Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mercredi, 23 février 2011 01:00

Zeroes QC

A l’écoute de « Zeroes QC », on ne peut s’empêcher de se demander qui se cache derrière Suuns, cette entité sépulcrale qui se glisse insidieusement dans les tympans et provoque la confusion des sens. Suuns y injecte un rock crade et noisy asséné d’un monumental coup de dark electro et une petite touche punk. Suuns, anciennement connus sous le nom de Zeroes, publient une première œuvre immédiate, aux nombreuses influences (Clinic, Deerhof, Holy Fuck et même T-Rex dont ils reprennent « Organ Blues ») et à la production nickel. Normal quand on compte Jace Lasek (Besnard Lake) aux manettes. « Zeroes QC » est bien ficelé, passant d’une certaine légèreté (« Arena », « PVC ») à des atmosphères angoissantes (« Pie IX », « Marauder ») en un clin d’œil, sans jamais perdre le contrôle.

Suuns, quatuor originaire de Montréal, sculpte ses sons dans l’obscurité et vise rarement à côté. Tout n’est pas parfait dans ce « Zeroes QC », mais c’est peut-être aussi ce qui appuie l’intérêt de l’œuvre. Car même les plus grosses imperfections de la formation trouvent toujours leur sens au sein de l’ensemble. Comme, par exemple, « Up Past The Nursery », qui sonne comme du Clinic remixé par Thom Yorke. Mais qui, en bout de course, semble indissociable du reste de la plaque. Une bien belle performance.

Après leur concert du 24 février à la Rotonde du Botanique, Suuns sera de retour dans cette même salle le 22 mai, dans le cadre des Nuits. Ils seront également à Courtrai (salle De Kreun) le 26 février. 

 

mercredi, 23 février 2011 01:00

Hearts On Hold

Plus qu’un simple projet parallèle, Tu Fawning est une histoire d’amour. Lorsqu’ils ne tournent pas chacun de leur côté, Corinna Repp et Joe Haege, leader de 31Knots, se retrouvent sur les planches, comme à la ville. Le couple devient alors Tu Fawning et couchent sur papier des textes et mélodies complexes qui prennent un tournant théâtral dès leur mise en forme. Ou plutôt leur mise en scène. Car « Hearts On Hold » est une pièce en 10 actes dans laquelle Repp et Haege se donnent la réplique et entraînent leur public dans un univers où se partage fragilité et intensité. Entre rythmiques tribales, orgues inquiétants et cuivres planants, Tu Fawning se refuse de suivre quelque courant que ce soit et délivre un disque de rock aux couches multiples.

Parfois difficile d’accès, « Hearts On Hold » ne satisfera pas nécessairement le plus large des publics. Mais nul doute que tel n’est pas l’intention du duo, devenu récemment quartet. Souvent comparée à Portishead, l’œuvre de Tu Fawning se rapproche bien plus des travaux de Carla Bozulich. Etrange, habité, « Hearts On Hold » est le genre de disque qui peut diviser, tout en étant indéniablement intriguant.

Le 9 mars à la Maison des Musiques. C’est à Bruxelles.

 

mercredi, 23 février 2011 01:00

Public Strain

Women aime prendre son public à contre-courant. Si l’éponyme, publié en 2008, pouvait parfois laisser perplexe, ce « Public Strain » ne fait qu’amplifier ce sentiment. « Can’t You See », la plage introductive, ne laisse aucun doute planer. « Public Strain » rentre dans le lard dès ses premières notes, là où le disque précédent laissait le temps à l’auditeur de s’acclimater. Le quatuor canadien sature, déconstruit, triture et reconstruit sans jamais souffler. Et même lorsqu’il égrène des mélodies pop-rock qui, de prime abord, semblent élémentaires, une écoute répétée du morceau révèle bien plus de profondeur que ne laisse penser la première audition, souvent légère.

Women jongle parfaitement entre le rock le plus basique et les expérimentations noise et psychés les plus bruts. Un peu à la manière d’un Sonic Youth. « Public Strain » représente l’évolution naturelle d’une formation qui se dévoile par à-coups. La formation s’y réserve cependant une assez large marge de manœuvre. Les Canadiens exécutent leur sortie au son de « Eyesore », single condensant tout leur savoir-faire et laissant le public en suspens, dans l’attente de morceaux encore plus percutants. L’ascension inéluctable de Women ne fait que commencer.

