Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

logo_musiczine

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Viagra Boys
Viagra Boys
Concerts

The Prodigy

Epileptiques s’abstenir…

Écrit par

En guise de clôture de leur tournée française destinée à promotionner leur sixième opus, « The Day is My Enemy », paru le 27 mars dernier, Prodigy se produisait ce dimanche 19 avril au Zénith Arena de Lille.
Petit rappels pour les novices, Liam Hewlett (compositeur, claviériste, et producteur), Keith Flint (chanteur et danseur) ainsi que Maxim Reality (chanteur) ont émergé de la scène électro londonienne en 1992. Un trio qui va littéralement exploser sur les dance floors, dès 1994, lors de la sortie de « Music for the Jitted Génération », sur lequel figurait le fameux Voodoo People. Au fil des succès, le combo va atteindre le top des charts, grâce à l’album « The Fat of the Land », gravé en 1997, sur lequel figure les ‘cultissimes’ « Smack My Bitch Up » et « Firestarter ».
 

En débarquant au Zénith, afin de décrocher mon précieux sésame, je constate qu’un nombre important de spectateurs se bouscule aux portillons, afin de pouvoir encore se procurer des places aux guichets.

19H35, Cosmo Sheldrake monte sur l’estrade. Il assure la première partie. Un jeune artiste londonien qui pratique un électro/folk particulièrement old school. L’ambiance est particulière ; et pour cause, le light show privilégie la couleur rouge. Malheureusement, le set se révèle un peu trop éclectique à mon goût. L’homme-orchestre ne manque pourtant pas de talent ; mais pas facile de convaincre un auditoire qui s’est exclusivement déplacé pour assister au show de Prodigy. D’ailleurs, tout au long de la prestation, la foule va exécuter un va-et-vient constant entre l’espace fumeur et la fosse. 

Et au fil du spectacle, elle va commencer à manifester son impatience, par des sifflets, voire des cris hostiles…

Un parfum de substances illicites commence à envahir la salle. Résultat, le personnel chargé de la sécurité est de plus en plus ‘à cran’.

Il est 21h40 quand le trio insulaire grimpe sur le podium pour un concert que tout le monde espère enflammer. Pas vu de flammes, mais plutôt beaucoup de fumée. On se croirait au sein du smog londonien. De quoi presque rendre jaloux William Turner. Les jeux de lumières sont saturés d’effets stroboscopiques. Epileptiques s’abstenir ! Impossible de distinguer quoi que ce soit. Il y a quand même un concert, car je reconnais le tube « Breathe ». Les clubbers s’en donnent à cœur joie. Et même les métalleux (aux cheveux longs) ainsi que les punks (le crâne rasé) se mettent à pogoter.  

Les singles du dernier opus s’enchaînent : « Nasty », « Omen »… dans la fosse c’est la guerre, tout le monde est en transe.

La fumée est toujours aussi dense et les stroboscopes redoublent d’oscillations. Et le fameux « Firestarter », autre classique du combo, vient tout faire péter. Derrière les manettes, Liam Howlett balance tube sur tube. A contrario, ses deux complices, Keith et Maxim, semblent ne plus rien contrôler, même si ce dernier cherche à mettre un peu plus d’ambiance, en balançant ses ‘Yeah! Yeah !’ ou encore ‘People from Lille’, à la manière d’un rappeur…

« Voodoo People » est toujours une véritable tuerie ; une compo terriblement puissante qui donne cette impression de vivre une énorme rave party. Et « Smack My Bitch Up » propulse définitivement les nightclubbers, dans une autre dimension.

En guise de rappel, Prodigy vient encore exécuter deux morceaux dont « Take Me To The Hospital », en guise d’assaut final. Un titre judicieux, au vu du champ de bataille laissé derrière lui, après de show…

Setlist :

1. Breathe
2. Nasty
3. Omen
4. Wild Frontier
5. Firestarter
6. Roadblox
7. Rok-Weiler
8. The Day Is My Enemy
9. Beyond the Deathray
10. Voodoo People
11. Get Your Fight On
12. Run With the Wolves
13. Wall of Death
14. Invaders Must Die
15. Medicine
16. Smack My Bitch Up

Rappel :

Their Law
Take Me to the Hospital

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : A GAuche de La Lune)

 

 

 

The Spectors

Vraiment de belles voix…

Écrit par

Une belle soirée est programmée à deux pas de chez moi. Au Salon de Silly, une structure organisationnelle affiliée à Club PlaSMA (Plateforme des Scènes de Musiques Actuelles). Un passage obligé en Wallifornie pour les artistes et groupes émergents, mais également confirmés. Ce soir dans le cadre de l'échange linguistique 'Interclub Tour', le Salon présente une formation issue du Nord du Pays, The Spectors. Elle assure la première partie d’Experimental Tropic Blues Band, trio liégeois qui est venu présenter son concept album « The Belgians ».

