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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

Le 7 juin prochain, The Chemical Brothers offriront un successeur à leur « We Are The Night » de 2007. Il est intitulé « Further » et contiendra 8 morceaux. Chacun de ses morceaux fera ensuite l’objet d’un clip vidéo. Ceux-ci seront réunis dans une version DVD de l’album. La date de sortie de ces deux objets n'est pas encore connue.
vendredi, 02 avril 2010 02:00

Born To Be Wild

Depuis 2007, deux hommes masqués sèment la terreur sur les dancefloors du monde entier. En 2009, décidés à prouver à la planète que le paysage musical italien ne se limite pas à des Zucchero, Ramazotti et autres Pausini, The Bloody Beetroots publient « Romborama », un premier album alliant puissance et férocité. Après avoir mis le public du festival I Love Techno sur les genoux en novembre dernier, le duo a réuni une foule de masochistes sous le toit de l’AB pour un concert chaud boulette.

Ce qui est certain, c’est que The Bloody Beetroots attire un public jeune. Très jeune. Début des vacances de Pâques oblige ? Quoiqu’il en soit, le parterre, d’une moyenne d’âge de 17 ans tout au plus, bouillonnait comme jamais. Après quelques bons beats électro dispensés par Highbloo, en première partie, la scène de l’AB est prête à accueillir les terroristes du BPM. Et dès les premières notes de l’intro de « Domino », leur nouveau single, les premiers rangs sont secoués d’un mouvement de foule comparable à celui qu’aurait pu provoquer un Rage Against The Machine (!!!) Impressionnant ! Les petits jeunes, manifestement surexcités, vont, l’espace d’une petite heure, en avoir pour leur argent.

Derrière leurs masques, Bob Cornelius, Tommy Tea et leur batteur doivent certainement étouffer tant l’atmosphère est moite et l’ambiance, survoltée. Tout à leur honneur, The Bloody Beetroots propose un vrai ‘live’. Un contraste rafraîchissant, comparé aux artistes coincés derrière leur laptops. Ici, la gratte en prend pour son grade, les synthés s’affolent et la batterie est à deux doigts de l’implosion. Le climax du set sera atteint lors de l’énorme hymne rave « Warp 1977 » qui, l’espace de 3 minutes à peine, parviendra à retourner l’ensemble de la salle. « Talkin’ In My Sleep », « I love The Bloody Beetroots », « Romborama » et autres « Have Mercy On Us » achèveront brillamment le travail des maestros.

Après en avoir pris plein les oreilles, le constat est irrévocable, The Bloody Beetroots sont, sans aucun doute, les nouveaux Prodigy. Ou, pour être tout à fait précis, les Prodigy des moins de 18 ans. Mais peu importe votre âge, si vous êtes en possession d’un ticket pour Rock Werchter 2010, il s’agira assurément de l’un des concerts du festival à ne rater sous aucun prétexte.

(Organisation : Live Nation)  

mercredi, 31 mars 2010 02:00

Voyage, voyage...

A l’heure où les giboulées de mars se déchaînent sous le ciel belge, un homme débarque. Il a emmené, dans ses valises, une huitième œuvre qui sent bon la mer, le sable, les cocotiers. Pour la dernière étape de sa tournée européenne, Josh Rouse a désigné Bruxelles comme terre d’accueil d’un soir. Il y présente « El Turista », un disque à écouter les yeux fermés.

Cependant, les pérégrinations ibériques de Josh Rouse n’ont manifestement pas convaincu énormément de monde en Belgique. D’abord prévu à l’ABFlex (configuration mi-assise, mi-debout), c’est finalement sur la scène de l’ABBox que l’Espagnol de cœur a dû déposer ses bagages. Dans la salle, un parterre très clairsemé est venu applaudir l’homme qui, comme lors de son dernier passage dans cette même salle, ne s’est pas embarrassé de musiciens additionnels. A l’exception d’un pianiste/guitariste. Rouse et son partenaire ouvrent le bal par « Lemon Tree », extrait de « El Turista », suivi de « The Man Who Doesn’t Knwo How To Smile », un titre interprété à l’origine sur « Subtitulo » en compagnie de sa bien-aimée Paz Suay. Le chanteur, surpris par le silence régnant dans la salle, détend l’atmosphère en balançant quelques plaisanteries bien senties et, surtout, une succession de titres estivaux propice à oublier le temps pourri à l’extérieur.

