La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Suede 12-03-26
Kreator - 25/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 20 novembre 2020 17:36

Berling Berlin Ep2

Deuxième Ep pour ce quatuor établi à Paris, mais dont le chanteur est uruguayen. Ce qui explique sans doute pourquoi un des quatre titres, « 47 », est interprété dans la langue de Cervantès. Un titre new wave propulsé par la section rythmique dansante, alors que chatoyantes, les cordes réverbèrent des accents empruntés au New Order originel (NDR : pensez à « Ceremony »). Dans le même registre, l’élégant « Bystander » est un peu plus enlevé. Etonnant, mais sur ces deux pistes, légèrement reverb, la voix évoque Meric Long (The Dodos). Mais la meilleure plage de l’Ep est incontestablement « Whistleblower ». L’émotion y est à fleur de peau. La basse cotonneuse. Le sens mélodique soigné. On pense à Interpol, The Smiths et surtout à Sad Lovers & Giants voire Snake Corps. A cause de la voix aussi emphatique que celle de Garce Allard et puis de ces guitares ondoyantes, carillonnantes et parfois même scintillantes aiguisées en son temps par Tristan Garel-Funk. Des cordes tamisées tout au long de « Haçienda », la plage la plus électro, synthés et voix vocodée tirant ici leur épingle du jeu.

vendredi, 20 novembre 2020 17:25

Crush (Ep)

Day Wave, c’est le projet de Jackson Phillips, un Californien (NDR : il est issu d’Oakland) responsable d’un seul album à ce jour, « The Days We Had », paru en 2017. Et « Crush » constitue son troisième Ep. Dans l’intervalle, il a quand même enregistré en compagnie de Peter Yorn et Jai Wolf. Mais pour enregistrer ce disque, il a presque tout fait seul.

Les trois premiers morceaux de l’Ep sont sans doute les plus ensoleillés, plus proche de son répertoire habituel, malgré cette ligne de basse cold. Entre optimisme et mélancolie douce-amère, « Starting again » est alimenté par une guitare claire et des arpèges de claviers répétitifs mais élégants, alors que la mélodie évoque plutôt Tears For Fears, mais en plus enlevé. Une mélodie qu’on pourrait qualifier de jolie tout au long de l’entraînant « Potions », une plage tapissée de chœurs, en toile de fond, alors que la guitare se révèle plus nerveuse.  Des chœurs qu’on retrouve sur « Empty », une piste accrocheuse, mais lo fi, mordante et paradoxalement mélancolique, à la fois.

Dernier morceau de l’Ep, le titre maître campe une ballade douce et acoustique balisée par le piano vintage, et colorée par des cuivres, en sourdine. Plus lente, elle pose une réflexion nostalgique sur les erreurs du passé. Fragile, proche de Peter Cetera (Chicago) la voix de Jackson colle parfaitement à cette plage qui annoncerait un changement de cap musical pour l’artiste…

vendredi, 20 novembre 2020 17:23

Tales to be told

Lykantropi est une formation suédoise qui aurait pu facilement naître au cours des seventies. A cause de sa musique qui navigue quelque part entre pop, folk et prog. Mais ce qui frappe surtout ce sont les harmonies vocales. Soignées, elles rappellent souvent le Fleetwood Mac de « Rumours ». A l’instar du titre qui ouvre l’opus, « Coming your way ». Quoique mélodieuses, les compos développent régulièrement des strates de guitare réminiscentes du « Thick as a brick » de Jethro Tull. Il y a même de la flûte, mais elle est abordée sous un angle bien plus pastoral. Les deux morceaux les plus longs (6’35 et 6’37, quand même) sont interprétés dans leur langue natale. Tout d’abord, le dernier morceau de l’elpee, « Varlden gar vidare ». Il baigne au sein d’un climat spatial, presque floydien, les gémissements de gratte rappelant ceux dont David Gilmour raffole. Puis la ballade mid tempo « Kom ta mig ut ». Tapissée sobrement par un orgue vintage, on y rencontre des cordes de guitare aventureuses. 

