d’anormal. Mais qu’ils jouent plutôt de la pop à la La’s, c’est déjà davantage surprenant. En fait, on pense aussi aux Boo Radleys, à Magnapop, voire aux Go-Betweens… De l’art de la préciosité, ce petit truc qui touche droit au cœur, même s’il peut entraîner le diabète : Stars arrive à point du Canada pour réchauffer nos longues soirées d’automne… En sortant ce « Set Yourself On Fire », leur troisième album (mais le premier à se voir correctement distribué chez nous), les Stars (1 fille, 4 garçons) ne devraient donc avoir aucun mal à décrocher les étoiles. Si le jeu de mots est facile, il n’est ici pas galvaudé : ce disque scintille vraiment d’une aura pop en tous points (chants, mélodies) confondante. Du charmant « Ageless Beauty » au pétillant « What I’m Trying To Say » (ces « I Love You ! » extatiques !), du corrosif « Celebration Guns » à l’éthéré titre éponyme, « Set Yourself On Fire » plaira à tous les amateurs de mignardises pop (mais pas idiotes). De quoi bouter le feu au spleen, s’il vous arrive de déprimer.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

No Earthly Man

La lande écossaise, au XVe siècle : un barde mélancolique traîne ses savates de châteaux en villages, troquant quelques chansons (de Roland ?) contre de la bonne pitance. L’estomac souvent vide et le cœur écorché, il brave vents et tempêtes pour répandre la bonne parole, sa seule compagne étant une vieille guimbarde taillée dans le bois le plus coriace. Son public : de vieilles sorcières, quelques enfants, parfois une jolie dame. Pour ces spectateurs à l’attention fragile, notre homme chante des histoires d’amour, de vengeance et de voyage. Parfois, il dédie une de ses chansons aux (rares) filles qui le regardent : « Molly Bawn », la mère Michelle et celle Denis, aussi. De ses passages au Sussex et dans l’Ulster, il rapporte des airs, qu’il arrange à sa manière (« Lord Ronald », « The Cruel Mother »). De temps en temps, il rencontre… La suite est au rayon : « Archives » (cliquez dans le bas, à gauche, et tapez « Farewell Sorrow »). Sur ce nouvel album, Alasdair Roberts continue donc son bout de chemin dans les landes : personne ne dit s’il a rencontré des lycanthropes, mais en tout cas il est toujours coincé au XVe siècle. La viole de gambe, ça vous tracasse ? Ecoutez donc ce disque, en vous laissant pousser la barbe.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

At the Soundless Dawn

Une aube privée de sons serait bien triste : au réveil on aurait l’impression de ne pas avoir quitté la nébuleuse nocturne, et l’on deviendrait fou à force de ne plus distinguer ce qui sépare la nuit du jour - si ce n’est la lumière. Red Sparowes, le side-project de deux gaillards d’Isis (Bryant Clifford Myer et Jeff Caxide), se voudrait donc la bande-son idéale de cette matrice étrangement suffocante. En gros du post-rock plein de puissance et de mélancolie, qui rappelle… Isis, mais sans les hurlements. L’alliance du lourd (les guitares, la batterie) et du léger (le piano, les mélodies), dont les effets s’annulent pour que subsiste seulement ce fameux vide. Une aube sans sons, comme un jour sans soleil et une nuit sans lune : le vortex abyssal, sans oiseaux qui piaillent et voitures qui klaxonnent. Dans ce flou cotonneux Red Sparowes veut déchirer l’hymen : il se détend mais ne rompt pas. Les flots de sang barbotent derrière en attendant leur heure. La vie est en suspens, arrivera-t-elle à terme ?
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Yr Atal Genhedlaeth

Chez les Super Furry Animals, Gruff Rhys nous avait habitué à écouter la pop en 70mm et en Dolby Surround : c’était tellement fouillé et luxuriant qu’il nous fallait même abuser de la touche ‘Repeat’… Et s’accrocher aux étagères à disques. Autant dire qu’un album solo de Gruff Rhys, on l’attendait depuis des lustres. On aurait mieux fait de penser à autre chose, vu qu’au final la galette sent le roussi : 11 titres bâclés et insipides, qui seul amusent leur Gallois de géniteur. Parce que le génie, justement, semble avoir lâché Gruff Rhys, qui grommelle son patois entre deux beats pompettes. On préfère oublier ce faux pas, mais ‘Repeat’ est en berne.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Nourallah Brothers

C’est écrit en ces pages : Faris et Salim Nourallah sont d’excellents songwriters pop, et leurs disques solo des bijoux qui ne cessent de briller. A leurs côtés, dans la voie lactée, scintillent les étoiles (filantes) des Beatles et des Byrds. Ainsi au firmament, leurs mélodies magiques irriguent de leur splendide éclat notre terre en déroute. Il s’agit d’un miracle, mais personne ne l’a vu : d’où cette réédition, du seul album commun qu’ont écrit les deux frères. Un chef-d’œuvre, pas moins : 16 chansons aux harmonies tranquilles, aux délices extatiques. De la pop enchanteresse aux focales grandes ouvertes, comme dans les beaux westerns : à l’horizon le ciel est dégagé, la vie est presque belle. Il s’agit sans doute d’un des trésors les mieux cachés de ces dernières années : deux frères qui valent un Elliott Smith, surtout qu’ils sont vivants. En bonus, un disque d’inédits, et ils sont très jolis. Autant vous dire qu’il s’agit là d’un « must » en terme de pop altière. On ne le répétera pas.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Polaroid

