La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mercredi, 05 janvier 2011 23:18

Work

En 2005, les Shout Out Louds publiaient « Howl Howl Gaff Gaff », un premier disque impérieux, porté par « The Comeback », un single dont la mélodie, une fois assimilée, frisait l’obsession. Le résultat sera un peu moins percutant pour « Our Ill Wills », une œuvre légèrement plus ‘travaillée’, qui suivra deux ans plus tard. Mais le quintet suédois remonte la pente grâce à son troisième labeur, « Work ». Contrairement à son précédent opus, « Work » opère dans la simplicité. Les notes naturelles de pianos remplacent élégamment les lignes de synthé. Et l’emphase est plus que jamais placée sur les vocalises d’Adam Olenius plutôt que sur les envolées mélodiques.

Les morceaux les plus marquants de « Work » en sont également les plus entêtants. Les mélodies et/ou refrains de titres tels que « Throwing Stones », « Fall Hard », « Too Late Too Slow », « Paper Moon » ou « The Candle Burned Out » ne sont certes pas révolutionnaires mais chatouillent agréablement les conduits auditifs. Le troisième opus des Shout Out Louds souffre cependant de quelques imperfections (« Walls », « Show Me Something New », « Play the Game ») qui l’empêcheront probablement d’accéder au titre de disque incontournable.  

mercredi, 05 janvier 2011 23:02

Listen

Emanuel And The Fear est le projet d’Emanuel Ayvas. Il a réuni pas moins de dix de ses potes pour former l’orchestre qui l’accompagne sur ce premier essai, tout simplement intitulé « Listen ». Originaire de Brooklyn, Emanuel And The Fear propose une œuvre d’introduction tout à fait épique. Pour faire avaler d’une traite 19 morceaux déployés en près d’1h10, il faut être vachement ambitieux mais surtout particulièrement talentueux. Mais le problème de « Listen », c’est qu’il y a à boire et à manger. Si certains morceaux rappellent le meilleur de Bight Eyes (« Same Way »), Arcade Fire (« Jimme’s Song »), Ben Folds Five (« Dear Friend », « Whatever You Do ») et parfois même Dave Matthews Band (« Guatemala », « Free Life »), d’autres sont tout simplement dispensables (« Balcony », « Trucker Lovesong » et ses bidouillages électroniques incohérents,…).

Mais lorsqu’Emanuel & The Fear brillent, ils ne le font pas à moitié. Comme sur les exceptionnels « Jimme’s Song » et « Simple Eyes » ou les efficaces « Song For A Girl », « Guatemala » et « The Finale ». Mais il s’agit de trop rares moments pour faire de « Listen » une œuvre tout à fait convaincante. Vu le potentiel des morceaux précités, Emanuel pourrait en surprendre plus d’un. A condition qu’il fasse preuve d’un peu plus de synthèse à l’avenir et qu’il consente à attribuer plus de place aux vocalises féminines. Ces mêmes voix qui font de « Simple Eyes » et « The Finale » deux des meilleurs morceaux de la plaque.

mercredi, 05 janvier 2011 22:58

Wake Up!

Incroyable The Roots. Ces mecs ne s’arrêtent manifestement jamais. Lorsqu’elle n’est pas flanquée derrière ses instruments pour les besoins de l’émission quotidienne ‘Late Night With Jimmy Fallon’ ou qu’elle ne publie pas de galettes tout simplement énormes (« How I Got Over », sans conteste un des meilleurs disques Hip Hop de 2010), la formation à géométrie variable donne un coup de main à ses potes. En l’occurrence, ici, John Legend. Marqué par ses irrésistibles envolées jazzy et ses basses langoureuses, « Wake Up! » est un disque Soul dans la plus pure tradition du genre. Plus qu’un disque, « Wake Up ! » est cri du cœur, l’une de ces œuvres aussi sociales et militantes que passionnantes.

L’opus réunit douze reprises de morceaux dont les textes sont particulièrement marqués par l’époque à laquelle ils ont été publiés, tout en restant pourtant d’actualité. Ainsi John Legend & The Roots se permettent des perles signées Curtis Mayfield (« Hard Times »), Marvin Gaye (« Wholy Holly »), Baby Huey & The Babysitters (« Hard Times ») ou encore Billy Withers (« I Can’t Write Left Handed »). Seul inédit au programme, « Shine », thème musical du documentaire « Waiting For ‘Superman’ » de Davis Guggenheim (déjà responsable du fameux « An Inconvenient Truth »). Il s’agit également du seul morceau qui fait pâle figure sur la galette. Hormis cette incartade anecdotique, « Wake Up! » est assurément un disque qui fait chaud au cœur. Ce qui, de nos jours, n’est pas une mince affaire. John Legend + The Roots = ‘A match made in heaven’.

mardi, 04 janvier 2011 20:20

Sonic Youth en VF et instrumentral

Sonic Youth publiera le 7 février prochain le résultat de son travail pour la bande son de "Simon Werner a disparu", un film du cinéaste français Fabrice Gobert. Celui sera disponible en DVD dès le 1er février en France.
 
