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Bernard Dagnies

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vendredi, 23 octobre 2020 17:12

10 songs

Le mélomane lambda imagine certainement que Travis a disparu des radars depuis un belle lurette et que son nouvel elpee coïncide avec une reformation récente. Pas du tout ! Fondé en 1990, le combo écossais ne s’est jamais séparé, même s’il y a eu du changement au sein du line up ; en outre, il a continué à se produire en ‘live’ et compte aujourd’hui 9 albums studio à son actif. Simplement, depuis 2003, il s’est toujours écoulé un temps certain entre la sortie de ses albums. Son tour premier (« Good feeling ») est d’ailleurs paru 7 ans après sa formation.

Pour enregistrer ce « 10 songs », le band a reçu le concours de Jason Lytle (Grandaddy), du maître de la steel guitar Greg Leisz (il a notamment collaboré aux albums de Ryan Adams, Beck, Eric Clapton, Joe Cocker, Joni Mitchell, Bruce Springsteen, Wilco et la liste est loin d’être exhaustive) et de Susanna Hoffs (Bangles) pour un titre. En l’occurrence « The only thing », une plage enrichie d’arrangements symphoniques, au cours de laquelle elle partage un duo avec Fran Healy. Des arrangements qu’on retrouve sur la ballade romantique classique, « Kissing in the wind ».

La plupart des compos sont construites sur des accords de piano sémillants. Ils sont même martelés tout au long de l’excellent « Valentine », un morceau qui s’ouvre en acoustique avant de virer à une forme d’électricité glamoureuse que n’aurait pas renié Elbow voire Blur. Le meilleur titre de l’opus !

Sans quoi on retrouve la voix mélancolique, parfois un peu gémissante de Fran, ces cordes semi-acoustiques et ce sens mélodique mélancolique qui rendent les chansons de Travis, si familières.

Energique, « A ghost » est hanté (?!?!) par Marcus Mumford, la piste s’autorisant un intermède au cours duquel piano, drums et (contre)basse adoptent un profil jazzyfiant.

Le reste du long playing nous réserve d’inévitables ballades romantiques qui devraient séduire le public féminin, des ballades parfois mid tempo ou encore soulignées de chœurs angéliques, à l’instar de « Nina’s song » ou de « Butterflies »…

Un album plein de charme mais qui nous replonge un peu plus de 20 ans dans le passé…

vendredi, 23 octobre 2020 17:10

Not earth

Etabli à Toronto, David Como, aka Sing Leaf, est à la tête d’une discographie plutôt conséquente, alors qu’il est pratiquement méconnu dans l’univers du pop/rock. « Not earth » serait son quatrième elpee, outre les singles et les Eps qu’il a déjà publiés.

David reconnaît pour influence majeure feus Mark Linkous (Sparklehorse) et l’écrivain et poète américain Richard Brautiga. Ce qui explique sans doute pourquoi, son œuvre mêle éléments pastoraux et surréalistes.

Découpé en huit titres, « Not earh » s’ouvre par le doux/amer « Easy on you ». Bruits étranges s’infiltrent tout au long d’une compo qui repose sur une sèche, dans l’esprit de Devendra Banhart. « Little magic » s’ouvre dans le même climat, puis s’électrifie subtilement au fil d’un morceau, malgré des synthés vaporeux…  Atmosphériques, ces claviers envahissent « Sunshine », une plage bucolique, épurée d’une flûte et dont la guitare ressemble plutôt à un instrument à cordes japonais ou chinois. On pense alors inévitablement à Mercury Rev. Tout comme lors de la piste finale « Out of the dream ». La voix est douce et harmonieuse. Complexes, les couches insufflent une touche enchanteresse au morceau. Ensoleillé, « Forever green » rappelle la douceur pastorale des 60’s ; et le toucher de cordes évoque Davy Graham voire Bert Jansch. Truffé d’effets spéciaux, « Honey eater » se révèle la plage la plus expérimentale. Enfin le baroque « Magnetic » adopte un profil plus électronique. A cause de ces synthés lo fi ou cosmiques et de cette boîte à rythmes, un peu comme si Talk Talk et Eyeless In Gaza avaient eu l’opportunité de bosser ensemble pour développer des expérimentations sur claviers…