Le line up implique trois jolies gonzesses : Marieke Hutsebaut à la basse et au chant, Hannah Vandenbusshe à la seconde voix et aux synthés ainsi que Stéphanie Mannaerts aux drums. Le line up est complété par deux gratteurs, Emiel et Maxiem Charlier ; ce dernier se chargeant également des parties vocales. Le combo brugeois vient de publier un premier elpee, « Light Stays Close », un disque dont l’expression sonore oscille entre new wave, indie rock et dream pop. Il a été enregistré sous la houlette de Chris Urbanowicz, ex-guitariste d'Editors.

Le band ouvre le bal par « Green Eyed Monster », une compo extraite de l’LP, caractérisée par une longue intro atmosphérique. Ce qui permet aux musicos de rentrer dans leur set. Hannah possède également un beau timbre et le démontre sur le très beau et séduisant « Flakey ». Place ensuite au titre maître de l’opus, avant d’aborder « Like Sand », une compo caractérisée par sa ligne de basse épurée. Conjugués, les vocaux des deux filles sont envoûtants. La frappe de la drummeuse est appliquée, métronomique, mais surtout efficace. Maxiem Charlier chante énergiquement « Going Down », un morceau issu du premier Ep. Et Marieke, tout en douceur le plus pop « Wish Me Away », un titre souligné d’interventions de cordes délicates. Elles deviennent même limpides tout au long de « Wrong », avant que le spectacle ne s’achève par les vaporeux « Nico » et « Drone ». Dommage que les musicos soient aussi statiques sur l’estrade, et puis que le volume sonore ait été aussi puissant. Ce serait à la demande du groupe. Néanmoins, The Spectors a assuré de belle manière son rôle de supporting act pour The Experimental Tropic Blues Band, dont le compte rendu est ici…

(Organisation : Silly Concerts ASBL)

 

 

Sharon Van Etten

Soigneusement en place, peut-être un peu trop…

Écrit par

L’occasion était belle de découvrir enfin le Reflektor, première salle de concert d’une réelle envergure à Liège.
Inauguré début mars, ce nouvel écrin a déjà eu l’occasion d’accueillir, entre autres, Jean-Louis Murat et Oscar and The Wolf.
Perso, le concert de la petite folkeuse américaine était une belle opportunité de vérifier tout le bien qui avait déjà été dit au sujet de cet endroit.
Et force est de constater que Liège possède (enfin !) un lieu digne du nom en matière d’investissement musical.
Si les proportions de l’endroit restent modestes (on y entassera quand même près de six cent personnes les soirs de gala), il faut reconnaître que ouatée et teintée de reflets bleus, son atmopshère est manifestement propice à bien des réjouissances.
Et puis, surtout, l’acoustique est absolument bluffante.
Bref, d’excellentes conditions pour apprécier pleinement le spectacle de ce soir, tout comme ceux programmés dans le futur.

Peu de monde à l’entame de cette soirée aux abords intimistes.

Le seul Sam Amidon est donc contraint de chauffer la salle, armé de sa guitare sèche ou de son banjo.

Un exercice périlleux auquel l’Américain semble néanmoins rôdé.

Pour attachantes que sont ses chansons sur support physique, sa prestation ne m’emballe guère.

Si les plus polies des oreilles daignent refuser l’appel d’une bière savourée en terrasse, les autres s’esquivent par grappes au fil du set.

Vous laissant deviner à quelle catégorie appartient mon appareil auditif, laissez-moi enchaîner sans plus attendre sur le concert ce la charmante Sharon.

Faisons fi de toute surprise.

Il semble évident que chaque spectateur sait à quoi s’attendre.

Et Sharon Van Etten n’est pas du genre à décevoir ses fans.

Si l’artiste s’excuse pour les quelques approximations rencontrées, suite à la mise en place de son groupe qui la rejoint pour le premier soir, pas un spectateur présent ne pensera à lui en tenir rigueur.

Car ici, tout est soigneusement mis en place, et rien ne semble dépasser.

La configuration scénique du band, installé en arc de cercle, ouvre directement la voie de la modestie, mais certainement pas de l’effacement.

Car la voix a, au fil du temps, gagné en assurance.

La présence sera donc opérée par le biais de ce vecteur.

Les interventions entre les morceaux sont un peu formatées, certes, mais l’émotion transmise pendant l’exécution des morceaux, assure son quota de frissons.

Le répertoire gonflé d’amertume s’égrène comme un chapelet, à peine secoué par quelques vagues électriques.

Pas de mise en danger, mais une constante mise en abîme qui tire ici quelques larmes, là  quelques zestes de bonheur.

