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Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

samedi, 27 juin 2009 03:00

Couleur Café 2009 : samedi 27 juin

Deuxième jour. Le soleil est toujours aussi présent, accompagné de temps à autre d’une agréable petite brise. Le festival Couleur Café bat son plein à Tours & Taxis et accueille pour son deuxième jour des pointures comme Arno, The Skatalites, Alpha Blondy et Emir Kusturica. A l’instar du premier soir, le festival Couleur Café affichait la pancarte ‘sold-out’ à son entrée. Les festivaliers étaient donc nombreux à venir applaudir les artistes ainsi que le traditionnel feu d’artifice.

Tandis que les increvables The Skatalites ouvrent le bal sur le podium de l’‘Univers’ (anciennement ‘Titan’), devant un public déjà nombreux, la curiosité du jour nous vient de la scène ‘Fiesta’ qui accueille Gori Ka Dance Orchestra. Le collectif déballe un melting-pot de nombreuses influences musicales puisées aussi bien dans les sonorités balkaniques que mariachis. Sur les planches, on n’est jamais loin du burlesque. Un chanteur affublé d’un costume de cheval à fanfreluches s’égosille péniblement. Des danseuses et un danseur vêtus de costumes indiens traditionnels lui succèdent. Leur prestation est amusante et pathétique à la fois. Imaginez des recalés du casting de Bharati s’essayant à des pas de danse ‘Bolywoodiens’ sur un morceau semblant tout droit sorti d’un western… Un mélange osé ; mais qui, bizarrement, fonctionne assez bien.

Le ‘Titan’ (ou l’ancien ‘Univers’, pour les habitués) s’est ouvert sur le très attendu ‘Stoemp!’ d’Arno, un projet qu’il présentera à Ostende, cet été, à l’occasion du festival « Theater Aan Zee ». Le show est précédé de la prestation d’une chorale gospel pas particulièrement douée, qui tente d’attirer la foule durant une interminable demi-heure. Soutenu par dix-huit musiciens originaires de Belgique, d’Afrique du Nord et du Sud ou encore d’Europe de l’Est, Arno parvient facilement à faire oublier son erreur de casting. Mais pas les problèmes de son et d’images rencontrés par la régie depuis la veille, sur le ‘Titan’. L’Ostendais prend clairement son pied sur scène en y présentant son nouveau répertoire ainsi que certains classiques, réunis aujourd’hui sur un triple ‘best of’. Le public reprend en chœur les refrains des ultimes « Putain Putain » et « Les Filles Du Bord De Mer », clôturant un spectacle faisant honneur aux valeurs du festival.

Après un set haut en couleur d’Alpha Blondy, la grande scène accueille le cinéaste et musicien Emir Kusturica. Après 20 minutes de retard, le Serbe débarque sur le podium, coiffé comme au réveil. Il est accompagné de son fidèle No Smoking Band dirigé par Kelle Karajilic, un chanteur semblant tout droit sorti de l’une de ses productions cinématographiques. Sa combinaison bleu pastel, parée d’ailes de chauve-souris, lui confère un air de super-héros maladroit à la fois ridicule et comique. Ici, on ne se prend pas au sérieux. Le groupe parvient à remuer un très large pan de la foule ; ce qu’aucun autre artiste présent à Couleur Café n’était parvenu à faire jusqu’ici.

Au terme de la petite heure de déflagrations balkaniques, les explosions ont pris le chemin du ciel dans le cadre du feu d’artifice traditionnel. Mais 20 ans, ça se fête et les organisateurs ont marqué le coup en mettant les petits plats dans les grands. Sur le ‘Titan’, les Los Van Van prennent place pour un spectacle de percussions retentissant. Pourtant, pendant un petit quart d’heure, il ne se passe pas grand-chose au dessus de Tour & Taxis. Quelques crépitations par-ci par-là, mais rien de spectaculaire. Les visages se croisent, interrogateurs : ‘c’est tout ?’. Mais non, imbécile ! Couleur Café ne se fout pas la gueule de ses visiteurs et balance, après une petite vingtaine de minutes, un long et spectaculaire feu d’artifice, comme il se doit. Peut-être bien le jeu de lumières aériennes le plus coûteux de l’histoire du festival.

