La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

dimanche, 14 juin 2009 17:37

Le vieil ami de Brendan benson

Brendan Benson, surtout connu pour sa participation au sein de The Raconteurs aux côtés de Jack White, publiera son quatrième album cet été. "My Old, Familiar Friend" verra le jour le 24 août via V2. Le disque a été produit par Gil Norton (Maxïmo Park, Pixies...)
mercredi, 10 juin 2009 00:38

Wavvves

Wavves publie un second recueil subtilement intitulé « Wavvves », seulement trois mois (six pour l’Europe) après la sortie de son œuvre éponyme et quelques jours après la désastreuse performance de la formation accordée au festival Primavera. Lorsqu’il n’est pas dans un état d’ébriété avancé, Nathan Daniel Williams pond une série de petites capsules soniques ne dépassant que très rarement les trois minutes.

Destiné aux ‘djeuns’ ayant fait l’impasse sur Sonic Youth ou My Bloody Valentine, Wavves tente tant bien que mal d’éveiller les pulsions animales de l’auditeur sans y parvenir aussi brillamment qu’un No Age ou Fuck Buttons. « Wavvves » se cherche, entre noise et mélodie, sans jamais réellement se trouver. La formation parvient autant à passionner (« So Bored », « Weed Demon ») qu’à irriter (« To The Dredgs », « Gun In The Sun »). Il en résulte un ouvrage en dents de scie qui, conjugué à ses frasques scéniques, ne laisse pas présager à la bande un avenir chargé de promesses…

 

mercredi, 10 juin 2009 00:19

Give Me That Slow Knowing Smile

Lisa Ekdhal fête ses quinze ans de carrière en délivrant un onzième ouvrage tout en délicatesse, comme à son habitude. Mais ô désespoir, la Suédoise quitte le navire jazz pour les terres folks et étale sa voix sucrée sur une série de titres insipides écrits et composés par ses soins. Si sa voix particulière se prêtait idéalement à ses explorations jazz, le résultat de ses pérégrinations folk est légèrement moins convaincant. Le titre éponyme, qui ouvre le bal, présage pourtant un ensemble de toute beauté. Mais malgré la présence au micro des compatriotes Teitur et Ane Brun, « I Don’t Mind », le morceau suivant, vient réduire en poussière les promesses du titre introductif. Ekdhal a beau appliquer toute sa douceur et fragilité sur le reste de la plaque, « Give Me That Slow Knowing Smile » est à la frontière de l’opportunisme.

La nouvelle fournée de Lisa Ekdhal ne suscite d’intérêt que par à-coups. « I’ll Be Around », « Give Me That Slow Knowing Smile » et, à la limite, « Sing » sortent légèrement du lot. Un peu faiblard pour une œuvre dépassant à peine les 35 minutes. Grosse déception !

 

jeudi, 04 juin 2009 03:00

Les garçons de première classe

Troisième recueil, troisième passage au Botanique. Le chiffre ‘3’ sied parfaitement aux Canadiens de Junior Boys qui, pour la tournée de promo de « Begone Dull Care » se paient les services d’un troisième membre délégué aux grosses caisses. Un concours qui a apporté un relief inédit au set accordé part le duo, ce 4 juin, à la Rotonde du Botanique

Circlesquare se produisait en première partie de ses compatriotes. Riche d’un excellent troisième ouvrage, positivement accueilli par la presse et les bloggeurs de la planète, la formation menée par Jeremy Shaw a accordé une prestation à la fois froide et envoûtante. Dans la pénombre, Shaw interprète timidement les morceaux de son « Songs About Dancing And Drugs » devant une salle se remplissant au compte-goutte. Ce qui n’aura en rien empêché l’énorme « All Live But The Ending » de faire vibrer l’assistance déjà présente.

