La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

« Catching A Grizzly Bear, Lesson One », le premier album de Tomàn, était l’un des meilleurs albums flamands de 2005 : un mix élégant de post-rock (l’excellent « Deportivo ») et d’indietronica, mâtiné de cuivres à la Tortoise et de ballades nocturnes. Si son successeur attendu ne déçoit pas il laisse pourtant un arrière-goût d’inconsistance : « Loshegen », le titre d’ouverture, peine à prendre son élan, et c’est ainsi pendant (quasi) tout le reste de l’album. Il s’en dégage une certaine silhouette comme un rond de fumée qu’on soufflerait négligemment, avant de soupirer. Chaque chanson laisse le souvenir d’un volume aux bords évanescents, qui s’agrège plus ou moins aux précédentes avant de disparaître dans les limbes. Le plus beau de ces titres parle de tempête (« They Storm In (No Knock) ») et sa lumière diffuse réconforte -mais ne dure qu’un temps. Après tout s’effiloche et l’on est aspiré dans un cyclone de redondance (cfr « Chercher une phrase », Pierre Alferi) : « Perhaps we should have smoked the carpet first » ?

Vaut mieux s’en foutre qu’écrire une critique de cet album (version pour les pigeons).

jeudi, 24 mai 2007 18:23

Kingdom of Fear

Du ‘disco de merde’ : à écouter brailler ces Anglais qui semblent être montés sur ressort, on ne voit pas le rapport, mais peu importe. « Shithype » aurait sans doute été plus opportun, tant la musique dance-punk de ces types fait saliver les journalistes en manque d’imagination. Un pléonasme ? Un bon petit disque, sans plus, à écouter fissa parce que demain il sera déjà trop tard. Où l’on entend de bons petits tubes à la « I Know Kung-Fu » et « Reactor Party », un mix épileptique, gaillard, de rock’n’roll et de dance, comme si Devo était coincé avec The Bravery dans les bureaux du NME. Eh oui, voici donc l’énième sensation british. Ne comptez pas sur nous pour vous parler de ‘nu rave’ : on ne voit pas le rapport. Mais peu importe. L’important c’est l’instant. Et Shitdisco l’incarne avec une morgue qu’on peut aimer ou détester… Et si ‘Carpe Diem’ était une marque déposée ?

samedi, 31 décembre 2005 01:00

The Amber Gatherers

Le premier album d’Alasdair Roberts (« The Crook of my Arm ») débute par une admirable chanson intitulée « Lord Gregory », et depuis lors il faut bien dire qu’on attend chacun de ses disques avec une sourde impatience. Je dis ‘on’, disons ‘je’, car tel est mon prénom. Je dis : Alasdair Roberts connaît ses classiques british folk (Shirley Collins, Anne Briggs, Sarah Anne O’Neill,… la tradition). Il répond par ces 11 chansons, toutes jouées dans le même moule, et sa voix chevrotante ressuscite de vieux mots dont on ignorait l’existence. Lesquels, dis-je ? Ceinture de chasteté ? Il dit : ‘Riddle me, riddle me’. Je dis : le folklore écossais se limite pour moi à Sean Connery. Il dit : je n’aime pas James Bond. Moi non plus, je dis, et là on se met à discuter du « Wicker Man », des piloris sur lesquels jadis on lapidait les idiots du village. Alors je dis : Klaxons. Il dit : pouêt. Je dis : pouêt. Tu dis… Qu’est-ce que tu dis ? De quoi parles-tu donc, chroniqueur de mes deux ? Je dis : Alasdair Roberts. Il dit : ‘I saw the very sire of Hell himself’. Tu dis : c’est beau, mais qu’est-ce que c’est chiant ! T’as pas plutôt un bon Klaxons ?!? Je dis : pouêt ! Il dit : pouêt pouêt. Résisterons-nous à l’air du temps ? Je le dis. Lui aussi. Qui l’aime le suive : qu’on se le dise.

