Depuis la publication de son quatrième LP (NDR : premier au sein d’une major), « Begin To Hope », en 2006, Regina Spektor s’est imposée comme une figure particulièrement respectée de la scène indie pop féminine. A l’heure où Fiona Apple est aux abonnées absentes et Tori Amos concocte le même disque trois fois de suite, la New-yorkaise d’origine russe arrive au bon moment. Quatre ans et quelques millions de disques écoulés plus tard, la poétesse propose son premier disque enregistré en public. Accompagné d’un Dvd retraçant une version imagée de l’œuvre sonore, « Live in London » a été immortalisé le 4 décembre 2009 à l’HMV Hammersith Apollo, au cœur de la capitale britannique, et retrace un large pan du parcours de la jeune femme. Une sorte de best-of ‘live’ que la charismatique chanteuse envoie tout sourire et parfois avec une pointe de second degré aux auditeurs/téléspectateurs.
Le Dvd s’ouvre sur une reprise culottée de l’intro du « November Rain » des Guns’n’Roses avant de suivre plus ou moins la même trajectoire que le Cd. Spektor virevolte majestueusement de ses tubes (« On The Radio », « Laughing With », « Dance Anthem Of The 80’s », sans oublier « Us ») à quelque uns de ses meilleurs morceaux (« Après Moi », « Man Of A Thousand Faces », « Ode To Divorce », « Hotel Song », « Samson ») en passant par deux ou trois inédits. Le tout bonifié par la présence d’un petit orchestre à cordes. Circonstanciellement, une guitare opère une rapide incursion (« That Time », « Bobbing For Apples ») mais la voix de Regina Spektor n’est jamais mieux mise en valeur que lorsqu’elle s’exprime derrière son instrument de prédilection, le piano. « Live In London » se destine autant aux fans qu’à ceux qui désirent découvrir un joli panorama de la carrière de la demoiselle.