Et si le patronyme du groupe, plus connu en français sous le nom de loup-garou, rappelle les mythologies, légendes et folklores principalement issus de la civilisation européenne, les textes sont souvent plus personnels voire existentiels que reliés aux contes occultes scandinaves, …

Alice Cooper publiera un nouvel album studio ce 26 février 2021. Et c’est Bob Erzin qui s’est chargé de la mise en forme. Pas neuf, puisque 49 ans plus tôt, il bossait déjà sur un elpee de la bande à Vincent Furnier. Une collaboration qui sera renouvelée à plusieurs reprises. À peu près à la même époque, un groupe baptisé Detroit, et impliquant Mitch Ryder, Johnny Bee et Steve Hunter, osait une nouvelle adaptation du « Rock & Roll » du Velvet Underground, également produite par… Bob Ezrin. C'est quand il a entendu cette version que Lou Reed a décidé de travailler avec Ezrin. Ce qui débouchera sur la sortie des chefs-d’œuvre « Transformer » et « Berlin ». Et c’est Alice Cooper qui nous en propose une nouvelle mouture du titre emblématique. Pour la circonstance, il a reçu la collaboration de Johnny ‘Bee’ Badanjek (Detroit Wheels), Steve Hunter (Detroit), Paul Randolph (légendaire bassiste de jazz et r&b de Detroit) ainsi que Joe Bonamassa et Tommy Henriksen. Et elle en écoute ici

 

samedi, 14 novembre 2020 17:23

Les contraintes passives de Clutch…

Clutch a sorti, en single, une nouvelle version de « Passive restraints », le titre maitre de son deuxième Ep, paru en 1992. Pour la circonstance, il a reçu le concours de Blythe (Lamb of God). Ce titre figurera également sur « Weathermaker Vault », un elpee constitué de reprises, ce 27 novembre 2020. Pour rappel, Clutch est un groupe américain, originaire de Germantown, dans le Maryland, responsable d’une musique qui mêle stoner rock, funk et heavy metal. Et la nouvelle mouture de « Passive restraints » est vraiment percutante.

La vidéo est à découvrir ici

 

samedi, 14 novembre 2020 17:21

Le nouveau chantier naval de Pepe Wismeer…

Après avoir enregistré un opus en compagnie de Thierry Müller, Pepe Wismeer annonce la sortie d’un nouvel opus. Pour l’instant, deux titres sont en écoute sur Bandcamp dont « Les tensions des clins », qui fait également l’objet d’un clip (voir là). Intitulé « Tension tenace », l’album sort en numérique (disponible sur Bandamp ici) ; et s’il en existe une version cd-r, elle est limitée à 32 exemplaires avec des pochettes uniques (on en voit certaines dans la vidéo...)

Et si vous souhaitez relire la chronique consacrée à « L’écho des chiens dans le sang de la tactique », c’est

 


 

vendredi, 13 novembre 2020 18:10

We are

Lucidvox est une formation russe, issue de Moscou très exactement. Fondée en 2013, elle vient seulement de graver son deuxième véritable long playing, un disque enfin sorti sur un label international, en l’occurrence, Glitterbeat. Le premier « Моя Твоя Земля » dépassait à peine les 30 minutes. Mais en 7 années, le quatuor féminin a quand même gravé toute une série d’Eps et de singles.

La musique de Lucidvox puise son inspiration, à la fois dans le rock au sens le plus large du terme et le folklore russe. Les compos sont d’ailleurs interprétées dans sa langue natale.