jeudi, 24 mai 2007 17:53

Cloudburst

Andria Degens est une proche de David Tibet, et à l’écoute de cet EP on ne peut que penser au mysticisme béat de Current 93 : même ambiance spirituelle, qui vous emporte loin de toute velléité terrestre, quelque part au-delà des nuages, d’où le titre. Armée d’un dulcimer (une sorte de cornemuse à cordes qui se joue à plat sur les genoux), d’un bouzouki et d’un tambourin, Andria Degens a composé à l’origine ces quatre titres pour l’artiste Susan Stenger (« Soundtrack for an Exhibition »). Elle chante sur le dernier (« Numinosum »), telle une Anne Briggs des temps modernes. Autant vous dire que « Cloudburst » sonne comme une longue ritournelle quasi médiévale (« Crystalline Rain », référence à Linda Perhacs ?), vingt minutes d’ascèse acoustique, de pure lévitation. Imaginez Colleen reprendre du Pentangle : tout le monde dit ‘Oooooom’, en signe de béatitude.

jeudi, 24 mai 2007 17:48

Blood Mountain

Il semble déjà loin, le temps où Mastodon reprenait « The Bit » des Melvins devant deux pelés-trois tondus : aujourd’hui les metalleux jouent en ‘support act’ de Slayer et ne parlent plus de rébellion mais de métro-boulot-dodo (le DVD bonus, hilarant). Faut bien éduquer la marmaille et rentrer dans le rang, vendre des disques, un peu, beaucoup, le plus possible, sinon c’est la Warner qui va pas être contente. D’où cette fâcheuse impression que nos quatre chevaliers de l’Apocalypse ont mis pas mal d’eau dans leur vin, et forcément ça laisse un goût amer. « Blood Mountain » sonne pourtant bien comme un album de Mastodon, mais sans cette colère viscérale qui leur donnait auparavant cette gueule de vrais méchants. Au rang des accusés ces voix claires qui sonnent comme le début de la fin : il faut vendre, il faut plaire au quidam qui aime ce ‘quelque chose de monstre’ sans craindre pour ses fesses. Voici du metal calibré pour passer à Werchter… Serait-ce le sort commun des artistes qui veulent entrevoir la lumière des flashes et des néons GB ? Et même si « Blood Mountain » reste un sacré disque de riffs énormes et de refrains dantesques (« The Wolf is Loose », « Capillarian Crest »), il n’empêche qu’on n’y croit plus des masses. Même Scott Kelly (Neurosis), Josh Homme (QOTSA) et Cedric Bixler-Zavala (Mars Volta), sans doute invités pour faire bonne figure, n’ont pas trop l’air de trouver ça très drôle. Comme souvent lorsqu’un groupe passe du statut d’underground à celui de produit de masse, on fait un peu la moue. Avant on croyait être les seuls à les comprendre, mais aujourd’hui on nie un peu l’affaire. L’effet major, me direz-vous ? Pardonnez donc notre snobisme, et sortez votre pèze : n’est pas metal qui veut, surtout à 30 euros le t-shirt.

jeudi, 24 mai 2007 17:42

Caldeira

« Caldeira » en portugais signifie ‘chaudron’, utilisé dans le vocabulaire des vulcanologues pour désigner un phénomène d’implosion souterraine, bref l’éruption interne d’un volcan. Valérie Leulliot a écrit ce premier album solo pour sortir indemne d’une rupture malheureuse : elle aurait dû ‘mieux l’écouter’, son ‘homme’, et ce disque est pour lui, à cause de lui, contre lui. En elle bouillonne sans doute la peur de ne plus être aimée, de croire encore que cet amour n’était pas qu’un « mirage » (« Au virage ») ou qu’‘un fleuve pollué’ (« L’amour désormais »). Enregistré à la maison à l’aide de quelques guitares, d’un clavier, d’un banjo,… « Caldeira » évite le surlignage pour que chacun y reconnaisse ses propres sentiments. Valérie Leulliot use ainsi de la nature (la terre, l’eau, le feu, l’air) comme métaphore de ses angoisses existentielles, parce qu’il n’y a rien de plus vulgaire que l’explicite dans les chansons d’amour. Si pour la première fois elle a osé confier les arrangements à quelqu’un d’extérieur (Sébastien Lafargue, dernier bassiste en date d’Autour de Lucie), c’est donc peut-être pour éviter le racolage : une façon comme une autre de prendre du recul, par rapport à soi, à l’autre (l’ex), aux autres (le groupe), et de continuer à avancer, ‘là où le vent la mène’ (« Un endroit »). Et puis, pour les fans un peu tristes qui attendaient une suite au quatrième Autour de Lucie, qu’ils se rassurent : Valérie Leulliot n’a pas perdu son timbre si suave. Et en ce qui nous concerne c’est bien là l’essentiel.  

