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mercredi, 04 mars 2015 00:00

L’alchimie parfaite !

Ce mercredi 4 mars, l'Orangerie accueille John Father Misty ou plus exactement Josh Tillman, un personnage atypique, faussement mystique. Sous son nom, il a publié 7 elpees. Mais, c’est sous le patronyme de son projet alternatif qu’il se produit ce soir, pour y défendre son second opus, « I Love You, Honeybear », paru ce 10 février dernier. Un disque très bien reçu par la critique. Sur cet LP, l’ex-drummer de Fleet Foxes s'amuse à déconstruire, d'une manière sarcastique, les piliers de notre société. Musicalement, ce long playing propose un folk épique, enrichi par une instrumentation à la fois luxuriante et chargée de nuances.

Pour assurer sa première partie, le Californien a invité Kieran Leonard, un songwriter anglais qu'il a rencontré à Los Angeles. Leonard débute son concert vers 20h. En solitaire, uniquement armé de sa sèche, devant une salle quasiment vide. Manifestement, son folk ne déchaîne pas les foules. Faut dire que ses morceaux sont d'une telle banalité ! Le set de Kieran Leonard ne restera certainement pas gravé dans les mémoires.

Il est presque 21h et l'Orangerie est à présent pleine à craquer. Les lumières s'éteignent et les six musiciens du backing group de Father John Misty montent sur l’estrade. De chaque côté de la scène se postent le claviériste et le guitariste. Ils arborent une longue chevelure. Le violoniste et le bassiste se plantent en retrait. Le line up est complété par un troisième gratteur et un drummer.

Lorsque les premières notes de « I Love You, Honeybear » retentissent, Josh Tillman débarque à son tour su le podium. Elancé, vêtu d’un costard, ce barbu vient se placer tout naturellement au milieu du jeu de quilles. Il est particulièrement à l’aise, sûr de lui. Il arpente la scène de long en large, monte sur la grosse caisse, s'agenouille, tout en chantant d'une voix magistrale. Une belle entrée en matière donc...

Dès le morceau suivant, Josh empoigne sa six cordes et en joue pendant plusieurs titres. Et sur son instrument, c’est loin d’être un manchot. Et vocalement, il excelle aussi bien comme crooner que redneck, dans l’univers de la country (« I'm writing a Novel »).

Dès qu’il en a l’opportunité, et le plus souvent entre les morceaux, il dialogue avec le public. Il a le sens de l’humour, un humour parfois sarcastique. D’ailleurs, avant de tirer sa révérence, vers 22h, il en profite pour railler la coutume américaine du vrai/faux ‘rappel’. Aucune surprise donc, quand l'Américain opère son comeback et nous livre trois superbes morceaux : l'épuré « Bored in the USA », la reprise du « I'm Your Man » de Léonard Cohen et pour terminer, « Everyman Need a Companion ».

Véritable bête de scène, Father John Misty est littéralement parvenu à ensorceler son auditoire tout au long d’un spectacle musicalement très propre et au discours décalé… L’alchimie parfaite !

(Organisation Botanique)
mardi, 24 février 2015 00:00

Que du bonheur !

Responsable d’un nouvel album baptisé "What's a terrible B, paru ce 20 janvier, The Decemberists se produisait à l’AB pour le défendre. Si elle jouit d’une belle notoriété outre-Atlantique, la formation n’a pas la même popularité sur le Vieux Continent. Et pour cause, ce concert annoncé depuis un bon bout de temps n’a pas vraiment drainé la grande foule. Et pourtant, les absents ont de nouveau eu tort…

Réputée pour la qualité de son songwriting, Serafina Steer assure le supporting act. Petite protégée de Jarvis Cocker, l’Anglaise chante, joue du piano ou de la harpe. Malheureusement, je n’ai pu assister à son set. Qui a débuté vers 19h30, devant un parterre plus que réduit. En arrivant vers 20h10, sa prestation était déjà terminée. Dommage !