Une belle famille, The Nourallah Brothers : alors que vient d’être réédité leur seul album commun (« Nourallah Brothers »), un magnifique recueil de complaintes bucoliques, sortent coup sur coup deux albums séparés du duo fraternel. « King of Sweden » pour Faris, et ce « Polaroid » pour Salim… Et que dire d’autre aux fans de soft rock et d’harmonies pop qu’il s’agit forcément de deux petites merveilles ? Tout ici transpire la mélancolie sourde, l’extase naïve d’un bel été sans fin. Parfois se profile un orage (les textes sombres), mais sous le parapluie on rit, parce que comme dirait Brautigan, ‘il pleut – toujours - en amour’… « Everybody wants to be loved » est justement le titre d’une chanson. Elle est belle, on a envie d’aimer. On les passe toutes en boucles, pour y croire un instant.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Waiting For The Sirens´Call

On les avait retrouvés en grande forme il y a quatre ans, lors de la sortie du furieux « Get Ready » et sa belle poignée de singles. Plus rock, comme si l’âge leur avait redonné de l’orgueil – malgré l’ambiance monolithique qui finissait par se dégager à force de trop d’écoutes. Pour leur prochain, ils claironnaient alors vouloir revenir au son plus club de « Technique », leur album « Ibiza » de 1989… Constat : « Waiting For The Siren Call » n’est ni vraiment taillé pour le dancefloor, ni trop sculpté dans l’électricité à la « Crystal ». Au fond, c’est mieux, puisqu’on retrouve ici les différentes couleurs dont New Order s’est servi pour teinter sa musique, tout au long d’une déjà longue carrière. New wave, rock, dance, voire reggae : aujourd’hui New Order peut se permettre le grand écart, les acrobaties s’étant révélées chez eux une constante depuis la mort de leur pote Ian Curtis. Un peu d’eurodisco ? Les ex-Joy Division prennent le pari et pondent « I Told You So », « Jetstream » (Ana Matronic des Scissor Sisters au chant !) et « Guilt Is A Useless Emotion ». Sortez la boule et le T-shirt fluo ! Un peu de cold wave façon « Lowlife-Brotherhood » ? « Who’s Joe » et le titre éponyme sont là pour exaucer ce vœu (quand on aime on ne compte pas). A chaque fois c’est pareil : New Order nous surprend, à contre-pied des modes, et du reste d’ailleurs. Vingt ans déjà aux Ordres ? Ca forge le caractère.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Shout Bamalama

Mickey n’a eu qu’un hit, en 1967, et c’était un tube d’Otis Redding (« Shout Bamalama »). Un truc déchirant et funky, qui lui fît miroiter le temps d’un été ce rêve a priori inaccessible : lui aussi deviendrait une grande star de la soul, et à lui les pépettes. Avait-il le ‘mojo’, ou bien n’était-il qu’un chanteur de soul et de gospel destiné à racler le fond des hit-parades ? L’histoire en conclut qu’il tomberait dans l’oubli. Mais heureusement pour nous, l’excellent label Vampisoul ressort la totale du bonhomme : « Shout Bamalama », sous-titré « And Other Super Soul Songs ». Et pour une fois c’est vrai : tous ces titres (17) sonnent vraiment comme de la super soul, qu’elle minaude (« Lonely Room », « Pledging My Love »,…) ou qu’elle aboie (« Hit Record », « Are You Ready »,… à la James Brown). Mickey Murray, grand chanteur de deep soul ? Cette compile lui rend enfin justice, après plus de trente ans d’anonymat forcé. Merci qui ?
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Before The Dawn Heals Us

On les avait interviewés à Dour il y a deux ans et ils n’étaient pas loquaces. Jeunes. Et fans de Judas Priest. L’un est parti, l’autre est resté. Anthony Gonzalez seul à la barre, on aurait pu croire à un changement quelconque, dans le son, dans la musique. Rien n’a vraiment changé, si ce n’est que l’axe John Carpenter-My Bloody Valentine-Suicide se resserre. Des suicides de vierges, tant ces nappes éthérées, ces riffs fantomatiques, ces soupirs de tendresse nous inspirent une vision : celle d’un rêve filmé par Sofia Coppola, au ralenti et poché au pastel. Du 10CC shoegazing ? Sur la piste de danse les filles s’électrisent et leur blondeur s’affole. Tout autour les garçons sont timides, leurs épaules en cadence avec le beat acide. A l’aube ils seront las. Qui pourra les guérir ? Une lettre, deux chiffres, c’est la formule magique.
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