Voilà, cela s’arrête là. Tout simplement.

Les fans savent pourquoi.

Je ne fais pas partie de cette catégorie.

Donc je me suis un peu lassé...

Faut dire que j’avais déjà vu.

Du coup, mes portugaises allaient de temps à autre prendre la température au dehors, mon gosier clapotait dans une bière ou mes lèvres tiraient longuement sur une cigarette, avant de revenir et de constater que tout était toujours parfaitement coordonné...

Rien à reprocher, rien à regretter.

Une excellente soirée qui s’achève au final devant un point merchandising étonnamment déserté.

Par les fans, mais aussi par Sharon elle même.

Dommage, quelques prétendants l’attendaient de pied ferme !

(Organisation : Les Ardentes)

Photos concert du 17 avril au Botanique :

http://musiczine.lavenir.net/fr/photos/sam-amidon-17-04-2015/
http://musiczine.lavenir.net/fr/photos/sharon-van-etten-17-04-2015/

 

 

Godspeed You ! Black Emperor

La quadrature du post rock…

Écrit par

Faudra quand même qu’on m’explique pourquoi un concours permettant de gagner 2 x 2 entrées pour un concert presque sold out, n’enregistre aucun participant, alors qu’il est référencé en première page sur le moteur de recherche Google. Et à la 6ème place ! Bien sûr, il n’y a eu que 5 jours de délai pour que les internautes puissent tenter de décrocher ces sésames ; mais de là à qu’aucun d’entre eux ne se manifeste, alors qu’il arrive fréquemment que Musiczine enregistre plus de 500 participants, on a le droit de se poser des questions. D’autant plus que le concert prévu au Botanique, était déjà comble depuis quelques semaines.

Bref, venons-en au spectacle de ce jeudi soir. L’Aéronef est donc bondé pour accueillir Godspeed You ! Black Emperor, une référence majeure dans l’univers du post rock. La formation canadienne est repartie en tournée, pour défendre son dernier album paru fin mars, « Asunder, Sweet and Other Distress ». Perso, ce style de musique n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais une telle opportunité se reproduit rarement deux fois.

Carla Bozulich assure le supporting act. Ex-Geraldine Fibbers et Scarnella, elle milite toujours chez Evangelista ; mais elle mène également, en parallèle, une carrière solo. Lorsqu’elle monte sur les planches, elle est armée de sa guitare électrique et est uniquement soutenue par un second gratteur, qui se charge également des bidouillages électroniques et des samples. La musique est aride, gothique, expérimentale, et la voix de Carla, puissante mais bien timbrée. Un peu dans le registre de Patti Smith. Elle est même parfois déclamatoire. Et en fin de parcours, elle va même interpréter un chant traditionnel celtique, a cappella. Au milieu du set, qui durera quand même 40 minutes, deux membres de Godspeed, aux drums et à la basse, viennent renforcer le duo et surtout donner de la percussion au titre proposé. Cette fille a un énorme potentiel ; mais vu la forme expérimentale de sa musique, je crains fort qu’elle ne végète encore longtemps dans la zone crépusculaire de l’underground…

Dès la fin du concert, Carla et quelques roadies démontent leur matos, alors que les musicos de GY !BE viennent réaliser leur soundcheck à tour de rôle.