Après en avoir pris plein les yeux, ce sont les jambes qui se paient une tranche de plaisir sur les beats electro de Shameboy. Les petits belges se sont dégotés un emplacement de choix sur la scène ‘Univers’. Un « Rechoque » dans la tronche et c’est parti jusqu’au bout de la nuit.  Le chapiteau s’emplit lentement mais sûrement par un public jeune qui, au bout de près d’une heure et demie en redemandait encore. Pas d’inquiétude les gars, Couleur Café nous réserve encore un jour de fête…

Organisation : Zig Zag

 

vendredi, 26 juin 2009 03:00

Couleur Café 2009 : vendredi 26 juin

A l’occasion de son vingtième anniversaire, Couleur Café a frappé un grand coup. Tout d’abord à cause de son affiche, très certainement la plus prestigieuse depuis quelques années. Ensuite, en repensant le site. Le festival bruxellois inaugurait cette année une grande scène en plein air et une zone de camping qui a fait le bonheur des festivaliers résidant loin de la capitale. De plus, la chance à souri à la manifestation musicale la plus métissée du pays. Malgré des prévisions météo pessimistes, le ciel n’a pas bronché un seul instant au-dessus de Tours & Taxis. Des conditions idéales pour fêter un anniversaire inoubliable !

Les organisateurs de Couleur Café ont bien caché leur jeu. Pour fêter dignement les 20 ans de leur bébé, ils ont réservé une surprise de taille aux fidèles spectateurs. Exit la scène ‘Univers’. A l’emplacement réservé jusqu’ici à la tente de capacité moyenne, se dresse aujourd’hui un grand podium en plein air. Le ‘Titan’ donne désormais au site de Tours & Taxis des airs d’événement rock. La capacité du festival en est certainement quelque peu décuplée. Mais, à en entendre les commentaires du public, certains habitués regrettent déjà la proximité qu’offrait le chapiteau installé autrefois à cet endroit.

L’affiche du vendredi a réuni des artistes tels que Ben Harper, Ayo, Keziah Jones et Babylon Circus. Autant dire que la soirée était placée sous le signe de la guitare. Des guitares, il y en avait quelques unes sur les planches de la scène plein air ‘Titan’. Laquelle a eu l’honneur d’être dépucelée par les attachants Amadou & Mariam. Ce qui frappe dans la prestation du couple, c’est sa complicité. Les Maliens respirent l’amour et le partage avec le public, de « Welcome To Mali » aux irrésistibles pièces de résistance, « Sambali » et « Un Dimanche à Bamako ». Amadou gratte sa guitare avec une aisance prodigieuse tandis que le bassiste signe le premier hommage à feu Michael Jackson, en introduisant subtilement quelques notes de « Billie Jean », en plein cœur de l’un des morceaux du duo.

La scène ‘Fiesta’ accueille, de manière générale, un public assez disparate. Cette année, Nneka y a remédié, provoquant très certainement le premier véritable succès de foule sous ce chapiteau. Au terme du concert d’Amadou & Mariam, la belle a déjà envoûté le public présent depuis un petit quart d’heure. Quasi impossible de se faufiler dans la cohue, mais la voix de la Nigérienne porte loin. Les hymnes de son « No Longer At Ease » parviennent à capter l’attention des badauds stationnés autour de la ‘Fiesta’, laissant imaginer que la demoiselle aurait largement mérité de se produire sur un podium plus conséquent.

Aussi belle soit-elle, la nouvelle scène principale souffre d’un son médiocre et d’une régie vidéo à la masse. Deux défauts qui la poursuivront durant toute la durée du festival. Pas l’idéal pour profiter pleinement de la prestation d’une Ayo communicative. A fleur de peau, Joy Ogunmakin évoque, entre deux larmes, son hospitalisation ; et offre un vibrant hommage au roi de la pop en délivrant une excellente reprise du « I Want You Back » des Jackson 5. Son répertoire n’est pas en reste puisqu’elle fera mouche grâce à ses petites capsules euphoriques, de « Get Out Of My Way » à « Down On My Knees ». 

Le troisième hommage à ‘Wacko Jacko’ viendra de Keziah Jones qui, entre deux morceaux de blues funky, dédicace son concert à la légende. Jones plaît aux filles et le sait. La chaleur bruxelloise lui fait tomber la chemise ; un geste que ses admiratrices ne manquent pas d’acclamer.