 

dimanche, 13 février 2011 01:00

Sunday Bloody Sunday

En congé temporaire de ses camarades de Cursive et The Good Life, Tim Kasher trace la route, en solitaire. Ou presque. Pour la tournée promo de son premier LP solo, « The Game Of Monogamy », le bon pote de Conor Oberst a emmené dans ses valises Mexican Elvis, une petite formation pop-rock teutonne aux compos simples mais efficaces. Ce dimanche 13 février, Kasher et ses ‘special guests ‘effectuaient un passage (très) discret sur les planches de la Rotonde du Botanique.

Lorsque je débarque au sein d’une Rotonde quasi-déserte, le set de Mexican Elvis est déjà arrivé au beau milieu de son parcours. Drivé par le Londonien Peter Hall, ce quatuor a été formé à Munich et implique trois autres musicos allemands. La salle ne compte pas beaucoup plus d’une quarantaine de mélomanes. Mais les musiciens ne se laissent pas miner pour autant et jouent les extraits de « John Frum Alaska », leur dernier opus, un sourire aux lèvres. Entre deux chansons, Hall prend ce grand vide à la plaisanterie, présumant que les gens sont restés planqués chez eux pour mater le feuilleton policier du dimanche. La brève prestation s’achève par l’excellent « Drop Hawaii », long de 7 minutes et « The Washington D.C. », un nouveau single doté d’un haut potentiel radiophonique.

Tim Kasher, rasé de près, ne se fait pas attendre très longtemps. Normal. En guise de backing band, le singer-songwriter s’offre les services de son support act, Mexican Elvis. Pas de sound-check tiré en longueur donc. Et une entrée dans le vif du sujet, devant un public pas beaucoup plus nombreux qu’une heure auparavant. Les morceaux extraits de « The Game Of Monogamy » s’enchaînent naturellement mais la qualité des nouvelles compos du chanteur est assez inégale. Certains titres partent dans tous les sens, ce qui dessert la voix particulière et affectée de Kasher. Heureusement, le chanteur effectue un petit tour d’horizon au sein la discographie de ses deux autres formations, The Good Life et, surtout, Cursive dont il interprète une version retravaillée et fort réussie de l’irrésistible « The Recluse ». Au bout d’une bonne quarantaine de minutes, Kasher se retire non sans avoir effectué un court rappel. Même si le set n’était pas à la hauteur de ses prestations antérieures, Tim, soutenu par son backing band, s’est dignement démené. Et ce malgré l’absence d’un public qui a manifestement préféré passer son dimanche sous sa couette…

(Organisation : Botanique) 

mardi, 08 février 2011 01:00

In Sickness And In Health

Paru il a deux ans et des poussières, « Goodnight » révélait William Fitzsimmons à un public beaucoup plus large que celui qui s’était intéressé à ses deux premiers travaux. C’est donc sans surprise que son passage au Witloof Bar du Botanique a rassemblé autant de monde que de places disponibles. Une occasion unique de découvrir les nouveaux morceaux du barbu, dans une configuration des plus intimistes.

William Fitzsimmons est vraiment un chic type. Victime d’une extinction de la voix la veille de son passage dans notre capitale, le singer-songwriter ne s’est pas laissé démonter et a malgré tout répondu présent, plutôt qu’annuler la seule date belge de sa tournée. Sous un crâne récemment rasé et derrière sa longue barbe, qu’il arbore élégamment sur la pochette de « Gold In the Shadow », son nouvel LP à paraître fin mars, Fitzsimmons est seul sur scène. Seul, armé de ses guitares et face à son public, l’homme s’excuse avec une bonne pointe d'humour de l’état de ses cordes vocales (‘I sound like Eddie Vedder now…’) et fera preuve tout au long de la soirée d’une générosité sans pareil au niveau des échanges avec ses fans. Et côté setlist, personne n’est oublié. Le chanteur parcourt quelques morceaux de son prochain disque (les magnifiques « The Tide Pulls From the Moon » et « Wounded Head »), ainsi que de jolies reminescences de sa discographie antérieure (« If You Would Come Back Home », « Everything Has Changed », « After Afterall », « It’s Not True »…)