Vers 20h30, les lumières s'éteignent. La sono diffuse une bande sonore. Anecdote, il y a un Manneken-Pis miniature qui trône sur un des amplis… Puis, Colin Meloy monte sur l’estrade, suivi par ses musicos qui débarquent au compte-gouttes. Toute l’équipe est tirée à quatre épingles. Et le quintet est soutenu par deux choristes, qui doublent circonstanciellement à la sèche ou au carillon tubulaire.

Le concert s’ouvre par "The Singer Adresses His Audience" et "Calvary Captain", deux excellents extraits du premier elpee, "Castaways and Cutouts", paru en 2002. Le ton est donné. La musique du groupe frôle déjà la perfection. Entrée en matière réussie. Meloy commence alors à mettre l’ambiance en discutant avec la foule, au sein de laquelle, manifestement, il a de nombreux compatriotes. Jamais le concert ne va baisser d’intensité. Que ce soit à travers les plages de leur denier elpee ou de morceaux piochés dans leur discographie plus que respectable (NDR : 7 albums à leur actif, quand même). Les tubes défilent. Les compos passent d’un style à l’autre, sans le moindre problème. Depuis le folk classique ("Down by the Water") au rock majestueux et épique ("The Island: Come And See/The Landlord's Daughter/You'll Not Feel The Drowning"), rien ne sera négligé. En outre, il faut aussi souligner le rôle de la multi-instrumentiste, Jenny Conlee, qui glisse de l’accordéon aux claviers (orgue, piano, synthés), en passant par le tambour. Pendant plus d'une heure et demie, The Decemberists va offrir une belle tranche de bonheur à son auditoire, particulièrement ravi du show.

Excellent de bout en bout, The Decemberists a accordé un set tout simplement parfait. Et démontré qu’il méritait d’émarger au gratin du mouvement folk/americana yankee…

Setlist 

1. The Singer Addresses His Audience
2. Cavalry Captain
3. Down by the Water
4. Calamity Song
5. Grace Cathedral Hill
6. Philomena
7. The Wrong Year
8. The Island
9. Los Angeles, I'm Yours
10. Carolina Low
11. The Sporting Life
12. The Rake's Song
13. Make You Better
14. The Legionnaire's Lament
15. 16 Military Wives
16. O Valencia! 

Encore:

17. Wonder
18. A Beginning Song 

(Organisation Ancienne Belgique)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

 

jeudi, 26 février 2015 18:04

Coastline Truckers (Ep)

Nouveau venu au sein de l’écurie liégeoise Honest House, Coastline Truckers démontre par ce premier 6 titres que la formation mérite parfaitement sa place, parmi d’anciens résidents comme Frank Shinobi ou encore Taïfun.

Se servant de deux basses et d’une batterie, le trio évolue clairement dans l’univers Honest House, une structure qui porte une affection toute particulière pour des groupes comme Modest Mouse, Karate ou encore Motorpsycho. Le combo ne se cache d’ailleurs pas derrière ses influences.

Comme on peut l’imaginer, vu la présence de deux fois 4 cordes, les Liégeois ne font pas forcément dans la dentelle. Les mélodies ne sont cependant pas absentes. Le point fort de leur musique procède des changements rythmiques qui surprennent à la première écoute et apportent une satisfaction certaine, dès la seconde. Une voix écorchée ainsi que les choeurs apportent un supplément d’âme aux morceaux.

Au final, ce premier petit format est plus qu’honorable. On attend quand même de voir ce que la suite va nous réserver. 

 

jeudi, 26 février 2015 18:01

Our love

« Our loves » constitue déjà le quatrième elpee de Daniel V.Snaith, aka Caribou. Au fil du temps, le Canadien (Ontario) s’est forgé un style particulier, lorgnant de plus en plus vers l’électro. D’ailleurs, ce dernier essai est certainement celui qui doit le plus à l’électronique. Ainsi avoir tâté de l’électro-pop et du psyché, dorénavant, Caribou a décidé de faire danser les foules. Une philosophie qui lui va plutôt bien.