Ainsi, « I Will Live On Islands » précède les étincelants « Flight Attendant », « Winter In The Hamptons », « Come Back » et « Las Voces ». Le chanteur exhorte d’ailleurs le public, un peu trop timide à son goût, à participer aux chœurs de cette dernière. Il n’en faut pas beaucoup plus pour entendre l’assistance hurler d’une seule voix les ‘ooooh’ et ‘aaaaah’ du refrain dans une bonne humeur contagieuse. Le set, dans son ensemble, est une irrésistible invitation au voyage qui aurait pu, néanmoins, avoir encore plus d’impact si Josh Rouse avait (un peu plus) privilégié ses compositions hispanophones.

Après une courte pause, l’homme et son musicien reviennent pour un très attendu « 1972 » suivi de « It’s The Nighttime ». Un court rappel qui laisse le public, enfin chauffé, sur sa faim. Les deux hommes reviennent donc pour un ultime ‘encore’, au cours duquel ils interprètent, au sein du public et sans micro, le génial « Love Vibration ». Après une bonne heure et demie de soleil dans les oreilles, le retour sous la pluie bruxelloise n’en sera que plus douloureux…

Setlist :

Lemon Tree
The Man Who Doesn’t Know How To Smile
I Will Live On Islands
Sunshine
Las Voces
Sweet Elaine
Winter In The Hamptons

Hollywood Bass Player 
Flight Attendant
Come Back
Sweetie
Summertime

Valencia
Quiet Town
Sad Eyes

1972
It’s The Nighttime

Love Vibration

(Organisation : Ancienne Belgique)

mardi, 30 mars 2010 02:00

Cloud Seed

En 2005, Vex’d publiait « Degenerate », un premier album qui allait très vite placer le Dubstep sur la carte des tendances à suivre de près. Cinq ans plus tard, le moins que l’on puisse dire est que le genre s’est définitivement ancré dans le paysage audio-sensitif comme une valeur sûre. Normal, vu les porte-drapeaux tels que Burial, Flying Lotus, Hudson Mohawke, Samyiam ou plus récemment Gonjasufi et The Gaslamp Killer. Le duo british profite donc de cet engouement pour présenter une série de morceaux écrits entre 2006 et 2007, juste avant la mise à mort de la formation. « Cloud Seed » n’est donc pas un véritable album, mais une compilation de compositions oubliées.

Ces morceaux devaient, à l’époque, constituer le point de départ du second ouvrage de Jamie Teasdale et Roly Porter, alias Vex’d. Mais les deux hommes ont préféré prendre des chemins opposés, laissant en plan toutes leurs expérimentations. Sous l’impulsion du label Planet Mu, Teasdale et Porter lèvent aujourd’hui le voile sur un travail qui, dans d’autres circonstances, aurait probablement été injustement délaissé. « Cloud Seed » réunit donc dix plages oscillant entre IDM et un Dubstep obscur à la Burial, mettant davantage l’accent sur la technique que sur l’accessibilité. L’atmosphère, généralement pesante, donne toute sa profondeur et sa cohérence à une compile qui aurait pu aboutir sur une suite de morceaux disparates. Car « Cloud Seeds » compte également quatre travaux de rénovation effectué par le duo pour le compte de Plaid, Gabriel Prokofiev, Distance et John Richards. Mais même ces remixes s’intègrent parfaitement à l’ensemble. Vex’d a beau être mort, il laisse derrière lui un héritage incroyablement pertinent. Aujourd’hui plus que jamais.