William Fitzsimmons pratique la thérapie par le chant sans tomber dans le lugubre. Car malgré le ton profondément pathos des compositions du folkeux, celui-ci fait preuve d’une bonne humeur communicative, même lorsqu’il parle de son ‘état de dépression chronique’. Pour le rappel, il termine son set en plein milieu du parterre, entouré de sa petite centaine de thérapeutes, pour lesquels il interprète une petite série de requests dont « Afterall » et sa fameuse reprise du « Heartless ». Malgré ses problèmes vocaux, Fitzsimmons a offert ce soir un superbe concert d’1h15 qui restera vraisemblablement autant gravé dans les esprits du public que de l’artiste lui-même. Ce dernier devrait être de retour plus tard dans l’année, accompagné de ses musiciens. On y sera à nouveau sans hésitation !

Organisation : Botanique

mercredi, 09 février 2011 01:00

A Little Less More

« A Little Less More » est le premier album de Frank Shinobi, un quartet liégeois dont le style évolue quelque part entre les Dublinois de The Redneck Manifesto et, surtout, 31Knots. Le disque est d’ailleurs produit par Jay Pellicci, batteur de la formation ricaine. Et tout comme ses principales influences, Frank Shinobi se démène à coups de riffs bien placés, relevés par des textes scandés avec force et détermination. « A Little Less More » est une œuvre directe, complexe et acérée à point. « Cortège Hippotracté », « FS et le poney jaune », « Turbodépression » et « Gazoduc dans la steppe » sont les quatre moments forts d’un disque qui ne manque pas de cran.

Frank Shinobi, membre du collectif Honest House, est l’une de ces formations qui n’a pas besoin d’un succès à la Puggy pour briller ou montrer ce dont il est capable. « A Little Less More » est le genre de disque sur lequel certaines autres formations de la scène rock belge devraient prendre exemple. Ne serait-ce que pour la détermination dont les quatre Liégeois font preuve. Les fans de 31Knots vont adorer.

En concert le 12 mars au Beurskaffé (gratuit) et au festival d’Hiver Rock ce 19 février.

 

mercredi, 09 février 2011 01:00

The Lady Killer

Faut-il encore présenter Cee-Lo Green, celui même qui a, en compagnie de son pote Danger Mouse, inondé les ondes FM au cours de l’été 2009, avec le tube « Crazy » ? Goodie Mob relégué aux archives et Gnarls Barkley placé entre parenthèses, Cee-Lo reprend sa carrière solo en main en délivrant un troisième album qui, au contraire des deux précédents, ne risque pas de passer inaperçu. Preuve en est le carton du single « Fuck You », rebaptisé « Forget You » pour les oreilles chastes. Un tube qui aura même été harponné par la série musicale « Glee » dans laquelle il y est interprété par… Gwyneth Palthrow. Une incartade rapidement oubliée à l’écoute d « The Lady Killer », un disque de Soul et R&B classieux, distingué et d’une richesse impressionnante. Fait plutôt rare dans le R&B contemporain. Cee-Lo verse son cœur et ses tripes au sein de onze morceaux tous aussi exaltants les uns que les autres. Les fans de la première heure lui regretteront certainement le manque d’audace, par rapport aux deux disques précédents. Mais même dans la simplicité, le tombeur de ces dames réussit à en imposer, ne serait-ce que par sa voix inimitable.   

Outre les évidents « Fuck You » et « Bright Light Bigger City », « The Lady Killer » regorge de tubes potentiels comme « Old Fashioned » ou « Cry Baby », deux titres qui auraient pu sans problème voir le jour dans les sixties ou seventies. Ou encore le sulfureux « Please », un duo au sein duquel Green partage son micro avec une autre voix exceptionnelle. Celle de notre Selah Sue nationale ! Même si ce titre n’est présent que dans la version européenne du CD, il s’agit d’une belle reconnaissance pour la petite Louvaniste. Cee-Lo Green, quant à lui, est de ces artistes qui n’inspirent rien d’autre que le respect le plus total. « The Lady Killer » est sans nul doute un futur grand classique de la Soul.

vendredi, 04 février 2011 14:07

The White Stripes: C'est officiellement fini!