L’opus s’ouvre par « Can’t do without you ». Impossible de rester de marbre à l’écoute de ce morceau. Vu son expérience de DJ, Dan Snaith a le don pour faire monter la sauce et il ne s’en prive pas. Sur « Silver », le tempo ralentit et la voix du Canadien se manifeste. Son compatriote, Owen Pallet, vient poser quelques lignes de violon aux accents 80’s sur le titre éponyme. Et une seconde concitoyenne, Jessy Lanza, vient chanter sur « Second Chance », un morceau des r’n’b empreint de sensualité.

« Our Love » constitue l’album le plus accessible et dansant de Caribou. Certains titres risquent même de mettre le feu aux plaines des festivals européens, cet été. Il se produira d’ailleurs à Werchter ce 25 juin (en compagnie de Hot Chip, Foo Fighters, Oscar and the Wolf ou encore The Chemical Brothers,…), et à l’AB le 10 mars.

 

Né sur les cendres du groupe Women (NDR : au sein duquel militait le drummer Mike Wallace et le bassiste/chanteur, Matt Flegel), Viet Cong est certainement l’une des sensations de ce début d’année. Il faut dire que, peu importe l’étiquette qu’on leur colle (post-punk, garage/rock, toutes les combinaisons sont possibles), la musique de ces Canadiens est jubilatoire. La preuve en est que, ce soir, le Witloof Bar est archi-comble. D’ailleurs, difficile de comprendre pourquoi le spectacle n’a pas été transféré dans une plus grande salle du Botanique. D’abord, parce que sold out, il a provoqué une déception légitime auprès des mélomanes qui n’ont pu se procurer un sésame. Et puis, parce quand c’est blindé, les ¾ de l’auditoire ne voient pratiquement rien du concert. Heureusement, la formation bénéficiera d’une séance de rattrapage, puisqu’elle se produira le 23 mai à l’Ancienne Belgique. Mais place au quatuor issu de Calgary venu défendre son premier opus éponyme.

Pour assurer leur première partie, Viet Cong a emmené dans ses bagages des compatriotes : Absolutely Free. Originaire de Toronto, ce groupe est en fait un avatar de la formation de math-rock, DD/MM/YYYY. Elle a ainsi l’opportunité de présenter son troisième elpee. Et il est également éponyme. Le trio monte sur les planches vers 20h. A ce moment, la salle n'est pas encore remplie. Il est donc possible de se faufiler entre les spectateurs et de profiter pleinement du spectacle (visuellement et auditivement). Après une longue introduction tout en apesanteur, la musique entre dans le vif du sujet. A la fois expérimentale, puissante et mélodieuse, elle fait mouche. Les compos sont particulièrement bien ficelées. Situé à un bon mètre de votre serviteur, le drummer impressionne. Le chanteur/claviériste/guitariste se montre particulièrement à l'aise, et change d’instrument avec une facilité déconcertante. Bref, je dois avouer avoir fait une excellente découverte. A l’issue de leur set, je me suis empressé d’aller acheter leur vinyle. Des premières parties d'une telle qualité sont plutôt rares!

Vers 21h, la salle est comble. Il est temps de jouer des coudes afin de choisir l’endroit idéal, pour voir ou entrevoir ce qui se passe sur l’estrade. Malheureusement, la foule est trop compacte aux premiers rangs, et ma vision se limitera à contempler Scott Munro (ex-gratteur de tournée pour Chad Vangaalen) jouer de la douze cordes. Si le Witloff Bar est parfaitement adapté à un groupe comme Viet Cong, il faut reconnaître que la salle l’est beaucoup moins en ce qui concerne les spectateurs qui ne sont pas parvenus à se planter aux premiers rangs. Soit…

Quoi qu’il en soit, les Canadiens semblent contents d’être là. Ce concert est le dernier de leur tournée européenne. Leur bonne humeur est communicative et tout au long de leur prestation, ils n’hésiteront pas à tailler une bavette avec le public. Dès le début du set, Viet Cong libère tout son potentiel. Les guitares sont incisives et parfaitement balisées par la section rythmique, basse/batterie. Puissante, néanmoins Une expression sonore sur laquelle Matt Flegel vient poser sa voix. Un peu ébréchée. Faut dire que le Canadien ne l’a pas ménagée tout au long de la tournée. Pendant une heure, les morceaux de leur premier album éponyme ainsi que de leur Ep « Cassette » vont défiler. Et lorsque le combo vide les lieux, l’auditoire est assez étonné que 60 minutes se soient déjà écoulées.   