A 9h30, les lumières s’éteignent. Il ne reste que 6 spots rouges blafards qui vont éclairer tout le spectacle. Autrement dit, les photographes vont morfler ! Un long drone de 10 minutes se répand dans l’atmosphère. Passé cette intro, les musiciens viennent prendre place. Un peu comme s’ils formaient un cercle. En chercheraient-ils la quadrature ? Ou tout simplement à y concentrer l’esprit du post rock ? Les trois guitaristes sont assis. Deux à gauche et un à l’avant-plan, à l’extrême droite. Mais tous semblent observer une machine insolite placée au milieu de l’estrade. Un des drummers est presque caché derrière des amplis et des baffles. Enfin, de l’endroit où je me trouve alors. L’autre, par les deux bassistes (l’un des deux joue également de la contrebasse ou du violoncelle sur ce qui doit sans doute être une double basse), qui se produisent devant lui. Il reste la violoniste, Sophie Trudeau, placée à la droite de la scène, et manifestement c’est elle qui remue le plus sur les planches (NDR : difficile de ne pas bouger les bras, quand on doit se servir d’un archet !) Des images sont projetées sur l’écran, en arrière-plan, sur lequel revient régulièrement le mot « Hope », c’est le titre de la compo. Des compositions très longues, orchestrales (NDR : normal, il n’y a pas de chanteur !), construites, pour la plupart, sur le même schéma. C’est-à-dire en crescendo, permettant à l’un ou l’autre instrument d’apporter de la variation, surtout le violon, dont les sonorités oscillent entre les plus feutrées et les plus frénétiques, avant que l’ensemble n’atteigne une intensité épique, mais ténébreuse, puis de retomber progressivement vers un climat plus paisible. Une intensité qui prend même une forme orientaliste sur « Mladic », un peu dans l’esprit du Led Zeppelin (pensez à « Kashmir »). Le plus souvent en noir et blanc, les images qui défilent nous proposent, tour à tour, des paysages hivernaux, des dossiers manuscrits ou tapés à l’aide d’une vieille machine à écrire, épinglant une photographie, des images tournées depuis un train qui circule et passe en dessous d’un tunnel, ces dernières dédoublées mais enregistrées à des moment différents… mais quand même quelques fleurs… surprise elles sont en couleur. Ces projections véhiculent toutes des messages sociopolitiques spécifiques et engagés. Il ne faut pas oublier que les membres du collectif sont ouvertement anticapitalistes et son leader, Efrim Menuck, a participé aux manifestations du printemps érable. Hormis la violoniste et dans une mesure toute relative, le contrebassiste/violoncelliste, sans doute les moins statiques, tous les autres membres se concentrent sur leur instrument. Pas de show, rien que de la musique. Au bout de près de deux heures, un nouveau drone, clôt le concert, moment choisi par les musicos de Godspeed You ! Black Emperor de quitter le podium, l’un après l’autre, après avoir fait un petit signe de la main, pour prendre congé de l’auditoire. A cet instant, votre serviteur est placé près de la table de mixage dont les curseurs montent encore à 105 db. Pas étonnant que le lendemain, mes portugaises étaient encore ensablées…

(Organisation Aéronef)   

Setlist

1. Hope Drone
2. Rockets Fall on Rocket Falls
3. Mladic
4. Moya
5. ?
6. Peasantry or 'Light! Inside of Light!
7. Lambs' Breath
8. Asunder, Sweet
9. Piss Crowns Are Trebled 

 

Godflesh

Monstre bicéphale et autres mutants en marge du BIFFF

Écrit par

Dans cette chronique vous allez constater que les créatures les plus étranges ne se rencontrent pas qu'au fameux BIFFF mais également à L'Avenue du Port.
Certainement moins démonstratives qu'au Bal des Vampires, elles n'en créent pas moins des univers fascinants et surnaturels laissant loin derrière elles la réalité ou tout au moins la vision que la plupart de nous en ont.

Prenons par exemple FUJAKO, fondé par Niko Esterle (aka Ripit, Solar Skeletons) et Jonathan Uliel Saldanha (HHY & The Macumbas, Soopa), il reste  probablement le secret le mieux gardé de l'underground bruxello-portugais.

En effet ses concerts belges se déroulent le plus souvent dans la capitale, à l'exception de quelques dates dans la partie flamande du pays (organisateurs wallons avisés si vous nous lisez...) Ce qui ne l'empêche toutefois pas de se produire au Berghain (temple des nuits berlinoises branchées) ou de partager l'affiche aux côtés de Moon Duo ou encore Gazelle Twin, lors de ses escapades en terres étrangères.

Et donc késako FUJAKO? Des sorciers de l'onde sonore qui trafiquent les basses fréquences comme les plus hautes sur des beats claudicants dont l'apparente maladresse n'est qu'un subterfuge destiné à embrouiller les pas de danse hésitants d'un public encore un peu clairsemé ce soir. Hip hop ? Dub ? Expérimental ? C'est un peu tout ça à la fois, mais en dépassant les étiquettes toutes faites ; ça joue dans la marge et ça intrigue les oreilles en quête de nouvelles sensations. On regrettera juste l'absence de MC's (dont ils ont l'habitude de s'entourer en studio) pour donner peut-être davantage de présence à leur live ou en tout cas un élément qui permette de ‘lier la sauce’, tant il est vrai que démarrer une soirée à 20 heures par ce genre de performance n'est pas forcément chose aisée. Mais si les fans de Godflesh les moins ouverts se sont peut-être interrogés sur la pertinence de cette première partie, ceux qui connaissent mieux les différentes facettes de leur leader Justin Broadrick –et plus particulièrement Techno Animal– auront peut-être plus aisément établi le lien avec les nappes de sons abstraites, les infrabasses sourdes et les ambiances claustrophobes que l'on retrouve également chez Fujako.