vendredi, 23 octobre 2020 17:07

The WRS

Premier elpee studio pour ce trio carolorégien. Découpé en 7 plages, il est éponyme. Le style ? Une forme de garage/punk revisité par le psychédélisme des 70’s. Imprimées sur un tempo sauvage, frénétique, voire tribal, les compos déferlent comme chez les Cramps voire The Experimental Tropic Blues Band. Mais il n’est pas rare qu’elles changent de rythme, parfois plusieurs fois au cours d’un même titre. Et le titre d’ouverture, « Magic powder » en est certainement le plus bel exemple. Une opportunité pour le gratteur d’intégrer ses interventions filandreuses ou brumeuses dans l’esprit d’Iron Butterfly, de Hakwind et surtout de Pink Fairies (NDR : à vos encyclopédies !). Instrumental exotique souligné de quelques chœurs, « Byzance » nous entraîne quelque part en Orient alors qu’incandescent, « Nobody is perfect but you » (près de 9’ quand même !) ondule tout en libérant un fameux groove. Même sans charbon, The WRS est capable d’entretenir le feu…

lundi, 12 octobre 2020 12:07

AC/DC sous tension…

AC/DC sortira son dix-septième album POWER UP le 13 novembre 2020. Depuis 2014, le groupe n’avait plus sorti de nouveaux titres.

Pour préparer le terrain, le groupe vient de sortir un nouveau single baptisé « Shot In The Dark ».

Tension maximale pour le mythique groupe aussie !

« Shot in the dark » est en écoute ici

« Shot In The Dark » sert déjà de B.O. pour le court-métrage de Dodge intitulé "Family Motto", avec Gary Cole dans une reprise de son rôle de Reese Bobby dans le classique comique ‘Talladega Nights : The Ballad of Ricky Bobby’.

Pour l'album, le groupe a retrouvé le producteur Brendan O'Brien qui a dirigé « Black Ice « en 2008 et « Rock Or Bust » en 2014.  L’elpee recèlera douze nouveaux titres.

samedi, 10 octobre 2020 16:26

By the fire

En septembre de l’an dernier, Thurston Moore avait publié « Spirit Counsel », un elpee expérimental et instrumental long de 2h30 partagé en trois titres seulement. Une sorte de symphonie avant-gardiste qu’il a reproduit partiellement en concert, et notamment dans le cadre du Sonic City, en novembre de la même année. Rappelant ainsi que les débuts de l’aventure Sonic Youth étaient bien moins accessibles que ce que le mélomane lambda pourrait croire. Née à la fin de la période no wave, c’est-à-dire au début des 80’s, elles étaient même chaotiques, atonales et furieusement abrasives. Ce n’est qu’au début des 90’s, que sa musique est devenue moins impénétrable, notamment après avoir signé sur le label major Geffen.

Pour « By the fire », Thurston n’a pas totalement abandonné ses desseins expérimentaux, mais il les a mieux équilibrés entre les différentes plages. Au sein du line up figurent toujours le guitariste James Sedwards et la bassiste de My Bloody Valentine, Debbie Googe, auxquels sont venus se joindre deux collaborateurs ; en l’occurrence Jon Leidecker aka ‘Wobbly’ (Negativland) et le drummer Jem Doulton. Sans oublier Steve Shelley, l’ex drummer de Sonic Youth, pour un morceau, et le poète londonien Radieux Radio qui s’est chargé de la plupart des lyrics ; des textes au message politique engagé ! Le long playing propose quand même 9 plages pour 83 minutes.

« Hashish » ouvre la plaque, Imprimé sur un tempo motorik, il se distingue par ses cordes de gratte chatoyantes, alors que désabusées, les inflexions vocales de Moore semblent empruntées à Ed Kuepper.