Ben Harper lui aussi plaît aux filles mais préfère garder sa chemise. Bien qu’il soit accompagné des vibrants Relentless7, ses nouveaux partenaires, Harper reste fidèle à lui-même. L’homme, assis sur sa chaise, ne lance que de très rares regards à un public qui en attendait plus. Même la reprise du « Under Pressure » de Queen & Bowie n’arrive pas à provoquer un sursaut de vie de la part de l’interprète. Bien pâle par rapport aux prestations de ses prédécesseurs…

Organisation : Zig Zag   

 

mardi, 23 juin 2009 21:26

Futurino

Trois ans après avoir délivré un rétrospectif éponyme mettant en évidence l’aspect plutôt moyen de ses travaux, Rinôçérôse tente un retour en force. « Futurino » se veut prestigieux et réunit donc du beau monde ; de Ninja, jolie figure de proue de The Go! Team à Bnann, leader de Infadels. Aux manettes, le duo se paie également les services d’Alex Gopher, de Jagz Kooner (Primal Scream, Infadels, Manic Street Preachers…) ou de The

La réunion, qui aurait pu être potentiellement providentielle, débouche sur carnage total. Le contenu de « Futurino » est tristement banal et renvoie aux pires productions de la ‘french touch’. Les relativement réussis « Tomorrow » et « Touch Me » sont les seules exceptions qui confirment la règle. Au cours de « The Heroic Sculpture of ‘rinôçérôse’ », Luke Paterson de Deaf Stereo chantonne ‘You keep singing the same old song’. Les Français devraient peut-être retenir les enseignements de leurs propres lyrics…

 

mardi, 16 juin 2009 23:04

Where Wolves Wear Wolf Wear

La pêche au saumon de Tomàn, initiée en 2006, a propulsé le quintet gantois dans le haut de la liste des petits groupes belges sans prétention à surveiller de très près. Leur second recueil, « Perhaps We Should Have Smoked The Salmon First », était en effet une pépite alternative plutôt inattendue. Trois ans plus tard, la formation continue à grimper les échelons. Tomàn montre les crocs sur un « Where Wolves Wear Wolf Wear » d’autant plus surprenant que son précédent elpee. Ici, la voix de Wouter Vlaeminck est poussée à l’avant-plan et les arrangements sont davantage audacieux et inventifs qu’auparavant. Tomàn a grandi et le fait savoir.

Sur « Where Wolves Wear Wolf Wear », le combo s’amuse à brouiller les pistes en se dégageant de la sphère post-rock à laquelle on l’associait jusqu’ici. Tomàn promène sans ménagement l’auditeur entre de longs morceaux aux limites du prog-rock (« Bear », « Fisherman », l’énorme « Locksmith ») et de petites capsules alt-pop joyeusement malmenées (« Salmon », « Tailor », « Horses »). Les Gantois maîtrisent leur sujet et se risquent même à introduire des éléments électroniques plutôt discrets et habilement conduits (« Owl »). Une œuvre à ne pas manquer. D’autant qu’elle s’accompagne d’un livret plutôt sympathique, sous forme de bande dessinée traçant le fil conducteur du recueil. ‘The whole package’, comme ils disent chez l’oncle Sam…

 

mardi, 16 juin 2009 22:47

Slow Dance

Jeremy Jay est un sacré veinard. Son nouvel essai, « Slow Dance », fait l’unanimité au sein des rédactions de la presse spécialisée. Le ‘pourquoi’ est un grand mystère. Cette seconde œuvre aux faux-airs de pop ‘sixties’ et sa nappe de New Wave s’avère, même au bout de plusieurs écoutes, peu enthousiasmante. La manière détachée dont le Californien interprète ses écrits efface toute trace de sincérité dans le propos. N’est pas Bowie ou Joy Division qui veut.