En un soir et deux concerts, les deux formations viennent de replacer (si c'était encore nécessaire) le Canada sur la sphère mondiale de l’indie-rock.

(Organisation Botanique)

samedi, 21 février 2015 11:24

…and the gospel of progress

En 2004, Micah P. Hinson gravait l’album « Micah P. Hinson and the Gospel of Progress ». Pour fêter le dixième anniversaire de cette sortie, le label Talitres a eu l’excellente idée de le republier, mais en lui attribuant un autre titre, « …and the gospel of progress ». Mais également de le remixer et de l’enrichir d’une plage ("Can't Change A Thing"). En outre, cet elpee est enfin disponible en vinyle. Un bien beau cadeau à offrir pour tout mélomane réceptif au folk.

C’est en hiver 2003, que l’artiste était entré en studio pour enregistrer son premier essai. Il n’est alors âgé, à peine, que de 23 ans. Il avait quitté Memphis (Tennessee) pour s’installer au Texas, traînant déjà derrière lui un passé déchiré par des problèmes d'addiction en tous genres et des échecs sentimentaux.

C’est à travers la musique qu’il va trouver la rédemption. Brut de décoffrage, son folk est saturé d’émotion. Ebréchée, sa voix est reconnaissable entre mille. Sa musique est élaborée et riche. L’instrumentation luxuriante. Il a recours aux claviers, guitares sèches et électriques, chœurs, etc. ; mais surtout, il est difficile de rester de marbre en écoutant les chansons de Micah P.Hinson. Cet opus recèle quatorze morceaux qui sont autant de cris du cœur.  « As you can see » et « Patirence » en sont certainement les plus beaux exemples.

Bref, cette réédition est une excellente occasion pour (re)découvrir cet artiste méconnu du grand public. Pour celles et ceux qui le connaissent déjà, c’est l'opportunité de se replonger dans ce magnifique premier essai ; et par la même occasion, d’écouter les autres.

samedi, 21 février 2015 11:18

What a terrible world What a beautiful world

En 2005, The Decemberists publiait « Picaresque », un magnifique album de pop/rock/folk. Et sur un label major, Capitol. Le signe de leur entrée dans la cour des grands aux States. La troupe à Colin Meloy grave ensuite « The Crane Wife » (2006), « The Hazards of Love » (2009) et « The King Is Dead » (2011), des long playings qui récoltent un certain succès.

Tout au long de sa, déjà, belle carrière, le groupe originaire de Portland (Oregon) est parvenu à se construire un style bien personnel. Qui se réfère à la nature. Tantôt, on respire l’air pur des bois et forêts ; tantôt on perçoit le souffle du vent salé qui vient de la mer. L’instrumentation est luxuriante et les airs, le plus souvent épiques. Pas étonnant que la presse les compare régulièrement à R.E.M. voire à Wilco.

Fondamentalement, ce septième opus se sert des mêmes recettes. Pièce centrale, la voix nasillarde de Meloy, est enveloppée par les différents instruments. Très classiquement et principalement par la guitare, la basse, l’accordéon et les percussions. Et selon leur feeling, les musicos viennent y ajouter toute une panoplie d’instrus différents.

« What a Terrible World, What a Beautiful World » débute très fort par les deux premiers singles, « Cavalry Captain » et « The Singer Adresses His Audience ». Un départ en trombe qui retombe comme un soufflet. Après ce coup de mou il faut attendre le plus mélancolique et bouleversant « Lake Song » pour que le combo prenne du poil de la bête. Bluesy, « Till the Water’s All Long Gone », « Carolina Low », en sont également deux autres belles illustrations.