Flûtiste et chanteuse, Alina possède une superbe voix ; et quand elle se fait diaphane et mystique, on ne peut s’empêcher de penser à Lisa Gerrard (Dead Can Dance). A l’instar du titre qui ouvre l’opus, « My little star », une plage incantatoire, presque liturgique, enrobée de superbes harmonies vocales réminiscentes du Mystère des Voix Bulgares. Le ton est donné ! Et privilégiera souvent les ‘Heavenly voices’, parfois dans l’esprit d’Esben & The Witch. Cette voix peut cependant devenir impétueuse, comme sur « Knife », un titre imprimé sur un tempo métronomique, krautrock (Amon Düül II ?) et stimulé par une ligne de gratte raga. Un même rythme sur lequel évolue « Body », mais dont les accès métalliques renvoient au Black Sabbath du premier elpee. Tout comme sur l’enlevé « Amok », au cours duquel le chant ressemble à une litanie. Mais également « Around » une piste plus lente, aux cordes de grattes distordues, grinçantes, parfois arabisantes et illuminée par un drumming particulièrement ample. Suave et alanguie, cette voix plane tout au long de « You are », un morceau au cours duquel la basse claque alors que les cordes de gratte vibrantes dispensent des sonorités tintinnabulantes. Lancinante et vaporeuse, elle hante « Runaway », un titre à la ligne de guitare sinueuse, mais dont l’intervention à la trompette vire au free jazz, un peu comme dans l’univers de la prog. Un style également rencontré lors du final « Sirin », une compo envoûtante, exotique, enrichie par les interventions de la flûte et dynamisée par des drums luxuriants.

Lucidvox a choisi pour titre de son album « We are », car c’est ce qu’elles sont. Parce qu’elles sentent qu’elles peuvent être elles-mêmes. Très fortes. Tant à travers leurs personnalités qu’en tant que groupe…

vendredi, 13 novembre 2020 18:08

Crack a light

La scène de Baltimore jouit d’une solide réputation dans l’univers de l’underground. Y sont nés Animal Collective, Beach House, Dan Deacon ou encore Future Island. Notamment ! Mais également Ric Ocasek, David Byrne et surtout Frank Zappa !  

Et Dope Body mérite assurément d’en faire partie. « Crack a light » est d’ailleurs une œuvre à ne pas mettre entre toutes les oreilles. Il s’agit pourtant du quatrième elpee du band. Fondamentalement, les références de sa musique sont à chercher du côté de Brainiac, Jesus Lizard, Roomrunner ou encore Fugazi circa « Red Medicine » … Encore que « Clean & clear » et « Known unknown » lorgnent plutôt du côté de Warmduscher. Le premier morceau est aussi tranchant que menaçant. Frénétique et véhément, le second est imprimé sur un tempo presque techno. Une frénésie punk qui emporte l’exubérant « Curve » et le tumultueux « My man ». Le spectre des Stooges (« Funhouse » ?) plane tout au long des excellents « More » et « Hypocrite », deux pistes sauvages, offensives, aux grattes féroces, virulentes ou gémissantes et qui libèrent un fameux groove. « Mutant being » figure également parmi les morceaux les plus intéressants. Incantatoire, indolent, énigmatique, climatique, il finit par exploser dans le grunge, avant de se désintégrer à travers les bruitages. Les riffs pépient et grincent sur « Lethargic », un morceau caractérisé par l’exaltation du chant, et giclent tout au long de « Jer bang », dans un style rappelant un Helmet angoissé. Plus lourd mais atmosphérique, « Daylingt » se distingue par ses drums luxuriants et son vocal rapé. Sur les 14 pistes de ce long playing, on épinglera encore des morceaux expérimentaux, parfois partiellement décousus, anxiogènes, chaotiques ou encore déchirés par des guitares hurlantes. Mais une chose est sûre, ce « Crack a light » a le mérite de ne faire aucune concession…

vendredi, 13 novembre 2020 18:05

Same old line

Jeff Lewis a fondé The Spyrals il y a 10 ans, à San Francisco. Sous son premier line up, la formation a gravé trois albums. Puis, le chanteur, guitariste et harmoniciste est parti vivre à Los Angeles, où il a formé un nouveau trio, en compagnie du drummer Dash Borinstein et du bassiste Michael McDougal. Et « Same old line » constitue le premier elpee de la nouvelle mouture du band.