Penchons-nous à présent sur le cas Godflesh, monstre bicéphale dont vous avez peut-être aperçu le nom sur un t-shirt porté par un des membres de Ministry, Fear Factory, Pitch Shifter ou qui sais-je encore? Contrairement à ceux-ci et bien que cité comme influence par des artistes au compte en banque autrement mieux garni, leur musique ne leur a jamais rempli les poches... Pas de justice dans le show-biz me direz-vous? Pas faux... sauf qu'une petite dizaine d'années après la dissolution du groupe, à l'aube d'une tournée américaine, JK Broadrick décide de réactiver sa créature hybride nous laissant espérer le meilleur. Et après un premier crochet par cette salle en 2013 pour rejouer essentiellement l'album "Streetcleaner", devenu culte depuis sa sortie en 1989, ils revenaient cette fois-ci défendre un nouvel opus précédé lui-même d'un Ep des plus prometteurs. Deux oeuvres dans lesquelles ils puiseront abondamment pour établir la set list de ce soir.

Leur live commence par un long drone qui s'étire en attendant qu'apparaissent les projections et que le laptop en bord de scène daigne émettre un son. Si celui-ci finit par obtempérer, l'écran vidéo restera quant à lui désespérément 'blanc'. Qu'à cela ne tienne, le contretemps est oublié quand résonne "New Dark Ages", la plage d'ouverture du dernier opus, "A world lit only by fire". A une époque où l'on semble régresser plus qu'évoluer, où l'obscurantisme fait des ravages dans les esprits gagnés par la peur du lendemain, il fallait au moins un brûlot de cette envergure pour rallumer nos âmes. Extrêmement puissant et suffocant, le son du duo de Birmingham m'électrise d'emblée mais c'est à partir du 3ème morceau que je prends réellement mon pied grâce à "Shut me Down" une sorte de funk metal mutant hyper lourd, menaçant, dont le putain de groove est capable de décoiffer les chauves! Dire que j'avais fait la fine bouche à l'écoute de leurs dernières compos, il fallait les voir prendre vie sur scène pour laisser tout doute de côté. Après avoir égrené nombre de leurs titres les plus récents, ils s'attaquent aux ‘vieux classiques’ pour le plus grand plaisir d'une audience assez réactive. Les imparables "Christbait Rising", "Streetcleaner" ou "Like Rats" mais aussi "Brand new Spite", devenu un involontaire précurseur du néo-métal (sic!) à cause de son mélange de guitares lourdes et de rythmes hip-hop, sans oublier "Crush my Soul", caractérisé par ses pulsations electro-indus. Et puis histoire que la boucle soit parfaite, c'est par un drone que s'achève cette excellente prestation, en tout cas leur meilleure qu’il m'ait été donné d'assister et pas la dernière j'espère!

(Organisation Magasin 4)

La Smala

Tout s’accélère… on dirait pas non !

Écrit par

Actif depuis 2007, La Smala, groupe de hip-hop bruxellois, a choisi la mythique salle de l’Ancienne Belgique pour venir présenter son deuxième album, « Un Cri dans le Silence ». Un nouvel opus sorti le 10 avril, soit… le jour du concert ! C’était un pari osé pour le crew bruxellois, mais réussi : le concert affichait sold out 15 jours avant la date.

Sur le coup de 20h, c’est le rappeur JeanJass qui, dans un premier temps, assure le tour de chauffe, par quelques sons de « Goldman », son premier projet solo. Même si la qualité du set de l’artiste carolo est au rendez-vous, la température grimpera de quelques degrés dès l’entrée en scène de Caballero.

Le plus Bruxellois des Espagnols va nous accorder un show très énergique, entamé tout en finesse par « Le Plus Fin ». Même si les extraits de son récent projet, « Le Pont de la Reine », sont très présents dès le départ, Caballero régalera les spectateurs par quelques titres issus de son premier elpee, « Laisse-nous faire », comme « Foume ça » ou encore « C’est aussi simple que ça ».

Cette première partie de très bonne qualité est suivie d’un documentaire d’une dizaine de minutes, présentant les différents membres de La Smala et permettant ainsi d’occuper de manière utile et agréable le temps nécessaire pour installer le décor en arrière-plan. Une bonne initiative qui permet de ne pas altérer l’ambiance, et de susciter l’attente côté public.

Les scratches de DJ Xmen, perché sur son estrade entre deux grands tableaux représentant les pochettes des deux opus du groupe, viennent rompre l’attente des fans juste à la clôture du documentaire. L’enchaînement de « Hold Up » et « All In », dont le refrain est repris par une bonne partie de l’auditoire, lance de la plus belle des manières la soirée. Le concert débute sur un rythme effréné, notamment par le populaire « Je dirais pas non », précédant un extrait du nouvel LP « Vague à l’âme ». Au travers de ce titre beaucoup plus mélancolique, les 5 MC’s  (F.L.O., Seyté, Shawn-H, Senamo et Rizla) font part de leurs états d’âmes respectifs ; une vraie réussite.