Libérant un fameux groove, « Cantaloupe » met en exergue la conjugaison grungy entre les cordes de Thurston et James, dans un esprit parfois réminiscent des 70’s. Pensez à Iron Butterfly…

D’une durée de 11’, le tentaculaire, « Breath » est découpé en plusieurs mouvements. Subtils, noisy ou bien rock, ils autorisent même un duo vocal entre Moore et Deb Googe ; un morceau qui s’achève dans la distorsion la plus sonicyouthienne…

« Siren » s’étend sur une minute de plus. Une forme de post rock –même s’il y a un peu de vocaux– à la mélodie mélancolique que n’aurait sans doute pas renié Explosions In The Sky ou 65daysofstatic. Encore que parfois, le spectre des ‘Frippertronics’ rôde…

La « Locomotive » et ses voitures ferroviaires parcourent plus de 17’. Ce train fantôme traverse différents paysages sonores dans un climat digne d’un thriller d’Alfred Hitchcock. Des ‘Frippertonics’ (NDR : on y revient !), des claviers floydiens, du rock mélodique chanté, des sonorités chatoyantes (Durutti Column ?) et on en passe défilent avant que le convoi ne vienne se fracasser dans un véritable chaos destructeur… Une référence au long métrage ‘Le pont de Cassandra’ ?

Vocaux éthérés et cordes de guitares semi-acoustiques chatoyantes alimentent l’intriguant « Dreamers work ».

Pas de drums pour « Calligraphy », mais uniquement guitare et basse enrichis par les bruitages électroniques de Leidecker.

Un Leidekcer qu’on retrouve tout au long de « They believe in love (when they look at you) ». Le tempo est obsessionnel. Le climat passe allégrement du crimsonien au thriller tourmenté et angoissant (le retour du train fantôme ?), même si à mi-parcours les inflexions vocales à la Ed Kueper refont momentanément surface…

Instrumental, « Venus » semble flotter seul dans l’espace. Déchiré entre angoisse et mysticisme, cette piste rappelle le respect que porte Moore à Glenn Branca…

samedi, 10 octobre 2020 16:23

New signs of life

Issu de Sydney, Death Bells a décidé de s’installer à Los Angeles. Où il a enregistré son second elpee, « New signs of life », un album qui fait suite à « Standing at the edge of the world », publié en 2017. Drivé par Will Canning et Remy Vessels, le sextuor propose une musique sophistiquée (NDR : la production est particulièrement raffinée), fruit d’un cocktail entre post punk, cold wave, indie pop et alt rock. Chatoyantes, carillonnantes, incisives ou pétillantes, les sonorités des guitares, surtout lorsqu’elles sont conjuguées rappellent The Church (NDR : ce qui peut s’expliquer, quand on sait que le combo est également originaire de Sydney). Déchiquetées, elles lorgnent alors vers Interpol. Cotonneuse, la ligne de basse semble sortir en ligne droite des 80’s. Tout comme le drumming bien syncopé. Emphatique, la voix évoque tour à tour Paul Banks (Interpol) ou Garce Allard (Sad Lovers and Lovers & Giants). Délicates, volatiles et atmosphériques, les petites touches de synthé rappellent également SL&G (« Sacred », « Two thousand and twenty »). Et certaines compos bénéficient d’interventions au saxophone, mais en bien moins omniprésent que chez Psychedelic Furs. Quant au sens mélodique, il est, en général, plutôt proche des Smiths. Maintenant, toutes ces références –particulièrement élogieuses– sont à nuancer suivant les morceaux. Bref, un chouette album, même si l’excellence de la mise en forme risque de cabrer les puristes de l’indie rock…

samedi, 10 octobre 2020 16:22

Twist & doubt

Votre serviteur n’est pas un grand fan d’électro ou se synth/pop, hormis lorsque cette expression sonore est ou originale ou vraiment accrocheuse. Et Delage, projet de Till Hormann cumule ces deux critères. Un projet pour lequel cet Allemand établi à Amsterdam est épaulé par un préposé aux synthés et un bassiste ; le leader se consacrant également aux synthés et à la guitare, mais surtout au lead vocal. Ses chansons, il les interprète dans la langue de Goethe (souvent), de Shakespeare (parfois) et de Molière qu’il invite uniquement sur « Liebe is rot ». Malgré la basse cold wave, les compos ont un petit goût suranné (NDR : l’elpee recèle au moins trois valses !) qui parfume parfaitement cette musique… romantique. A cause de ces claviers minimalistes subtils et/ou vaporeux (New Musik ? Ultravox ?). De cette boîte à rythmes kitsch, mécanique. De cette voix de crooner désabusée, un peu cabaret, très susceptible de rappeler celle de John Maus. Et puis de ce sens mélodique très affûté. Il y a bien quelques accords de guitare, mais bien que régulièrement déchiquetés, ils se fondent plutôt bien dans l’ensemble. Tout comme les interventions du saxophone, qu’on remarque lors du final enlevé, imprimé sur un tempo new wave, « Heartshape ». « Twist & doubt » constitue le second opus de Delage et il fait suite à « Loverboy Beatface », paru en 2018. 