Tracklist:
 
01 Thème de Jérémie
02 Alice et Simon
03 Les Anges au piano
04 Chez Yves (Alice et Clara)
05 Jean-Baptiste à la fenêtre
06 Thème de Laetitia
07 Escapades
08 La Cabane au Zodiac
09 Dans les bois / M. Rabier
10 Jean-Baptiste et Laetitia
11 Thème de Simon
12 Au Café
mardi, 28 décembre 2010 01:00

Surfing the Void

Qu’on ne parle plus de Nu-Rave au quatuor (anciennement trio) qui nous a pondu l’excellent « Myth Of The Near Future », en 2007. « Surfing The Void », c’est le pied de nez aux détracteurs qui les attendaient au tournant. Ce qui est une excellente chose en soi, vu que le genre précité n’aura pas survécu plus de deux ans. Les Klaxons nous servent ici de bons gros riffs bien bourrins, des mélodies divinement chaotiques et des refrains qui ne risquent pas de se retrouver un jour listés dans les karaokés. Ce son plus lourd, la formation le doit certainement au préposé aux manettes, Ross Robinson, habituellement délégué aux productions Metal (Korn, Glassjaw, Machine Head, At The Drive-In, Sepultura,…).

« Surfing The Void » a d’autant plus de mérite qu’il a été accouché dans la douleur. Le label a en effet refusé à plusieurs reprises les premières ébauches proposées par le quatuor, jugées trop ‘anti-commerciales’. Le résultat final n’est pourtant pas facilement accessible. Le disque ne rencontre d’ailleurs pas le même succès commercial que « Myths Of The Near Future ». Klaxons a donc tiré sa révérence à tous les fluokids, même si certains morceaux gardent quelques séquelles du premier labeur (« Cypherspeed », « Flashover », « Echoes»). Moins instantané que le précédent opus, « Surfing The Void » est l’un de ces disques vers lesquels on se retourne quelques années plus tard en se félicitant de ne pas être passé à côté.

Avis aux fans, en guise de cadeau de fin d’année, le quatuor propose également, depuis ce 27 décembre, un Ep inédit de 5 titres. « Landmarks Of Lunacy Ep » a été mis en boîte en compagnie de l’inévitable James Ford (Simian Mobile Disco) lors des sessions d’enregistrement de « Surfing The Void ».

mercredi, 29 décembre 2010 18:47

Come Around Sundown

La success-story par excellence. Il est loin le temps des « Youth & Young Manhood » ou « Aha Shake Heartbreak », au retentissement encore relativement confidentiel. L’ascension fulgurante des Kings Of Leon, initiée par « Only By The Night » en 2008, a propulsé le quatuor au rang de stars de stades. Et ce « Come Around Sundown » ne changera pas la donne. Les frangins Followill, Caleb, Nathan, Jared et leur cousin Matthew dégainent un cinquième album dans la lignée du précédent, ni meilleur, ni moins bon. Juste un concentré de tubes taillés pour les immenses salles qu’ils sillonnent autour du monde, comme en témoigne les très efficaces premiers singles « Radioactive » et « Pyro », que les fans se feront un plaisir de reprendre en chœur.

On peut cependant reprocher à la bande d’avoir définitivement délaissé la spontanéité de leurs premiers écrits au profit de morceaux scrupuleusement étudiés (« Back Down South », « The Face ») et parfois surproduits (« The Immortals », « Pony Up »). Il est clair que les fans de la première heure ne seront pas ceux qui applaudiront des deux mains les nouveaux hymnes du quatuor, parfois indigestes pour les amateurs de simplicité. « Come Around Sundown » s’adresse donc principalement à ceux qui considèrent « Only By The Night » comme un disque de référence.

mardi, 28 décembre 2010 01:00

The Night Before (b)

Exit Geike Arnaert. Enter Noemie Wolfs. Il s’agit de la troisième chanteuse de la formation belge, qui a perdu deux ans auparavant l’une des plus jolies voix de la pop issue de nos contrées. Mais ce qui frappe à la première écoute du septième recueil d’Hooverphonic, ce sont les intonations de Noemie Wolfs, étrangement proches de celles de Geike. Pas fou le Callier ! La jeune femme, qui n’a aucun complexe à avouer qu’elle n’était pas nécessairement fan de la musique du trio avant de rejoindre ses rangs, n’a donc pas grand-chose à envier à celle qu’elle remplace. Enfin presque. Noemie étale donc ses vocalises au cœur de treize nouvelles compositions qui rappellent vaguement la discographie la plus pop du combo, à savoir « Jackie Cane » et « No More Sweet Music ». Deux plaques qui ne sont pas nécessairement les meilleures de la formation.