jeudi, 24 mai 2007 17:24

There’s No 666 in Outer Space

Un titre cryptique pour une musique qui l’est tout autant : Hella fait du prog-math-rock, ou quelque chose du genre. La grande nouveauté, c’est la voix, omniprésente : jusqu’ici Hella se composait de Zach Hill et de Spencer Seim, mais aujourd’hui l’on peut parler d’un véritable groupe : cinq types qui foutent le bordel dans la salle de répèt, à force de jouer de la guitare comme si c’était un clavier, et la trompette une batterie. Capito ? Capiteux, et franchement diabolique : « There’s No 666 in Outer Space » sonne comme du Mars Volta (cette voix) s’amusant à jouer du Jane’s Addiction. Ca part dans tous les sens, et puis à un moment c’est l’overdose de gammes : stop, coupez, on repart à zéro et on se calme. Non ? « Anarchists Just Wanna Have Fun ». Justement, nous aussi, mais là guette le mal de tête. Une chtite aspirine pour éviter la loose (dans le coma-torium), et c’est reparti pour le délire fumiste. Fracasse !

jeudi, 24 mai 2007 17:22

Tongues

La rencontre entre Kieran Hebden (alias Four Tet) et le batteur free jazz Steve Reid semble tourner à plein régime : un an après le diptyque « Exchange Session » enregistré live en 2005 dans le club londonien du même nom, voici « Tongues », une suite logique mais à la dynamique plus ramassée. Alors que sur les deux premiers volumes les connexions électro-jazz se révélaient parfois opaques, ici le résultat s’avère davantage probant. Aux longues impros prise de tête succèdent 10 morceaux plus compacts, dans lesquels chacun y met du sien mais sans tirer la couverture. « The Sun That Never Sets » débute ainsi par quelques beats moelleux, avant que tout ne s’emballe lors d’un éprouvant « Brain », synthèse free-kraut-electro qui gratte bien là où ça fait mal. Heureusement, la harpe et les clochettes trafiquées du reposant « Our Time » rétablit la balance… « Tongues » oscille ainsi sans cesse entre l’effort (« The Squid », « Superheros », durailles) et le réconfort (« Greensleeves » et sa boîte à musique, « Left Handed, Left Minded »), mais sans jamais provoquer d’irrémédiable ennui. Seul un morceau ne choisit pas son camp, en équilibre instable entre tension délictuelle et flottaison acide : il s’agit de « Rhythm Dance », échappée belle à la Cluster où claquent les sirènes en signe d’inquiétude. Méfiance, donc : on parle ici d’un disque long en bouche… A écouter sans craindre d’y perdre pied.

jeudi, 24 mai 2007 17:16

Stars on the Wall

On ne le répètera jamais assez : « (We’ve Lost) Gravity », la chanson d’Orange Black, est sans doute l’une des plus belles choses qui soit arrivée à la musique pop belge. Aujourd’hui Dieter Sermeus s’appelle The Go Find, et « Stars on the Wall » constitue son deuxième album signé chez Morr Music. Forcément, on retrouve chez lui tout ce qu’affectionne le label berlinois depuis maintenant plusieurs années : des mélodies replètes, du folktronica gentillet au possible, une voix cajoleuse, de l’amour, un minimum d’amertume. Si vous aimez Styrofoam, Lali Puna et Isan, vous ne serez pas déçus : voici un petit disque tout confort qui mise son va-tout sur la répétition d’une même formule, jusqu’à l’assoupissement. Sur les murs de ces jolies chansons brillent des étoiles, mais elles sont en plastique : en promotion chez Ikea, rayon boulettes suédoises. Elle est pas belle, la vie sans tournevis ?

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