Le larmoyant « Winter Wonder », « Where Could We Go Tonight ? », plaidoyer de l’éternelle victime, », les banals « Canter Canter » et « In This Lonely Town » forment le trio le plus exaspérant de ce « Slow Dance ». Le grand gauche sous anxiolytique traverse son œuvre à une allure nonchalante et parvient à transmuer la petite demi-heure de « Slow Dance » en une éternité. Jeremy Jay aura néanmoins réussi à convaincre les critiques. Reste à voir si le public suivra. Et pour combien de temps…

mardi, 16 juin 2009 22:45

Begone Dull Care

Jeremy Greenspan et Matt Didemus, alias Junior Boys, effectuent un retour discret, deux ans et demi après avoir concocté le sympathique « So This Is Goodbye ». Les Canadiens, véritables forces tranquilles de la pop électronique, se sont débarrassés de leur stock de Prozac et livrent un « Begone Dull Care » plus éveillé que leurs essais précédents. Sans pour autant surpasser l’excellent « Last Exit » (2004). Conçu entre l’Allemagne et les USA par une méthode d’échange online entre les deux musiciens, ce troisième essai pourrait marquer l’envol de la formation. Les influences 80’s demeurent le point fort des Junior Boys qui en usent brillamment sur les potentiels singles « Bits & Pieces », « Hazel » ou « Parralel Lines ».

Ici, la voix limpide de Greenspan, toujours aux limites du R’n’B, se marie parfaitement au néoromantisme des mélodies de Didemus. Ce qui n’était pas toujours le cas sur « So This Is Goodbye ». Seule ombre au le tableau, le duo se perd parfois dans des bidouillages grotesques et pas vraiment recherchés (l’affreux « Dull To Pause »). Les hypnotiques « Work » et « What It’s For » relèvent de justesse cette faute de goût. « Begone Dull Care » ou « Caprice en couleurs », en VF sur la pochette, ne font pas forcément d’étincelles ; mais devraient rallier davantage de mélomanes à la cause des ‘garçons de première’.

mardi, 16 juin 2009 22:42

Oh My God, Charlie Darwin

The Low Anthem est né en 2006 à l’initiative de Ben Miller, musicien, accessoirement poète, mais aussi peintre à ses heures perdues, et Jeff Prystowsky, bassiste jazz de formation. Ils sont rejoints l’année suivante par Jocie Adams, compositrice classique, avec laquelle ils enregistrent un premier essai éponyme qu’ils qualifieront plus tard d’un peu trop naïf. Un faux départ que le trio semble adéquatement rectifier sur son nouvel ouvrage, « Oh My God, Charlie Darwin ». Initialement autoproduit et publié à 5 000 exemplaires seulement dans le monde, le recueil a su s’attirer les faveurs du label indépendant Bella Union qui compte aujourd’hui la formation dans ses rangs.

« Oh My God, Charlie Darwin » abrite douze petites ritournelles folk évoluant entre fragilité et décomplexions. On peut reprocher à The Low Anthem de traîner ses influences derrière lui (Tom Waits, Bob Dylan, The Pogues, Neil Young…) ; mais le trio parvient à les faire oublier. Notamment sur l’agressive reprise de Tom Waits, « The Horizon Is A Beltway », les stellaires « Cage The Songbird », « Charlie Darwin », « To Ohio (Reprise) » et des « Champion Angel » et « Home I’ll Never Be » bien sentis. The Low Anthem n’a plus grand-chose à craindre quant à la théorie de la survie du plus fort…

 

dimanche, 14 juin 2009 03:00

Tenue de soirée exigée

Sur son dernier ouvrage, « Give Me That Slow Knowing Smile », Lisa Ekdhal opère un virage folk sans grande surprise. Le traitement ‘live’ allait-il bonifier cet essai anecdotique ? La Suédoise plaidait son cas ce 14 juin dans une AB semi-assise.  

Un mélomane avisé sait qu’il ne faut pas trop se fier aux horaires annoncés sur le site des organisations de concerts. Le timing du concert de Lisa Ekdhal en est un parfait exemple. Initialement annoncé pour 20h30, le signal de départ de la soirée est finalement lancé un bon quart d’heure plus tôt. Mon arrivée tardive me pousse donc à taper un petit sprint vers la salle. La chanteuse et ses musiciens achèvent ce qui s’avère être le premier morceau de la setlist. Ouf, rien raté. Le groupe enchaîne alors sur le titre-maître du dernier opus de la dame après que celle-ci, de sa voix enfantine, ait conté fleurette à son public. Sur scène, Ekdhal est plutôt statique et ses manières détournent un peu l’attention de sa performance. Ses reprises du « Cry Me A River » de Julie London et de « Nature Boy », le grand classique de jazz réinterprété un millier de fois, manquent de relief et tendent vers le soporifique.