Bref, malgré l’un ou l’autre bémol, il faut reconnaître que le long playing tient la route. Meloy est toujours aussi doué pour nous raconter et des histoires, et son backing band, à l’aise pour pondre des mélodies entêtantes.

The Decemberists se produira ce 24 février à l’Ancienne Belgique. A ne manquer sous aucun prétexte. La première partie sera assurée par l’Américaine Serafina Steer.

 

dimanche, 15 février 2015 00:00

Destination Qualité

Après avoir entrepris de multiples projets (enregistrement de plusieurs albums pour Papaye, tournée ‘colonie de vacances’ en compagnie d’Electric Electric, de Marvin et Papier Tigre), JB (batterie) et Jay (guitare) sont de retour pour un troisième opus.

Trois ans après avoir publié "Highway to health", Pneu n'a rien perdu de sa fougue, de son énergie et de sa capacité à nous désarçonner. Sur "Destination qualité", le duo a certainement gagné en maturité. D’abord, pour réaliser cet LP, il a bénéficié du concours d’Andrew Scnheider (Unsane, Pigs), à la mise en forme. Puis, il a enfin décidé de soigner l’illustration de sa pochette (NDR : réalisée d'ailleurs par JB). Leur art à mélanger math-rock et noise est intact et Pneu va toujours droit au but. Pour preuve, le combo enfile neuf morceaux en à peine 36 minutes. Enfin, comme d’habitude, la cerise sur le gâteau est posée par un chanteur. Qui vient déclamer sur « Hinges ». Il s’agit, de Pete Simonelli d’Enablers.

Bref, JB et Jay ont décidé de poursuivre leur route en utilisant une formule qui marche ; et elle a, en outre, le mérite de vous secouer… 

 

samedi, 07 février 2015 17:16

Hypercolor

Il est préférable de vous prévenir d'emblée : l'écoute de cet album n'est pas aisée. D'ailleurs, je crains fort que de nombreux mélomanes jettent l’éponge, au beau milieu du parcours. Et personne ne peut leur en vouloir, ni leur donner tort. L’univers du free jazz est particulièrement hermétique. Et la musique de ce trio new-yorkais en est un bel exemple. Bref, on n’aime ou on n’aime pas, mais ce style ne laisse jamais indifférent.

Personnellement, je ne me farcirais pas du Hypercolor tous les jours. C’est plutôt indigeste. Cette expression sonore déstructurée, nourrie aux rythmes spasmodiques et aux riffs de guitare décousus est même perturbante. Pas trop ma tasse de thé. Les moment qui ont pu me séduire, sont plutôt rares. Hormis l’excellent « Forget », il faut pouvoir s’accrocher. Je conseillerai donc cet elpee à celles et ceux qui apprécient l’avant-jazz ou la new music. Mais s’il vous plait, ne l’imposez pas à votre entourage ; soyez tolérant !

 

samedi, 07 février 2015 17:13

3

Près de deux ans après avoir publié son premier LP, "I/II", Dans Dans nous propose un nouvel essai logiquement et sobrement intitulé "3". Et il serait juste que cette nouvelle œuvre passe la frontière linguistique de la Belgique. C'est du moins tout ce que la formation flamande mérite.

Steven Cassiers (batterie), Frederik "Lyenn" Jacques (basse) et Bert Dockx (guitare) continuent d’explorer l’aspect sombre de la musique. Un subtil mélange de jazz, de garage, de blues et de psychédélisme qui n'a pas fondamentalement évolué depuis deux ans. Entièrement instrumentale, pour la circonstance, cette expression sonore n'a rien perdu en intensité et en finesse. Digne d'une B.O. de film d’horreur, le trio prend un malin plaisir à se servir de mêmes riffs, tout au long de l’opus ; une méthode qui finit par tourner en boucle dans votre esprit, après avoir écouté les huit titres. Une chose est sûre, "3" est une nouvelle preuve d’un vrai talent qui mériterait une plus grande reconnaissance… 

 

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