Originaire d’Ontario, Jeremy Greenspan et Matt Didemus sont considérés par la presse spécialisée comme les Hall & Oates du XXIème siècle (NDR : Jérémy jouant probablement le rôle de Hall et Matt Didemus, celui d’Oates. Fondé en 1999, le duo a choisi pour patronyme Junior Boys. Il vient présenter « Begone Dull Care », peut-être bien leur meilleur ouvrage à ce jour, sur les planches de la Rotonde du Botanique. Et s’installent à chaque extrémité du podium pendant que Dave Foster, le drummer de tournée, se plante au fond de la scène. Le trio se concentre immédiatement sur ses instruments et démarre son set par deux extraits de leur dernier bébé, « Hazel » et « Parallel Lines ». Le public est plutôt réceptif à la pop synthétique des ‘garçons de première’. S’ensuivent des extraits des deux premiers travaux (« Double Shadow », « Birthday », « The Equalizer ») rivalisant d’énergie et clairement bonifiés dans leur mouture ‘live’. Leur musique est impeccable, mélodique, et bénéficie, vu le concours du batteur, d’un groove particulièrement solide ; mais en même temps susceptible de s’infiltrer insidieusement dans l’esprit et le corps. Jérémy possède une superbe voix de crooner, dans la tradition des vocalistes de r&b. Et puis, Matt, préposé aux claviers, se charge des vibrations électro, souvent inspirées par les 80’s (NDR : pensez à OMD et Ultravox)

En guise de rappel, les Canadiens proposent au public belge un « FM » très rarement repris dans leurs setlists et porteront le coup de grâce sur un énorme et méconnaissable « Under The Sun », toutes guitares en avant. Après un set pareil, le prochain passage des Junior Boys mériterait bien une Orangerie à guichets fermés !

Organisation Botanique

mardi, 02 juin 2009 03:00

Aucan

C’est officiel, l’Italie a désormais bien plus que des artistes de varietoche à proposer au reste de l’Europe. Et Aucan, trio originaire de Brescia, peut fièrement brandir le drapeau de sa patrie. Aux premiers abords déconcertant (l’intro « Reset »), l’éponyme glisse rapidement vers un math-rock épileptique. « Aucan » évoque la rencontre entre des Shellac, Tortoise et Battles enfermés contre leur gré dan un bunker, contraints et forcés de collaborer ensemble. De leurs assauts soniques conjugués résulterait alors une série de petites perles à l’effet dévastateur. Il est clair que le trio n’a rien à envier à ses grands frères spirituels. Les salves noisy inattendues de morceaux tels que « Urano », « Fauna » ou « Imho » placent Aucan en tête de la liste des formations à surveiller de très près. Que ce premier ouvrage tranchant demeure dans l’ombre serait une véritable injustice.

 

mardi, 02 juin 2009 03:00

Sholi

Sholi, trio originaire de Californie, rejoint All The Saints dans le rang des dernières trouvailles du label Touch & Go. Bien qu’ils soient moins exposés médiatiquement que des Crystal Antlers, The Uglysuit ou Mi Ami, les trois gaillards se défendent presque aussi bien que leurs camarades de classe. Presque, car si ces derniers s’en sortent en justifiant des notes allant de 7 à 9/10, Sholi inscrit dans son carnet une petite mais respectable moyenne de 6,5/10. Leur assiduité aux cours d’histoire de rock expérimental, option free-jazz et psychédélisme, leur permet de marquer pas mal de points.

Bien assisté par leur directeur de thèse, Greg Saunier (Deerhoof), Sholi jongle avec les formules, passant d’interpolations folk aux équations math-rock sans la moindre difficulté. Le travail des trois confrères se distingue particulièrement au niveau de l’introduction (« All That We Can See », « Tourniquet ») et de la conclusion (« Contortionist »). Quelques erreurs d’attention (« November Through June », « Out Of Orbit »…) privent malheureusement le trio de la note maximale. Mais un 6,5/10 permet largement à Sholi d’entrer dans la cour des grands.

mercredi, 27 mai 2009 00:31

There Is An Ocean That Divides…

Scott Matthew, le plus déprimant des artistes folk, revient hanter les platines. Intitulé « There Is An Ocean That Divides And With My Longing I Can Charge It With a Voltage That Its So Violent To Cross it Would Mean Death », son nouvel ouvrage a été rebaptisé –pour faire court, mais également afin de faciliter la tâche de la presse et permettre au public de mieux décrypter la plaque dans les bacs– « There is an Ocean That Divides… » Un disque qui suit les traces de son opus éponyme, publié à peine un an plus tôt. L’Australien, qui s’est fait connaître en apparaissant au casting et sur la b.o. de « Shortbus », le voluptueux long-métrage de John Cameron Mitchell (Velvet Goldmine, Hedwig & The Angry Inch), parvient une nouvelle fois à vous arracher toutes les larmes du corps.  