Néanmoins, c’est surtout grâce à son passé que le crew bruxellois va enflammer pour de bon une AB pleine à craquer et survoltée, qui a explosé sur « Tout s’accélère ». La Smala nous réserve encore quelques pépites de son dernier long playing, entrecoupées d’extraits des trois volumes de « On est là là » (projets gratuits), avant de clôturer par « Une poignée de Punchlines », où chaque MC y va de son solo. James Deano, dont la notoriété n’est plus à faire, viendra supporter la formation, le temps d’une chanson, accompagné par JeanJass et Caballero. 

DJ XMen embrase une nouvelle fois l’auditoire avant de rappeler les rappeurs pour un final déchaîné, qui se clôture par les très rythmés et non moins connus « Ca fait Boum » et « Yes Mani », avant de prendre la pose devant leurs fans pour immortaliser sur photo cette soirée mémorable.

Durant presque 1h30, La Smala nous a régalés d’un set alliant bon son, exercices de styles, flow et textes sensés, le tout dans une excellente ambiance. Le collectif, très proche de son public, a manifesté de beaucoup de professionnalisme et d’énergie sur les planches, afin de nous accorder le meilleur ; on ne peut que le ressentir tout au long du show. Cette proximité se prolongera même après le spectacle, le groupe allant même à la rencontre de ses fans pour une séance de photos et de dédicaces.

La Smala a démontré que le travail finit toujours par payer. Seuls quelques groupes de rap belges sont parvenus à remplir l’Ancienne Belgique jusqu’à présent.

C’est bien la preuve qu’il a du talent, mais aussi le potentiel pour devenir une valeur sûre du hip-hop belge.

(Organisation Ancienne Belgique)

Fyfe

Pas un seul hic, au sein de cette électronique… érotique…

Écrit par

Ce vendredi soir, la météo est au beau fixe. Les Bruxellois sont en vacances et il émane de la métropole, une onde de quiétude presque idyllique. Il y a beaucoup moins de monde dans les rues que d’ordinaire, et une envie de flâner sans but et sans horaire vous envahit. Sans être confronté au stress. Mais cette soirée ne pouvait laisser indifférent votre serviteur. Et pour cause, Fyfe se produisait au Botanique ; c’est-à-dire le nouveau projet de Paul Dixon, depuis que le Londonien a mis fin à l’aventure de David’s Lyre.
Il faut quand même être attentif à l’horaire, car le concert débute à 20 h au Witloof Bar. En attendant, on enfile quelques décilitres de houblons sur les marches du Bota, on s’imagine une absence de circulation environnementale, on flâne visuellement entre les allées et les réverbères. Il y a juste un parc, du soleil et le moment est savoureux. On hésite presque entre rejoindre les caves de l’institution ou s’abandonner à la farniente. Ne pas y descendre aurait été une erreur… grave. Car le vrai bonheur de la journée allait éclore. Pendant 45 minutes. Il ne fallait pas en louper une seconde.
A première vue, programmer un tel génie de l’electro/pop dans une si petite salle me semblait étonnant. Quand on a pris plusieurs claques à l’écoute de ses singles, dispensés parcimonieusement sur la toile, et une magistrale lors de la sortie de son LP « Control », paru début mars, on imagine le personnage haranguer la foule, tel un gourou, de son timbre de voix hypnotique. Ce ne sera pas le cas. Et puis, perso, je le voyais programmé à l’AB voire à l’Orangerie ; donc je cherchais à comprendre.

Bref, ni foule ni espace sous ces voûtes de briques, mais un public clairsemé quoique heureux, discret et passionné. Tant mieux pour entretenir le climat intimiste.

L’Anglais démarre son set à 20h15. Pas de supporting act.

Un drap noir est tendu en arrière-plan sur lequel sont cousues les 4 lettres du band. Un trio sur les planches et on va en prendre plein la tronche.

Au cours des trois-quarts d’heure de prestation, le combo va dispenser la quasi-intégralité de l’album. Depuis « Holding On » à « In Waves », en passant par « Polythene Love » et le magnifique « Solace ». Les cordes vibrent. La reverb baigne dans la douceur et la volupté. Les corps frissonnent, se dandinent, ondulent. L’auditoire est très attentif. Et pourtant, un parfum d’érotisme se met à planer.

Cristalline, précise, accrocheuse, charismatique ou atmosphérique, la voix de Dixon touche au sublime. Synthétiques, les beats s’enroulent sur les courbes des arcades. Les accords sont minutieux, profonds, millimétrés, chirurgicaux même.

Cette extrême perfection, c’est sans doute ce que l’on pourrait reprocher à l’expression sonore, jusqu’alors. Pas un seul écart, pas un seul dérapage susceptible de différer de la version studio. A tel point que le set épouse parfois une forme aseptisée. Mais heureusement, la suite va prendre une dimension nouvelle. A travers « Solace », tout d’abord. S’autorisant un petit coup d’impro. Et puis surtout tout au long de « For You », théâtre d’un duel entre l’un des musicos et le chanteur, balisé par une gratte sauvagement torturée. Démontrant ainsi que Fyfe est quand même humain.