 

mardi, 30 mars 2010 02:00

The Maximalist

Apprivoiser « The Maximalist », la deuxième galette de Thomas White, n’a pas été une mince affaire. Tout d’abord, parce qu’il a fallu, déjà, trouver le courage de passer outre son ignoble pochette. Ensuite, pour assimiler cette profusion d’idées qui parcourt le disque, sans le moindre fil rouge. Mais l’ancien membre fondateur de The Electric Soft Parade ou honoraire chez Brakes et British Sea Power, est fort. Très fort. Car « The Maximalist » est truffé de cavillations. Et donc, pour appréhender tous les détails qui lui auront échappé au terme de la première écoute, l’auditeur se sentira presque obligé d’appuyer une seconde fois sur play. Voire une troisième et une quatrième fois. Et ainsi de suite.

« The Maximalist » évolue entre rock progressif, psychédélisme, pop et musiques électroniques. Thomas White y fait preuve d’une véritable soif d’expérimentations. Tant, parfois, que son œuvre est difficile à suivre et s’aventure aux limites de la schizophrénie. Mais le génie du jeune musicien procède de sa capacité à ne pas relâcher la tension et à créer des compositions réellement évolutives. En d’autres mots, exactement ce que l’on peut attendre d’un (bon) recueil de Prog Rock, à l’ère de la suprématie des machines. « The Maximalist » est le fruit d’un long travail de quatre années. Le résultat ne peut s’écouter que manifestant une attention particulièrement soutenue. Un Ovni percutant.

 

mardi, 30 mars 2010 02:00

Oversteps

Les fans le savent. Autechre, c’est pas de l’électro de branleurs. On est loin des gros beats putassiers de chez Ed Banger et consorts. Deux ans après « Quaristice », les Anglais dispensent déjà leur dixième leçon. Une leçon à laquelle tout le monde est conviée. Car « Oversteps » est probablement l’un des disques les plus accessibles du duo. Dans la veine de leur « Amber » (1994), cette nouvelle livraison libère une techno minimale proche de l’ambient cérébrale. Faisant preuve d’une technicité à toute épreuve, Rob Brown et Sam Booth emmène l’IDM toujours plus loin, là où leurs confrères n’osent pas toujours aller ou s’y essaient, sans jamais vraiment atteindre cet état de conscience artistique supérieur.

Autechre est de ces formations qui, quasiment à chaque publication, repousse les limites du genre sans pour autant créer une mélasse rédhibitoire et/ou élitiste. Classieux jusque dans les moindres détails, Autechre a fait appel à la boîte de graphisme The Designers Republic, habituée des collaborations avec Warp Records, pour créer l’artwork du recueil. Un choix plutôt logique tant les travaux de la boîte épousent à la perfection les subtilités et l’intelligence du labeur des deux Sheffieldiens. « Oversteps », nouvelle réussite à leur actif, devrait vraisemblablement réconcilier ceux qui étaient restés sur leur faim à la sortie du mitigé « Quaristice ».

mardi, 30 mars 2010 02:00

The Logic Of Chance

Le prophète Scroobius Pip et son apôtre Dan le Sac nous en avait mis plein les oreilles en 2008, en publiant un « Angles » providentiel, alliant à la perfection Slam et beats Electro-Hip Hop. Adulé ou haï par la presse, sans demi-mesure, l’œuvre introductive du duo a produit son effet, ne laissant personne indifférent. En 2010, le duo effectue son retour en éditant « The Logic Of Chances », un pamphlet calqué sur le principe du précédent opus. Et le verdict est sans appel. Pas bien. Pas bien du tout, les gars. Lorsqu’une formation cherche à reproduire, à tout prix, l’effet de son œuvre initiale, elle perd de son charme, de son efficacité et tout l’intérêt qu’on pourrait lui porter. S’ils n’étaient pas aussi bons sur scène, « The Logic Of Chance » sonnerait probablement le glas de Dan Le Sac vs Scroobius Pip.

