L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

vendredi, 22 mai 2009 03:00

Keep It Live…

« Keep It Hid », première escapade solo de la moitié chantante des Black Keys, n’a pas entièrement convaincu la presse. Dan Auerbach file donc sur les routes pour tenter de remporter les suffrages du public. Mission accomplie ce 22 mai à l’ABBox !

‘Mais qui c’est ce gars qui vient de saluer la foule ?’ Regards perplexes. Le public accueille timidement un Dan Auerbach rasé de près, donc méconnaissable. Mais à peine se met-il à fredonner les premières notes de « Trouble Weighs A Ton » que le public réalise enfin ce qui se passe et accueille dignement le bluesman. Il est accompagné ce soir des « Fast Five », un backing band composé de cinq musiciens ; et pas n’importe lesquels. Les quatre membres de Hacienda et, surtout, Patrick Hallahan, batteur de My Morning Jacket. Grosse surprise, ce qui paraît incohérent sur disque fait la force de ce live qui transporte l’assistance dans un Sud ricain accueillant.

Affublé d’une affreuse chemise bleue assez kitsch, Dan Auerbach et ses compagnons affichent une bonne humeur contagieuse et maîtrisent leur sujet jusqu’au bout des doigts. La prestation est intense, quasiment hypnotique. Si l’ancien barbu voulait se distancer quelque peu de la discographie des Black Keys, le pari est plus que réussi. Les titres blues, roots ou country de son « Keep It Hid », scéniquement bonifiés, s’enchaînent à une vitesse folle. The Fast Five fait littéralement vibrer la scène, si bien qu’un Patrick Hallahan déchaîné envoie involontairement valser tout ce qui se trouve autour de lui, du triangle au micro en passant par une cymbale. En 1h20, Auerbach déballe l’entièreté de « Keep It Hid », entrecoupée d’une reprise fracassante du « Oh Carol, I’m So Sad » de Rockin’ Horse. Un set tout simplement impeccable.

Organisation : Ancienne Belgique 

Paul Banks, leader d’Interpol, publiera le 4 août prochain un premier disque solo. Enregistré sous le pseudonyme de Julian Plenti, il s’intitulera « Julian Plenti is… Skyscraper » et contiendra des collaborations avec des membres de Ratatat, The Ocassion et, of course, Interpol.

Tracklist :

Only If You Run
Fun That We Have
Skyscraper
Games For Days
Madrid Song
No Chance Of Survival
Unwind
Girl In The Sporting News
On The Esplanade
Fly As You Might

Pour plus d'infos : http://julianplenti.com

 

 

Danger Mouse (e.a. Gnarls Barkley) et Mark Linkous (Sparklehorse) s’associent pour un projet commun intitulé « Dark Night Of the Soul ». Peu de détails circulent sur le disque. Mais l’on sait d’ores et déjà qu’il rassemblera du beau monde : Julian Casablancas, Nina Persson, Gruff Rhys, James Mercer (The Shins), Frank Black, Iggy Pop, Jason Lytle et d’autres. Une version limitée à 5000 exemplaires contiendra un livret illustré par David Lynch.

Petit bémol, le disque ne pourra être commandé que via le site officiel du projet en version CD-R ! En effet, la filiale américaine de EMI menace, pour des raisons légales, de poursuivre Danger Mouse en justice si celui-ci publie officiellement le disque.

Rostam Batmanglij, claviériste de Vampire Weekend et Wes Miles, la voix de Ra Ra Riot s’associent pour ce qui sera probablement la grande sensation electro-pop de cet été. Leur projet s’intitule Discovery et le premier album, « LP », devrait voir le jour ce 7 juillet. Ezra Koening (Vampire Weekend) et Angel Daradoorian (Dirty Projectors) prêteront leur voix à leurs camarades. Deux titres sont en écoute sur le Myspace.

http://www.myspace.com/discoverdiscovery

Après avoir fait de Tom Waits sa première victime, l'actrice et chanteuse Scarlett Johansson va maintenant s'attaquer au répertoire de Serge Gainsbourg. La blonde s'intéressera plus particulièrement aux duos Gainsbourg/Bardot, qu'elle enregistrera en compagnie de Pete Yorn pour une sortie automnale.
samedi, 23 mai 2009 15:35

Muse fait de la résistance

« The Resistance » sera le titre du 5e opus de Muse. Matthew Bellamy, leader de la formation, a révélé que le disque serait dans les bacs en septembre et qu’il sera très symphonique. L’homme a en effet engagé un orchestre pour l’enregistrement du disque.


lundi, 18 mai 2009 03:00

Spiritual Machine

Larkin Grimm est bien plus qu’une femme. Véritable entité spirituelle, elle se produisait ce 18 mai à l’ABClub, en première partie de DM Stith, pour y présenter son dernier pamphlet, « Parplar » paru récemment chez Young God Records.