Mais ce qui frappe d’abord, c’est la ressemblance entre la voix de Jeff et celle de Neil Young. The Spyrals lui rend d’ailleurs hommage sur « Bleed », une compo bien électrique, abordée dans l’esprit de « Rust never sleeps ». Donc du loner et de son Crazy Horse. Une intensité électrique qu’on retrouve, à des degrés divers, sur de nombreuses plages du long playing. A l’instar du titre maître qui ouvre la plaque, un morceau de blues/rock/garage qui devrait également ravir les aficionados des Stones. Dans le même style, « Goodbye » invite une guitare surf, alors qu’insidieusement, le spectre de « Variations pour une porte et un soupir » de Pierre Henry se met à planer. Les cordes de grattes grésillent et grondent tout au long de « Don’t turn me down ». Légèrement saturées, elles nous entraînent au cœur d’un swamp rock réminiscent du Creedence Clearwater Revival sur « There’s a feeling ». Chargées de reverb’, elles libèrent une étonnante aridité sur la valse « Just won’t break ». Et même lorsqu’elles prennent une forme semi-acoustique, elles en invitent d’autres, parcimonieusement, mais bien crazyhorsiennes, à l’instar du légèrement psyché « In your room » ou de la ballade mid tempo « Sympathy ». On en oublierait presque les interventions ponctuelles mais judicieuses de Lewis sur son harmonica, dans lequel il souffle, à la manière, de qui vous savez…

Côté lyrics, Jeff aborde les thèmes de l’amour, la dévotion, la nostalgie et le départ. Et pour que votre info soit complète, sachez que les morceaux ont été immortalisés sur un enregistreur Tascam à 8 pistes, histoire de leur communiquer un son très sixties. Pas mal du tout !

vendredi, 13 novembre 2020 18:02

Electric meditations

The Silence est un quatuor issu de Tokyo, impliquant deux ex-membres de Ghosts ; en l’occurrence le chanteur/guitariste Batoh et le batteur Futoshi Okano. Le line up est complété par l’autre chanteur et bassiste Taiga Yamazaki ainsi que le saxophoniste/flûtiste Ryuichi Yoshida. Les présentations faites, passons à l’analyse de cet opus. Qui s’ouvre par l’excellent « Tsumi to Warai », une compo au cours de laquelle la structure guitare/basse/batterie et le saxophone fusionnent parfaitement, comme chez Hunters & Collectors, même si le sax s’autorise déjà un billet de sortie free et que la ligne de basse finit par épouser un profil syncopé. Une formule reconduite sur le tout aussi intéressant « I’m a man », une cover du classique de Bo Diddley, dont le groove primaire évoque les Standells. Enfin, pour les ¾ du morceau, car le reste dérive dans l’expérimentation. Une expérimentation pure qu’on retrouve sur « Improvisation », une plage qui porte bien son titre. « Butterfly blues » nous entraîne dans un univers déchiré entre funk et prog. Tel un papillon, la flûte volète entre le sax déchiqueté (Morphine ?) et les cordes de guitare lacérées ou ‘grésillantes’, selon… Des cordes semi-acoustiques jouées en picking mais également bien électriques alimentent « Meido Nisshi », une piste plus lente, dont l’intensité monte en crescendo. Caractérisé par son groove sombre et tumultueux, le titre maître véhicule à la fois des accents du swamp blues et de hard rock, une solution sonore troublée par d’inévitables remous de saxophone. Le long playing s’achève par « Tiña », un instrumental séduisant ; cordes de gratte frémissantes et flûte serpentine, bucolique ou free jazz alimentant cette plage presque cinématographique…