Après à peine quarante minutes, Lisa Ekdhal et ses trois musiciens quittent la scène, le temps d’un entracte (!). Le public, très apprêté, se dirige alors vers le bar, le temps que la petite blonde repose ses cordes vocales et choisisse une nouvelle tenue. Une vingtaine de minute plus tard, le second acte débute sur « Don’t Stop ». L'un des musiciens d'Ekdhal joue d’une cithare plutôt kitsch mais dont la chanteuse semble fière. La deuxième partie du concert se déroule à peu près de la même manière que la première, sans rebondissement. Ses interprétations de « Beautiful Boy », « Night And Day » ou encore du « It’s Oh So Quiet » de Björk se révèlent être monotones à mourir. Le reste du set finira de me pousser dans les bras de morphée. Lisa  Ekhal a dispensé ce soir un set plutôt morne et sans intérêt. Heureusement, l’AB avait prévu des fauteuils assez confortables pour y piquer un petit somme…

Organisation : Ancienne Belgique

(Voir également notre section photos)

vendredi, 12 juin 2009 03:00

Figure de style

Avant la sortie de leur nouveau recueil, prévu pour septembre, Yo La Tengo s’autorise quelques pérégrinations ‘en roue libre’. La série de concerts–concept a transité, ce vendredi 12 juin, par une Orangerie bondée, configuration assise. Mais la réalité du projet était tout autre que celle relatée par la presse…

The Freewheeling Yo La Tengo’ avait, en effet, été présenté comme une série de concerts au cours desquels la formation n’interprèterait que des titres expressément sollicités par les fans, tout au long de la soirée. Après deux morceaux introductifs, Ira Kaplan met les choses au clair. Pas de ‘requests’ au programme. La formation, dans sa mouture ‘Freewheeling’, consent, en fait, à un jeu de questions-réponses entre chaque chanson. Le trio improvise ensuite la setlist selon ce que lui inspirent les questions soulevées par l’assistance. Et celle-ci se prend rapidement au jeu, bien que le style ‘conférence de presse’ du concept n’ait pas l’air de plaire à tout le monde.

Tandis que Georgia Hubley et James McNew brillent par leur discrétion, Ira répond aux questions du public. En montrant une belle ouverture d’esprit et en injectant à ses répliques une bonne dose d’humour. Il s’excuse cependant de ne pouvoir accomplir cet exercice de style que dans sa langue maternelle, apparemment conscient de la crispation d’une frange de la foule, peu familiarisée à la langue de Shakespeare. Tout à son honneur ! Pendant le show, certains petits malins ciblent leurs interrogations autour de l’une ou l’autre chanson qu’ils aimeraient entendre jouer ; mais le leader de la bande dévie systématiquement, mais intelligemment la conversation en formulant quelques anecdotes inspirées.

Des questions sur les Simpsons, Henry Rollins ou Daniel Johnston aboutissent sur une reprise de ce dernier, une autre de Black Flag et une version très psyché du thème des Simpsons. Le trio survole également sa discographie, de « Speeding Motorcycle » et « What Can I Say » tirés de « Fakebook » (1990) à « Mr. Tough », gravé dans le plus récent et incontournable « I’m Not Afraid Of You And I Will Beat Your Ass » (2006). Bien que la setlist soit indirectement influencée par le public, Yo La Tengo n’oublie pas son actualité en présentant tout de même quelques extraits de leur prochain ouvrage, intitulé « Popular Songs ». Ira, Georgia et James se retirent en toute humilité, après non moins de deux heures d’interaction généreuse avec un public en grande partie enthousiaste. Le ‘Freewheeling’ à la Yo La Tengo est un concept qui gagne définitivement à être adopté par d’autres artistes !

Organisation : Botanique.

dimanche, 14 juin 2009 17:38

Arctic Monkeys, 3e du nom

« Humbug ». Tel est le titre du troisième opus des Arctic Monkeys. Le disque, produit par Josh Homme, leader de Queens Of the Stone Age, et le fidèle James Ford de Simian Mobile Disco, sera disponible dans les bacs belges dès le 21 août. Le lendemain, ils se produiront sur la scène principale du Pukkelpop.

Tracklist:

My Propeller
Crying Lightning
Dangerous Animals
Secret Door
Potion Approaching
Fire And The Thud
Cornerstone
Dance Little Liar
Pretty Visitors
The Jeweller's Hands

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