Le premier tiers de cette nouvelle livraison, l’hymne Drum’n’Bass « Sick Tonight » en tête, laissait pourtant entrevoir une galette digne de ce nom. Le côté moralisateur des textes de Scroobius Pip est ici exacerbé par les beats fadasses de Dan Le Sac. Quelques éclairs de génie parcourent le disque mais il s’agit d’instants fugaces qui ne durent qu’une poignée de secondes. « Cowboi », la plage de clôture, porte un coup de grâce phénoménal à la plaque. Véritable assassinat artistique, le titre doit probablement constituer l’un des plus mauvais morceaux de 2010. Première grosse déception de l’année…

 

mardi, 30 mars 2010 02:00

Strangeness

Kazumasa Hashimoto n’en est pas à son coup d’essai. Déjà responsable d’une discographie comptant 5 éléments (4 LPs et 1 B.O.), le Japonais propose un cinquième recueil studio d’une qualité inattendue. « Strangeness » est le type même de disque dont la sortie (trop) discrète constitue un véritable gâchis pour l’auteur. Il ne faut être pas forcément familier à l’univers d’Hashimoto pour deviner, dès la première écoute, que l’homme a de la suite dans les idées.

« Strangeness » unit très subtilement une pop bucolique à des arrangements post-classiques. Et pour la première fois de sa carrière, le maestro introduit des parties chantées au sein de ses compositions. Gutevolk, artiste relativement inconnue dans nos contrées, accompagne au micro son compatriote. La combinaison des douces vocalises de Hirono Nishiyama (NDR : le vrai nom de Gutevolk) et de la touche éthérée des arrangements d’Hashimoto confère à l’ensemble une fascinante atmosphère séraphique.

Un seul reproche est à adresser à ce « Strangeness ». Le disque se clôture sur le titre-maître, une plage instrumentale de plus de 20 minutes qui, sans être tout à fait lassante, aurait gagné à n’en compter que la moitié. Mais peut-être est-ce là la manifestation d’un esprit nébuleux préférant l’abondance des idées au confinement pur et simple de l’imagination… Vivement conseillé.

 

mardi, 30 mars 2010 02:00

El Radio

A l’instar de « Music For Tourist », le premier recueil de Chris Garneau, « El Radio » aura mis du temps avant de trouver sa place au sein des bacs belges. Mais une fois de plus, l’attente en valait la peine. Le petit prince du folk mélancolique propose treize morceaux écrits durant sa première tournée mondiale. Divisé en quatre parties, une pour chaque saison, « El Radio » est un disque légèrement moins apathique que son prédécesseur. Toujours aussi proche de ses influences (Eliott Smith, Sufjan Stevens…), le Bostonien privilégie cette fois les mélodies légères, vaporeuses.  

Sous-titré ‘April Showers’, le premier quart d’« El Radio » offre une mise en bouche fort théâtrale, portée par une grande envolée symphonique trompeuse (« The Leaving Song »), avant de tenir ses promesses printanières (« Dirty Night Clowns », « Raw and Awake »). S’ensuit une partie estivale (‘Il fait chaud’) dévoilant un Chris Garneau gavé aux antidépresseurs. Un vrai petit miracle comptant les excellents « Hands On the Radio » et « No More Pirates » et se clôturant par un « Fireflies » évoquant distinctement le « Piano Solo » de Gonzales. « Lucioles en re Mineur », l’alter-ego instrumental de ce morceau ne fait qu’amplifier ce sentiment.

La route vers le bonheur semble encore être quelque peu tortueuse pour le jeune homme, comme le dévoile le quart automnal (‘In Autumn’) et hivernal (‘Winter Songs’) du disque. Mais, dans son ensemble, « El Radio » marque les premiers pas de Chris Garneau vers un positivisme qui ne pourrait lui être que salutaire à long terme…

 

dimanche, 28 mars 2010 16:01

Les 5 fantômes de Stars

Le 18 juin, les Canadiens de Stars publieront le successeur de « In Our Bedroom After The War » (2007). Il s’intitulera « The Five Ghosts » et paraîtra via Soft Revolution, le label créé par la formation.

Tracklist:

Dead Hearts
Wasted Daylight
I Died So I Could Haunt You
Fixed
We Don't Want Your Body
He Dreams He's Awake
Never Been Good With Change
The Passenger
The Last Song Ever Written
How Much More
Winter Bones
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