La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Bernard Dagnies

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dimanche, 06 décembre 2020 09:08

Le mauvais présage de Kabbalah…

Le nouvel opus de Kabbalah paraîtra ce 15 janvier 2021. Son titre ? « The omen ».

Kabbalah est un trio espagnol, issu de Pampelune, très exactement, qui puise essentiellement ses influences dans le prog/rock des 70’s, et tout particulièrement chez Blue Öyster Cult et Coven, toue en y intégrant des références maléfiques voire mystico-gothiques. Un avant-goût, jugez plutôt le clip de « Ceibas », ici ?

 

The Lounge Society est un quatuor issu de l’Est du Yorkshire, dans la vallée de Calder, une formation britannique dont le premier single, « Generation game » était paru en avril dernier. De nouveau produit par Dan Carey (Kae Tempest, Bat For Lashes, Fontaines D.C.), le suivant, s’intitule « Burn the heather ». Violent, cynique et macabre, il stigmatise la sauvagerie viscérale de la chasse. Un titre paradoxalement funky pour un thème aussi violent. Le clip est disponible ici

 

samedi, 05 décembre 2020 17:36

Un « Best of » pour The White Stripes

The White stripes publiera un ‘best of’ ce 12 février 2021. Il est cependant déjà disponible en numérique !

Toute une série de clips réservés aux compos de cette anthologie ont été remasterisés ou bénéficient de nouvelles versions, dont la vidéo d'animation réalisée par Wartella pour « Apple Blossom » (voir ici) et pour « Let’s shake hands » (voir ) ainsi que le film d’un set immortalisé le 22 octobre 2003 à Tokyo, au Japon ; une vidéo inédite consacrée à « Ball and Biscuit » (voir ici)

The White Stripes Greatest Hits

Track List:
1. Let’s Shake Hands
2. The Big Three Killed My Baby
3. Fell In Love With A Girl
4. Hello Operator
5. I’m Slowly Turning Into You
6. The Hardest Button To Button
7. The Nurse
8. Screwdriver
9. Dead Leaves And The Dirty Ground
10. Death Letter
11. We’re Going To Be Friends
12. The Denial Twist
13. I Just Don’t Know What To Do With Myself
14. Astro
15. Conquest
16. Jolene
17. Hotel Yorba
18. Apple Blossom
19. Blue Orchid
20. Ball And Biscuit
21. I Fought Piranhas
22. I Think I Smell A Rat
23. Icky Thump
24. My Doorbell
25. You’re Pretty Good Looking (For A Girl)
26. Seven Nation Army

samedi, 05 décembre 2020 17:33

L’hommage de Sam De Nef à sa mère…

Sam De Nef rend hommage à sa maman sur « Mother », juste avant de prendre son envol. La chanson pose un regard mélancolique sur l'enfance et la relation avec sa mère. Ce single fait suite à « Requiem for a Dreamer », un titre particulièrement bien reçu au Nord de la Belgique.

Sam De Nef vient de terminer l'enregistrement d’un 7 titres, une collection de chansons folk empreintes de nostalgie. Il s’intitulera « Lonely Day, Crowded Year » et sa sortie est prévue pour le printemps 2021.

En attendant, le clip de « Mother » est disponible ici

 

dimanche, 29 novembre 2020 10:31

Vie étrange

« Vie étrange » ne serait pas un nouvel album (NDR : quoique !) de Dominique A, mais un ‘carnet de bord musical’ né de son imagination, en plein confinement. D’abord, ce disque inclut les 4 plage de son Ep (« Le silence »), une adaptation de « L’éclaircie », compo signée Philippe Pascal (Marc Seberg, Marquis de Sade), disparu en septembre 2019, et seulement 5 inédits. Dont l’hommage qu’il rend à Christophe, sur le titre maître (‘Quelle vie étrange / Plus de mots bleus / No more’).

Première constatation, pour cet elpee, le Nantais en est revenu à une forme lo fi. Celle de ses débuts. Sur les premiers morceaux, sa voix est aussi fragile et confidentielle que celle de…  Christophe… Minimaliste, la boîte à rythmes imprime le tempo de la plupart des compos. Les claviers sont, en général, atmosphériques. Cathédralesques sur « Papiers froissés », ils frémissent littéralement tout au long de « A la même place ». Un peu de sèche, le plus souvent en picking, mais 2 lignes de gratte sur le morceau final « Sols d’automne ». Et puis une structure électronique et des dissonances martiales inspirées de Coil pour « Rien qu’en amour ». Deux plages qui tout en demeurant dépouillées, sortent quelque peu d’une certaine ligne de conduite instrumentale dictée sur cet LP. Quant aux textes, ils épousent les incertitudes de l’époque chaotique et anxiogène que nous vivons actuellement à travers des chansons poétiques qu’il interprète avec une sensibilité, une profondeur et une élégance qui touchent le cœur et l’âme…

jeudi, 03 décembre 2020 09:45

Tombola

Fondée en 2014, Rest in Gale est une formation originaire de Romainville, une commune française sise dans le département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France. Et « Tombola » constitue son premier elpee. 