Aussi à fleur de peau qu’un Antony Hegarty, Scott Matthew s’est appliqué à composer onze nouvelles compositions aussi sombres et mélancoliques que celles qui parcouraient son éponyme. Sa voix magnétique, aux intonations rappelant parfois David Bowie, transperce l’âme tel un poignard bien aiguisé. Seul un être dénué d’émotion pourrait rester insensible à la splendeur de « For Dick », « White Horse », « Friends and Foes » ou « Every Traveled Road ». « There Is An Ocean That Divides » dévoile également un pan inattendu de la personnalité du Brooklynien d’adoption qui agrémente sa seconde œuvre d’un positivisme enivrant (« German », « Community », « Ornament »). Scott Matthew est plus que jamais un artiste à suivre de près.

 

mercredi, 27 mai 2009 00:31

Demos

‘Démos signifie que ces chansons ne sont pas officielles’ (sic). Olivier Estille, forgeron de The Meeting Room, annonce la couleur sur la pochette. Nous sommes soulagés. Bien que les sept titres de ce disque regorgent d’idées, ils mériteraient, en effet, un approfondissement. Et certains d’entre eux devraient carrément être abandonnés. Les trois premiers morceaux, « Turn Around », « Lens » (en hommage à la ville d’origine de la formation) et « The Best Friend » constituent la meilleure fournée de la plaque.

Deux grosses erreurs s’ensuivent, « Photograph » et « Clean », évoquant des BB Brunes qui auraient décidé de chantonner dans la langue de Shakespeare. Le titre suivant, « In Benefit Of Love » est tout à fait anecdotique. Caractérisé par son rythme entêtant, « Lily Blows » limite les dégâts, clôturant ainsi les démos de manière plutôt positive. Un bilan mitigé donc. Il ne reste plus qu’à attendre les versions définitives pour pouvoir se faire une idée exacte du potentiel de l’ensemble…

 

mercredi, 27 mai 2009 00:22

Yes

Les papys font de la résistance. Que l’on soit fan de la formation ou pas, les 23 ans de carrière des Pet Shop Boys imposent le respect. Parcourue de perles (« Actually », « Behavior », « Introspective »), mais aussi encombrée de travaux un peu plus dispensables (« Bilingual », « Release », « Fundamental »), la discographie de Neil Tennant et Chris Lowe s’enrichit d’un nouvel opus surprenant. Trois ans après le moyen « Fundamental », on n’attendait en effet plus grand-chose du duo. Mais les papes de la synth-pop n’ont apparemment pas dit leur dernier mot.

Pour faire taire les mauvaises langues, ils se sont entourés de l’équipe de production Xenomania (Saint Etienne, Kylie Minogue, Gabriella Cilmi…), de la star montante de l’electro Fred Falke, de Johnny Marr (The Smiths) et d’Owen Pallett (Final Fantasy). De ces collaborations ont résulté onze morceaux pop implacables et hautement radiophoniques. Les Pet Shop Boys bluffent par le pouvoir addictif de leurs « Love Etc. », « More Than A Dream », « Did You See Me Coming? » ou « The Way It Used To Be ». Pas une seule fausse note pour ceux qui ont fait du kitsch un art. « Yes » est une véritable surprise, susceptible de conquérir même les plus réfractaires à la musique du duo ! 

mercredi, 27 mai 2009 00:21

Wolfgang Amadeus Phoenix

N’ayons pas honte de le dire. Phoenix est probablement un des meilleurs groupes pop du monde. Carrément ! En 2006, le quatuor balançait un « It’s Never Been Like That » parfait en tous points. Si bien que les petits Versaillais étaient attendus au tournant. Manifestement peu effrayés par les analogies risquées, ils reviennent en 2009 pour nous balancer un « Wolfgang Amadeus Phoenix » qui tient toutes ses promesses. Ouvert par le single attachant « Lisztomania », hommage au compositeur Frank Liszt, et bourré de références historiques (Liszt, Mozart, expo universelle de 1901), ce nouvel opus semble traduire un retour aux sources.

Plus proche de « United » que de « It’s Never Been Like That », « Wolfgang Amadeus Phoenix » met les guitares en sourdine et fait la part belles aux variations pop et electro. « Fences », « Love Like A Sunset (Part I & Part II) », « Lasso » ou « 1901 » sont autant de morceaux qui justifient pleinement l’année et demie consacrée à la confection de ce nouvel elpee. Produite par Phillipe Zdar (Cassius), « Wolfgang Amadeus Phoenix » est une œuvre conviviale et une bande son estivale mobilisatrice qui vous colle la banane des premières aux dernières notes. Phoenix se paie un nouveau grand classique.

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