« The Night Before » est sympathique, sans casser des briques. Bien qu’elle possède de solides cordes vocales, la nouvelle interprète du trio aurait peut-être eu besoin d’un peu plus de temps avant de se lancer dans l’aventure. En cause, les quelques chants trop académiques qui font surface au sein des morceaux les plus down-tempo (« More », « How Can You Sleep », « Danger Zone »). Mais toujours est-il que la petite a du mérite, vu que la comparaison est inévitable. Ce sont donc ses acolytes, Alex Callier et Raymond Geerts, qu’il faut pointer du doigt. Ces derniers nous avaient habitués à mieux. Comme sur les impeccables « The Magnificent Tree », « The President Of The LSD Golf Club » et, surtout, « A New Stereophonic Sound Spectacular », la petite perle confidentielle jamais égalée. Il n’empêche que si « The Night Before » devait être le tout premier disque de la formation, on ne pourrait que saluer le travail d’orfèvre au niveau de la production. Joli, mais peut manifestement faire mieux.

Yeasayer fait plaisir à ses fans (et plus particulièrement les fans belges) en proposant l'intégrale de leur live enregistrée le 28 octobre dernier à l'Ancienne Belgique. Vous pouvez choper le disque sous différent formats (MP3, AAC, etc.) en versant à la formation entre 0 et 9,99€. A vous de choisir.
 

Mr. Robbie Williams se serait-il assagi après 20 ans de carrière solo ? A l’heure où le rebelle préféré de ces dames n’est plus un cœur à prendre et qu’il a gentiment accepté de retrouver ses anciens compagnons de route, j’ai nommé Take That, une compile rappelle à notre bon souvenir combien le parcours en solitaire de l’homme a été riche. Encore fallait-il s’y intéresser un minimum…

« In And Out Of Consciousness » réunit pas moins de 40 morceaux (!), partagés sur deux disques. Il s’agit donc d’une véritable mine d’or pour les fans de Robbie Williams. Ce ‘best-of’ tout à fait exhaustif met en lumière aussi bien les morceaux les plus évidents (« Angels », « Rock DJ », « Bodies », « Kids » en compagnie de Kylie Minogue, « Let Me Entertain You », « She’s The One », « Somethin’ Stupid » en duo avec Nicole Kidman,…) ainsi que ceux passés relativement inaperçus en dehors des frontières britanniques (« Sexed Up », « It’s Only Us », « Radio », « Rudebox », « She’s Madonna » interprété en compagnie de Pet Shop Boys…). Et, avouons-le, la plaque réserve tout de même quelques bonnes surprises pour le quidam qui n’a jamais vraiment manifesté le moindre intérêt pour la discographie de Williams (« Lovelight », « The Road To Mandalay », « Millenium »). De « Freedom », son tout premier morceau en cavalier seul, à « Shame », le dernier single en date, en duo, flanqué de son pote Gary Barlow, rien n’est oublié. Même pas le Take That pré-split (« Everything Changes »).

« In and Out Of Consciousness », qui existe également en version ‘deluxe’, enrichi d’un Dvd épinglant la majorité des clips vidéo, devrait certainement faire bondir de joie les fans hardcore qui trouveront l’objet sous le sapin. Les autres pourront toujours l’utiliser comme sous-verre.

mardi, 21 décembre 2010 01:00

Ivory Tower

« Ivory Tower » est bien plus qu’un simple album. La septième œuvre de Gonzales est en fait la supposée bande-son du long métrage éponyme d’Adam Traynor (Puppetmastaz), mettant en scène le musicien et ses proches amis Feist, Peaches et Tiga. ‘Supposée’ car enregistrée bien avant le tournage du film. Produit par Boys Noize, « Ivory Tower » met à nouveau en exergue le talent indéniable du Canadien au piano. D’ailleurs, qui ne se souvient pas du gracieux « Solo Piano » publié en 2004 ? Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de jolies compositions épurées mais d’une œuvre pop aux accents très électroniques.

Mais que ceux qui s’attendent à des beats pompiers en lisant le nom du producteur du nouveau projet de Gonzales soient prévenus. « Ivory Tower » évolue à des années-lumière des productions habituelles de Boys Noize, même si sa patte est des plus évidentes sur certains morceaux (« Smothered Mate », « Never Stop »). Jason ‘Chilly Gonzales’ Beck, entré l’an dernier dans le livre des records, après avoir accordé un concert marathon de 27 heures, propose ici un disque en dents de scie, dont seule une bonne moitié conserve une certaine raison d’être, en dehors du long-métrage (« Knight Moves », « Smothered Mate », « I Am Europe », « Never Stop » et « You Can Dance »).  

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