Mais ce qui frappe d’abord, c’est la voix de Julien Howler, un baryton caverneux, spectral et tourmenté, souvent déclamatoire, qui évoque tour à tour Paolo Conte, Fred Schneider (The B-52’s), Peter Murphy, Frank Zappa et même Michael Gira, sur la ballade country « Sweet disease ».

Les plages de « Tombola » sont, en général, élaborées, embrassant parfois des styles différents, au sein du même morceau, un peu comme chez Tuxedomoon. Le cuivré « Bateau ivre », malgré ses guitares jumelées et son riff emprunté au « London calling » du Clash, en est certainement le plus bel exemple. Souligné de chœurs, le romantique « Page blanche » bénéficie d’une jolie mélodie alors que « Dream(z) » cumule voix rapée, dans l’esprit de Beck voire de Ian Dury, solo de guitare et drumming tribal. Plus étonnant encore, « Amari » s’ouvre sur un rythme latino avant d’adopter des accents balkaniques orientaux. Meilleure plage du long playing, « The evil electric fall » est imprimé sur un tempo new wave, invite une guitare surf, avant qu’en fin de parcours des voix gouailleuses se manifestent. Enfin, enlevé, « Is it better » est rogné par des claviers vintage, dans l’esprit de Question Mark & The Mysterians. A la « Tombola » Rest in Gale a peut-être gagné le gros lot !

Prévue ce 26 novembre 2020, la sortie de l'album a été reportée au 29 janvier 2021.

dimanche, 29 novembre 2020 10:28

Shadow of fear

Throbbing Gristle et Cabaret Voltaire sont considérés comme des pionniers de la musique industrielle. Issu de Sheffield, Cabaret Voltaire s’est surtout illustré de 1974 à 1994. D’abord sous la forme d’un trio. Jusque 1981, moment choisi par Chris Watson pour devenir ingénieur du son à la BBC. Mais surtout d’un duo impliquant Richard H. Kirk et Stephen W. Mallinder, ce dernier assurant également les parties vocales. A l’issue de la séparation, Mallinder prend une longue pause, s’exile en Australie pour devenir docteur es musicologie, mais revient début du millénaire pour reprendre le collier notamment au sein de Wrangler et Creep Show. Outre sa carrière solo, Kirk multiplie les projets (Electronic Eye, Vasco de Mento, Sweet Exorcist, Sandoz et la liste est loin d’être exhaustive). Puis en 2014, il relance Cabaret Voltaire, mais en solitaire. En 2019, il enregistre « Chance Versus Causality », la bande originale officielle du film de Babeth Mondini, sorti en 1979. Et enfin, cette année, « Shadow of fear », le premier elpee de Cabaret Voltaire en un quart de siècle. 

Kirk a utilisé un équipement vintage pour réaliser cet album. Un vieux Mac G4. Pace que son logiciel numérique est tombé en panne, au plus mauvais moment…

En résulte un elpee découpé en 8 titres qui synthétise un peu tous les styles explorés par Cabaret Voltaire, dans le passé. Depuis le dub à la techno, en passant par l’acid house, l’indus et le funk. Tout en restant résolument contemporain, un peu dans l’esprit d’un Aphex Twin qui se sert également d’un matos vintage…

Première constatation, il n’y a plus de chant, mais des voix échantillonnées, déformées, incantatoires, parfois plaquées sous la forme de slogans ou samplées (extraits de films policiers ou de discours prononcés par des politiciens véreux). La palette de synthés est large : orchestraux, atmosphériques, acides kraftwerkiens, dubby, cuivrés, frénétiques, etc. La boîte à rythmes est minimaliste, implacable. La guitare est déformée, tentaculaire, caustique. Tout un ensemble qui conduit à un climat sombre, claustrophobe voire sinistre. Mais qui devient carrément hypnotique lors des plages les plus speedées. Et puis, il y a les machines répétitives et froides qui font le reste.

Le tout premier LP du groupe de Sheffield, « Mixed up », était quelque part prémonitoire, évoquant les thèmes du chaos politique, de couvre-feux, de surveillance, de répression, de désinformation ou de surinformation… Traitant des thèmes de la corruption et de la destruction, « The power (of their knowledge ») nous rappelle que Cabaret Voltaire n’a jamais renoncé à dépeindre notre société qui, aux yeux de Kirk, se porte toujours aussi mal…

Bref Cabaret Voltaire fait du Cabaret Voltaire…

dimanche, 29 novembre 2020 10:24

My idea of fun

« My idea of fun » serait le quatrième opus de Protestant Work Ethic, une formation viennoise dont le patronyme s’inspire d’un livre signé Max Weber, un personnage considéré comme un des fondateurs de la sociologie moderne. Pas la peine, cependant, d’y chercher un quelconque rapport entre l’essai du philosophe, économiste et politicien allemand et la musique de la formation autrichienne. Ce choix était tout simplement anecdotique.