samedi, 10 octobre 2020 16:20

Future is dead (Ep)

New Ghost est un collectif basé à Sheffield qui réunit des membres et ex-membres de Firesuite (Chris Anderson), Dystopian Future Movies et Church Of The Cosmic Skull (Caroline Cawley) 65Daysofstatic (Gareth Hughes), Awooga (Taran Ali), Fly on Byrd, fly on (Arian Malekpour) et Federal Charm (Nic Bowden). En 2019, le band avait gravé un premier LP intitulé « New Ghost orchestra ». Et il nous revient pour un Ep trois titres, baptisé « Future is dead ».

« Fountain » est certainement la compo la plus électronique et ses pulsations rythmiques rappellent quelque part « Vienna » d’Ultravox. Mais ce qui frappe surtout, c’est le falsetto diaphane de Caroline Cawley, sorte d’hybride entre Jón Þór ‘Jónsi’ Birgisson (Sigur Rós) et Jonas Bjerre (Mew) auquel vient parfois se fondre en harmonie, la voix de Chris Anderson. Néo-prog, les deux autres plages sont plus complexes et proposent diverses variations au sein du même morceau. D’abord, il y a le drumming puissant et luxuriant de Taran Ali qui dynamise « Yours reds » mais aussi « Every River », tout en libérant des sonorités plus arides sur ce dernier. Davantage atmosphérique voire spatial, il finit par adopter une forme plus noisy, la basse grondante accentuant cette impression.

samedi, 10 octobre 2020 16:19

Crepa !

Raise est un duo vénitien qui réunit Luca Brunello ainsi que Fabio Silvestri et « Crepa ! » constitue son tour premier elpee. Un disque découpé en 6 titres pour 45 minutes. Donc les morceaux sont, en général, longs, dépassant même parfois les 10 minutes.

Instrumentale (NDR : quelques commentaires en italien sur « Commuovelalegge »), sombre et acide, la musique du tandem italien navigue sur des eaux tour à tour tumultueuses ou atmosphériques, au cœur d’un climat qui oscille entre post et math rock, hardcore, métal, noise et même parfois ambient. Les riffs de gratte sont abrasifs, écrasants, menaçants et par la grâce de l’overdubbing, des envolées de cordes tintinnabulantes traversent régulièrement l’ensemble. Ample et tonique, le drumming accentue davantage l’aspect sauvage de l’expression sonore. Bref, les compos sont solides, l’ensemble tient la route mais s’avère un peu trop monocorde au goût de votre serviteur…

samedi, 10 octobre 2020 16:16

Deafening (Ep)

Manifestement, ce trio a dû écouter les albums de Nirvana en boucle, pour pratiquer une musique pareille. Issu de Chambéry, il nous propose « Deafining », son second Ep, un disque dont les quatre premiers titres sont hantés par le « Nevermind » de Nirvana, alors que plus intéressant, le cinquième, « Enjoy this day », bien qu’instrumental et climatique, plutôt par « In Utero ». Si la formation reconnaît pour influences majeures le punk, le rock, le metal et le stoner, il faut reconnaître que son expression sonore trempe dans le grunge. Les mélodies sont, en général, bourrées de spleen, la basse est menaçante et les drums cognent. Sur le plus sauvage « Iteration 7 », une guitare grinçante vient, par la technique de l’overdubbing, écorcher le riff bien sale et très spécifique. Dommage cette (ou ces) voix qui dénotent par rapport à ce style musical. Sortez les chemises à carreaux et les baskets pourries, ça va patauger allègrement dans les marécages…