The White Stripes n'est plus. C'est le site officiel du duo qui l'annonce. Il ne s'agit cependant pas de différents artistiques ou personnels qui motivent cette décision. Jack & Meg White estiment simplement que le moment est venu de mettre un terme à leur aventure.

Le dernier message du duo à ses fans: "The White Stripes n'appartiennent plus à Meg et Jack. The White Stripes vous appartiennent et vous pouvez en faire ce que vous voulez. Ce qui fait la beauté de l'art et de la musique, c'est qu'ils peuvent durer eternellement si les gens le désire. Merci d'avoir partagé avec nous cette expérience. Nous vous en sommes vraiment reconnaissants."

The White Stripes laissent donc derrière eux une floppée d'albums et de singles cultes, publiés entre 1997 et  2007. Un split plus que profitable pour Jack et Meg qui ont vu, suite à cette annonce, les ventes de leur CD/DVD live "Under Great White Northern Lights" se multiplier de... 2644% en Grande-Bretagne!!  Suit "White Blood Cells" avec 612% et "Elephant" avec 402% de vente supplémentaires cette semaine.

Rendez-vous dans 10 ans pour le 'Reunion Tour" ?

mercredi, 02 février 2011 21:57

Star Of Love

Ce n’est pas gagné d’avance pour les Crystal Fighters. « Star Of Love », le premier album de ce quintet originaire d’Espagne et installé à Londres, est ce qu’on peut qualifier de sacré bordel. Découvert il y’a plus ou moins un an lors de la sortie de l’excellent single « I Love London », distribué par Kitsuné, les Crystal Fighters proposent onze morceaux sculptés dans une d’électro-pop tribale mâtinée d’instrumentation basque. Ce métissage, qui aurait pu se solder sur un labeur tout à fait original, débouche sur une œuvre inégale et lassante. La BBC va même jusqu’à comparer une composition du quintette (« At Home ») à de la musique d’une publicité pour Body Shop. Pas faux ! Mais Crystal Fighters peut également évoquer, dans ses meilleurs moments, un Go! Team survitaminé (« I Do This Everyday », « In The Summer »). De jolis passages, bien trop sporadiques. Et dans ses plus délires les plus dispensables, « Star Of Love » passe pour une version cheap du « Subiza » de Delorean (« Follow », « Xtatic Truth », « Solar System »). Le premier LP des Crystal Fighters déborde d’énergie pour peu d’idées et ne laisse, en bout de course, aucune empreinte indélébile. Beaucoup de bruit pour pas grand-chose.

Crystal Fighters, réputés excellent en ‘live’ (c’est toujours ça de gagné), seront sur les planches de Tour&Taxis lors de la Pias Nite du 26 mars.

mercredi, 02 février 2011 21:55

Patches

Deux univers antinomiques entrent en collision. « Patches » est le fruit d’une collaboration entre Jace Clayton alias DJ /rupture, prophète du Mash-Up, et Andy Moor, guitariste au sein de The Ex. Enregistré en 2007 lors d’une tournée en commun, le mariage entre les distos de Moor et les beats de DJ /rupture, est assez surprenant de prime abord. Mais cette union inattendue prend tout son sens dès le second morceau de la plaque, « Sometimes It Can Be Hard To Breathe ». Une compo où les riffs acérés du guitariste s’entrelacent subtilement aux bidouillages électroniques du DJ. Ce dernier ne ménage pas son collègue en virevoltant du dubstep à de l’abstract hip hop ou même de l’ambient et de la world music au trip hop. Il va même jusqu’à incorporer des samples hors-sujets de Tracy Chapman ou encore Diana Ross ! Mais le musicien hollandais, même en pleine improvisation, a plus d’un tour dans son sac et place chaque note à l’emplacement qui lui semble être destiné. « Patches » est une véritable joute musicale, captivante de la première à la dernière manche. Et c’est l’auditeur qui en sort gagnant, haut la main.

 

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