Et en rappel, « Lies, Pt. II » sera interprété a capella, clôturant le spectacle en beauté, pour ne pas dire en apothéose.  

Le concert de Fyfe, il ne fallait le manquer sous aucun prétexte. Et selon l’adage, les absents ont eu tort…

(Organisation Botanique)

Mountain Bike

Sans complexe…

Écrit par

A l’issue de la conférence de presse qui dévoilait l’affiche du PaCRocK (le 25 avril 2015, à Pont-A-Celles), Mountain Bike se produisait dans les locaux de la brasserie Eden à Charleroi.

Outre l’heure ingrate (grosso modo l’heure de l’apéro), les gaillards ont fait fi des ersatz festifs de la veille et ont livré un (trop court) show case de trois titres enjoués : « Japanese Guitar », « Is that all about money? » et l’excellentissime « Torture ».

On regrettera l’absence d’« I Lost My Hopes (In Paradise) », sans doute un rien plus pop!

C’est donc cheveux hirsutes, regard ténébreux et bâillements intempestifs, que Mountain Bike (amputé aujourd’hui d’un de ses comparses), plutôt stylé garage rock, a présenté aux journalistes couvrant l’événement, un échantillon de son premier opus éponyme (publié sur le label belge Humpty Dumpty Records).

Dans les bacs depuis avril 2014, ce long playing, sans révolutionner le genre, apporte tout de même une sacrée dose de dynamisme et d’énergie. L’idéal afin d’accompagner le retour du beau temps !

Formé en juillet 2012, le line up est aujourd’hui constitué de Kinkle (chant et guitare), June Moan (guitare et chant), Billie Joe (basse et chant) ainsi que Nerveux (batterie).

Si leurs visages ne sont plus inconnus, c’est parce vous les avez déjà vus au sein de différents projets tels que Thee Marvin Gays, Warm Toy Machine, Billy Joe ou encore June Moan. Leurs influences oscillent de Beck à Ty Segall en passant par Deerhunter, Mikal Cronin ou même encore Grandaddy.

Distillant un son électrique et enragé, parfois saturé, la formation noir jaune rouge, se crée aujourd’hui, à force de travail et de persuasion, une place de choix au creux de la tentaculaire et dispersée scène musicale ! 

Les vocalises éraillées et le phrasé désinvolte de Kinkle, ne sont pas sans rappeler, ici et là, un certain Julian Casablancas (The Strokes). Et cette nonchalance décomplexée fait mouche !

Décidément, ces joyeux lurons méritent bien qu’on s’y attarde !

(Organisation Eden, Charleroi)

The Districts

Just rock’n’roll, no bullshit…

Écrit par

On est en droit d’être lassé par ces artistes qui jouissent d’une aussi soudaine que suspecte couverture médiatique, avant même la sortie de leur second album. Et c’est un peu le sentiment qui dominait avant que The Districts ne débarque ce jeudi, à la Rotonde du Botanique. Par contre, plus possible de douter de leur sincérité après leur prestation tout en sobriété et pur esprit rock’n’roll… Si les dérives du marketing qui entraîne le band sont très susceptibles d’exaspérer, sa musique, elle, ne peut être taxée d’opportuniste. On s’étonne tout de même de cette faculté qu’ont les Américains à enfanter autant d’excellent groupes de rock comme The Strokes, Two Gallants ou The Walkmen, dont The Districts partage d’ailleurs dans le même ordre : nonchalance rock, blues crasseux et électricité classieuse.

Le quatuor philadelphien débute son set pied au plancher. D’emblée le son est dense et puissant. Rob Grote affiche une tignasse digne de Cedric Bixler voire d’Omar Rodríguez (At the Drive-In). Il se consacre au chant et à la guitare. Par Cassidy, le second gratteur, est vêtu d’une marinière. Plus réservé, Connor Jacobus est préposé à la basse. A contrario, Braden Lawrence martèle ses fûts comme un malade. Avare en mots, mais libérant une belle énergie, The Districts distribue les morceaux de bravoure issus d’« A Flourish and a Spoil », un elpee produit par John Congleton, leur deuxième opus, dont les imparables « Peaches » et « 4th & Roebling ». Les guitares consomment un blues très électrique. La voix de Rob Grote libère une belle palette d’émotions, qu’il communique à l’auditoire. Un auditoire venu en masse qui reprend en chœur les refrains. Nonobstant son évidente authenticité, The Districts ne pourra plus longtemps préserver ses hymnes de ‘grand petit groupe’ dans des salles de cette capacité ! Ce n’est peut-être qu’une question de mois… Après une heure de concert varié et classique à la fois, entre folk électrique (« Suburban Smell ») et climax mélodiques (« Hound »), les jeunes musiciens quittent l’estrade, avant de revenir pour un rappel limité à un seul titre. Mais de 10 minutes ! Soit le flamboyant « Young Blood » au cours duquel Rob Grote entre en transe et se métamorphose en rock star comme on n’en fait plus beaucoup aujourd’hui… Les gars de The Districts ont commencé leur aventure au collège, en interprétant des reprises ; mais leur show magistral accordé ce soir a démontré qu’ils ont pris de la bouteille sur les planches, tout simplement en accumulant les concerts. Just rock’n’roll, no bullshit… Le buzz était donc mérité !