D’une beauté intrigante, la jeune femme à la biographie atypique (NDR voir chronique de « Parplar ») a littéralement envoûté le peu de monde qui peuplait l’AB ce soir là. D’abord seule, Larkin Grimm démarre son set assise timidement sur sa chaise plongeant le public dans une douce torpeur. Mais il ne faut pas plus de dix minutes à la jeune femme pour enfin se détendre et dévoiler son côté excentrique en enchaînant les plaisanteries pour un parterre très réceptif. Soutenue ensuite par trois musiciens, Grimm parcourt son opus en long et en large, passant des graves aux aigus avec une aisance déconcertante. Elle dédicacera une chanson à Paris Hilton, aux habitant de la planète Parplar (NDR : of course !) ou encore à ses divinités imaginaires. En 40 minutes, la belle a conquis l’ensemble du public qu’elle rejoindra en toute humilité pour assister à la prestation de DM Stith, son compagnon de tournée.

Organisation : Ancienne Belgique    

mardi, 19 mai 2009 22:33

Love, Hate And Then There’s You

Plus de quatre ans après avoir publié « Pawn Shoppe Heart », le disque de la révélation, The Von Bondies revient sur le devant de la scène, un nouvel opus sous le bras: « Love, Hate And Then There’s You », un disque dont la conception a été parsemée d’embûches. Non content d’avoir fait les beaux jours des tabloïds ricains en croisant le fer avec son meilleur ennemi, Jack White, Jason Stollsteimer a réussi à faire fuir deux des membres initiaux de la formation. Warner enfoncera le clou quelques mois plus tard en se débarrassant du contrat qui le liait à la bande.

Recueilli par le label Fierce Panda, les quatre Von Bondies démontrent qu’ils n’ont rien perdu de leur hargne et signent un recueil exemplaire entre garage nerveux et pop exaltante. « Love, Hate And Then There’s You » est parcouru de mélodies à la fois simples et accrocheuses ; des mélodies survolées par une décharge de chœurs contagieux. Les refrains de « Blame Game », « Pale Bride », « Chancer » ou « Shut Your Mouth » sont de ceux qui s’agrippent au cortex cérébral et décident de s’y nicher pour des semaines, bon gré mal gré. Le son de Detroit a encore de beaux jours devant lui…

mardi, 19 mai 2009 22:32

Dear John

Apparemment obsédé par la ponctuation (‘loney, dear’ devient ‘loney dear.’) Emil Svanägan pose, au sein « Dear John », le trait d’union entre une carrière ultra discrète et l’envolée de cette dernière. Il aura donc fallu au grand timide pas moins de cinq travaux avant de mobiliser l’attention des critiques de tous bords. Normal, « Dear John » étant probablement le disque le plus abouti du Suédois.

Svanägen jongle entre mélopées magnétiques (« Airport Surroundings », « I Was Only Going Out »), retenues (« Violent », « Harm/Slow », le splendide « Distant Lights ») ou exaltantes (« Dear John », « Under A Silent Sea »). Andrew Bird, fan du bonhomme, y apporte une touche personnelle de violons sur l’excellent « I Got Lost ». Loney Dear prend le parti de la simplicité avec une telle justesse que ce « Dear John » en devient touchant. Sa pop tranquille brise les cœurs en mille morceaux avant de recoller délicatement les morceaux, comme si de rien n’était. Une belle réussite.

mardi, 12 mai 2009 03:00

Kingdom Of Rust

Quatre années se sont écoulées entre la sortie de « Some Cities », le troisième opus de Doves, et ce « Kingdom Of Rust ». Quatre longues années. Même s’il passe plutôt inaperçu de ce côté de la Manche, le trio a jusqu’ici toujours tapé dans le mille et ce nouvel elpee ne fait pas exception à la règle. Depuis « Lost Souls », une première œuvre parfaite publiée en 2000, les Mancuniens ont toujours exécuté un travail impeccable, si bien que la discrétion de leur succès en devient frustrante. Car Doves est l’une de ces formations qui transporte l’auditeur de la première à la dernière note et l’envoie délicatement virevolter au-delà de la grisaille.

Pour « Kingdom Of Rust », les Doves ont effectué un véritable travail d’orfèvre. S’en dégage des mélodies pures (ce « Spellbound »!), recherchées (« Jetstream », « House Of Mirrors ») et, parfois, surprenantes (« Compulsion », « 10:03 »). Une nouvelle fois, le trio exécute un sans faute. A l’heure où le « The Seldom Seen Kid » de Elbow fait un carton plein, il n’y a aucune raison que ce « Kingdom Of Rust », qui s’inscrit dans la même veine, ne suive pas le même chemin. Pour y parvenir, peut-être faudrait-il aux trois talentueux gaillards une approche marketing un peu plus agressive…

Page 73 sur 137