Pour enregistrer ce nouvel elpee, le groupe a bénéficié du concours de Marin Siewert (Christian Fennesz, Kammerflimmer Kollektief, etc.) à la mise en forme. Simon Usaty en est le leader. Il se consacre aux guitares, au ukulélé, à l’accordéon et au banjo. Et chante d’une voix douce qui rappelle parfois celle de Cat Stevens. Il est soutenu par un drummer, un contrebassiste, des cuivres et un second vocaliste, mais également des musiciens de studio, parmi lesquels figurent des violoncellistes, flûtistes et préposés aux cuivres dont un sousaphoniste. Notamment ! Fondamentalement folk et minimaliste, la musique de PWE vire parfois à la prog. Pensez à Magna Carta, The Incredible String Band, Stackridge et surtout The Beta Band. Encore que parfois l’ombre du Genesis de « Trespass » se met à planer, mais sans les envolées du mythique band britannique. Bercé d’harmonies vocales sinusoïdales, « Oh, but I will wring your heart yet » réveille même le souvenir de Gentle Giant. On y croise également des chœurs angéliques ou fantomatiques, selon les morceaux, mais également un orgue à soufflets (« Halfway point »). La surprise, c’est cependant pour la fin. Tout d’abord lors de l’excellent « A fun weekend, again », qui après des notes de sèche jouées délicatement en picking, monte en crescendo, se frotte à l’électricité, invite un banjo et rebondit sur une basse caoutchouteuse. Et enfin, sur le dernier morceau, « Beached », au cours duquel les oscillations de claviers vintage mais liturgiques, nous replongent dans l’univers d’Eyeless In Gaza, malgré quelques accords de guitare surf…

dimanche, 29 novembre 2020 10:22

End of I

Art of Empathy, c’est le projet de Jef Janssen, dont le précédent elpee, « Posthuman Decadence », remonte quand même à 10 longues années. Et « Art of Empathy » constitue son troisième opus. Si la structure des compos est fondamentalement folk, elle est régulièrement enrichie de synthés, d’orchestrations symphoniques solennelles, d’arrangements délicats, de percussions martiales et de chœurs. Des chœurs, en général de ténors (Laibach ?), qui plongent les compos au sein d’un climat austère et ténébreux. Et puis il y a la voix de Jef, souvent chuchotée ou déclamatoire, parfois même échantillonnée (s’exprimant dans différentes langues), mais quand même capable de s’extraire de son cocon pour afficher toute l’étendue de son timbre et de ses inflexions. Comme sur le titre maître, la berceuse « Legion », une plage atmosphérique, ensoleillée malgré des lyrics plutôt moroses, et enrichie de sonorités d’orgue d’église, qu’il chante en duo avec Nina Van der Auwera. Ou encore « Revelation of ignorance », une valse enchanteresse soulignée de superbes harmonies vocales, que traverse quelques cris d’oiseaux (hibou, corvidé). Le premier morceau du long playing s’ouvre d’ailleurs par des bruits de la nature. Enfin, l’album s’achève par le titre le plus pop et le plus accrocheur auquel ont participé ses filles Liv et Finne. Une sorte de B.O. pour western spaghetti (Ennio Morricone ?), mais allègre, que sifflote Jef, tout en jouant de la sèche en picking ou du banjo. Enfin, on épinglera encore ses textes très contemporains qui stigmatisent le consumérisme et le capitalisme.

Tous les albums d’Art of Empathy sont téléchargeables gratuitement sur son site web (voir ici) mais une édition Collector, en édition limitée (100 exemplaires), a été mise en vente. Elle contient 32 pages d’illustrations et de paroles dans un Media Book numéroté à la main. 

dimanche, 29 novembre 2020 10:20

Young adult fiction

you.Guru est un trio polonais impliquant un drummer, un bassiste et un guitariste également préposé aux claviers, synthés et effets électroniques. « Young adult fiction » constitue apparemment son premier elpee, une œuvre instrumentale dont la musique campe un crossover entre post punk, krautrock, indus, noise, psychédélisme et bien sûr électronique, tout en laissant une part à l’impro.

Imprimés sur un tempo tribal, hypnotique, krautrock (Neu !), les deux premiers morceaux sont nappés de synthés vintage dont les sonorités sont très susceptibles de rappeler Terry Riley. Encore qu’une boucle de basse alimente « Switch on the truth » et une guitare scintillante, « Pure nothing ». Et ces synthés reviennent à la surface, à mi-parcours, sur « The secret way to reach Ben », une piste mystérieuse qui glisse progressivement de l’ambient au post punk avant de s’enfoncer dans le psychédélisme, sensation accentuée par des accords de gratte surf ou à consonances orientales. Mais c’est surtout la section rythmique qui communique cette impulsion post punk. Une structure qu’on retrouve sur « Holy sand », la guitare véhiculant des accents décapants ou chargés de reverb. Et sans les claviers, le ténébreux « Acid Dance » adopte un profil semblable. Enfin, des percus indus en boucle cadencent « An animal song », une plage qui nous entraîne dans une transe ambiante, au cours de laquelle, à mi-course, des cordes de gratte commencent à crépiter …