(Organisation Botanique)

Sick Of It All

Des vétérans qui ont toujours bon pied bon œil…

Écrit par

Ca va déménager ce soir au Club de l’Aéronef. Au programme, quatre groupes : The Heretic Process, Tagada Jones, Angel Du$t et Sick Of It All. En fait, la salle principale est adaptée en mode Box, comme à l’AB. Le balcon est condamné, et d’immenses tentures isolent l’ensemble. Ce qui réduit l’auditoire à une capacité de 400 à 500 personnes. Peu de monde, en début de parcours, car le premier groupe se produit très tôt, soit vers 17h00.

Pas de Heretic Process (NDR : issus de Hénin-Beaumont, ce sont un peu les régionaux de l’étape), pour votre serviteur, puisqu’une interview est prévue au même moment, en compagnie de Tagada Jones. L’entretien terminé, je redescends des loges, pour assister au set d’Angel Du$t. Une formation qui implique les Baltimoriens Justice Tripp (Trapped Under Ice) et Daniel Fang (Mindset/Praise/Turnstile), renforcés pour la circonstance par des membres de The Heretic Process. Leur style ? Du mathcore'n'roll ! Les musicos remuent pas mal sur les planches, mais leurs compos sont un peu brouillonnes et je préfère donc faire l’impasse… Le menu qui va suivre est suffisamment copieux.

Tagada Jones est un quatuor breton qui compte plus de 21 ans de carrière. A son actif, quelque 1 700 concerts, spectacles qui lui ont permis de visiter plus de 24 pays.

Nico, le chanteur/guitariste a la rage. Steph, l’autre gratteur, balance des riffs bien graisseux et huileux. Constituée du bassiste Waner –on doit lui avoir greffé les mêmes pattes de kangourou que Fred Lani– et du drummer Job, la section rythmique est particulièrement solide. A travers leurs compos, le band veut faire passer un message. Chantés dans la langue de Voltaire, leurs lyrics sont réalistes et prônent le respect, la liberté ou l’écologie. En outre, ils critiquent la mondialisation, les manipulations, le ‘capitalisme sauvage’, le fanatisme ou encore le sexisme et l’intolérance (Source : Wikipédia). Suite à la tragédie qui a endeuillé Charlie Hebdo, le combo a enregistré « Je Suis Démocratie », un single dont les bénéfices seront intégralement reversés à Reporter International. Et cette compo, le quartet va l’interpréter en fin de parcours. Une setlist qui va s’ouvrir par « De L'Amour Et Du Sang » et s’achever par « Karim Et Juliette », puisant dans toute sa discographie, dont évidemment son dernier opus, « Dissident », paru en 2014.  Un show très pro et pêchu que votre serviteur a bien évidemment apprécié. Et qui a permis de chauffer l’ambiance, avant la tête d’affiche.

Près d’un quart de siècle que Sick Of It All roule sa bosse. Un ensemble de NYHC (New York Hardcore) issu de la scène punk/hardcore de la Grosse Pomme, qui a surtout sévi de Brooklyn à Manhattan, en passant par le Bronx et Harlem, fin des eighties et début des nineties. Et ce soir ces vétérans vont nous démontrer qu’ils ont toujours bon pied, bon œil. Véritable bête de scène, le bassiste, malgré un âge certain, fait encore des ciseaux avec ses gambettes. Le chanteur (un véritable frontman !) n’hésite pas à grimper sur les baffles comme s’il avait encore 20 ans. Le combo est, bien sûr, venu défendre son dernier elpee, « Last Act Of Defiance ». Mais il va nous livrer 23 titres en 60 minutes. Un set hautement énergique dispensé par des musicos qui ont constamment le sourire aux lèvres. De quoi déclencher moult Mosh et Circle Pits, ainsi que jumps débridés. Et le show, aussi bien sur le podium que dans la salle, s’est achevé à 22 heures pile !

(Organisation: L'Aéronef)

Page 61 sur 133